Aeiou, le blog de Flu. Blog !
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L’homme est un geek pour l’homme : nouvelles du front technologique.

Wikipedia dans la poche

Posté par Troudair le 30.06.08 à 09:41 | tags : wikipedia, technologeek
L'année dernière, le projet Wikipedia for Schools proposait une version (anglaise) allégée (792Mo quand même) de la célèbre encyclopédie libre à destination des écoles n'ayant pas les moyens de se payer une encyclopédie papier traditionnelle.
On y trouvait un inventaire de thématiques très larges (littérature, science, géographie, ...), ainsi que des articles expurgés de leur éventuel contenu polémique ou choquant.
Adaptée pour être lue sur Windows, Linux, mais aussi PocketPC, cette mini-Wikipedia (téléchargeable ici) devient donc aujourd'hui, grâce aux capacités de stockage toujours plus importantes des appareils mobiles, une véritable encyclopédie portable, qui même si elle n'est pas exhaustive, peut palier aux problèmes de connexion. En effet, si la version WAP de Wikipedia existait déjà, elle impliquait forcément d'être online, ce qui n'était pas donné à tous les utilisateurs, en particulier les élèves de pays défavorisés.

La chose étonnante, c'est que l'annonce de l'existence de ce projet commence à circuler dans les milieux techno-nomades pas du tout défavorisés, et que de fait, une initiative humanitaire se transforme en service pour geeks super-connectés qui doivent déjà suer de terreur à l'idée de ne pas avoir sous la main une encyclopédie quand ils seront cet été en vacances dans un coin reculé du globe.
La bonne nouvelle, c'est que pour une fois, c'est dans cet ordre-là que le progrès finit par profiter à tous.

Firefox Download Day

Posté par Life on Mars le 17.06.08 à 21:50 | tags : technologeek, logiciels

Le fameux Download Day, c'est aujourd'hui 17 juin, à l'occasion de la sortie officielle de la version 3 du meilleur navigateur de tous les temps (à ce jour). Si vous ne le faites pas pour Le Guiness World Records, faites-le juste pour vous.

You tomb : le cimetière de Youtube

Posté par Puck le 02.05.08 à 12:03 | tags : technologeek, vidéo, data mémoire, droits d'auteur
Que sont devenues les vidéos disparues de Youtube ? Et pour quelle(s) raison(s) ont-elles été retirées ? Initié par le MIT Free Culture, le serveur YouTomb est un projet de recherche qui permet de conserver la mémoire des vidéos qui été supprimées de Youtube, après y avoir vécu une exploitation "pirate" de quelques minutes à plusieurs semaines. Un moteur de recherche analyse en temps réel les feeds du site de partage, pour en extraire uniquement les vidéos censurées. Une base de données conserve les informations qui décrivaient la vidéo (Titre, Description, Tags utilisés) et quelques captures écran de celle-ci. Surtout, le projet permet de connaître le classement et les motifs de retrait invoqués, qui sont de trois ordres :
- 1. Vidéo supprimée par l'utilisateur (has been removed by the user), sans plus d'explication.
- 2. Vidéo retirée par l'algorihme de Youtube pour violation des CGU (due to terms of use violation).
- 3. Vidéos supprimée suite à une plainte pour violation du droit d'auteur (due to a copyright claim by...).

Suit surtout une litanie de noms des grandes marques de l'entertainement et du sport qui ont demandé ces retraits. Parmis les plus zélées : Viacom, NBC Universal, l'Association of Copyright for Computer Software ou la National Football League. Voir le classement ici. Plus politique, l'Eglise de scientologie se hisse à une bonne place dans ce top of the pops des entités morales qui, par delà la protection de la propriété intellectuelle, gèrent parfois aussi leur réputation.

A noter : l'algorithme de Youtube invoque deux autres motifs de disparition inconnue : Unknown:only18 et Unknown:private.

Oxygène en bouteilles

Posté par Troudair le 08.04.08 à 08:22 | tags : environnement, technologeek, hype naze
Oxygen PlusDans notre série "puisqu'on ne peut plus sauver le monde, continuons à le pourrir en essayant de survivre", voici un ustensile indispensable aux jours noirs qui se profilent.
Avec l'eau, l'oxygène sera bientôt une denrée rare sur Terre. Déforestation et pollution globale auront d'un côté réduit les sources végétales de production et de l'autre fait monter les taux de gaz nocifs en flèche.
Notre air est déjà bien pourri, et il le sera de plus en plus, provoquant maladies cardio-vasculaires et autres problèmes respiratoires chroniques.
Voyant la catastrophe arriver, le monde merveilleux des marchands s'est donc empressé d'inventer Oxygen Plus, une petite bouteille d'oxygène portative qui a deux avantages.
Le premier, c'est qu'il vous permet de survivre quelques heures de plus que vos congénères en cas de pic de pollution, en gardant les idées assez claires pour fuir les zones contaminées.
Le second, c'est que grâce à ses belles bouteilles de recharge non-recyclables, vous contribuez à l'augmentation des déchets, et donc à l'accélération du pourrissement général.
Cette belle blonde ci-contre l'a bien compris, et s'empresse dès maintenant de s'envoyer des décharges d'oxygène pur tout en espérant que ce petit geste la sauvera... tout en tuant les autres. Merci Oxygen Plus !

[Note : ce post n'est malheureusement pas un poisson d'avril.]

Ondes-o-graphie

Posté par sumoto.iki le 18.03.08 à 23:10 | tags : technologeek, cartographie
Atlas of Electromagnetic Space, pensé et développé par José Luis Vicente et Irma Vilà, cartographie l’étendue du spectre radioélectrique. De 1Khz à 100Ghz, cet atlas interactif offre un aperçu global de la répartition et relation des technologies radio (FM, radar, GPS, WIFI, satellite,..) qui se nichent au cœur des ondes. Au-delà de la base taxonomique qu’il représente, l’objectif de cet l’atlas est, selon José Luis Vicente, de mettre en évidence les dissonances entre enjeux politico-financiers (attribution autoritaire de certaines fréquences par l’armée et des géants des télécoms) et lots de pratiques citoyennes (radios amateurs, wardriving,…). Une gouvernance (consortium) du spectre radio (ou plus globalement du spectre électromagnétique) pourrait-elle clarifier les nombreuses interrogations autour des problèmes de santé publique (nocivité récurrente de certaines fréquences), de distribution autoritaire des canaux (gestion de la bande FM, ..) ou encore de monopole de fréquence ?

eXcel Engine 3

Posté par sumoto.iki le 18.03.08 à 00:01 | tags : microsoft, jeux video, technologeek, logiciels
Excel peut-il être un outil de modélisation 3D et un moteur physique ? Gamasutra révèle, par un petit tutorial, une certaine disposition du tableur pour la projection et la synthèse vectorielle. Avec quelques scripts et des fonctions de calcul alambiquées, il semble possible de générer, entre deux bilans financiers et analyses statistiques, du fond d’écran à la chaîne ou un MMORPG léniniste.

Design and the elastic mind

Posté par Gflu le 09.03.08 à 14:00 | tags : net art, arts visuels, origami, technologeek, design
Elasticité = adaptabilité + accélération. L'exposition Design and the Elastic Mind au MoMA revient sur 25 années d'hybridations artistiques et scientifiques. "Dans la pensée scientifique, la méditation de l'objet par le sujet prend toujours la forme du projet" dixit ce bon vieux Gaston (Bachelard). L'adage semble parfaitement s'appliquer aux 300 travaux présentés ici. Nano-objets, bricopensée, existenzmaximum (xmx), biomimesis... les catégories s'emballent. Grand déballage de néologismes, c'est le printemps. Une sélection serait forcément partiale (et laborieuse pour l'auteur de ces lignes, héhé) : pas mal de projets ont déjà fait l'objet de notules sur Aeiou, des dizaines d'autres nous inspireront sans doute des posts à venir. Signalons simplement que le site de l'expo est signé par les japonais du studio tha* (les auteurs du très joli Amaztype) et qu'une liste de liens complémentaires devrait vous assurer quelques milliers d'heures de surf (passionnantes et gratuites).

Illus. du haut : la télécommande-origami de Hayeon Yoo. Sur les liens entre origami et code source, lire le texte Ordigami et Oribotics d'Etienne Cliquet, qui fut notre invité sur Aeiou. Et remarquer au passage qu'il y a peu, très peu d'intervenants français à l'expo du MoMA... Je n'en ai compté que deux, dont l'ingénieur Frederic Kaplan qui présente son Wizkid (mais c'est vrai que l'index par artistes / intervenants est très mal fichu... il y a peut-être d'autres frenchies planqués dans la programmation). Suite de notre grande saga l'art numérique français mort né ?...
Illus. du bas : le code de Pac-Man "illustré" par Ben Fry, l'un des co-développeurs du langage Processing.

Une vision du futur version 02 (part IX)

Posté par Etienne Mineur le 22.02.08 à 17:46 | tags : design, technologeek, jeux video, google

Note : neuvième billet d'Etienne Mineur consacré au design interactif. La totale : ici.

Après avoir imaginé une hypothèse concernant notre futur (le rejet total des nouvelles technologies numériques), en voici une deuxième, ou plutôt une série d’hypothèses plus ou moins crédibles que j’envisage, toujours avec mon regard de designer.


Création d’un nouveau langage
La forme ne répond plus à sa fonction, dans le domaine numérique, nous avons des objets de plus en plus multifonctions et multi-usages. En regardant un objet, on ne peut plus deviner sa fonction (un appareil photo, un téléphone, une télécommande, une arme, un vibromasseur… ou peut-être tout en même temps ; -).
Même nos habits, nos accoutrements ne sont plus signifiants. Auparavant dès le premier coup d’œil sur quelqu’un on pouvait connaître sa profession suivant sa tenue, actuellement nous sommes tous devant un écran et un clavier quel que soit notre métier.
Ce problème de scission définitive entre la forme et la fonction entraîne déjà des effets assez curieux, comparez par exemple la taille du mode d'emploi d'un appareil photo numérique et celui d'une voiture (exemple trouvé dans le livre de John Maeda, De la simplicité). La complexité d’un objet n’est plus liée à sa taille ou sa forme, un appareil photo peut être beaucoup plus complexe à maîtriser qu'une voiture, malgré les apparences. Un vocabulaire très complexe se met donc (très) doucement en place concernant ces outils numériques. Un langage commun, ou plutôt un vocabulaire mondial est en train de se créer, un des exemples le plus connu étant l'interface de la souris et plus récemment l'interface de l’Ipod avec sa mollette (inspiré de l'interface du bouton des radios) permettant de naviguer dans le contenu d'un disque dur. Il va donc se créer une grande fracture entre les « Digital natives » et les gens ne connaissant pas cette nouvelle langue universelle du numérique. Se mettre à l'informatique (comme on disait il y a encore quelques années) était tout à fait possible il y quelques années, actuellement pour quelqu'un n’ayant jamais eu de contact avec le numérique, se retrouver plonger dans notre monde (téléphone portable, WEB, e-commerce, réservation automatique sur des bornes interactives…) est beaucoup plus problématique. Le moyen de communiquer avec ces machines numériques est devenu un vrai langage avec toutes ses complexités et ses règles (et ses exceptions). Nous allons donc avoir une vraie fracture numérique dans le futur chez les personnes âgées mais aussi dans les pays n'ayant pas les moyens de développer une infrastructure adéquate en terme de moyen techniques numériques. En même temps, nous allons avoir de plus en plus de projets de développements "low cost" numériques, comme l’OPL du MediaLab, permettant aux plus jeunes de ces pays de s'approprier ce nouveau langage.

 

 


Nous pourrions comparer nos ordinateurs à nos mains. En effet, la main est une machine universelle, dès que nous nous sommes relevés (il y a quand même quelques milliers d’années ; -), nos mains ont évolué et se sont transformées en « outil » non spécialisé (contrairement aux animaux comme la pince du crabe ou les sabots des chevaux…), tout comme l'ordinateur. En conséquence, il faut être dorénavant intelligent avec ce nouvel outil (voir la conférence de Michel Serres). La machine numérique peut tout faire (tout calculer) tout comme nos mains. Il faut juste apprendre à parler avec ce calculateur, car visiblement les choses ne vont pas vers la simplification, mais bien au contraire vers une complexification extrême et demande donc aux utilisateurs un niveau de langage commun avec ces outils numériques de plus en plus sophistiqués.

La lecture et le livre
Après une évolution de presque 40 ans, l'interface graphique de nos ordinateurs utilisent toujours un mimétisme assez affligeant avec le réel. Nous sommes toujours dans l'utilisation de la même métaphore du bureau inventée dans les années soixante-dix. Avons-nous encore besoin de métaphore ? Si nous comparions ça au cinéma, nous serions encore en train de regarder des pièces de théâtre statiques tandis que le montage et la valeur de plan n’auraient pas encore inventé.
La manière de lire est encore très linéaire. Nous n'avons toujours pas encore inventé une manière de lire nouvelle et adaptée à la lecture interactive (malgré nos clics et nos zappings incessants sur le web). Le domaine du jeu vidéo fait beaucoup d'effort dans le défrichage d’un nouveau langage interactif, mais malheureusement toujours en essayant d'imiter le cinéma (pas toujours heureusement).
Il ne faut pas changer pour changer la manière de lire - nous lirons toujours de gauche à droite et de haut en bas (en tout cas pour la plupart des pays occidentaux). Mais l’apport de l’hypertexte, des hyperliens, de l’interactivité, de l’écran, des interfaces tactiles… devrait changer la manière de structurer visuellement l’information. Mais non, nous sommes toujours en train de tourner des pages sur un écran avec une souris. La lecture sur support interactif n’a pas encore trouvé sa forme et son usage spécifique (qui seront sûrement multiples). Les livres « papiers » ne disparaîtront pas (tout comme le théâtre ou le cinéma n’ont pas disparu), mais la forme et les usages de ces livres vont devoir s'adapter au nouveau support numérique. Les journaux papiers d’actualités vont disparaître au profit de journaux sur le web, par contre les romans et les autres formes demandant de la concentration et une lecture longue resteront longtemps sur le support papier. Le papier électronique pourrait changer notre support de lecture si nous trouvons un moyen de le rendre aussi fin qu'une feuille de papier souple, que ce papier puisse se ranger dans une poche aussi facilement qu'une GameBoy ou qu'un roman. Il faut aussi résoudre les problèmes d'autonomie électrique, inventer un système de recharge par dynamo, par mouvement, par captation de la chaleur, par énergie solaire… afin de rendre ces outils totalement utilisables n’importe où et n'importe quand.
Le livre électronique, n'aura du succès que s’il devient aussi pratique qu’un livre de poche. Sa qualité technique ou d’affiche n’est que secondaire. L’histoire des médias nous la souvent prouvée, le public suit toujours le système le plus pratique et non pas le meilleur techniquement.

Le numérique simplifie-il la vie ?
Une anecdote racontée par un ami travaillant pourtant depuis très longtemps dans les nouvelles technologies (j'aimerai que ça soit cool et que ça ne fasse pas chier ; -) : après avoir passé à peine plus d’une heure à préparer sa conférence sur PowerPoint (sur papier il lui aurait fallu au moins cinq heures), mais plus de trois heures à essayer de l'envoyer (sans succès) sur un serveur, par mail…
C'est typique de la relation que nous avons actuellement avec les nouveaux outils informatiques. Cela peut faire dans certain cas gagner énormément de temps, et ouvre de nombreuses possibilités créatives incroyables, mais cela cause aussi des pertes de temps considérables, à cause de bugs, d’une mauvaise ergonomie, de mauvais usages… Pensez au temps que vous avez passé à attendre devant une petite jauge sur votre écran, devant un écran de redémarrage, à installer des logiciels, à perdre tous vos contacts lors d’une mauvaise synchronisation entre votre téléphone et votre ordinateur, à reformater un disque, à démêler des câbles sous votre bureau, à perdre des données, à trier vos spams, à cliquer sur démarrer pour éteindre Windows…
Imaginer les quantités de papier gaspillé à cause d'un mauvais driver d'imprimante et d'une mauvaise ergonomie dans la conception des logiciels d’impressions (Oh, c'est bizarre ça s'est imprimé à l'envers, Houps, mauvaise page  ! tiens pourquoi elle imprime cette feuille en noir et blanc ?..).
Bref, même si cela change la vie définitivement, il y a de grandes choses à améliorer dans l’ergonomie et la communication entre les hommes et les machines. C’est même, à mon avis un métier d’avenir, médiateur homme/machine ; -)
Il existe bien sur de nombreuses tentatives de normalisation, de simplifications… mais malheureusement les choses ne bougent que très lentement.
Observez les tentatives de consortium comme le W3C, qui sont très importantes, mais extrêmement lentes à faire bouger (ou normaliser) les choses sur le net. Imaginez, nous sommes en 2008, nous avons le web, Youtube et Google Earth mais… en typographie, qui est tout de même la base la plus importante de la transmission de l’information (même actuellement, c’est le texte le pilier du Web, des moteurs de recherche…), c’est réellement la préhistoire.
Lors de la dernière présentation du nouveau player Adobe Flash version 10 (3D, axe des Z, des filtres graphiques… qui sortira sûrement l’année prochaine) on nous annonce une gestion améliorée du texte qui permettra de faire du multicolonage. Et oui enfin, le multicolonage, après plus de dix ans d’attente on croit rêver tellement c’est beau ; -)
De son côté le W3C devrait intégrer lui aussi le support du multicolonage dans les spécifications CSS3. Le jour ou ces spécifications seront implémentées et respectées, donc vers 2010, nous auront peut-être des possibilités s'approchant vaguement des premiers softs de PAO datant de 1985 (par exemple Aldus Page Maker) ?

Je ne parle même pas des césures, de l'interlettrage, des ligatures ou des approches de paires correctement affichées. Ces finesses typographiques, ne sont pas de la décoration ou une quelconque obsession de typographes pervers, mais permettent une lecture plus fluide, aisée et rapide (ce qui n'est vraiment pas un superflu sur écran).
Malgré des progrès absolument incroyables dans le web durant ces dernières années, nous ne sommes toujours pas encore capables d’afficher des lettres à l’écran correctement, c'est totalement surréaliste, et démontre bien la manière dont ces différentes technologies avancent. On met avant tout le Bling Bling en avant et les choses vraiment importantes et utiles aux gens en dernier (même si c'est moins sexy de parler d’interlettrage que de flammes en 3D ; -).
Je suis donc assez pessimiste concernant la qualité typographique sur le Web (sauf si le PDF interactif devient la norme sur le Web), mais comme d’habitude ces grosses lacunes seront compensées par une interactivité accrue et des prouesses techniques bluffantes.

Le numérique pour tous : avantages et désavantages
De nombreux outils à destination du grand public (ou amateur éclairé), sont apparus depuis trois ou quatre ans, permettant l’émergence des blogs (à ma grande joie  !), des sites 2.0… mais ces CMS, FrameWork… forcent la manière de concevoir des sites web et donc de penser. Pour preuve, regardez tout ces blogs et ces sites (2.0 ; -) ils se ressemblent tous. Tout le monde à son logo en haut à gauche, ses nuages de tags, son empilement vertical des contenus, son moteur de recherche en haut à droite, sa barre de navigation en haut, sa petite vidéo en flash, sa même police de caractère, son même nombre de colonnes, son petit bouton commentaires… C'est un formatage du contenu et de la pensée sous des raisons économiques.
Ces outils, aussi brillant et efficaces soient-ils, nous obligent à rentrer dans leurs logiques techniques et nous forcent à concevoir des sites web toujours sous le même angle.
Nous assistons à un formatage en règle du contenu et de la pensée pour des raisons économiques et techniques.
Même si ces outils sont parfois pertinents, le paysage interactif est de plus en plus formaté. Le problème pour ces sites c’est que le site d’une grande marque de luxe ressemble comme deux gouttes d’eau à un site de brocante informatique. À force d'utiliser les mêmes outils, et surtout de ne réfléchir qu’en terme technique nous arrivons à ce triste paysage, ne permettant à personne de se différencier.
Il faudrait retourner la logique actuelle, c’est-à-dire se préoccuper tout d'abord du contenu et des besoins des gens, puis de refaire un cahier des charges techniques. Je suis sûr, que de nombreuses personnes vont détourner ces outils et arriver à créer de nouvelles choses pertinentes, malgré ces contraintes techniques inhérentes à l’informatique.

La petite mélodie du futur que nous chantent les industriels et les journalistes.
Dans une mélodie, vous êtes dans une double temporalité, vous écoutez la musique et en même temps vous devinez par avance la suite de la mélodie (sans surprise) et c'est cela qui vous procure du plaisir. Dans le monde des nouvelles technologies, c'est un peu la même chose. Les grandes sociétés actuelles (avec l’aide de nombreux journalistes) nous chantent (presque) tous une gentille mélodie du futur sans surprise. Nous sommes dans une autocélébration constante dans les nouvelles technologies. Sans être totalement parano, je suis sûr que les grandes sociétés freinent volontairement certaines avancées, afin de vous vendre l'année prochaine le nouveau modèle avec de nouvelles fonctionnalités. Cela se passe aussi bien dans le hardware que dans le software (l’Iphone d’Apple n’ayant pas le copier-coller, par exemple). Bien sûr il existe quelques surprises et ruptures, mais qui ne viennent justement pas de ces grandes sociétés (Google au départ par exemple). Même Apple, qui fait figure dans ce domaine de précurseur, continue de nous vendre un OS de plus en plus lourd, uniquement basé sur la forme et la frime (un finder en 3D, des jolies fenêtres de plus en plus compliqués, des boutons partout… bref Apple essaye de nous vendre avant tout sa dernière machine et son écran 30 pouces. Alors qu’avec l’Apple II et le Lisa (puis le Macintosh en 1984), Apple était vraiment novateur en arrivant à agréger de nombreuses avancées techniques et ergonomiques (la souris, la métaphore du bureau…) dans une machine originale avec un environnement cohérent et parfaitement fonctionnel. Bon je suis méchant avec Apple, car malgré son marketing de plus en plus dévastateur, cette société continue et continuera sûrement de nous étonner.

Notre vie privée
Nous allons être de plus en plus connectés sur le net (voir sans arrêt), avec nos téléphones, PDA, ordinateurs, montres, appareil photos… mais comme dirait Nicolas Negroponte, le problème avec le village planétaire ce sont les idiots du village.
La perte totale de l'anonymat sur le net : nous allons enfin prendre vraiment conscience que la vie privée n'existe plus sur le net. Le tracking, l’analyse et la revente de vos faits et gestes sur le net étant devenue une activité très lucrative, je pense que des sociétés comme Google n’auront aucune limite éthique ou morale dans ce domaine. Cela peut entraîner un refus par le public de certaines technologies faisant peur. Gmail est un parfait exemple, Google ayant annoncé que vos mails seraient lus automatiquement, permettant de vous proposer des publicités encore plus ciblées.
Nous allons donc aussi assister à un développement de nombreux systèmes de contre-mesure permettant de brouiller les pistes sur le net. Actuellement en Chine, les jeunes étudiants utilisent des brouilleurs d’adresse IP leur permettant d’accéder à Wikipédia ou autres sites sensibles et censurés par le gouvernement chinois. Peut-être allons nous assister à la naissance d’un internet alternatif sans tracking et sans espionnage (on peut toujours rêver ; -)


Sortir de l'écran
Nous allons avoir une évolution des interfaces d’entrée et de sorties. L’Iphone, la Wii de Nintendo, la manette SIXAXIS de Sony… ayant de grands succès médiatiques, les industriels vont se pencher sérieusement sur ces nouveaux systèmes. De nombreux objets numériques avec des interfaces d’entrées mélangeant écran tactile, capteur de position, de vélocité, de température, de pression… vont voir le jour.
Par contre, concernant les interfaces de sorties (écrans, enceintes…) cela ne va pas s’améliorer, voir s’empirer si cela suit l’évolution que nous avons vécue depuis une vingtaine d’années.
Observez l’évolution des supports musicaux, nous sommes passés de la qualité analogique du vinyle, puis nous sommes passés vers les CD (avec cette escroquerie mondiale qui fut de nous expliquer que les CD étaient incassables et inrayables) et pour finir en MP3. Nous sommes donc passés de supports de plus en plus petits, voir immatériels, mais avec une qualité de son de pire en pire.
Pour l'image ce fut pareil, la taille des écrans s’est considérablement réduite, nous sommes passées en 40 ans de l’écran de cinéma, à la télévision puis aux vidéos Youtube sur l’écran d’un téléphone portable. Nous avons donc assisté à une perte de taille d’affichage et de qualité compensées par une facilité d’utilisation et une offre absolument phénoménale.
Si cela continue nous visionnerons des vidéos (débiles ; -) sur notre montre.

Le retour de « l’interface stylo » et aux interfaces classiques, ciseaux, stylos, papier, scotch… mais cette fois avec des capteurs et de « l’intelligence » permettant d'interagir avec notre environnement par les gestes anciens (avec pour principal inspirateur les recherches du Tangible Media Group du Media Lab).
Nous allons aussi avoir enfin des interfaces inspirées du thérémine, utilisant des interfaces gestuelles (et non pas tactiles). En effet, taper sur un clavier virtuel (un écran plat et dur) n'est pas très ergonomique. Cela peut blesser les doigts et créer des traumatismes à la longue. Alors qu’utiliser des gestes dans le vide pour se faire comprendre est tout à fait naturel, même si un apprentissage doit se faire au départ.

Le développement des agents autonomes
(Il s'agit d'un fantasme existant dès les années quatre-vingt en informatique grand public). Cela permettrait par exemple d'envoyer des mails ou des SMS à votre place (avec les risques que cela peut engendrer). Dérive possible : Des agents « intelligents » continuant d'envoyer des messages même après la mort de la personne.
Vous vous poserez donc toujours la question : derrière ce mail (ou ce SMS, message téléphonique…), est-ce un être humain ou un agent programmé ?

La disparition du Web
La disparition du web, tel que nous le connaissons, avec pour exemple le Japon. En effet en Asie, et au Japon plus particulièrement, le web sur écran d'ordinateur n'est pas très utilisé : les Japonais utilisent beaucoup plus leurs téléphones portables pour réserver un billet de train, avoir un horaire, obtenir un renseignement… En effet la démocratisation du Web et des systèmes comme le WAP sur téléphone portable sont arrivés en même temps au Japon pour le grand public. Le public allant toujours vers l'outil le plus pratique et le plus petit (surtout au Japon), il s'est retourné normalement vers le téléphone (plus facile d’accès) en laissant le Web classique à d'autres usages moins fréquents.
le Web sera donc bientôt plutôt axé vers le haut de gamme, la vidéo, les jeux complexes, les démos… alors que les services utilitaires, comme la réservation d’un billet de train ne se feront plus que sur son téléphone portable.

Dématérialisation totale des supports vidéos et musicaux
Échec des lecteurs Blu-Ray chez le grand public. Vous l'avez peut-être remarqué, mais vouloir nous vendre un lecteur Blue-Ray pour pouvoir profiter de la haute définition est totalement inutile. Actuellement, un film de plus de deux heures en HD 1080 (la norme la plus élevée du HD) encodée en H264 (format de compression) pèse au grand maximum 16 GO (donc la capacité d’un DVD double couche et double face). Cela peut donc rentrer dans un DVD. Et oui, le Blu-Ray pour la HD est juste une escroquerie, alors qu’avec un PC et le soft libre comme VLC vous êtres tout à fait capables de lire du HD sans aucun souci (par contre il vous faut un bel écran ; -).
À mon avis le Blue-Ray arrive trop tard, car il est beaucoup plus facile d’obtenir des films en HD via la VOD (Free, Canal… offrent déjà des films sous ce format) ou alors même (mais il ne faut pas le dire ; -) sur les réseaux pirates. Toujours dans la même logique, si c'est plus facile de visionner un film via la VOD - vidéo à la demande - que de se déplacer pour obtenir un support physique (le fameux disque Blu-Ray, qui est sûrement fragile et rayable comme un DVD), je ne suis pas sûr du succès de ce standard.
De toute façon, le Blu-Ray sera le dernier support physique de l’histoire, nous passerons rapidement vers la location totale des films et de la musique (et sûrement des logiciels...). Nous paierons un abonnement annuel nous permettant d'écouter absolument tout ce qui est disponible sur le marché, mais sans jamais en avoir la propriété. Tout sera disponible à tout moment, mais sans possibilité de garder chez soit quoi que ce soit. Ce principe se retrouve dans les jeux vidéos, avec des jeux comme World of Warcraft (vous devez payer une petite somme tous les mois pour continuer de jouer en ligne), cela permet aux éditeurs d’avoir des revenus constants et surtout évite le piratage de masse.

 


 

Les moteurs de recherche
La quantité d’information sur les réseaux numériques étant toujours de plus en plus riche, les moteurs de recherches vont toujours être le passage obligé de toute plongée dans le Web.
Les moteurs de recherche vont devoir attaquer sérieusement l'indexation des fichiers sons, images et vidéos (ce qui est déjà en partie le cas avec la recherche universelle ndlr). En effet, avec |'accroissement des bandes passantes et les progrès des algorithmes de compression, il va devenir de plus en plus fréquent et facile de mettre en ligne des fichiers audiovisuels. Ne pas chercher à indexer ces médias serait très dommageable à la pertinence des résultats des recherches. Attention, quand je parle d'analyse d’images, je ne parle pas de l’analyse actuelle que peut faire Google, en analysant le nom du fichier image et les textes concomitants à cette image dans la même page web, mais au contraire faire une analyse du fichier image, avec reconnaissance de forme et de couleur (de même pour le son, avec reconnaissance des rythmes, de la mélodie, des instruments…).

Développement des langages de programmation
Développement des langages de programmation comme Processing (ou même Flash), très « simple » d’accès et surtout ouvert vers des interactions physiques. Ces langages devraient être enseignés à l’école dès que possible, sous une forme ludique (créer des images, des animations, des jeux vidéos…).
Il va sûrement s’opérer une scission définitive entre les langages de programmation « sérieux » comme le C++ et les autres langages permettant à presque tout le monde de programmer un petit robot, un jeu vidéo, une animation…

Voici donc quelques idées concernant notre futur proche. Mon prochain et dernier article concernera un futur plus lointain et donc plus fantaisiste.


Légo m'a tué

Posté par Puck le 18.02.08 à 10:38 | tags : technologeek, vidéo

Des légos, des balles et des élastiques. C'est amusant ce que les ingénieurs en robotique sont capables de concevoir, juste pour prouver que leur labo tue qu'ils sont restés de grands apprentis-guerriers.

Non, ce n'est vraiment pas le premier lego-mitrailleur. Celui-ci, créé en 2006, serait même plus impressionnant. Un autre prototype beaucoup rudimentaire avait aussi été expérimenté la même année. Il fonctionnait déjà sur un principe de catapulte. La preuve ici.


Une vision du futur version 01 (part VIII)

Posté par Etienne Mineur le 31.01.08 à 17:57 | tags : design, technologeek

Note : huitième billet d'Etienne Mineur consacré au design interactif. La totale : ici.

Dans un futur proche, un rejet total des nouvelles technologies, Pourquoi pas ?

Photos prises au mois de décembre 2007 dans les rues de Paris


Mini appareil photo numérique USB (Projet EazzzY design)

Posté par Puck le 28.01.08 à 11:05 | tags : design, technologeek, photo
Impossible de nous taxer de faire de la promo : nous allons vous présenter un mini appareil photo numérique... qui n'existe pas. Le EazzzY est un mini appareil photo numérique USB, au stade de projet design. Il est l'oeuvre de designer Sungwoo Park. Signes particuliers : 1. instinctive, la prise de vue s'opère sans viseur, d'un clic ; 2. il évoque l'Ipod par son graphisme et ses fonctionnalités épurés ; 3. Il est directement raccordable à votre disque dur par une seule prise USB. Avec ces caractéristiques ludiques et geek, il évoquerait plus selon moi un mini Lomo en version numérique que le Polaroïd.
Si Apple ou Sony en développaient ne serait-ce q'un prototype, je soussigné, Puck, blogueur résident sur Aeiou, serais tout disposé à l'essayer. [Contacter la rédaction qui vous communiquera mes coordonnées.]


Plusieurs blogs se sont plus à relayer l'info la semaine dernière (1, 2). Sur Aeiou, c'est Nicolas qui nous a alerté en nous invitant à lire ce billet sur Fubiz. Merci, Nico !

KopiKol (pas) Kaput

Posté par Puck le 25.01.08 à 16:19 | tags : blogs, technologeek

C'était koi, KopiKol ? La réponse - en chiffres - de Loranger, un de ses trois administrateurs à Ecrans :

C’est 35909 liens postés, 17066 liens validés, 128 772 commentaires par 11 327 pseudos différents et 22 381 IP différentes. Lors des 31 derniers jours, KopiKol a eut en moyenne 102 760 visites ce qui représent 348 311 pages vues pour 28 286 visiteurs uniques, soit 3900 visiteurs uniques par jour en moyenne. Á titre de comparaison, "à la belle époque", KopiKol plafonnait 766 700 pages vues et 11 000 visiteurs uniques par jour."

Le site est provisoirement fermé depuis lundi. Rassurez-vous, le crash du Nasdaq n'en est pas la cause. Avec une intelligence des chiffres comme celle-là et une étrange concordance des dates, on en a la preuve : éditeurs de 17 066 good urls, les trois admins de KopiKol plutôt que Traders avaient choisi d'être Geek. Respect.


MacHeads : bienvenue chez les Mac addict

Posté par Life on Mars le 25.01.08 à 12:08 | tags : technologeek, apple, religion
Si l'on faisait un test d'associations d'idées, il y a fort à parier que le mot Apple serait majoritairement associé à iPod ou à iBook plutôt qu'au délicieux fruit défendu (sans parler du mythique label des Beatles...). MacHeads est un documentaire sur le monde merveilleux d'Apple, ou plutôt sur ce qui fait de cette corporation une société à part entière : l'incroyable communauté de fanboys qui entretient le Culte de la Pomme. Prière de ne pas se moquer.
Voir aussi notre round-up sur le Jesus iPhone et ce billet sur une autre église concurrente (quoique cousine), L'Église de Google.

Raie manta publicitaire

Posté par Troudair le 09.01.08 à 08:04 | tags : marketing, technologeek, inventions, vidéo
Séquence poésie technologique avec cette raie manta volante conçue par Festo Robotics.
Bien entendu, ce bel objet servira à coller des pubs, mais pour le moment, il n'y en a pas, et c'est juste joli.



[via EcoGeek]

Le Noël de Monsieur Geek (9)

Posté par Troudair le 16.12.07 à 11:40 | tags : noël, mauvais goût, noel geek, technologeek
Vous le souhaitiez secrètement depuis un bon moment, mais maintenant que c'est fait, vous ne pouvez vous empêcher d'être bouleversé.
Oui, en ce jour terrible, Monsieur Geek n'est plus. Il a passé l'arme à gauche, cassé sa pipe, avalé son acte de naissance, dévissé son billard, bref... Monsieur Geek est mort !
Pourtant, à l'approche de Noël, vous ne pouvez vous empêcher de lui rendre un dernier hommage, en lui offrant un cadeau digne de la vie trépidante qu'il a menée.
Voici donc, pour vous, veuve éplorée, ami abattu, frère brisé, quelques idées-cadeaux pour accompagner Monsieur Geek dans l'autre monde.

Les funérailles de Monsieur Geek

Si votre ami était extrêmement organisé concernant son emploi du temps (réunions de clan sur WoW, temps de trempage de ses circuits imprimés, etc.), il est pourtant assez probable qu'il n'ait jamais pensé à organiser son propre départ. Et la première chose à laquelle penser, bien avant la pierre tombale et la couleur du cercueil, c'est bien sûr son épitaphe, petite sentence bien sentie qui l'accompagnera pour l'éternité.
Heureusement, d'autres amis de geeks ont déjà été confrontés à ce problème et nous livrent un bel exemple de phrase à graver dans le marbre :

Tombe de geek

Si celle-ci ne vous plait pas, faites preuve de créativité, mais gardez toujours à l'esprit que la pire chose pour Monsieur Geek, lui qui passait son temps à customizer tous les objets qui l'entourait, serait de posséder une tombe banale, comme les autres, sans la moindre touche d'originalité. Donc si vous n'êtes pas inspirés par l'épitaphe, optez au moins pour une déco sympa. A défaut de plaire à Monsieur Geek (qui de toute manière ne croyait en rien et n'aimait rien d'autre que ce qu'il faisait lui-même), cette option aura au moins le mérite de faire se marrer les petites vieilles le jour de la Toussaint.

Et nous en arrivons à la dernière demeure de votre ami, le cercueil de Monsieur Geek, qui se doit, lui-aussi, de répondre à certaines normes d'équipements. Comme le wi-fi passe mal à six pieds sous terre, préférez plutôt une connexion par câble standard. N'importe quel revendeur saura vous conseiller sur le type de câble RJ-45 qui supporte mieux les attaques des rongeurs et des vers de terre.
Une fois le réseau opérationnel, et une connexion à perpétuité souscrite chez Free, investissez dans le matériel, afin que le lit mortuaire de Monsieur Geek ressemble à peu près à ça :

Cercueil de geek

Néanmoins, n'oubliez pas de prévoir une tombe qui puisse s'ouvrir facilement, car évidemment, la loi de Moore étant ce qu'elle est, il vous faudra changer le matériel de feu Monsieur Geek au moins tous les 18 mois. En effet, quelle honte ce serait pour lui de disposer post-mortem d'une bécane même pas capable de faire tourner Starcraft 2 !

Notons tout de même que tous ces choix présupposent que Monsieur Geek n'a donné aucune consigne quant à son enterrement. Car si tel était le cas, il est assez probable que celui-ci aura refusé de se faire ensevelir comme un simple péon du Moyen-Âge, mais aura plutôt décidé de conserver sa carcasse par des moyens plus modernes. Les congélateurs n'étant plus à la mode depuis quelques temps, et bien trop soumis à une éventuelle coupure d'électricité due à un mouvement social chez EDF, tournez-vous vers de vrais pros et prenez une concession chez The Cryonics Institute. Là bas, bien au frais dans son nitrogène liquide, Monsieur Geek pourra conserver l'espoir d'un jour réapparaître sur Terre et découvrir avec effroi qu'il a loupé 25 volets de la saga Resident Evil.

Neptune Memorial ReefEt oui ! Vous vous pensiez débarrassés, mais que nenni ! Tel un démon enfoui attendant son heure, il n'est pas impossible que grâce à son amie la science, Monsieur Geek réapparaisse un jour et vous les brise à nouveau avec ses histoires de cartes graphiques.
C'est pourquoi vous pouvez prendre les devants, et faire croire à sa famille et au notaire que le mot "cryogénisation" inscrit dans son testament rédigé en .txt signifie en fait "crémation".
Tout comme les morts-vivants, c'est en effet le seul moyen de se débarrasser efficacement et cette fois, pour toujours, de Monsieur Geek.
Mais comme tout de même, vous avez un coeur, vous prendrez soin de choisir pour le bougre un lieu idéal pour que ses cendres reposent en paix.

Pour ce faire, le Neptune Memorial Reef est l'endroit idéal.
Situé au large de Miami, sous 20 mètres d'eau, cette très belle cité engloutie a été conçue pour recueillir les cendres de plus de 20 000 timbrés qu'on souhaiterait oublier à tout prix. En déposant ici votre petite urne, nul doute que vous ferez plaisir à la mémoire de Monsieur Geek, qui pourra jusqu'à la fin des temps s'imaginer qu'il fait un jeu de rôles grandeur nature dans un univers pseudo-Tolkienien.
Mais un dernier conseil néanmoins : essayez tout de même de vider l'urne dans un endroit secret avant de l'envoyer sous l'eau, car la Science étant imprévisible, rien ne nous garantit que votre ami ne pourra pas être un jour ramené à la vie grâce à un bout d'ADN rescapé de la crémation, comme les dinos dans Jurassic Park. Ca n'est qu'une fois ces dispositions prises que Monsieur Geek pourra enfin dormir en paix.... et vous aussi !

Bonne nuit donc, et à la semaine prochaine pour l'épilogue de notre passionnante série.

Un X-Wing pour de vrai

Posté par Troudair le 10.12.07 à 07:45 | tags : loufoque, vidéo, technologeek

A tous ceux qui se pensent vrais fans de Star Wars, Jedi-Geeks au dernier degré, inclinez-vous et saluez votre maitre :



C'est le magazine Wired qui nous sort cette histoire hallucinante.
Andy Woerner, timbré en phase terminale, a investi 2500 heures de travail et 7000 $ pour concevoir et lancer une maquette du chasseur spatial le plus populaire de l'univers Star Wars.
Son prochain projet : faire pareil avec un Battle Cruiser Klingon D7. Plus geek, tu meurs.

[Edit : Et pour compléter la vidéo, une autre qui explique très clairement pourquoi le X-Wing a explosé en vol : What Really Happened At The X-Wing Launch.]

 


Le Noël de Monsieur Geek (7)

Posté par Troudair le 01.12.07 à 12:55 | tags : noel geek, technologeek, design
Monsieur Geek est très érudit, c'est vrai.
Mais s'il peut vous expliquer en détails le moyens d'obtenir l'équilibre dans la Force, un simple coup d'oeil à son lieu de vie vous fera vite comprendre que tout ça n'est malgré tout pas très feng-shui.
Au risque de vous faire traiter de S'yuit-de (voir traduction dans le dictionnaire Anglais - Predator), osez quand même pour Noël quelques cadeaux mobiliers qui égaieront son intérieur en décomposition.

Le Mobilier de Monsieur Geek

Bon, c'est vrai, Monsieur Geek ne reçoit pas souvent d'amis pour l'apéro. Au mieux, il recueillera l'un de ses compatriotes égaré près de chez lui afin de lui éviter d'aller bouffer à l'Hippopotamus avec ses collègues de bureau qu'il hait, mais son hospitalité, généralement, s'arrêtera là. La raison en est simple : Monsieur Geek n'a tout simplement pas de sièges pour recevoir ses amis !

Pouf-Touche

En lui offrant ces superbes tabourets-touches de clavier conçus par Mixko, ce problème sera résolu, et vous pourrez alors découvrir à quel point le coeur de Monsieur Geek est grand, ouvert, et disponible pour quiconque cherche une épaule ferme sur laquelle pleurnicher. Bon, maintenant, si en ouvrant son cadeau, il se contente de vous dire Ell-osde' pauk d'un air froid tout en fouillant dans un tiroir, ne trainez pas trop dans les parages, on sait jamais...

Star Trek InteriorSouvent, quand on veut faire plaisir à un ami, on s'adresse à ceux qui le connaissent le mieux, pour qu'ils nous donnent des pistes. Dans le cas de Monsieur Geek (derrière lequel se cachent à peu près tous les geeks de la Terre), adressez-vous directement à Tony Alleyne, qui a poussé sa geek-attitude au point de reconstruire chez lui l'intérieur du USS Enterprise de Star Trek. Il vous donnera le nom des fournisseurs, les devis, les matériaux à utiliser, bref, tout ce qu'il vous faudra pour amener chez Monsieur Geek, si ce n'est le vaisseau spatial entier, au moins une pièce ou un élément de décor du film dont personne d'autre qu'un geek ne pourra comprendre pourquoi il est culte.
Si Tony Alleyne ne répond pas, essayez donc avec Gary Reighn, qui pour sa part a construit un home-theater Star Trek, lui aussi du plus bel effet.

Fauteuil Flight SimulatorOn vous épargnera la poubelle R2-D2 qu'il a probablement déjà en stock, pour passer directement à l'accessoire indispensable de Monsieur Geek : sa chaise.
Jusqu'à présent, il n'y aura accordé que très peu d'importance, préférant se péter le dos sur une chaise de jardin plutôt que d'avoir à courir les magasins à la recherche d'un fauteuil convenable. Mais comme vous êtes un vrai ami, et que vous vous souciez de sa colonne vertébrale, vous allez filer directement chez Game Chair Quest et choisir le fauteuil qui conviendra le mieux à Monsieur Geek, en fonction des jeux sur lesquels il a l'habitude de passer ses nuits. Car non, bande d'hérétiques : on n'a pas le même équipement pour jouer à Flight Simulator ou à Racer GT.

Ecran suspenduEt finissons cette petite sélection de mobilier avec quelques astuces de construction qui permettront à Monsieur Geek de pouvoir se livrer à toutes ses activités quotidiennes sans avoir à quitter son lit, ce qui, avouons-le, n'est pas donné à tout le monde.
Tout d'abord, le très bon tutorial de Maximillian, qui décrit en détails comment suspendre son Mac au dessus de son lit. Très pro, très efficace, mais peut-être un peu chaud à réaliser si vous n'avez pas les connaissances nécessaires en soudure.
Autre possibilité, certes un peu plus hasardeuse et artisanale : la sangle rouge. Celle-ci possède deux avantages. Le premier est qu'elle est relativement simple à installer, et vous épargnera des heures de boulot. Le second est qu'elle n'est en aucun cas gage de sécurité.
Ainsi, peut-être qu'avec l'aide du Ciel, celle-ci lachera sur les coups des 10 heures du mat (heure où Monsieur Geek dort), et fera ainsi se fracasser son écran sur sa pauvre tête. Après ce regrettable accident et de touchantes funérailles, vous pourrez ainsi pousser un soupir de soulagement en vous disant que vous ne passerez pas tous les prochains Noël à vous creuser la tête pour faire plaisir à ce timbré.

Sincères condoléances, et sinon... à la semaine prochaine !

Le Noël de Monsieur Geek (6)

Posté par Troudair le 24.11.07 à 12:11 | tags : noël, noel geek, technologeek, inventions

A le voir bidouiller des machins avec des trucs, ou bien tripoter des engins avec des bouts de choses dans un appartement miteux, on s'imagine souvent que Monsieur Geek est sur la paille.
Pourtant, dans la majeure partie des cas, apprenez, messieurs dames, que c'est faux : Monsieur Geek est au contraire bien souvent blindé de fric et c'est son idéologie geek qui construit l'illusion de la pauvreté, en lui faisant investir son argent dans des objets bien éloignés des signes extérieurs de richesse globalement admis (4x4, cafetière Senseo, chemise Gucci, etc.).
Ajoutez à ça que Monsieur Geek, aussi bizarre que ça puisse paraître, est aussi un être humain qui possède un coeur et peut parfois découvrir l'amour au détour d'un chat IRC, et vous avez compris notre thématique de la semaine :

La joaillerie hors de prix de Monsieur Geek

Clé USB SwarovskiPour séduire Madame Geek, Monsieur Geek ne peut se contenter d'un cadeau ordinaire, et ce, même s'il a indiqué dans son profil Meetic qu'il "haïssait la société de consommation".
En plus d'être original et décalé, le cadeau de Monsieur à Madame Geek pour Noël se doit donc de répondre à certaines attentes et surtout être suffisament coûteux pour faire dire à Madame Geek le sempiternel "Mais tu es fou, ça doit valoir une fortune !", synonyme de victoire.

Pour commencer donc, rendez-vous chez Swarovski, réputé pour ses beaux bijoux traditionnels, et qui vient de sortir cette superbe clé USB sertie de cristaux rares.
Alliant l'utile à l'agréable, ce cadeau pourra être porté en pendentif par Madame Geek dans les soirées glamour qu'elle fréquente, tout en permettant à Monsieur Geek de lui stocker amoureusement une grande quantité de logiciels libres qu'elle pourra ensuite installer à son bureau et faire ainsi économiser à son patron une poignée de licences Microsoft.

AK-47 GoldEncore plus délicieux ! Si Monsieur Geek a réussi à convaincre Madame Geek de le rejoindre sur un serveur Counter Strike afin de libérer ses pulsions snipeuses, rien de tel que la Kalashnikov plaquée or en pendentif, qui fera l'admiration des autres teams lors des LAN géantes auxquelles le couple Geek participera dans un gymnase froid d'une quelconque ville de province au nom finissant par "berg". En effet, ça n'est pas parce qu'on passe 48 heures sans dormir à fragger du terroriste qu'on ne peut pas être classieux. Et ça, tous les geeks le savent : la guerre psychologique commence dès le premier café servi dans un gobelet en plastoque au moment de l'inscription au tournoi. Un savant décolleté pointant sur la mini-arme mythique, et c'est la déstabilisation assurée pour les pauvres participants en cruel manque affectif depuis plusieurs années.

Montre-bagueToujours pratique, et toujours classe et super-sophistiqué, Monsieur Geek pourra jeter son dévolu sur cette merveilleuse bague-montre, conçue à partir de cristaux sphériques bicolores réagissant à des impulsions électro-magnétiques. Remplaçant des cristaux liquides, grands consommateurs de courant, ce bijou imaginé par Charles Windlin permet d'afficher l'heure, mais aussi tout un tas d'autres informations, en substituant au traditionnel écran LCD ce système de 1400 billes. Bon, le seul problème, c'est que cette technologie n'existera que dans 40 ans environ, mais en 2047, ce sera un super cadeau de Noël !

Bague-paysageUn peu moins techno, mais tout aussi créatives, les bague-paysages développées par Zelda Beauchampet feront passer les archaïques anneaux (de mariage ou autre) pour de vulgaires bouts de ferraille. Monsieur Geek, à la pointe de tous les concepts novateurs, ne pourra que reconnaître la révolution qu'engage cette introduction de la 3D dans la bijouterie. En associant des éléments de décor sur un même doigt, ces bagues permettent en effet de concevoir de charmants petits paysages champêtres avec un effet de profondeur qu'on avait plus vu depuis la projection des Dents de la Mer 3 armé de nos lunettes en carton rouges et bleues.

Masque à gaz diamantsEnfin, pour conclure cette série consacrée aux produits de Gee-luxe (contraction de "Geek" et "luxe" et sans rapport avec l'animateur décédé du même nom), comment oublier l'accessoire idéal de notre ami paranoïaque, apocalyptique, catastrophiste, mais qui n'en est pas moins coquet : le désormais célèbre masque à gaz serti de diamants.
Un cadeau à la pointe du design et de la mode en prévision des nombreuses guerres chimiques et biologiques qui se profilent à l'horizon 2050. Equipé de ce matériel à la fois indispensable et top tendance, Monsieur et Madame Geek pourront ainsi se promener main dans la main dans les rues désertiques d'un Paris ravagé, enjambant les cadavres des malheureux qui n'avaient rien vu venir, et se moquant discrètement des survivants qui n'auront pu se procurer que de vulgaires masques en plastique, tristement banals...

Merci de votre attention, et à la semaine prochaine, si aucune race extra-terrestre ne nous a réduit en esclavage entre temps, bien sûr.


Amazon Kindle ou le come back du ebook

Posté par Puck le 21.11.07 à 13:28 | tags : shopping, lectures, technologeek, amazon

Amazon a lancé il y a deux jours son nouveau reader mobile, le Kindle, qui précisons-le ne nécessite aucun ordinateur de raccordement. Parce que les avis des spécialistes semblent plutôt positifs, voici une revue de presse en trois liens :
- Pour commencer : le blog La Feuille en présente une très bonne étude synthétique ici.
- Pour avis : Fred Cavazza (encore ?) s'est prêté lui aussi au test produit .
- Pour aller plus loin : un point sur l'e-ink vidéo avec Internet Actu.

Voilà, après cela, je me demande franchement comment Troudair oserait ne pas glisser ce joujou dans la hôte de son noël geek.


Le Noël de Monsieur Geek (5)

Posté par Troudair le 17.11.07 à 12:31 | tags : technologeek, noël, inventions, shopping, noel geek

Monsieur Geek, on l'a vu, passe le plus clair de son temps devant son ordinateur en se nourrissant de plats cuisinés.
Néanmoins, les aléas de la vie étant ce qu'ils sont, il arrive qu'il soit obligé de sortir, et ce pour des raisons totalement incompréhensibles pour lui (rendre visite à sa famille, aller chercher un papier (!!) à la CAF, etc.).
Aujourd'hui, voici donc quelques idées cadeaux qui permettront à Monsieur Geek d'être parfaitement équipé pour affronter le monde extérieur, hostile et sauvage.

Les outils multi-fonctions
Carte de crédit outilsMonsieur Geek possède chez lui tout une gamme d'outils très perfectionnés qui lui permettent de réparer n'importe quel appareil en moins de 72 heures. Mais que se passe-t-il une fois livré à lui-même dans la jungle des villes, ou le désert des campagnes ?
Cette carte de visite métallique est la réponse à son problème. Dotée d'une scie, d'un mini-mètre, d'un décapsuleur et de plusieurs autres outils indispensables, elle permettra à votre ami de ne jamais se retrouver dépourvu lorsque, par exemple, un tourniquet de métro tombera en rade et qu'il faudra attendre le réparateur en buvant une bière avec des agents de la RATP.
Et si vous voulez être encore plus efficaces, vous pourrez ajouter la plaque de l'armée-couteau suisse, qui en plus d'être pratique, fera passer Monsieur Geek pour un vétéran de l'Afghanistan, ce qui imposera immanquablement le respect dans les rues du 19e arrondissement.

Fire BowlLa guerre du feu
Il faut bien comprendre la manière de penser de Monsieur Geek. Pour lui, dehors, c'est l'aventure à tous les coins de rue, et sa paranoïa chronique associée à sa connaissance de tous les scénarii apocalyptiques les plus probables font de lui un être craintif qui préférera toujours être trop préparé que pas assez.
Afin d'apaiser un peu son angoisse de se retrouver coincé dans la rue, revenu à l'âge de pierre après un cataclysme nucléaire ou climatique, optez pour le bol à feu. Charmant, pratique, il permettra à Monsieur Geek d'allumer un feu à peu près partout, et ce sans laisser aucune trace de son passage derrière lui, chose primordiale, car dans le monde ravagé d'après la fin des temps, des bandes de pillards sanguinaires ne manqueront pas de pourchasser votre ami, surtout s'ils ont remarqué que c'était un ancien de l'Afghanistan !
Néanmoins, si le Monsieur Geek que vous connaissez n'est pas aussi catastrophiste, préférez simplement le barbecue-attaché-case, classieux dans les transports en commun, et idéal pour cramer quelques merguez en l'honneur de l'anniversaire du langage Turbo Pascal.

Sac à dos YodaFeel the Force !
Souvent, pour faire sortir Monsieur Geek de sa tanière, il faut redoubler d'imagination. Ainsi il préférera toujours se faire livrer une pizza plutôt que d'en acheter une 10 fois moins chère au supermarché du coin. Pour stimuler son imagination et lui faire croire que descendre les poubelles est un redoutable défi, essayez donc d'offrir à Monsieur Geek ce très réussi sac à dos Yoda. Une fois posé sur son dos le maître Jedi le plus puissant de la Galaxie, nul doute que Monsieur Geek descendra les six étages qui le séparent du local poubelles en effectuant de nombreuses roulades afin d'éviter les tirs de blaster des Storm Troopers imaginaires lancés à ses trousses. Certes, un mauvais mouvement lui fera parfois exploser le sac poubelle au milieu de la cage d'escalier, croyant que la télékynésie allait lui permettre de soulever à temps le couvercle du container comme dans "L'Empire contre-attaque", mais au moins, éparpillées dans les parties communes de l'immeuble, les ordures n'encombreront plus son appartement ! (Existe aussi en version Chewbacca)

A la semaine prochaine pour un nouveau Noël de Monsieur Geek !

Retrouvez les précédents épisodes du Noël de Monsieur Geek ici :
1 - 2 - 3 - 4


L’aiguilleur de Pythagore

Posté par sumoto.iki le 28.10.07 à 19:33 | tags : technologeek, vidéo
Petit best of des génériques de Pitagora Suichi, émission de la NHK de vulgarisation physique et mathématique à destination d’un jeune public, présentant des machines de Rube Goldberg. Bien entendu : "sous le masque de la complexité, la simplicité se questionne".

Chiant à mourir ce titre est

Posté par Gflu le 23.10.07 à 11:04 | tags : technologeek, lectures
On avait déjà évoqué la vogue google-déterminée de titres "sujet-verbe-complément" dans les publications web (Ce titre chiant à mourir est écrit pour Google). Théoricien du genre et pape de "l'usabilité" (il est l'auteur d'un essai intitulé Microcontent: How to Write Headlines, Page Titles, and Subject Lines), Jakob Nielsen enfonce le clou en recommandant aux web-rédacteurs de soigner particulièrement les deux premiers mots de leurs titres, sujets de pages, etc. S'en suit un vibrant plaidoyer pour la voix passive (si le sujet subit l'action, il se retrouve en début de titre, cqfd) étayé par des études d'eyetracking, ces "zones de chaleur" qui permettent d'observer que oui, en effet, le lecteur connecté ne dépasse que rarement les deux premiers mots d'un titre. Le texte de Nielsen est ici, repéré via BoingBoing. A noter : aucune recommandation pour terminer l'écriture d'un post. Je concluerai donc par ce mot de Fellini : "Il n'y a pas de fin. Il n'y a pas de début. Il n'y a que la passion infinie de la vie". Bien dit.

Fresh (human science) theory

Posté par sumoto.iki le 17.10.07 à 00:44 | tags : technologeek, vidéo

Dr Michael Wesh, de la Kansas State University, est vraisemblablement devenu le clippeur le plus en vue de la scène anthropologiste internationale. Après son blockbuster "Web 2.0 ... The Machine is Us/ing Us.", qui a dépassé les 3 millions de visionnages sur Youtube , voici "Information R/evolution". Coté fond : Wesh s’attarde, cette fois-ci, sur les changements qu’offre le web nouveau aux manipulations (en terme de création, partage, stockage et critique) de l’information. Coté forme : même utilisation du screencasting, avec bel usage du zoom fx de CamStudio, augmentée de séquences DV. L’intrusion du monde réel, en début de vidéo, découle d’une adaptation stylistique d’un précédent film tourné en décor universitaire avec la bagatelle de 200 figurants qui ont contribué à l’écriture du scénario. Joies de la funky human science


In (soft) deep with Google

Posté par sumoto.iki le 16.10.07 à 00:22 | tags : google, technologeek
Comment Google marche-t-il ? Cette infographie minimale, hébergée par Portfolio, le nouveau magazine new biz de Condé Nast (éditeur, entre autres, de Wired et Vanity Fair), illustre de manière très visuelle le mécanisme de fonctionnement le plus avoué du moteur de recherche. Mais que se cache-t-il au plus profond des clusters ?

Techno-bonsaï

Posté par Troudair le 13.10.07 à 09:32 | tags : inventions, technologeek
LED BonsaïAah ! Enfin, c'est le week-end, et on a tout le temps de bosser pour son jardin.
Néanmoins, pour beaucoup de nos lecteurs hyper-connectés, cloîtrés dans un 15m² sombre du 19e arrondissement, la perspective du jardinage n'est qu'un rêve lointain, et la joie de voir pousser les belles plantes et les beaux arbres qu'ils auraient plantés est aussi improbable que les flux RSS débitent rapidement les infos du monde entier.
Afin de palier à ce sérieux manque de nature, et à la fois combler le désir de bidouillage de nos amis les geeks, le site Bigclive.com propose donc de concevoir de A à Z toute une pépinère électronique avec ses petits doigts, et ce à partir de LED colorées.
En illustration, vous pouvez découvrir le bonsaï à LED (idéal pour les fêtes de Noël), mais la page "Things to make and do" décrit aussi une foule d'autres trouvailles sympathiques à concevoir chez soi avec un peu de matériel et quelques connaissances en électronique.
Un site réjouissant donc, et qui a en plus le mérite de poser la grande question philosophique qui nous occupe tous : la haute technologie est-elle compatible avec la métaphysique de l'humilité développée par les penseurs de l'arbre miniature ? Ou comme dirait Paul Claudel : "La fleur de l'illusion produit le fruit de la réalité."
Bon match !



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