BEST OF. Où sont passés les Sexe-shops ?
Le sexe-shop : glauque ? Pensez vous... Cette échoppe, aujourd'hui aussi sur le net, nous est bien utile pour trouver tous les objets de nos fantasmes...
Les Allemands se sont redécouverts après la chute du Mur de Berlin, il y a vingt ans. Plus que de simples différences, comme la Coccinelle et la Trabant, ce sont deux sociétés opposées qui se sont retrouvées, pourtant fondées par le même peuple. En 1989, donc, lever de rideau sur des sexualités différentes en RFA et RDA.
En RFA, liberté ou capitalisme ? On sait tous ce qu'il s'est passé. Quand le mur est tombé, la première chose qu'ont fait les Allemands de l'Est a été de se ruer vers les sex-shops. S'ils savaient bien qu'à l'Ouest, la révolution sexuelle avait permis l'autorisation de la pornographie, ils en découvrent alors les petits secrets : "On visitait les sex-shops en couple, parfois la grand-mère était là aussi, tenant un enfant par le bras... On voulait découvrir tout ce que l'Ouest avait à offrir" se souvient Kurt Starke, un sociologue de Leipzig, en ex-RDA. L'Allemagne de l'Ouest paraît alors comme un paradis de liberté sexuelle, où le jouir sans entraves a contribué à développer grandement la prostitution et la pornographie. Mais cette folie du sexe marchand retombe bien vite. Si l'Est s'adapte et accueille de plus en plus de sex-shops, cinés porno et que les prostituées y vont et viennent, le succès ne dure pas. Et à cause du chômage, du coût des sextoys et autres trésors du sexe marchand, il existe toujours un grand décalagé entre l'Est et l'Ouest. Beate Uhse affirme ainsi faire le plus gros de son chiffre d'affaires dans les grandes villes de l'Ouest.
En RDA, Ostalgie de l'amour autrement Les germanophones savent que la Freikoerperkultur est une institution en Allemagne. La "culture du corps libre", c'est un peu l'apologie du nudisme, le plaisir simple de vivre nu, surtout en vacances. Et cette culture est née à l'Est. La loi avait beau être stricte, les gens surveillés la pornographie et la prostitution interdites, le nudisme était tout à fait légal, et même très pratiqué, puisqu'il ne s'agissait pas ici de sexualité à proprement parler. Cette culture de la vie simple s'est exportée à l'Ouest, où les Allemands ont mis du temps à s'y mettre, la pudeur y étant toujours la norme. Mais cet "amour autrement", cette culture des plaisirs simples, a-t-elle aujourd'hui bien disparu ? Car, pendant qu'à l'Ouest, la libération sexuelle signifiait films X et prostituées, à l'Est, le gouvernement se chargeait d'éduquer les couples au plaisir. La sexualité n'était pas simplement taboue, elle contribuait à l'épanouissement des Allemands, et surtout des Allemandes, dont on décryptait les plaisirs. De telles initiatives n'existent plus, et aujourd'hui, si la sexualité fait largement partie de la sphère publique en Allemagne, c'est bien la sexualité ouest-allemande qui a eu le dernier mot.
"Le film X n'est plus aujourd'hui réservé à une minorité de mâles frustrés mais apparaît, au contraire, comme un phénomène intégré à la vie quotidienne des Français." Révélation du siècle ! Le producteurs de films porno Marc Dorcel, le fameux, a commandé une étude sur les Français et les films X à l'occasion de ses trente ans. Une étude qui a ses petites surprises et surtout, qui fait la moue au vieux cliché du pervers pépère avec ses VHS sous le manteau. N'empêche, on en apprend peu, mais on est surpris quand même.
1. Les femmes consomment du porno N'écoutez pas vos copines qui osent à peine en parler : 86% des Françaises ont déjà vu un film de boules, par extraits ou en entier. Tous âges confondus. Et il suffit de gratter un peu pour découvrir qu'une Francaise sur deux en regardent occasionnellement, et une sur cinq régulièrement (ça veut dire quelques fois dans l'année, c'est pas la fête non plus). Surprenant ? Pas tant que ça, finalement, parce qu'il reste quand même 3% des hommes français affirmant n'avoir jamais regardé de films X.
2. Le sex-shop, c'est fini Sur les gens qui ont vu ces films X, 7% l'ont regardé dans une salle de projo ou une cabine. En gros, une petite minorité. Les hommes en regardent beaucoup plus que les femmes, principalement via Internet et Canal +. S'il existe une large césure entre hommes et femmes, avec une majorité de spectateurs et peu de spectatrices, on remarque une césure générationnelle également, les moins de 35 ans utilisant majoritairement Internet, les plus vieux restent sur la chaîne cryptée. Ca s'annonce mal pour les producteurs français comme Dorcel, qui auraient des difficultés pour vendre sans Canal. Parce qu'en plus, les internautes préfèrent nettement le porno gratuit sur internet au payant. 3. Où regarder son porno ? Chez soi, bien entendu, mais il y a des réponses cocasses : 11% des hommes en ont maté un au boulot, 1% des femmes. Des petites minorités en ont regardé en famille (!), un peu plus avec des amis. Mais la maison ou l'hôtel restent les lieux préférés pour regarder un porno.
4. Tu l'as vu quand, ton premier film X ? Moi, je m'en souviens très bien, c'était à 14 ans, chez un pote qui avait Canal + (je compte pas les films érotiques de la 6). Je fais partie de la majorité, mais fait étonnant, la moyenne d'âge du premier porno est à 24 ans pour les hommes, 25 pour les femmes. De quoi remettre en cause l'idée que le porno, c'est dangereux pour les enfants, vu qu'ils ne sont que 8% de moins de 15 ans à en avoir vus. Et je crois bien qu'à l'adolescence, l'expérience, les cours ou tout autre moyen d'information permet de faire nettement la différence entre une scène de cul et... la réalité. D'ailleurs, une grande majorité des Français répond non lorsqu'on leur demande si les films de boules ont participé à leur éducation sexuelle.
5. Pourquoi regarder ? Ben oui, on se demande bien pourquoi un couple regarde un film de cul à deux. Il semblerait donc que c'est en premier lieu pour s'exciter, parler de ses fantasmes mais pas du tout pour faire l'amour devant ou essayer de reproduire les performances des acteurs et actrices. Plutôt sain, en fait. D'ailleurs, 84% des Français pensent que la pornographie est éloignée, voire très éloignée, de la réalité. 6. Vous me reconnaissez ? C'est moi, Clara Morgane Dans les acteurs et actrices que les Français connaissent, il y a bien entendu Clara Morgane. Mais aussi Brigitte Lahaie (qui a pourtant plutôt fait des films érotiques), Katsumi (voyez-ici pourquoi on veut pas l'appeler Katsuni), Ovidie et Tabatha Cash. En hommes, c'est Rocco, le large Rocco qui, même s'il a pris sa retraite, n'a jamais été remplacé par un acteur digne de sa taille. 7. Conclusion On remarquera finalement des réponses loin d'un certain puritanisme qui pouvait exister auparavant. Internet a contribué très largement à démocratiser les films X, qui se consomment à toute génération dans, à peu près, les mêmes proportions. Ce qui étonne, par contre, c'est les opinions sur la régulation : les femmes sont largement majoritaires à vouloir plus de contrôles et d'interdictions, la protection des enfants, et une grande partie des hommes également. Y aurait-il là matière à hypocrisie, dans le style "j'ai le droit de regarder un film X, mais je crois qu'il faut protéger la population de ce type de films" ?
Il y a huit ans, Joan Sinclair est prof d'anglais à Tokyo. Elle a 22 ans et découvre alors le quartier de Kabuchiko, le quartier rouge de Tokyo, connu pour ses plus de 5 000 sex-shops et clubs en tout genre, capables de satisfaire les désirs les plus bizarres de la clientèle, très majoritairement masculine, et cadre. Huit ans après, Joan Sinclair revient avec un appareil photo et se met à fouiller le quartier, révélant ses travailleuses et ses clients. Elle sort un livre, Pink Box, dont je vous ai trouvé une petite galerie pas mal du tout.
Vous vous voyez, vous, avec ce sac dans la rue ? Why not. Un peu grand, quand même, pour acheter des capotes. C'est la marque allemande Condomi qui propose ces sacs à tout ses acheteurs. Ce qu'il y a de cool, en plus, c'est qu'il en existe pour hommes ou pour femmes. C'est marrant comme, à une époque, les sex-shops restaient ces boutiques anonymes où l'on sortait bien évidemment sans sac, la marchandise sous le manteau. Aujourd'hui, c'est tout le contraire : regardez comme ma sexualité est sensuelle et hot, elle vous exploserait presque en plein visage ! Je ne suis pas fan à 100%, en tout cas : les lunettes anonymes de Beate Uhse, c'était plus classe...
J'adore cette image, je vous laisse vous pencher dessus pour le week-end. Vous saurez alors que, même quand je ne suis pas là, Jésus veille, bande de sacripants.
Ils agrémentent les autoroutes, sont parfois perdus dans la cambrousse et restent une particularité bien espagnole : le "puticlub" (prononcez pouticloub). Un édifice coloré et un peu kitsch, inchangé depuis les années 70, accueillent les visiteurs avec ses néons énormes en forme de danseuse ou pour simplement écrire "Club" en grosses lettres rose flashy. Il porte un nom souvent ridicule, comme "Las angeles de Charlie". Il faut dire qu'avec le souffle de liberté qui traverse toute l'Espagne après la mort de Franco, il y a un gros filon à exploiter : la prostitution. Le proxénétisme est interdit pour lutter contre "l'exploitation des personnes". Pour autant, les prostituées ne sont pas reconnues, ne paient pas d'impôts et n'ont pas de Sécu. Alors on invente le puticlub.
Un lieu en forme de bordel (on l'appelle également "burdel" d'ailleurs), avec bar, femmes de compagnie et chambres de divertissement. Très vite, ces maisons du plaisir engrangent l'argent et poussent comme des champignons dans toute le pays. Il y a même des villages qui n'ont aucun autre commerce que celui du sexe et bien entendu, les étrangers en raffolent (devinez d'où viennent les clients des puticlubs de Catalogne ?). Ces lieux ont en plus l'avantage de sauver les apparences : d'extérieur, on dirait un club comme un autre, si l'on ne connaît pas suffisamment l'Espagne et ses petits secrets.
Bien évidemment, les bordels n'empêchent pas la prostitution de se développer aussi dans les rues des villes, dans les bois ou tout autre lieu un peu discret. L'immigration récente des pays de l'Est, d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine a même provoqué un bond ahurissant du nombre de prostituées en Espagne, aujourd'hui estimé à 100 000 officiellement (le même nombre qu'en Allemagne, mais avec deux fois moins d'habitants). Certains rapports vont jusqu'à affirmer que 300 000 femmes, hommes et transsexuels travaillent à donner du plaisir aux Espagnols. Un secteur financier qui représenterait 50 000 000 d'euros par jour !
Le commerce du sexe reste donc officiellement dénoncé, mais sans vraiment y croire. A Séville, la municipalité a récemment placardé ces affiches originales : "Tu vaux tellement peu que tu es obligé de payer ?", moyen de culpabiliser le client et non la prostituée. Une telle campagne a également eu lieu à Almeria. Mais à Madrid, les choses sont différentes. La Calle Montera, en plein centre de la capitale, voit gonfler le nombre de ses prostituées, à l'image de la rue Saint-Denis à Paris. Les riverains excédés ont eu recours aux grands moyens : des caméras. Filmant les scènes qui les choquent tant, ils publient les vidéos sur You Tube. L'histoire remonte dans la presse, l'Agence de protection de la vie privée enquête et finit par condamner les voisins à payer 600 euros. Les prostituées, si elles ne sont pas protégées par l'Etat, sont au moins sûres que les autorités préféreront toujours fermer les yeux sur cette originalité ibère.
La vidéo virale qu'elle est bien. Mystérieux boudoir, couloir, femme en lingerie, obscurité sont les recettes pour attirer le spectateur vers ce temple du vice. Maison close vient d'ouvrir, vend des accessoires érotiques pas mal du tout pour hommes ou femmes. Mérite bien un long détour.
posté par Pat Love them all
posté par Scotian Il faut protéger nos enfants !
posté par slyne Love them all
posté par Cmoimeme Love them all
posté par lulu panar