Sexe, love et gaudriole : le blog Sexe de Flu
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BEST OF. Sexe, culture et société
Le sexe est partout. Nous sommes cernés. Dans notre assiette, dans notre justice, dans nos faits divers, dans notre naissance, dans notre porte-monnaie… bref, un vrai, et inépuisable, sujet de société.

Du X dans les transports

Posté par Mon Missionnaire le 19.11.09 à 15:27 | tags : xxx, pornotube, sexe et société, fétichisme
Un autocar de nuit, entre Madrid et Grenade. Il n'y a presque personne au fond, à part moi et un autre homme juste derrière. J'entends des bruits bizarres, des légers gémissements qui me font penser à un film porno. Je me retourne, vois l'homme avec ses écouteurs sur les oreilles, portable dans une main et l'autre sur l'entrejambe. Pas besoin d'être une lumière pour comprendre qu'il profite de l'obscurité pour regarder son petit divertissement du soir. Le pire, c'est qu'il n'est pas du tout gêné, et me fixe avec son regard lourd quand je me retourne. J'oublie en essayant de dormir.

Avec de meilleures technologies, le porno semble sortir d'Internet pour se joindre à l'une des activités géniales de la vie quotidienne, prendre les transports. Le Washington Post en fait un article qui regorge de témoignages, comme celui de Jana Matthews qui, avec ses quatre enfants, prend l'avion de Los Angeles. Elle discute avec son voisin, qui a l'air sympa, avant que celui-ci ne se mette à regarder des dessins-animés sur son ordinateur portable. Elle est ravie, de quoi occuper les enfants pendant le voyage. Sauf que les personnages animés commencent à se déshabiller et à faire des choses bizarres. Ne pouvant détourner la curiosité de ses enfants, elle tente de convaincre le voisin de changer : celui-ci met ses écouteurs, râle et tourne l'écran.

Dans les trains et les avions, de plus en plus dans les autocars, le wifi devient la donne et il est difficile d'empêcher les usagers de se faire plaisir. Les compagnies aériennes songent à filtrer l'internet ou le mettent en place, mais ça n'empêchera pas quelqu'un de prendre son DVD X avec lui. Plusieurs Etats américains réfléchissent également à interdire de tels comportements. Le pire, c'est que les exemples fusent dans l'article : consommateurs de porno sur les postes publics d'accès à internet de la bibliothèque, dans le 4x4 du voisin d'embouteillages, dans le train de banlieues, parfois même avec le volume à fond.

On ne saurait dire d'où vient le comportement des consommateurs de porno en public. Une sorte de fétichisme serait-il en train de naître ? Ou serait-ce parce que dans nos sociétés, la frontière entre public et privé se fait de plus en plus fine ? Je ne sais pas, et je n'ai pas vraiment su réagir non plus quand j'ai été témoin d'une telle scène : feindre l'ignorance, changer de place, rire, regarder ou engueuler le voisin ?



Les teens, c'est plus ce que c'était

Posté par Mon Missionnaire le 12.11.09 à 13:53 | tags : teens, auberge espagnole, sexe et société, people
3615 Ma life : je vais récemment chez le dentiste parce que j'ai pleins de caries. D'ailleurs, habitant en Espagne, je réalise combien notre France est douce parce que le dentiste y est remboursé par la Sécu. Bref. Dans la salle d'attente, mes yeux se posent sur les magazines les plus proches, à savoir (je traduis) : Moto Passion, Tendance Déco et... Superpop, le magazine très très coloré des ados. Je me dis qu'à mon âge, ça doit bien faire 357 ans que je n'ai pas lu un magazine d'ados (le dernier, c'était Ok Podium, aujourd'hui disparu). Bon, en gros, je vous le donne en mille : Twilight, Twilight, Twilight (en espagnol Nueva Luna). Robert Pattinson par-ci, les Jonas Brothers par là, des beaux gosses espagnols etc... Pas mal de photos dénudées, mais ça reste plutôt chaste. Et là, je tombe sur cette photo de Zac Efron.
J'ai pensé à vous, chers lecteurs, non pas pour Zac Efron, mais parce que je mourais d'envie d'arracher la page pour pouvoir traduire le texte écrit par le journaliste. Déjà que la photo est, de la part du petit acteur, un appel au viol, mais alors le texte, lui, était vraiment caliente. Du style "Mais quel corps magnifique ! On rêve de pouvoir lécher ces splendides tablettes de chocolat et tout le reste !". La photo ayant été prise pendant le tournage du prochain film de Zac Efron, dans un cimetière, l'auteur faisait des petites blagues genre "il y aurait beau y avoir des zombies partout, aucun problème pour passer la nuit avec lui au cimetière, blotti dans ses bras" et tous pleins d'autres allusions sexuelles, dont une sur l'entrejambe, assez visible.

Le reste du magazine m'a déçu : aucun article sur la sexualité, aucune information santé, aucun courrier des lecteurs type sexologie. Super Pop n'est qu'un de ces magazines qui vous chauffent la tête et le corps sans en donner plus. Rempli d'allusions sexuelles, mais vie d'informations sur la sexualité. Et qui vous chauffe à coups de photos hot et textes quasi érotiques.
Alors, je me suis demandé quel était le rôle de ces magazines pour les jeunes filles qui les lisent (surtout des jeunes filles, quoi). Et si Superpop, au lieu d'éveiller les jeunes à la sexualité, n'était pas une revue érotique pour ados ? Nourrissant les fantasmes, provoquant l'imaginaire sexuel des moins de 15 ans en leur montrant des photos peu explicites, mais excitantes pour eux. Nous, les adultes, avons vu et voyons les phénomènes ados style boys band, stars d'Hollywood et petits minets de nos yeux d'adultes compatissants. On se dit que c'est bien mignon et innocent tout ça, mais en fait, on ne se rend pas compte que ce qui se joue là a peut-être des répercussions profondes. Et je me demande si cette tendance à surexposer les petites jeunes aux muscles, pantalons très courts et formes impudiques ne contribue pas aussi à développer le sexting, dont avait déjà parlé Maud Destouches sur Fluctuat. Je ne suis pas pédopsychiatre, mais je me dis que tout ce marketing pipolo-sexuel dont sont abreuvés les petits jeunes participe énormément à leur sexualité, comme ça, dans le silence de leurs chambres d'ados.



Sexe à l'ouest, sexe à l'est

Posté par Mon Missionnaire le 09.11.09 à 16:46 | tags : nu, événement, sexe et société, hot tv, sexe-shop, xxx
Les Allemands se sont redécouverts après la chute du Mur de Berlin, il y a vingt ans. Plus que de simples différences, comme la Coccinelle et la Trabant, ce sont deux sociétés opposées qui se sont retrouvées, pourtant fondées par le même peuple. En 1989, donc, lever de rideau sur des sexualités différentes en RFA et RDA.

En RFA, liberté ou capitalisme ?
On sait tous ce qu'il s'est passé. Quand le mur est tombé, la première chose qu'ont fait les Allemands de l'Est a été de se ruer vers les sex-shops. S'ils savaient bien qu'à l'Ouest, la révolution sexuelle avait permis l'autorisation de la pornographie, ils en découvrent alors les petits secrets : "On visitait les sex-shops en couple, parfois la grand-mère était là aussi, tenant un enfant par le bras... On voulait découvrir tout ce que l'Ouest avait à offrir" se souvient Kurt Starke, un sociologue de Leipzig, en ex-RDA. L'Allemagne de l'Ouest paraît alors comme un paradis de liberté sexuelle, où le jouir sans entraves a contribué à développer grandement la prostitution et la pornographie. Mais cette folie du sexe marchand retombe bien vite. Si l'Est s'adapte et accueille de plus en plus de sex-shops, cinés porno et que les prostituées y vont et viennent, le succès ne dure pas. Et à cause du chômage, du coût des sextoys et autres trésors du sexe marchand, il existe toujours un grand décalagé entre l'Est et l'Ouest. Beate Uhse affirme ainsi faire le plus gros de son chiffre d'affaires dans les grandes villes de l'Ouest.

En RDA, Ostalgie de l'amour autrement
Les germanophones savent que la Freikoerperkultur est une institution en Allemagne. La "culture du corps libre", c'est un peu l'apologie du nudisme, le plaisir simple de vivre nu, surtout en vacances. Et cette culture est née à l'Est. La loi avait beau être stricte, les gens surveillés la pornographie et la prostitution interdites, le nudisme était tout à fait légal, et même très pratiqué, puisqu'il ne s'agissait pas ici de sexualité à proprement parler. Cette culture de la vie simple s'est exportée à l'Ouest, où les Allemands ont mis du temps à s'y mettre, la pudeur y étant toujours la norme.
Mais cet "amour autrement", cette culture des plaisirs simples, a-t-elle aujourd'hui bien disparu ? Car, pendant qu'à l'Ouest, la libération sexuelle signifiait films X et prostituées, à l'Est, le gouvernement se chargeait d'éduquer les couples au plaisir. La sexualité n'était pas simplement taboue, elle contribuait à l'épanouissement des Allemands, et surtout des Allemandes, dont on décryptait les plaisirs. De telles initiatives n'existent plus, et aujourd'hui, si la sexualité fait largement partie de la sphère publique en Allemagne, c'est bien la sexualité ouest-allemande qui a eu le dernier mot.

Sur Flu :
- François le Français en Allemagne, suivez le Twitter de Fluctuat
- Diaporama : Berlin Est reste rebelle
- Diaporama : Quand l'Ouest l'emporte sur l'Est
- Livre : Les considérations de Jean-Yves Cendrey sur Berlin



Sous le voile, la lingerie sexy

Posté par Mon Missionnaire le 26.10.09 à 14:27 | tags : femme, buzz sexy, sexe et société, lingerie, hot video
Une musique orientalisante, une Miriam Wimmer aux faux airs arabes. Elle se prépare doucement, se maquille, presque nue. Porte-jaretelles, culotte sexy et regard ténébreux : la belle semble prête. Mais elle n'oublie pas l'accessoire essentiel, ce sans quoi elle ne pourrait pas sortir et qui tue un peu tout le fantasme : la burqa.

A proprement parler, ce n'est pas une burqa telle qu'on en voit en Afghanistan, mais un niqab, à la mode saoudienne ou moyen-orientale. Les mots bien définis (parce que, hein, allez voir sur internet, tout le monde répète à l'envi qu'il s'agit d'une burqa), passons sur l'essentiel : que veut dire cette pub de la marque allemande Liaison Dangereuse ? Difficile à dire.

- 1ère théorie : Les apparences jouent contre les femmes voilées, qui peuvent être sexys et belles comme toutes les autres femmes, du moins à l'intérieur d'un large tissu. En ce sens, la pub risque d'apparaître comme un éloge de la discrétion et de l'érotisme caché, pourquoi pas.

- 2ème théorie : le slogan dit "Sexyness for everybody, everywhere". En gros, tout le monde peut être sexy, partout. Ca sonne comme une revendication, sous-entendant que le droit d'une femme à être sexy devrait exister sur toute la planète (et accessoiremment, être sexy passe par porter de la lingerie Femme fatale).

- 3ème théorie : La marque veut faire du voile un objet de fantasmes à l'image de l'infirmière ou de l'hôtesse de l'air. Mmmh, c'est pas pour demain. Quoique, on trouve sur internet du porno avec de fausses femmes arabes voilées.

- 4ème théorie : Liaison dangereuse cherche à provoquer et pourrait provoquer la colère du monde musulman. En même temps, la pub traite d'une certaine réalité : porter un voile n'interdit absolument pas d'être sexy. A l'image de ces souks où les femmes voilées se promènent entre les étalages de strings et petites culottes. En Egypte, je me souviens même avoir vu une femme complètement voilée faire du gringue à un homme sur une terrasse par le seul pouvoir de ses yeux maquillés. Femme Fatale n'aurait donc pour but que de montrer une réalité qu'on occulte, surtout en cette période de chasse aux sorcières à burqa. En somme, de montrer qu'une autre réalité que le cliché de la femme soumise et pudique existe.

Sur Flu : le porno dans le monde arabe




Le pouvoir des beaux

Posté par Mon Missionnaire le 22.10.09 à 13:40 | tags : sexe et société, hot tv, décalé, femme, auberge espagnole
Avant-hier, je glande devant la télé, à regarder une drôle de rubrique dans une émission humoristique espagnole. Pepi la fea, ou Pepi la moche, c'est une femme très belle mais qui a assez de courage pour s'enlaidir terriblement et faire des caméras cachées avec lunettes en cul de bouteille et grosses fesses. Elle interpelle les hommes dans la rue, qui très souvent, ne la calculent pas. Là où ça devient intéressant, c'est qu'elle fait exactement la même chose, mais en version belle. Et évidemment, les réactions sont tout à fait différentes.
Dans cette vidéo assez compréhensible pour un non hispanophone, Pepi la fea offre des "free hugs", ce qui est somme toute assez banal. Alors que la belle reçoit des embrassades à la pelle (il y a même des hommes qui reviennent) et des "guapa", "guapissima" à la volée, la moche se fait passablement ignorer, pousser et autres marques de mépris total. En général, les caméras cachées de Pepi sont très efficaces car ça marche à chaque fois. Quand elle joue la nunuche jolie qui n'arrive pas à réparer sa voiture, elle a des hommes de partout prêts à l'aider, voire à la déposer, même si sa destination se trouve à une cinquantaine de kilomètres.

Que peut-il bien se passer dans la tête des hommes à ce moment-là ? A mon avis, une réaction décérébrée. Pas calculée, improvisée. Comme lorsqu'une jolie fille vous demande une cigarette dans la rue. Vous avez acheté le paquet très cher, mais votre premier geste sera de sortir directement la cigarette + le briquet. En tant que fumeur, je suis moi-même tombé dans le piège, à donner des cigarettes dans la rue aux jolies filles mais pas aux moches. Et en tant qu'ancien barman, j'en ai vu, des jolies minois, venir me flatter et supporter ma conversation dans l'espoir d'avoir un verre gratuit, et là, il n'y avait pas moyen, je réalisais avec sang-froid que tenter de me séduire pour obtenir quelque chose, très peu pour moi.

Je me demande donc jusqu'à quel point les gens beaux savent utiliser leur charme. C'est en se demandant comment une femme politique comme Ségolène Royal, très belle et de prime abord (de prime abord seulement) intelligente, a pu perdre contre un homme un peu petit et pas très beau comme Nicolas Sarkozy qu'on réalise que la question est complexe. Le physique aide ? Oui, on l'avait déjà vu, à être mieux payé, à réussir dans la vie, à être respecté des gens. Mais, pour autant, un moche est-il condamné ? Je ne crois pas.
Reste que la réussite par la beauté est très limitée. Et que tout dépend de la démarche. Une fille qui croit que tout lui sera fourni sur un plateau sous prétexte qu'elle sait rouler des fesses ira moins loin que celle qui semble avoir un charme ingénu, ou qu'une moche intelligente et déterminée. Et si la décision de donner un poste à responsabilités à une fille plus jolie qu'une autre est superficielle, elle reste néanmoins très humaine. Mais le barman que j'étais se refusera toujours à rincer une belle femme de verres sous prétexte qu'elle me fait des petits clins d'oeil.



L'éjaculation féminine, c'est vrai de vrai

Posté par Mon Missionnaire le 19.10.09 à 13:50 | tags : sexe et société, orgasme, censure, xxx, femme
On l'avait déjà vu grâce à cet article : oui, l'éjaculation féminine existe, non, elle n'a rien à voir avec ce que l'on peut voir dans les films pornographiques. C'est une des raisons pour lesquelles que le British Board of Film Classification se tape tous les films diffusés au Royaume-Uni : la pornographie violente est interdite outre-Manche, et l'éjaculation féminine en faisait partie.
Jusqu'à ce qu'une certaine Anna Span, réalisatrice de films X, militante pour le droit de consommer du porno, encourage le quidam à participer à ses films ou à produire les siens. Son film "Women love porn" a conduit à créer un label pour les pornos féminins et les réalisatrices. Or, ce film représentait six minutes d'orgasmes de femmes-fontaines. Le BBFC demande à Anna Span de retirer ces scènes parce qu'il s'agirait d'urine, or l'urine est interdite dans les pornos british.

Après une longue considération, Anna Span a remporté une victoire : l'éjaculation féminine existe bel et bien, elle n'est pas mentionnée dans la loi donc pas interdite, contrairement au SM très violent ou la scatophilie. Par contre, il faut savoir que la législation anglaise reste ce qu'elle est en matière de porno, très floue, et que le BBFC continuera gaiement de couper des scènes de films X s'ils tendent à "dépraver une personne".

Illus : Crédit EroticExposures, "Aftermath of wifes gushing orgasm"



Maman-Papa, Maman-Maman, Papa-Papa

Posté par Mon Missionnaire le 16.10.09 à 17:38 | tags : auberge espagnole, teens, sexe et société, lesbien, hot tv, gay
Ca fait plaisir d'habiter en Andalousie quand on voit ce genre de vidéos. Un programme pour enfants financé par la Junta de Andalucia, le Conseil régional en quelque sorte. Ca s'appelle Andaluna et Samir, ça passe à la télé locale. Sur le site, les hispanophones pourront lire les textes sur les problèmes sociaux espagnols et les valeurs défendues par ce programme. Pour l'égalité des sexes, l'intégration des étrangers et des handicapés, le respect de l'environnement. Contre les violences et la maltraitance infantile. Et la liste des droits est mignonne comme tout.
Dans cette vidéo, les petits chanteurs militent pour la reconnaissance de toutes les familles : qu'on ait un père et une mère, juste un parent, deux pères ou deux mères, tous les enfants grandissent avec de l'amour.
Et puis faut dire que c'est mieux que les envies de pénis que Winnie suscite aux petites filles.



L'Imparfaite est officiellement lancé

Posté par Mon Missionnaire le 15.10.09 à 12:51 | tags : érotique, sexe et société, média
A quoi peut bien ressembler une revue érotique publiée par les élèves de Sciences Po ? C'est la question que je me suis posé lorsque j'ai appris que L'Imparfaite sortirait ce mois-ci. Avec pour slogan, "Une revue érotique pour pervers de toute obédience !", je me suis dit chouette. Mais à lire la ligne éditoriale, on est un peu refroidi. Parce que les élèves de Sciences Po ne s'abaisseront pas à faire que du cul, là, on s'élève dans les hautes sphères intellectuelles. "Voir si nous n’assistons pas à un triomphe de la clinique et du pathologique dont Foucault avait exposé la généalogie dans son Histoire de la sexualité. Faire sens des mécanismes, de la signification et de la portée de l’endogamie au sein de Sciences Po, et redonner du grain à moudre à la critique bourdieusienne de la reproduction des élites." Faudra m'expliquer le lien entre la sexualité selon Foucault et l'endogamie au sein de Sciences Po. Mais bon, on nous rassure quand même : L'imparfaite parlera bien de cul. "Titiller car la sexualité, avant d’être un objet d’étude que dissèquent les psychanalystes, les sociologues et les philosophes, demeure un plaisir. Pour ne pas perdre de vue cette évidence, pourtant si facile à oublier..." Ah bon, on a tendance à oublier que la sexualité demeure un plaisir ?

Mais arrêtons de faire les mauvaises langues, et souhaitons un bon départ à cette revue, qui sera officiellement lancée ce soir au Basile, pas loin de l'IEP, à Paris, 21h15. A partir du 22 octobre, elle sera en vente au Passage du Désir, et pour les non-Parisiens, on le trouve sur le site internet du vendeur de plaisirs. Plus d'infos sur le blog de l'Imparfaite.



Photos retouchées : signaler ou pas ?

Posté par Mon Missionnaire le 05.10.09 à 12:53 | tags : media, sexe et société, photo, femme, politique

Quelques côtes par là, un décolleté plus gros, des joues en moins. Valérie Boyer a eu une idée pas conne : la députée UMP des Bouches-du-Rhône voudrait que les magazines de mode signalent "photo retouchée" dès qu'un modèle a été amaigri ou rebronzé. La proposition de loi ne sera sûrement pas votée demain, mais elle bénéficie déjà du soutien de dizaines d'autres députés. 
Il faut bien avouer que pour faire avancer la cause des femmes, il n'y a guère d'autres options. Et que l'image féminine véhiculée par les médias est sans doute l'argument le plus convaincant, pour celles qui les regardent, de perdre ces putains de cinq kilos qui ne veulent pas fondre. Mais alors, n'y a-t-il cependant pas une troisième voie pour que les médias arrêtent de nous faire croire que la femme de l'idéal fashion existe vraiment ?

On n'aurait jamais pensé, à une autre époque, signaler sous l'Odalisque d'Ingres que le peintre lui a ajouté quelques côtes. On est résolu, aujourd'hui, à réduire le travail photographique d'un magazine à un simple "photo retouchée" en bas de page, alors que des initiatives, telles que celle de Glamour il y a un mois, ne seraient sûrement pas encouragées en votant une telle loi. Et le pire, c'est que tout n'est pas dans Photoshop, mais dans la chirurgie esthétique, le maquillage, la lumière, les techniques photo, comme le rappelle Michèle Fitoussi, journaliste au magazine Elle : "Tant qu'on y est, mettons aussi, « elles ont les seins refaits, se sont faits enlever une côte ou encore attention, je ne suis pas vraie ! » ". Dans la même veine, on se demande si la signalétique des produits trop sucrés ou trop gras a contribué à réduire l'obésité depuis sa mise en place. Peu de chances que cette loi fasse réduire le nombre d'anorexiques.



Une paire de seins avec votre café ?

Posté par Mon Missionnaire le 28.09.09 à 14:58 | tags : sexe et société, gros seins, nu, pute, babe
Le café se prend n'importe comment aux Etats-Unis. Et si l'on connaît très bien l'espresso en Europe, qu'ils ne maîtrisent guère, les Américains sont passés maîtres dans l'art de servir du jus de chaussettes du café filtré au goût vanille, noisette ou des semblants de boissons aux noms italiens, style latte macchiato, mais qui ne sont que des réserves de sucre pour la journée.

Dernière nouveauté pour attirer les clients : monter un stand de café et y mettre une "barista" en bikini, grosse poitrine incluse. C'est simple, efficace, ça vend, tout est normal.
Jusqu'à ce qu'on lise que dans la ville d'Everett, 90 000 habitants, Etat de Washington, le "grab-and-go coffee stand" était devenu un mini-bordel. Là, les baristas vendaient plus que des cafés et vous proposaient des petites options pendant que la crème montait. Premières options : toucher les seins ou le cul, pas très cher. Mais rien que des petits attouchements, dans l'Etat de Washington, c'est déjà considéré comme de la prostitution. Deuxième choix : pour un petit peu plus, la serveuse se déshabillait ou mettait de la crème chantilly sur les seins et/ou le vagin de sa collègue pour les lécher. Le tout pour 20$. Enfin, il y avait l'option ultime : prendre des photos, 80$, un peu cher pour un mocha mais pas trop pour de l'exhibition.

C'est en recevant plusieurs plaintes concernant des stands Bikini Coffee à Everett (oui, il y en avait plusieurs) que la police a monté toute une enquête. Les détectives découvrent très vite les services proposés, et même le fait que les filles organisent un autre genre de basketball, où les clients doivent bien viser pour lancer un billet dans la culotte de l'employée.
Avec ce fait insolite, la ville d'Everett songe à rendre la loi plus contraignante pour les stands de café. Mais se refuse tout de même à interdire les bikinis pour les vendeuses. Et le Sergeant Goetz d'affirmer : "Cela concernait un comportement avéré, pas ce que les femmes portaient. Elles auraient pu porter des parkas et continuer à agir de la sorte, nous aurions tout de même monté un dossier."



Qu'est-ce qui rend gay ?

Posté par Mon Missionnaire le 23.09.09 à 15:12 | tags : homme, teens, sexe et société, gay, xxx
Aux Etats-Unis, le débat sur l'homosexualité est né, selon moi, sur une erreur monumentale. A savoir, un faux débat où deux arguments bidons s'affrontent. Chez les uns, on conclut que l'homosexualité serait génétique, on naît homo ou pas. Les seconds affirment qu'elle serait acquise : on ne naît pas homosexuel, on le devient. Partant, on pourrait également devenir hétéro, et guérir de ce que certains voient comme une "tare" à corriger.

Bien entendu, les partisans de l'homosexualité de naissance sont plus "liberals" que ceux qui pensent qu'elle est acquise, à soigner. Et bien entendu, tout le monde se trompe : le débat ne devrait pas se situer là, car la grande majorité des homos se dit homo depuis toujours et n'a pas l'intention, cependant, d'approuver quelqu'un qui leur dirait que ce sont leurs petits gènes qui ont décidé pour eux. En gros, on devient homo, mais on ne peut pas changer de sexualité comme de chemise.

Il n'empêche : les conservateurs américains ont trouvé un nouvel héraut en la personne de Michael Schwartz, chef de cabinet du sénateur Tom Coburn et membre de la Family Reserach Council, l'équivalent de notre cher Familles de France. Et là, gros monceau de connerie déclaré récemment :

"A mon sens, les garçons de cet âge sont moins tolérants envers l'homosexualité que tous les autres. Ils en parlent mal, de l'homosexualité. Parce qu'ils ne veulent pas le devenir. Ils ne veulent pas tomber dans ce piège. Et c'est un instinct tout à fait positif. Après tout, nous savons que l'Institut national de la santé tente de prouver par des études que l'homosexualité est génétique mais ces études continuent de prouver le contraire. L'homosexualité est infligée aux gens.
Toute pornographie est homosexuelle. Parce que toute pornographie tourne votre libido vers vous-même. Et si vous dites cela à un garçon de 11 ans, est-ce que vous croyez qu'il va sortir pour s'acheter un numéro de Playboy ? Je suis sûr qu'il ne s'y intéressera plus."

Voilà, donc, la pornographie rend gay, parce que vous vous masturbez devant, et que se masturber, c'est se toucher, donc c'est gay. Je me demande si c'est l'omnipotence des démocrates qui rend les conservateurs si bêtes et prêts à tout pour propager leurs idées, mais c'est sûrement la chose la plus idiote qui m'ait été donné de lire depuis que j'ai commencé le blog sexe. A ces inepties, Fleshbot a très bien répondu, en dressant la fausse liste des choses qui peuvent faire de vous un gay, à savoir : l'Ultimate Fighting championship, les films d'action, les compagnies de sous-vêtements masculins, Twilight et Men's Health.

Illus : Julien Arias, Dieux du Stade 2008. Si vous êtes un homme et que cette photo vous excite, soit vous êtes joyeux, soit vous pouvez vous poser des questions.

Sur SLG :
- "Je déteste être gay"
- On ne choisit pas d'être gay
- Doigts plus longs, bite plus longue = gay



L'Unesco incite au sexe prépubère

Posté par Mon Missionnaire le 16.09.09 à 16:42 | tags : sexe et société, teens, masturbation
C'est du moins l'avis de nombre de conservateurs américains : l'organisation internationale a publié "Les lignes directrices internationales sur l'éducation à la sexualité" il y a quelques jours. L'initiative vient des Nations Unies, qui demande une analyse en 2007 de l'éducation sexuelle dans le monde. L'Unesco planche, réunit plus de 87 études et finalement, publie ces recommandations, qui devraient être applicables partout dans le monde, c'est-à-dire ouverte aux différentes cultures.

Le fil rouge, c'est la responsabilisation. Les enfants devraient être informés sur le sida et les MST, reconnaître et éviter les abus, être capable de dire "oui" ou "non" mais aussi apprendre les vertus du préservatif et de la contraception. Evidemment, les médias américains s'emparent de l'info et la détournent gaiement. Ainsi, Fox News titre : "Un rapport de l'ONU recommande d'enseigner la masturbation aux enfants de 5 ans".
Sur Americanthinker.com, un site conservateur plutôt chauvin : "une fois de plus, le pire de l'idéologie radicale américaine est exporté à travers le monde." La critique trouverait même un certain écho en Amérique latine.

L'Unesco, bien entendu, se défend de telles accusations. Le rapport évoque de nombreuses possibilités, de l'abstinence à l'avortement, et chaque Etat en fait ce qu'il veut. Sue Williams, porte-parole de l'Unesco, tient néanmoins à rappeler qu'il est "naturel d'explorer et de toucher des parties du corps", et qu'au moins, ça n'avait rien de dangereux. La présentation officielle du document étant en octobre, il n'a pas autrement fait réagir d'autres régions du monde, dont les pays musulmans. 



Les Français et les films X

Posté par Mon Missionnaire le 11.09.09 à 17:06 | tags : porno star, micro-trottoir, pornotube, sexe-shop, sexe et société, xxx
"Le film X n'est plus aujourd'hui réservé à une minorité de mâles frustrés mais apparaît, au contraire, comme un phénomène intégré à la vie quotidienne des Français."
Révélation du siècle ! Le producteurs de films porno Marc Dorcel, le fameux, a commandé une étude sur les Français et les films X à l'occasion de ses trente ans. Une étude qui a ses petites surprises et surtout, qui fait la moue au vieux cliché du pervers pépère avec ses VHS sous le manteau. N'empêche, on en apprend peu, mais on est surpris quand même.

1. Les femmes consomment du porno
N'écoutez pas vos copines qui osent à peine en parler : 86% des Françaises ont déjà vu un film de boules, par extraits ou en entier. Tous âges confondus. Et il suffit de gratter un peu pour découvrir qu'une Francaise sur deux en regardent occasionnellement, et une sur cinq régulièrement (ça veut dire quelques fois dans l'année, c'est pas la fête non plus). Surprenant ? Pas tant que ça, finalement, parce qu'il reste quand même 3% des hommes français affirmant n'avoir jamais regardé de films X.

2. Le sex-shop, c'est fini
Sur les gens qui ont vu ces films X, 7% l'ont regardé dans une salle de projo ou une cabine. En gros, une petite minorité. Les hommes en regardent beaucoup plus que les femmes, principalement via Internet et Canal +. S'il existe une large césure entre hommes et femmes, avec une majorité de spectateurs et peu de spectatrices, on remarque une césure générationnelle également, les moins de 35 ans utilisant majoritairement Internet, les plus vieux restent sur la chaîne cryptée. Ca s'annonce mal pour les producteurs français comme Dorcel, qui auraient des difficultés pour vendre sans Canal. Parce qu'en plus, les internautes préfèrent nettement le porno gratuit sur internet au payant.

3. Où regarder son porno ?

Chez soi, bien entendu, mais il y a des réponses cocasses : 11% des hommes en ont maté un au boulot, 1% des femmes. Des petites minorités en ont regardé en famille (!), un peu plus avec des amis. Mais la maison ou l'hôtel restent les lieux préférés pour regarder un porno.

4. Tu l'as vu quand, ton premier film X ?
Moi, je m'en souviens très bien, c'était à 14 ans, chez un pote qui avait Canal + (je compte pas les films érotiques de la 6). Je fais partie de la majorité, mais fait étonnant, la moyenne d'âge du premier porno est à 24 ans pour les hommes, 25 pour les femmes. De quoi remettre en cause l'idée que le porno, c'est dangereux pour les enfants, vu qu'ils ne sont que 8% de moins de 15 ans à en avoir vus. Et je crois bien qu'à l'adolescence, l'expérience, les cours ou tout autre moyen d'information permet de faire nettement la différence entre une scène de cul et... la réalité. D'ailleurs, une grande majorité des Français répond non lorsqu'on leur demande si les films de boules ont participé à leur éducation sexuelle.

5. Pourquoi regarder ?
Ben oui, on se demande bien pourquoi un couple regarde un film de cul à deux. Il semblerait donc que c'est en premier lieu pour s'exciter, parler de ses fantasmes mais pas du tout pour faire l'amour devant ou essayer de reproduire les performances des acteurs et actrices. Plutôt sain, en fait. D'ailleurs, 84% des Français pensent que la pornographie est éloignée, voire très éloignée, de la réalité.

6. Vous me reconnaissez ? C'est moi, Clara Morgane

Dans les acteurs et actrices que les Français connaissent, il y a bien entendu Clara Morgane. Mais aussi Brigitte Lahaie (qui a pourtant plutôt fait des films érotiques), Katsumi (voyez-ici pourquoi on veut pas l'appeler Katsuni), Ovidie et Tabatha Cash. En hommes, c'est Rocco, le large Rocco qui, même s'il a pris sa retraite, n'a jamais été remplacé par un acteur digne de sa taille.

7. Conclusion

On remarquera finalement des réponses loin d'un certain puritanisme qui pouvait exister auparavant. Internet a contribué très largement à démocratiser les films X, qui se consomment à toute génération dans, à peu près, les mêmes proportions. Ce qui étonne, par contre, c'est les opinions sur la régulation : les femmes sont largement majoritaires à vouloir plus de contrôles et d'interdictions, la protection des enfants, et une grande partie des hommes également. Y aurait-il là matière à hypocrisie, dans le style "j'ai le droit de regarder un film X, mais je crois qu'il faut protéger la population de ce type de films" ? 



A quelle heure faites-vous l'amour ?

Posté par Mon Missionnaire le 07.09.09 à 16:51 | tags : amour, sexe et société, micro-trottoir, chiffre

Ou plutôt : quelle est votre meilleure plage horaire pour faire l'amour ? Parce qu'entre le boulot, les gosses, la bouffe à faire et les quelques sorties qu'on s'accorde encore de temps en temps, la vie de couple actif a ça de cruel qu'elle ne laisse plus beaucoup de temps au sexe. C'est du moins ce qu'on peut penser en lisant les résultats affligeants d'une enquête menée sur le net au Royaume-Uni. Une moitié de la population britannique aime donc faire l'amour en priorité le soir, à 22h16. Les plus cyniques diront que l'acte est ainsi achevé en un quart d'heure, ce qui permettrait aux hommes ensuite de regarder le compte-rendu quotidien du football, Match of the day, à 22h30.

Viennent en 2nde et 3ème positions le traditionnel 21h du vendredi soir et le très conventionnel ébat du dimanche matin, à 9h, si les enfants dorment encore. De quoi vous rebuter définitivement, quand l'acte sexuel devient la petite obligation de la semaine, le devoir pas très sacré de la vie conjugale, le dernier rempart contre le calme plat d'une vie amoureuse répétitive. L'amour ne se quantifie sûrement pas en nombre de rapports sexuels par mois ou par semaine, mais finalement, y a-t-il une meilleure heure pour faire l'amour ? Ca ne devrait pas juste être "n'importe quelle heure" ?

Forum : Et vous ? A quelle heure préférez-vous faire l'amour ?




Photos sexy : Nues à l'église

Posté par Mon Missionnaire le 04.08.09 à 17:04 | tags : photo érotique, babe, sexe et société, fétichisme
Ah ! Ca c'est le genre de galeries que j'aime. Celles où l'on cherche plus qu'à montrer des culs nus ou des gros seins. Celle où le photographe sait qu'il va faire du bruit en choisissant un lieu bien précis : une église. Les Anglais ne sont pas très connus pour leur piété religieuse, et pourtant : le prêtre de l'église d'un petit village de Cornwall, St Michael Penkivel, attaque ainsi le photographe Andy Craddock pour avoir blasphémé dans le lieu consacré. C'est de l'art, répond l'autre, c'est joli et ça ne veut de mal à personne. Le prêtre, Andrew Yates, affirme qu'aucune autorisation n'a été donnée (j'imagine l'ouaille venant prier Jésus qui voit ces deux femmes sur l'autel). Voilà donc de l'hostie à manger pour l'église, mais aussi pour le photographe, qui profiteront autant de l'impact médiatique.
Mais bon, en tant qu'esthète de l'art du nu en photos, je dois dire que celles-ci ne sont pas tip-top.
Via Union



La pornographie va-t-elle trop loin ?

Posté par Mon Missionnaire le 03.08.09 à 18:06 | tags : porno star, sexe et société, bdsm
Deux gars, une fille. Elle se fait sodomiser par l'un, au sexe énorme, et se force à sucer l'autre. Une voix derrière la caméra donne des indications de jeu qu'on dirait sorties d'Hollywood. L'actrice doit simuler le plaisir alors qu'elle souffre le martyr. Les larmes coulent, mais le réalisateur s'en fout. Ce n'est pas si grave, le visage ne se voit pas à la caméra.

Une vidéo que j'ai vue récemment et que je ne pourrais absolument pas mettre en lien ici. Il s'agirait de rushs de tournage d'un film porno sûrement sud-américain, on y parle un espagnol très "latino". Et finalement cet extrait, qui montre la vérité derrière le film X, est sans doute le meilleur argument contre le porno dit violent.

C'est le lecteur Hal qui nous propose plus d'informations sur ce sujet. Un article d'Isabelle Sorrente, publié en 2007, qui lève le voile sur les secrets de tournage des films gonzo : "J’ai commencé cette enquête sans a priori. Entre filles, c’est vrai qu’on se demande. Après tout, celles qui se font mettre par des tas de mecs dans les pornos, d’accord, peut-être qu’elles n’aiment pas ça, mais n’ont-elles pas choisi ? Elles sont payées pour ça. Même si elles ont besoin d’argent, elles pourraient quand même faire autre chose, non ? Mais est-ce vrai ? Avant les grandes luttes sociales, les filles qui bossaient dans les usines chimiques pourries et maladives se mutilaient en connaissance de cause, tout en rêvant de passer à travers. Ces filles auraient-elles pu choisir autre chose ? En vérité, qui sont vraiment ces hommes et ces femmes que le spectateur consomme ? Tous des enculeurs fougueux et des salopes qui aiment ça ? Ou des fainéantes qui refusent de bosser ?"

L'article est long, mais vraiment intéressant, et bourré de témoignages d'actrices X. On se demande, à le lire, quelle solution pourrait convenir pour lutter contre ce problème. Le fait est que les films gonzo ont leur public, sûrement addict au porno pour réussir à s'exciter en voyant des femmes se faire déchirer de tous les côtés. Interdire tout porno ne rimerait à rien. Légiférer et contrôler seraient peut-être efficaces, mais cette industrie reste malgré tout trop incontrôlable pour cela. L'exemple de la Grande-Bretagne est d'ailleurs assez édifiant : en voulant interdire tout porno violent, le pays attaque finalement plus les productions S&M, qui n'atteignent pas le degré d'horreur du gonzo. Reste donc une attitude, celle que toute société semble avoir adopté depuis que le porno violent existe : fermer les yeux.



Les femmes sont de plus en plus belles

Posté par Mon Missionnaire le 28.07.09 à 17:45 | tags : femme, science, sexe et société
Attention, citation choc, après la vidéo choc : "les scientifiques ont découvert que l'évolution conduisait les femmes à devenir plus belles, alors que les hommes restent aussi peu attirants, d'un point de vue esthétique, que leurs ancêtres des cavernes".

Basé sur des données américaines collectées sur quatre décennies, concernant une population de plus de 1200 femmes et 900 hommes, Markus Jokela, de l'Université de Helsinki, s'est également mis en tête de prouver que les femmes plus belles avaient plus d'enfants. Et que parmi ces enfants, on comptait plus de filles, jolies, forcément...
Y aurait-il donc un vaste complot féminin, tendant à surpasser les hommes en beauté, pour un jour, retirer à la phallocratie ses membres les plus éminents ? Parce qu'il y a un autre chercheur, M. Satoshi Kanazawa. Et ce psychologue de Londres veut prouver que les beaux couples font de plus beaux enfants (yeah !), et surtout des filles. Ce qu'il ne peut qu'expliquer par un vaste plan évolutif de l'ADN humain : "S'il y a plus de parents attirants qui ont des filles, et si la beauté physique peut se transmettre, alors la logique veut que les femmes, sur de nombreuses générations, deviendront progressivement plus attirantes physiquement que la moyenne des hommes."

Cette théorie s'appuie également sur le fait que selon les données, la beauté physique d'un homme n'influence pas le nombre d'enfants qu'il aura ou leur sexe. La beauté féminine, avec l'évolution des sociétés humaines, semble effectivement obligée de changer avec le temps et de se maintenir afin que les femmes tiennent leur rôle de jolies mères de famille. Les hommes, eux, devraient chercher le bien-être matériel avant un physique avantageux pour séduire des femmes totalement obsédées par l'idée de subvenir aux besoins de leurs mômes.

Je ne fais que vous transmettre les idées écrites sur le site du Times. Mais une question me trotte dans la tête : comment ont-ils fait pour juger "scientifiquement" de la plastique de ces dames ?
Et puis, quand même, qui voudra bien expliquer à ces messieurs que cette différenciation des sexes et ces rôles imposés, je l'espère, tendent à disparaître ?

Illus : belle image de Gwyneth Paltrow et sa mère



Les perles du bac... de la sexualité

Posté par Mon Missionnaire le 17.07.09 à 15:33 | tags : sexe et société, décalé, science, teens
Ah, ces petits jeunes ! Ils font genre qu'ils sont grands, parce qu'ils passent leur bac. Mais au fond, ils n'en savent pas beaucoup plus sur la sexualité qu'à l'âge de 14 ans. Sortir de l'adolescence, s'éveiller à la sexualité, c'est pas facile, la preuve avec ces extraits de copies du bac :

- Les femmes produisent des oeufs, mais pas du tout comme les vrais oeufs.

- Les seules différences entre l'homme et la femme sont les seins et le sexe. Et encore. Il existe des femmes qui n'ont pas de poitrine. Certaines femmes n'ont pas de seins. Le sein est un organe facultatif.

- Chaque mois, les filles ont leurs mensurations.

- La fécondation est la rencontre de l'ovule et du supermatozoïde.

- Toutes les neuf minutes, une femme est violée. Heureusement, ce n'est pas la même à chaque fois.

- Les empreintes génétiques sont les empreintes digitales du sexe.

- Les hermaphrodites sont tantôt des hommes, tantôt des femmes. Comme ils veulent.

- Un garçon ne doit pas se retenir trop longtemps de faire l'amour car le sperme peut faire éclater les bourses.

- Il n'y a pas de Viagra pour les femmes car elles sont toujours prêtes.

- Normalement, l'accouchement d'une femme dure neuf mois.

...



Le fantasme du viol

Posté par Mon Missionnaire le 16.07.09 à 15:00 | tags : bdsm, fantasme, sexe et société, chiffre
J'aime bien les graphiques et les archives du blog sexe de Flu en comptent quelques-uns : le mariage gay, les religions et le sexe, les relations sexuelles, les conséquences du porno... En fait, il y en a beaucoup, donc on va s'arrêter là.

Ce graphique-là, tiré du blog du site de rencontres OkCupid, s'intéresse au fantasme du viol dans les contrées occidentales. Genre, est-ce que ça vous excite qu'on fasse semblant de vous insulter, de vous prendre comme une chienne/une mauviette, qu'un Bisounours violent vous fasse l'amour, en gros. Plus de 300 000 personnes ont répondu, ce qui donne une bonne idée, même elles ne sont pas forcément représentatives d'une population donnée. Aux Etats-Unis, ça donne ça :
En jaune, les Etats qui ont répondu dans la moyenne ; en vert, ceux où la majorité des gens est tentée par un simili-viol, en rouge, le contraire. Il est intéressant de voir que le nord-est est moins tenté par cette option que le reste des Etats-Unis, à part le Nevada et le Wyoming, l'un connu pour ses casinos, l'autre pour ses vaches. Dommage, on ne sait pas à quel taux s'élève la moyenne nationale, on imagine dans les 50-50. Mais voyons l'Europe :
Euh, là on se demande : WTF ? C'est quoi, tous ces pays en blanc ? Les pays où OkCupid n'a pas réussi à collecter assez de réponses. Bizarre : pas assez en Allemagne, alors que la Moldavie semble être légèrement contre le fantasme du viol. Nous sommes dans la moyenne en France et en Espagne (et en Suisse, youhou !). On ne saurait expliquer, cependant, pourquoi certains pays périphériques, comme le Royaume-Uni, la Suède et la Lithuanie, sont contre le viol sympa, alors que l'Europe centrale est globalement attirée. Et en bas à gauche, un pays musulman et pourtant très vert, le Maroc, donc on peut affirmer sans conteste que les Marocains sont des petits cochons (enfin, ils ne mangent pas de porc).

Conclusion sans faille : en Europe, on est quand même 'achement plus libérés.

Vu sur le blog de Maïa



L'Ukraine interdit la pornographie

Posté par Mon Missionnaire le 15.07.09 à 17:01 | tags : érotique, sexe et société, politique
Ca s'est passé le mois dernier, de façon plutôt discrète. Pourtant, le Parlement ukrainien a été quasiment unanime : la possession de matériel pornographique est désormais interdite dans ce grand Etat de l'Europe orientale. "Nous voulons que chaque famille ukrainienne ait, non pas une revue porno dans la commode, mais une Bible". Ambiance. D'ailleurs, les casinos, les machines à sous et les bookmakers ont aussi été interdits dans la foulée. Il semblerait que les milieux politiques soient pris d'un excès de populisme, à mesure que les prochaines élections parlementaires, qui auront lieu en janvier 2010, approchent.

Le président Viktor Iouchtchenko, qui a signé la loi il y a une semaine, n'est pourtant pas capable, comme toute la classe politique, de définir exactement ce qu'est la pornographie. La loi non plus, d'ailleurs. Il y aurait bien quelque chose, retrouvé dans une loi votée en 2003 : "La pornographie est la vision vulgaire, franche, cynique et obscène d'un acte sexuel, sans autre but que la représentation explicite des organes génitaux, d'éléments immoraux de l'acte sexuel, des perversions sexuelles, d'images réalistes qui ne satisfont pas aux exigences morales et offensent l'honneur et la dignité des êtres humains en les incitant à satisfaire leurs plus bas instincts." En gros, Emmanuelle comme le film le plus zoophile jamais vu sont tout autant considérés comme étant de la pornographie. Sur ce site, on se demande même si certaines peintures classiques ou des oeuvres de la littérature sulfureuse peuvent être "pornos" en Ukraine.

Mais rassurez-vous : le ministre de la justice ukrainien aurait déclaré que la pornographie serait autorisée, mais seulement en cas de maladie. Donc, il y aurait des malades qui pourraient être soignés par de la pornographie. Mauvaise nouvelle : le nombre de malades ukrainiens ne devrait pas cesser d'augmenter.

Cette news a été inspirée par les infos proposées par Aergisson. Merci !

Edit : après la pornographie, c'est maintenant le film Bruno qui est interdit en Ukraine.



La scandaleuse Madame Claude

Posté par Mon Missionnaire le 14.07.09 à 13:07 | tags : vintage, vécu, sexe et société, pute, paris sexy
"À l’époque, l’amour était vraiment simple comme un coup de fil. Les téléphones étaient roses, et cette mère maquerelle à l’exigence rigoureuse décrochait toujours en disant « Allô, oui » (c’est du reste le titre de ses Mémoires, parus en 1975). Sous les ordres de cette standardiste un peu spéciale qui n’avait pas l’habitude de dire non quand on l’appelait, il y a eu cinq cents filles. Cela a duré une quinzaine d’années. Il en fallait deux pour former convenablement une nouvelle recrue. Sur vingt postulantes – apparemment, ça n’étaient pas les candidates qui manquaient -, Madame Claude en gardait une."

Une institution aussi importante en France que la Bastille, c'est Madame Claude, née Fernande Grujet. On est loin d'imaginer le parcours d'une telle femme, symbole, dans le monde entier, des plaisirs à la française. La seule qui ait été capable de "rendre le vice joli", sa devise.
Et Le Figaro Madame s'encanaille assez pour faire son portrait, il fallait le souligner.



Les tétons qui pointent, grosse tendance

Posté par Mon Missionnaire le 01.07.09 à 16:47 | tags : people, sexe et société, santé, gros seins
J'ai du mal à y croire, mais c'est vrai : Victoria Beckham semble bien imposer des modes au Royaume-Uni, voire aux Etats-Unis. La papesse du mauvais goût, qui n'a rien fait d'autre que de se marier à un footballeur métrosexuel et chanter en playback avec les "filles épicées", est donc un modèle en termes de tendances et du comment dépenser son argent. Or, voici donc que récemment, la Beckham sort en petit haut noir presque transparent, et sans soutien-gorge, s'il vous plaît. Horreur et damnation : elle a les tétons qui pointent, et méchamment en plus. Si ce n'est pas pour déplaire, ça signale d'une part, une faute d'inattention et d'autre part, beaucoup de vent frais. Pourtant, dans la mode, on est attentif et on se fout de la météo.

Mais voilà : Victoria Beckham a les tétons qui pointent, malgré une poitrine modeste et fausse : toutes les autres stars, et les femmes en général, doivent suivre. Le Daily Mail raconte ainsi que les opérations de chirurgie sur les tétons ont augmenté de 30% en 2009 au Harley Medical Group de Londres. De même, le site Bosomfriends signale une "augmentation significative" dans la vente de prothèses de tétons. Mais c'est quoi, au juste, l'opération des tétons ? Le truc, c'est que ça existe depuis longtemps, mais ce n'était pas à la mode auparavant. Cette opération de remodelage du téton et de son aréole permettaient aux jeunes mères de mieux allaiter ou à certaines femmes de se sentir mieux. C'est vrai qu'un téton tout retracté, plat et sans couleur, ce n'est pas très beau.

Alors que les questions de santé expliquaient la grande majorité des opérations, il semble que les femmes arrivent aujourd'hui chez le chirurgien avec un souci purement esthétique. Mes seins ne pointent pas assez, leur couleur est terne. Ou juste, parfois, pour rendre des seins refaits un peu plus réalistes. Le pire, c'est que ce n'est pas si cher, 2000 pounds maximum, soit 2335 euros. Il suffit d'ajouter de la peau autour du téton pour le faire ressortir, on peut également tatouer l'aréole pour la colorer.

Problème : le succès n'est garanti que dans 50% des cas. La femme opérée des tétons peut souffrir d'infections, d'insensibilité (les terminaisons nerveuses sont retirées) et, de toute façon, l'effet dure une dizaine d'années. Avant de passer sur le billard, donc, y réfléchir bien, et s'intéresser par exemple aux suceurs de tétons, qui donnent le même aspect pointu sans charcuter les belles poitrines.  



Le mariage gay en un graphique

Posté par Mon Missionnaire le 24.06.09 à 13:52 | tags : décalé, illustration, gay, sexe et société
En un débat plutôt, et pas mal compliqué. En rose, les anti, en bleu, les pros. Et pour l'armée de défenseurs du mariage sacré, il faut bien le dire, il semble que la religion ait beaucoup à voir avec leur opposition farouche à l'union entre deux hommes ou deux femmes.
Pêle-mêle, c'est donc : "Vous irez en enfer !", "Dieu a créé le mariage, plus spécifiquement le Dieu chrétien", "Adam et Eve, pas Adam et Steve !". Etc, etc. Puis, on a ceux qui, sous couvert de bonnes moeurs, de défense de l'intégrité de la société et "pour le bien de nos enfants", s'opposent au mariage gay. A vrai dire, faudra m'expliquer en quoi la morale humaine, et non chrétienne, peut justifier l'interdiction d'un droit basique à certaines communautés. On a donc là : "Des enfants élevés par des gays deviendront gays", "le mariage entre personnes du même sexe incitera les criminels à commettre plus de crimes" (?!), "Et si tout le monde devenait gay ?" ou encore "les jeunes hétéros ne voudront plus se marier parce qu'ils penseront que le mariage, c'est "gay"".

Puis on a ici et là, entourés de commentaires négatifs, quelques pistes et réflexions plutôt positives : "La fertilité n'est pas une condition préalable au mariage", "Jésus n'a jamais rien dit sur l'homosexualité" et même le drôlatique "Laissez les couples gays devenir aussi pathétiques que les couples hétéros !". Le tout fait finalement penser que les conditions du débat ressemblent plus à un monologue religieux avec quelques réponses des pro-mariages gay : on est donc bien dans un débat américain. Car, il faut le dire, si certaines opinions peuvent nous choquer dans ce tableau, elles montrent néanmoins que la liberté d'expression reste une réalité aux Etats-Unis. Et qu'en France, malheureusement, le débat en reste au point mort, même si le mariage gay est soutenu par une majorité de la population.

Via



Une histoire d'aujourd'hui

Posté par Maud Destouches le 11.06.09 à 22:16 | tags : amour, sexe et société, bite
Mais une histoire d'amour qui nous parait d'un autre âge.

En Egypte, dans la région de Qena, une zone particulièrement conservatrice du pays, un homme et une femme s'aimaient à la folie. Mais leurs familles étaient ennemies jurées. Non, ça c'est Roméo et Juliette. Dans cette histoire vraie, le grand malheur du couple a été de ne pas appartenir à la même classe sociale, le jeune homme faisant partie d'une des familles les plus puissantes de l'endroit. Son père a refusé fermement cette union pendant deux ans, promettant son fils de 25 ans à une femme d'un meilleur rang. Par désespoir, l'amoureux transi a décidé de s'auto-mutiler - certain de bien faire chier son père. Et il n'y est pas allé de main morte puisqu'il s'est lui-même tranché la queue... Il a été emmené d'urgence à l'hôpital mais les chirurgiens n'ont pas pu rattacher l'organe. Et là, on ne peut que tenter d'imaginer le désespoir qui pousse un homme à s'émasculer.




Professeurs particuliers...

Posté par Maud Destouches le 05.06.09 à 08:45 | tags : sexe et société, sea, sex and sun, teens
Une étrange épidémie ravage la Floride : les profs de sexe féminin couchent avec leurs élèves. Le nombre de "faits divers" de ce type n'arrête pas de se multiplier. Le dernier en date concerne une prof de 32 ans, enseignante dans un lycée privé (Notre Dame de la Charité), sa victime a 15 ans. Mais avant elle, avaient déjà été récemment arrêtées : une prof de sciences de 34 ans accusée d'avoir eu des rapports sexuels avec un élève de 14 ans, une prof de 32 ans poursuivie pour avoir envoyé, via son téléphone portable, des photos d'elle nue à un de ses élèves, et quelques jours plus tôt c'était une enseignante de 45 ans qui avait testé les matelas de différents hôtels de Daytona avec un de ses élèves.
Si, sur l'ensemble du territoire américain, les prédateurs sexuels restent majoritairement des hommes, en Floride le nombre de détournement de mineurs par des femmes est en constante progression sans que personne à ce jour ne parvienne à expliquer pourquoi ce phénomène reste si géolocalisé. Une des rares pistes serait que les adultes environnant se montreraient plus vigilants vis-à-vis de ce type d'histoires (et se savent dans l'obligation légale d'en faire part aux autorités) suite au premier scandale du genre, l'affaire Debra Lafave en 2006, une blonde sirène de 25 ans, enseignante elle aussi, qui avait eu une liaison tumultueuse avec un mineur. 
En 2004, une étude du département de l'éducation était arrivé à la conclusion que 10% des élèves américains avaient été l'ojet d'attention sexuelle de la part d'un enseignant ou d'un employé de son établissement scolaire.

Les associations de protection des mineurs insistent sur le fait que la société américaine continue de percevoir le viol des garçons adolescents comme moins grave que celui des filles. La doxa a tendance à parler de "liaison" pour qualifier la relation entre ces femmes et leurs victimes. Pourtant, les conséquences de ces abus sur les garçons semblent aussi lourdes que celles sur les filles.

Pour ceux que les dérives de l'enseignement intéressent, je vous conseille cet autre article brillamment écrit au sujet de ces profs perverses, au titre alléchant : une prof esclave sexuelle d'un de ses élèves. Enjoy...

 






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