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BEST OF. Sexe, culture et société
Le sexe est partout. Nous sommes cernés. Dans notre assiette, dans notre justice, dans nos faits divers, dans notre naissance, dans notre porte-monnaie… bref, un vrai, et inépuisable, sujet de société. Les tétons qui pointent, grosse tendance J'ai du mal à y croire, mais c'est vrai : Victoria Beckham semble bien imposer des modes au Royaume-Uni, voire aux Etats-Unis. La papesse du mauvais goût, qui n'a rien fait d'autre que de se marier à un footballeur métrosexuel et chanter en playback avec les "filles épicées", est donc un modèle en termes de tendances et du comment dépenser son argent. Or, voici donc que récemment, la Beckham sort en petit haut noir presque transparent, et sans soutien-gorge, s'il vous plaît. Horreur et damnation : elle a les tétons qui pointent, et méchamment en plus. Si ce n'est pas pour déplaire, ça signale d'une part, une faute d'inattention et d'autre part, beaucoup de vent frais. Pourtant, dans la mode, on est attentif et on se fout de la météo. Mais voilà : Victoria Beckham a les tétons qui pointent, malgré une poitrine modeste Alors que les questions de santé expliquaient la grande majorité des opérations, il semble que les femmes arrivent aujourd'hui chez le chirurgien avec un souci purement esthétique. Mes seins ne pointent pas assez, leur couleur est terne. Ou juste, parfois, pour rendre des seins refaits un peu plus réalistes. Le pire, c'est que ce n'est pas si cher, 2000 pounds maximum, soit 2335 euros. Il suffit d'ajouter de la peau autour du téton pour le faire ressortir, on peut également tatouer l'aréole pour la colorer. Problème : le succès n'est garanti que dans 50% des cas. La femme opérée des tétons peut souffrir d'infections, d'insensibilité (les terminaisons nerveuses sont retirées) et, de toute façon, l'effet dure une dizaine d'années. Avant de passer sur le billard, donc, y réfléchir bien, et s'intéresser par exemple aux suceurs de tétons, qui donnent le même aspect pointu sans charcuter les belles poitrines. Le mariage gay en un graphique En un débat plutôt, et pas mal compliqué. En rose, les anti, en bleu, les pros. Et pour l'armée de défenseurs du mariage sacré, il faut bien le dire, il semble que la religion ait beaucoup à voir avec leur opposition farouche à l'union entre deux hommes ou deux femmes. Pêle-mêle, c'est donc : "Vous irez en enfer !", "Dieu a créé le mariage, plus spécifiquement le Dieu chrétien", "Adam et Eve, pas Adam et Steve !". Etc, etc. Puis, on a ceux qui, sous couvert de bonnes moeurs, de défense de l'intégrité de la société et "pour le bien de nos enfants", s'opposent au mariage gay. A vrai dire, faudra m'expliquer en quoi la morale humaine, et non chrétienne, peut justifier l'interdiction d'un droit basique à certaines communautés. On a donc là : "Des enfants élevés par des gays deviendront gays", "le mariage entre personnes du même sexe incitera les criminels à commettre plus de crimes" (?!), "Et si tout le monde devenait gay ?" ou encore "les jeunes hétéros ne voudront plus se marier parce qu'ils penseront que le mariage, c'est "gay"". Puis on a ici et là, entourés de commentaires négatifs, quelques pistes et réflexions plutôt positives : "La fertilité n'est pas une condition préalable au mariage", "Jésus n'a jamais rien dit sur l'homosexualité" et même le drôlatique "Laissez les couples gays devenir aussi pathétiques que les couples hétéros !". Le tout fait finalement penser que les conditions du débat ressemblent plus à un monologue religieux avec quelques réponses des pro-mariages gay : on est donc bien dans un débat américain. Car, il faut le dire, si certaines opinions peuvent nous choquer dans ce tableau, elles montrent néanmoins que la liberté d'expression reste une réalité aux Etats-Unis. Et qu'en France, malheureusement, le débat en reste au point mort, même si le mariage gay est soutenu par une majorité de la population. Via Une histoire d'aujourd'hui Mais une histoire d'amour qui nous parait d'un autre âge. En Egypte, dans la région de Qena, une zone particulièrement conservatrice du pays, un homme et une femme s'aimaient à la folie. Mais leurs familles étaient ennemies jurées. Non, ça c'est Roméo et Juliette. Dans cette histoire vraie, le grand malheur du couple a été de ne pas appartenir à la même classe sociale, le jeune homme faisant partie d'une des familles les plus puissantes de l'endroit. Son père a refusé fermement cette union pendant deux ans, promettant son fils de 25 ans à une femme d'un meilleur rang. Par désespoir, l'amoureux transi a décidé de s'auto-mutiler - certain de bien faire chier son père. Et il n'y est pas allé de main morte puisqu'il s'est lui-même tranché la queue... Il a été emmené d'urgence à l'hôpital mais les chirurgiens n'ont pas pu rattacher l'organe. Et là, on ne peut que tenter d'imaginer le désespoir qui pousse un homme à s'émasculer. Professeurs particuliers... Une étrange épidémie ravage la Floride : les profs de sexe féminin couchent avec leurs élèves. Le nombre de "faits divers" de ce type n'arrête pas de se multiplier. Le dernier en date concerne une prof de 32 ans, enseignante dans un lycée privé (Notre Dame de la Charité), sa victime a 15 ans. Mais avant elle, avaient déjà été récemment arrêtées : une prof de sciences de 34 ans accusée d'avoir eu des rapports sexuels avec un élève de 14 ans, une prof de 32 ans poursuivie pour avoir envoyé, via son téléphone portable, des photos d'elle nue à un de ses élèves, et quelques jours plus tôt c'était une enseignante de 45 ans qui avait testé les matelas de différents hôtels de Daytona avec un de ses élèves. Si, sur l'ensemble du territoire américain, les prédateurs sexuels restent majoritairement des hommes, en Floride le nombre de détournement de mineurs par des femmes est en constante progression sans que personne à ce jour ne parvienne à expliquer pourquoi ce phénomène reste si géolocalisé. Une des rares pistes serait que les adultes environnant se montreraient plus vigilants vis-à-vis de ce type d'histoires (et se savent dans l'obligation légale d'en faire part aux autorités) suite au premier scandale du genre, l'affaire Debra Lafave en 2006, une blonde sirène de 25 ans, enseignante elle aussi, qui avait eu une liaison tumultueuse avec un mineur. En 2004, une étude du département de l'éducation était arrivé à la conclusion que 10% des élèves américains avaient été l'ojet d'attention sexuelle de la part d'un enseignant ou d'un employé de son établissement scolaire. Les associations de protection des mineurs insistent sur le fait que la société américaine continue de percevoir le viol des garçons adolescents comme moins grave que celui des filles. La doxa a tendance à parler de "liaison" pour qualifier la relation entre ces femmes et leurs victimes. Pourtant, les conséquences de ces abus sur les garçons semblent aussi lourdes que celles sur les filles. Pour ceux que les dérives de l'enseignement intéressent, je vous conseille cet autre article brillamment écrit au sujet de ces profs perverses, au titre alléchant : une prof esclave sexuelle d'un de ses élèves. Enjoy...
Les historiens niquent plus
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l'éjaculation féminine...Posté par Mon Missionnaire le 02.06.09 à 15:43 | tags : sexe et société, fantasme, chatte, femme, science
Le British Board of Film Classification, BBFC, c'est un peu l'équivalent d'un CSA britannique qui jugerait les films et les jeux vidéo. En 2002, ce comité interdit six minutes du film British Cum Queens : six minutes de femmes en plein orgasme (pas sûr, mais bon), où le problème ne vient pas de leur plaisir mais des éjaculations énormes que celui-ci provoque. Or, outre-Manche, toute représentation d'une "douche dorée", ou faire pipi sur quelqu'un, est interdite. Les membres du Board, persuadés que l'éjaculation féminine n'existe pas, ont conclu que ces scènes représentaient l'interdit. Plusieurs groupes de féministes montent au créneau, affirment que l'éjaculation féminine existe, mais ces associations ont bien du mal à convaincre le BBFC, qui finit par autoriser les scènes tout en concluant que l'éjaculation féminine est un "thème controversé et très débattu". Effectivement. On explore actuellement le génome humain, on sait très bien comment fonctionne l'éjaculation masculine, mais au XXIe siècle, on se pose encore beaucoup de questions sur les "femmes-fontaine" et l'éjaculation féminine. D'où ça vient ? Première chose : oui, une femme peut éjaculer pendant l'orgasme, voire avant. Peu d'études abordent le sujet, mais celles conduites depuis les années 50 ont prouvé que certaines femmes produisaient un liquide au moment de la jouissance. C'est Ernest Gräfenberg qui apporte une explication : le docteur "Point G" décrit cette zone située sur la face antérieure du vagin, y voit une source de plaisir et constate surtout qu'elle peut gonfler pendant l'acte sexuel et produire le précieux liquide. En 2000, le Dr. Zaviacic conclut que l'éjaculat féminin vient des glandes de Skène, au niveau du fameux point G et sous l'urêtre. Il propose qu'on les renomme "prostate féminine", ayant prouvé que ces glandes ont beaucoup de points communs avec la prostate masculine. Ca ressemble à quoi ? L'éjaculat féminin, la plupart du temps, ne consiste qu'en quelques gouttes que personne ne remarquera. Le fluide a certains composants qu'on retrouve dans l'urine, mais en quantités différentes. Les expériences ont conduit à des éjaculations de 50ml grand maximum d'un fluide inodore, clair comme de l'eau et qui ne tache pas les draps comme le sperme de monsieur. Pourquoi ça reste une légende ? Parce que pour beaucoup de scientifiques, l'éjaculation féminine reste de l'incontinence urinaire. Jusqu'au début des années 80, aux Etats-Unis, les fameuses "femmes-fontaine" étaient d'ailleurs traitées comme incontinentes. Mais depuis, plusieurs études ont fini par prouver qu'au moment de l'excitation, la majorité des femmes sécrètent un fluide qui, même s'il partage des similarités avec l'urine, se distingue du liquide jaune. Toutes les femmes éjaculent-elles ?Puisque toutes les femmes ont ces glandes de Skène, toutes les femmes devraient éjaculer. La plupart du temps, le liquide reste très discret, mais il est possible qu'il se mélange aux sécrétions vaginales. La pression sanguine et musculaire, tout autour de la prostate féminine, serait la cause de la décharge. Néanmoins, les études se contredisent : quand l'une affirme que 75% des femmes éjaculent, l'autre se limite à 40%. Les femmes-fontaine, real or fake ? Comme on l'a dit plus haut, quelques femmes semblent souffrir (mais souffrent-elles ?) d'éjaculations abondantes. Mais la réalité ne ressemble pas aux films pornos spécialisés : la plupart du temps, les actrices éjectent un liquide de leur vessie ou du vagin au lieu d'éjaculer. La quantité est beaucoup trop importante, et parfois la couleur trop blanche pour être une véritable sécrétion. Restent que les femmes-fontaine existent vraiment. Sources : New Scientist, The-clitoris.com, Doctissimo et Wikipedia Love land![]() En Chine devait s'ouvrir un parc d'attraction entièrement dédié au sexe. Nommé Love Land, il était même en cours de construction mais les autorités locales de Chongqing (qui devait pourtant devenir la ville de l'amour charnel) viennent de décider que, finalement, ce n'était pas une bonne idée. Résultat, hop, on démonte tout, dont le mannequin géant dont vous pouvez admirer les jambes sculptées sur la photo. Mais qu'aurait-on trouvé dans ce parc d'attractions ? Autant vous le dire tout de suite, il ne s'agissait pas d'une immense maison close. L'objectif était un peu plus pédagogique. Il y aurait eu des sculptures géantes d'appareils génitaux pour instruire les visiteurs, des expos photo retraçant l'histoire de la sexualité en Chine, des stands pour apprendre à mettre un préservatif. Lu Xiaqing, le directeur du défunt parc défend encore son projet "le parc aurait été très utile pour l'éducation sexuelle. Le sexe est un sujet tabou en Chine, les gens ont vraiment besoin d'avoir accès à plus d'informations." L'attitude du gouvernement chinois en la matière reste très ambivalente, oscillant entre une pudibonderie certaine qui pousse à la censure de nombreux films et une tolérance (vis-à-vis de la prostitution par exemple) qui, de notre point de vue, peut sembler paradoxale. Obama dit non à l'abstinence Hallelujah ! Barack Obama avait promis des changements en matière d'éducation sexuelle (on en avait parlé pendant la campagne). Et il semble que le changement promis est en voie.Bon, pour l'instant, c'est modeste. Budget 2010 des Etats-Unis : un rapport de 52 pages publié sur le site de la Maison Blanche qui détaille au million près l'argent dépensé par l'Etat fédéral. Les années Bush avaient fait la part belle aux programmes éducatifs pour la promotion de l'abstinence et coupé sec les budgets consacrés à la contraception. Certains Etats s'étaient même refusés à accepter les millions de dollars qui devaient servir à dire aux enfants que le sexe avant le mariage, c'est le mal, et ont finalement prélevé dans leurs propres ressources pour encourager la contraception. Nouveau président, donc, nouveau budget. A la page 39 dudit rapport, on lit la bonne nouvelle : le financement d'un programme national de prévention de la grossesse chez les mineures. Plus, une très bonne nouvelle : la suspension du programme éducatif pour l'abstinence. Reste à mettre en place les choses, car le texte est très flou. On ne sait en quoi consistera l'éducation de la contraception, sauf qu'elle doit se baser sur des exemples concrets et d'autres qui ont donné leurs preuves. C'est-à-dire ? Angela Merkel presque nue On parlait récemment de sexe, pub et politique et hop, magie, voilà les trois réunis. Enfin... sexe... ça dépend des goûts. Il s'agit d'une campagne publicitaire allemande pour une marque de lingerie qui fait débat là-bas depuis quelques jours. L'affiche représente en effet la chancelière Angela Merkel en sous-vêtements. Si en France on aime brocarder le bling-bling de notre président, outre-Rhin, on s'attaque régulièrement au côté démodé et vieillot de la garde-robe de la Chancelière, qui avoue elle-même ne pas être intéressée par la mode (en même temps, a priori, on ne lui demande pas d'assister à la fashion week). Cette marque de lingerie propose donc à ses clients de racheter leurs vieux sous-vêtements ringards, sous forme de bons d'achat de 7 dollars. Et pour illustrer la bonne affaire, voilà une Angela vaguement aguicheuse en soutif et culotte bleu/violet.L'affiche n'a rien de méchant ni de particulièrement vulgaire mais on peut quand même se demander si ce n'est pas le signe d'une dépréciation totale du politique, qui sert désormais de support pour vendre des calbuts. Mais bon, on dit ça, on dit rien... Bon appétit bien sûr C'est le 1er mai, jour férié, donc jour où on peut rester à la maison pour niquer. Mais pour ceux que leur labeur de la semaine a épuisé, je propose un petit tour du monde des aphrodisiaques. Donc pour le dîner de ce soir, il vous faut : Des boissons vitaminées. On nous promet que le red bull et autres breuvages du même type peuvent nous faire tenir sur le dance-floor toute la nuit. Cette sur-activité fonctionnerait également au lit. En fait des études scientifiques tendraient à prouver que la simple consommation de café a cet effet et plus généralement toute substance qui influe sur le système nerveux central - ce qui expliquerait les vertus aphrodisiaques du ginseng. Du yohimbin - une huile extraite de l'écorce d'arbres qui se trouvent en Afrique de l'Ouest. Les Africains le consomment sous forme de thé. Il favoriserait la circulation sanguine vers les organes génitaux et aiderait donc l'érection. En fait, il fonctionnerait à peu près comme le Viagra. Et on le trouve en Europe vendu sous forme de pilule. Des huîtres. Deux explications aux pouvoirs aphrodisiaques qu'on leur prête. La raison psy d'abord. Les huîtres viennent de l'océan qui est la source de vie première, un peu notre maison mère, donc on aurait tendance inconsciemment à prêter aux produits maritimes des vertus de jouvence, de vitalité, de fécondité. D'un point de vue plus scientifique, les huîtres contiennent un fort taux de zinc, or le zinc favorise la production de testostérone. Des M&M verts. Vous ne le saviez pas ? Un truc entre la légende urbaine et la blague potache court depuis des années comme quoi ces bonbons seraient aphrodisiaques. Mais de toutes façons, le chocolat en général est présenté comme un aliment hautement sensuel. Du lait de chameau. En fait, on rentre-là dans la catégorie des recettes ancestrales qu'on trouve dans la Kamasutra. On conseille aux hommes de se badigeonner le sexe de lait de chameau (ou autre) pour augmenter la taille de son érection. On explique la subsistance de ces croyances par l'effet lubrifiant de ces produits. Des asperges et consorts. Les vertus aphrodisiaques que l'on prête à un certain nombre d'aliments prendraient racine à une époque où l'humain avait du mal à se nourrir. Ainsi, les qualité nutritives de ces aliments auraient donné l'impression qu'ils étaient en eux-mêmes aphrodisiaques.
Petit meurtre entre gaysPosté par Mon Missionnaire le 17.04.09 à 12:13 | tags : vécu, auberge espagnole, sexe et société, gay
On en a parlé pas mal hier en Espagne, autant que de l'arrogance de Nicolas Sarkozy envers Zapatero. Un homosexuel a été assassiné par son ex-mari à Adra, en Andalousie. C'est la première fois que l'Espagne vit une histoire de violence conjugale dans un couple de même sexe. La victime, qui avait 34 ans, a été retrouvée poignardée et son assassin, d'origine marocaine, était son ex-mari : le couple était séparé depuis deux mois. Le meurtrier s'est suicidé après avoir commis cet acte, l'enquête devrait donc tenter d'en déterminer les raisons. La ville d'Adra, vraisemblablement sous le choc, a déclaré être en deuil et toute l'Espagne s'est émue. Dans le pays où le mot machisme a été inventé, les violences conjugales ont généralement tendance à fortement choquer l'opinion. Le nombre de femmes victimes de la violence de leur conjoint est beaucoup moins important qu'en France, et pourtant : le gouvernement a fait voter une loi en 2004, pionnière en Europe, sur la protection des victimes de violences entre conjoints. Mais grosse bourde : cette loi a été votée avant celle autorisant le mariage gay. Et elle fait uniquement mention des femmes victimes de violences conjugales. Serait-ce donc un effet du machisme, de faire une loi destinée uniquement aux femmes, sans penser une seconde que les hommes également peuvent être victimes de violences de la part de leur conjointe ? Dans l'histoire du meurtre entre gays, le Président de la Cour de justice d'Almeria, Benito Galvez, a donc déclaré que, si le meurtrier était encore vivant, il aurait pu être accusé de meurtre, mais pas de violence domestique. L'accusation aurait été portée uniquement pour un couple hétérosexuel, ou un couple de lesbiennes ! Une étude de 2008, menée dans le cadre d'un projet anti-violence à New York, avait révélé que la violence domestique était quasiment égale entre couples hétéros et gays. La loi espagnole semble donc bien partie pour être modifiée, si de telles histoires se répètent. L'auberge espagnole : avorter sans raison ? Un événement capital en Espagne se fait entendre depuis quelques temps. A Grenade, les trompettes sonnent ici et là, les tambours tremblent, des groupes d'hommes se réunissent autour des églises tous les soirs. La semaine sainte, c'est pour bientôt, et les confréries qui organisent les célèbres processions se mettent déjà en branle. On les voit donc, visages découverts, porter les statues cachées, sous les ordres de leur chef, faire des maoeuvres, tourner, poser et soulever l'énorme charge. En fait, ils répètent, histoire que tout soit parfait pendant Pâques, et surtout, pour éviter de faire tomber la précieuse statue sainte du Christ ou de la Vierge.Mais je me demande : s'ils répètent ainsi chaque année, n'y a-t-il pas un moment où l'entraînement n'est plus nécessaire, où les porteurs du dimanche deviennent des pénitents professionnels et bien formés ? Si j'avais tendance à être très impressionné l'année dernière par ces manifestations religieuses, aujourd'hui, elles ont plus le don de m'agacer. Surtout qu'hier, il y a eu un autre type de manifestation. Ils étaient environ 2 500 à manifester à Grenade, ce qui est un grand succès, comparé aux environ 20 000 de Madrid. Et en plus, il pleuvait. Réunis près de chez moi, c'étaient les zélés pro-vie, ou pour être plus juste, les anti-avortement à l'action. A l'appel de la puissante Eglise catholique espagnole et de nombreuses associations, ils étaient tous habillés de rouge, avec leurs affiches de femmes enceintes, fiers de montrer les enfants qu'ils ont conçu, tous réunis pour sauver des vies. Et ils étaient là pour une raison : empêcher le gouvernement de réformer l'avortement. Depuis que Zapatero est au pouvoir, l'Eglise espagnole a dû ravaler le mariage et l'adoption gay, mais surtout la réforme de l'éducation, qui a mis fin au catéchisme à l'école pour le remplacer par l'éducation civique. L'Eglise perd donc en influence politique, mais a toujours le pouvoir de rameuter les foules en Espagne, et s'appuie sur cela pour mettre la pression sur le gouvernement. Mais contre quoi, au juste ? Contre le fait que l'avortement, tout simplement, va devenir libre. Aujourd'hui, une femme qui veut avorter en Espagne doit se justifier. Si elle a été victime de viol, si le bébé est malformé ou s'il met en danger sa mère, l'avortement est justifié. Mais il y a aussi la simple raison physique ou psychologique : c'est plus de 90% des avortements. Depuis sa dépénalisation, l'avortement a même considérablement baissé. Or, le gouvernement, dans un souci de liberté, souhaite mettre fin à cela. Plus de justification à fournir, et pour les mineures, plus d'obligation de venir avec ses parents. A vrai dire, l'Espagne autorise le mariage gay mais interdit aux femmes d'avorter librement, ce n'est pas très logique. L'Eglise demande le statu quo, évidemment, mais déclare la guerre à l'avortement tout court. On a donc, depuis plusieurs semaines, le sentiment étrange de revenir en arrière, au temps où l'avortement faisait encore vraiment polémique. Avec des affiches de ce genre placardées partout, qui font croire qu'avorter, c'est donner moins d'importance à une vie humaine qu'à une vie animale. L'Eglise espagnole apporte une preuve de plus qu'elle est, après l'Eglise de Rome, l'une des plus rétrogrades au monde (rappelons que c'est en Espagne que sont nés l'Inquisition, l'Opus Dei, les Jésuites...). Tristement, en temps que laïc franchouillard, j'en arrive même à ne plus supporter ces cérémonies d'un autre siècle pendant la semaine sainte. J'y voyais un patrimoine vivant, mais aujourd'hui, j'y trouve plus la manifestation de personnes conservatrices, attachées aux traditions au point de refaire chaque année la même chose sans se lasser. Si pour l'église espagnole, la religion consiste à suivre des statues aux visages dépressifs et empêcher les femmes de disposer de leurs propres libertés, je crois que pendant la semaine sainte, j'irai me faire dorer à la plage. Voir aussi : La capote, c'est drôle Les enfants sont-ils pédophiles ? Est-ce qu'un nouveau genre de faits divers est en train d'apparaître ? On avait déjà parlé du sexting. Dans le même ordre des choses, dans le New-Jersey, voilà une gamine de 14 ans poursuivie pour production et diffusion d'images pédophiles et qui risque donc d'être fichée comme criminelle sexuelle. Ca, ce sont les termes officiels. La réalité est légèrement différente : elle a posté des photos d'elle dénudées sur son profil myspace. Une nouvelle fois, le but de la fille était que son petit-ami les voit. Malheureusement pour elle, elle tombe sous le coup de la loi dite "de Megan". Un texte adopté suite au viol et à l'assassinat d'une petite fille nommée Megan en 1994. Mais la propre mère de Megan, Maureen Kank, reproche aux autorités d'appliquer la loi n'importe comment c'est-à-dire de ne pas faire de distinction entre l'exploitation de photos de soi et celle d'autres enfants. "Les ados ont besoin d'aide, pas de problèmes judiciaires." En quelques mois, les affaires de ce genre se multiplient et il va bien falloir que la justice tranche la question. L'amour vache, c'est la clé Il y a quelque chose de bizarre dans le sexe, et ce truc bizarre se trouve dans la fonction même du sexe, à savoir faire un enfant. Pour beaucoup, ça marche comme sur des roulettes, pour d'autres, c'est impossible. Comment expliquer que certains couples ont un enfant fingers in the nose, et d'autres y passent des mois et des mois, à vérifier les périodes d'ovulation, à manger des produits bons pour la procréation etc. Ce grand mystère de la nature, certains le justifient même avec leurs raisons mystiques à la noix, genre, on a plus de chances de faire un enfant quand on fait l'amour avec amour, justement. Foutaises, c'est même tout le contraire : plus le sexe est sauvage, suant, bestial, plus les chances de faire un enfant augmentent. C'est le Guardian qui l'explique : le sexe à la papa, hebdomadaire et sans passion, en tout cas, n'a aucune chance d'aboutir à la création d'un petit foetus. Et pourquoi donc ? Première explication : un homme plus excité aura tendance à produire plus de spermatozoïdes, avec même des pics à 50% de production en plus (l'homme a effectivement de grosses réserves). Cinq minutes additionnelles de coït, c'est parfois 25 millions de spermatozoïdes en plus. Deuxième explication : une femme plus excitée aura tendance à vivre des orgasmes beaucoup plus intenses. Et à tous ceux qui pensaient que le plaisir féminin ne servait à rien, on a une justification : l'orgasme provoque des contractions musculaires qui aident le sperme à remonter plus vite vers l'utérus. Mais il demeure des mystères sur la fertilité et la fécondation peu explicables : comment se fait-il que, selon certaines études, l'ovule semble "choisir" le spermatozoïde qui, génétiquement, lui ressemble le moins, s'ouvrant à lui et se refermant aux autres ? Comment se fait-il qu'au Nouveau-Mexique, une enquête menée par le psychologue Geoffrey Miller prouve que les strip-teaseuses gagnent plus d'argent en période de fertilité ? On ne saura pas, mais on se dira finalement que la nature a bien fait les choses, en nous forçant ainsi à baiser comme des bêtes pour procréer. A voir aussi : L'amour qui fait mal Les tables de la loi sexuelle
La liste presque complète est LA. Charles Manson
La capote, c'est drôleC'est drôle comme l'humanité peut parfois s'étriper sur des détails. Ca peut être quelques kilomètres de frontière, savoir si Jésus se trouve dans l'hostie qu'on mange à la messe ou, comme dans les Voyages de Gulliver, débattre sur le sens dans lequel doit se trouver l'oeuf à la coque qu'on mange. Le Pape ayant affirmé dans son avion l'amenant en Afrique que distribuer des préservatifs ne peut "régler le problème du sida" (mais qui a dit ça ? Qui ???), on se retrouve avec la même absurdité. Toute la classe politique française, sauf notre Nicolas national, s'indigne, tombe des nues ou est tout simplement choquée.
![]() Je parle de Christine Boutin à cause de cette déclaration sur RTL : "je pense que ce n'est pas drôle de mettre le préservatif quand on fait l'amour". Soit. La Christine saura donc que ce n'est pas drôle d'apprendre non plus qu'on a transmis ou qu'on a été contaminé par une maladie incurable. Ce n'est pas très marrant, les MST, même si ça peut faire rigoler les copains. Et à une heure de grande écoute sur une radio nationale, tenir de tels propos quand on n'est même pas ministre de la santé ou de la famille, c'est tout simplement de l'irresponsabilité politique. Je passerai sur le fait qu'en une déclaration, Christine Boutin sabote tout simplement le message que des associations comme Aides ou autre essaient de faire passer depuis des années. Elle fait du mal à une action salutaire, déjà de moins en moins pratiquée par les plus jeunes. On a donc envie de lui répondre, à Christine Boutin, que mettre une capote, ça peut être très drôle. Qu'on en rigole très régulièrement même, la preuve. Et qu'un monde sans préservatif et sans sexe hors mariage, ça, ce ne serait vraiment pas drôle. Crédit photo : AFP Pas de porno en Iran Une dépêche pas rigolote. En Iran, la police a fait une descente dans une maison de Téhéran et a arrêté... une équipe qui tournait un porno. On ne sait pas exactement combien de personnes ont été arrêtées - le gouvernement iranien n'aimant pas trop communiquer sur le sujet dans la mesure où cela reviendrait à admettre que la dépravation et la dégénérescence des moeurs propres à l'Occident ont contaminé l'Iran. On sait tout de même qu'il y avait une majorité d'actrices et on peut raisonnablement s'inquiéter pour ces jeunes femmes. Selon la loi, les individus accusés d'immoralité et de corruption des moeurs encourent la peine de mort. D'autant qu'il pourrait s'agir cette fois de marquer le coup en faisant un exemple pour stopper le développement récent de l'industrie du X iranienne. Le guardian rapporte les explications d'un sociologue de l'université de Téhéran, Naser Fakouhi, pour qui cette hausse de la production de pornos est liée d'une part à l'âge de la population iranienne (70% des habitants du pays ont moins de 35 ans) et d'autre part à l'âge moyen du mariage (40 ans pour les hommes, 35 pour les femmes). Dans un pays où le sexe hors mariage n'est pas autorisé, ça laisse effectivement de longues années d'abstinence. "Je déteste être gay" "I hate being gay", c'était le thème du talk-show de Tyra Banks il y a quelques jours, une sorte de copie d'Oprah Winfrey en moins connu. L'émission apporte le témoignage de plusieurs personnes se disant homosexuelles sans vouloir l'être. Le premier des témoins est assez étonnant : à 19 ans, il n'aime pas ce qu'il appelle ses "instincts sexuels" et s'imagine à 30 ans hétéro et marié. Le pire, c'est qu'il n'est pas particulièrement fan de l'anatomie masculine et trouve la bite plutôt dégoûtante. D'autres témoins suivent, dont un homme marié et père qui dit combattre tous les jours son homosexualité, ou encore le gay homophobe qui a du mal à trouver des partenaires à cause de ses opînions. C'est ça qui étonne le plus, en fait : comment certaines personnes peuvent à la fois pratiquer une certaine sexualité et en être dégoûté en même temps, au point d'adopter des points de vue dignes des pires réactionnaires. L'émission donne à entendre tous les clichés qui entourent les gays : effeminés, faibles, pervers, dégoûtants, pédophiles en puissance. Si l'émission de Tyra Banks a sûrement été préfabriquée, elle donne à voir un aspect de l'homosexualité qu'on oublie, à force de vivre dans des sociétés modernes. Si ce phénomène doit largement être courant aux Etats-Unis, où nombre de personnes considèrent l'homosexualité comme une maladie mentale dont on peut se soigner, il doit y en avoir des millions, sur Terre, des gays qui n'assument pas. En Europe aussi bien qu'en Afrique, en Asie ou autre part. On pourrait même penser que, tant qu'il y aura des homos, il y en aura qui voudront guérir. J'en ai même rencontré un : un ami qui pensait que son homosexualité venait d'une "erreur de parcours" dans sa vie, d'un rapport étrange avec son père et sa mère qui l'a poussé à désirer les hommes. Regrettant également de ne jamais pouvoir faire ses propres enfants, il était plus désabusé que prêt à aller se soigner, sachant que c'était "déjà trop tard", selon ses propres mots. Je n'ai pas trop su quoi lui répondre, à ce moment-là : avait-il raison, finalement ? Etre homo induit-il un parcours infantil différent, voire trompeur ? Car il y a là un phénomène étrange : on vit dans une société qui reconnaît la diversité sexuelle sans vouloir l'encourager. On tend même, dans certains milieux, à tenter de la décourager ("mon chéri, ces jouets, ce n'est pas pour toi, c'est pour les filles" et tout le tralala). Il semble alors que le rejet de sa propre sexualité fait partie du parcours de chaque gay et lesbienne, comme une étape obligée avant de pouvoir assumer. Les conservateurs sont des branleurs Au sens propre. Enfin presque. Une étude américaine, faite à partir des codes postaux et cartes de crédit avec lesquelles les consommateurs de porno payent leur abonnement à des sites X, a permis de tracer une carte des Etats-Unis légèrement différente du discours politique habituel. Sur le top 10 des états qui ont le plus consommé de porno (entre 2006 et 2008), 8 ont été remportés par le candidat républicain John McCain l'année dernière. Les états les plus friands de X seraient aussi les états les plus conservateurs et religieux. Plus amusant, le croisement avec des sondages. Les états dont les habitants sont majoritairement d'accord avec la phrase "j'ai des valeurs traditionnelles concernant la famille et le mariage" ou "le sida peut-être une punition de dieu pour un comportement sexuel immoral" ont souscrit à davantage d'abonnements pornos que ceux des états qui n'adhèrent pas à ces déclarations. Evidemment, il y a pléthore d'explications à ce phénomène. Et notamment qu'une atmosphère moralisatrice aura tendance à étouffer les individus qui devront compenser. (D'ailleurs, l'étude ne permet pas de déterminer si ce sont bien les électeurs conservateurs qui sont à l'origine de cette augmentation.) Mais finalement, le plus rassurant c'est que les écarts entre états, républicains ou démocrates, ne sont pas énormes, il semble que la consommation de porno soit à peu près égale partout sur le territoire américain. Et donc peu importe les grandes déclarations faites dans la sphère publique, le champ de l'intime (ici la masturbation), reste à peu près identique chez tous.
Une culotte rose pour les réactionnairesPosté par Mon Missionnaire le 11.02.09 à 13:08 | tags : saint-valentin, décalé, sexe et société, femme, lingerie
Telex : Une histoire banale ? En Inde, les conservateurs hindous font, on peut le dire, chier leur monde. Il paraît que la dernière mode réac est de frapper des femmes qui vont dans un bar ou qui porteraient des vêtements un peu trop courts. La dernière attaque a eu lieu en janvier dernier, et c'était la goutte de trop. L'Alternative Law Forum, une association pro-libertés basée à Bangalore, a décidé de lancer une campagne plutôt rigolote et, on l'espère, utile. On peut leur envoyer jusqu'à la Saint-Valentin des culottes roses en signe de protestation. Ils se chargeront, au jour des amoureux, de les livrer à la principale association d'activistes hindous, le Sri Ram Sena (L'Armée du Seigneur Rama). On s'attend également à des manifestations et l'ALF demande aux femmes de se rendre aux pubs et bars ce jour-là, histoire de ne pas laisser faire. Le groupe Facebook compte déjà presque 20 000 membres, et ça augmente super vite. Pour connaître la procédure à suivre et envoyer votre propre petite culotte (en espérant qu'elle arrive à temps), c'est ici. Si ça pouvait aussi être un moyen de boycotter la Saint-Valentin tout court, ce serait pas mal. Les agents immobiliers sont des obsédés Oui, enfin, c'est ce qu'on voudrait vous faire croire. On a le don, outre-Manche, de trouver des études sur le sexe de plus en plus Donc, Onjoy, une entreprise anglaise de sex-shopping en ligne défend le principe suivant : le métier conditionnerait l'activité sexuelle. Soit. Avec à la clé, une drôle de liste, sans qu'on vous dise comment, sans qu'on vous explique pourquoi. Une liste que ma télé aurait pu faire, celle des métiers où il fait bon travailler et faire l'amour, et celle des métiers ingrats où personne ne vous aime et que vous rentrez chez vous seul le soir, dans ce grand lit triste et froid : Top des métiers à forte activité sexuelle : 1. Agent immobilier 2. Hôtesse de l'air et steward 3. Avocat 4. Secrétaire 5. Opérateur/trice téléphonique Top des métiers à faible activité sexuelle : 1. Camionneur 2. Chargé de clientèle 3. Infirmier/ère 4. Professeur 5. Bibliothécaire Selon l'étude, les agents immobiliers feraient en moyenne l'amour quatre fois par semaine. Un gars de chez Onjoy l'explique ainsi : "en dépit d'un marché en déclin, les agents immobiliers savent utiliser leurs talents de beau parleur et leurs compétences en négociation dans d'autres domaines. Avec deux fois plus d'action sous les draps que la moyenne anglaise, ils ne laissent pas la pression affecter leur vie sexuelle." Contrairement aux camionneurs, qui feraient l'amour même pas une fois par semaine. Avec de tels clichés, je me demande l'utilité de cette étude, si ce n'est de confirmer les a priori qu'on a sur certains métiers. En même temps, si l'hôtesse de l'air fait effectivement fantasmer, on ne s'attend pas à voir la pauvre infirmière reléguée dans les quasi abstinents. Pourtant, les deux métiers demandent du temps et un certain sacrifice de sa vie privée. Ce qui voudrait donc dire que les hôtesses de l'air mélangent privé et professionnel, alternent le mari et le steward : on retombe dans le cliché. (En même temps, si ça permet de fantasmer...) Illus : Un costume d'agente immobilière, apparemment oui, ça fait fantasmer. Ah bon. Ce que femme veut...Posté par Mon Missionnaire le 28.01.09 à 13:36 | tags : science, femme, aphrodisiaque, sexe et société
Meredith Chivers est professeur de psychologie à la Queen's University de Kingston, Ontario, Canada. Profondément féministe mais pas acharnée pour autant, elle a au fond de ses certitudes celle que le désir d'une femme est comme une forêt obscure que personne n'a jamais réussi à pénétrer. Convaincue qu'il y a là un thème de recherche fort pour le XXIe siècle, elle conduit des expérimentations étranges, qui ont le don de faire naître la réflexion sur le désir féminin. Une expérience : des hommes, des femmes. Hétéros, gays, lesbiennes, reliés à des pléthysmographes afin de pouvoir vérifier l'afflux sanguin au niveau du sexe. Avec un clavier devant eux, ils doivent également noter leur degré d'excitation. Tour à tour sont diffusés aux cobayes des films érotiques : Du sexe hétéro, du sexe homo, une femme qui se masturbe, puis un homme, des bonobos en plein accouplement, pour finir sur un homme nu puis une femme nue en plein exercice. Comme l'on pouvait s'y attendre, les hommes hétéros ont montré de l'excitation face au film X hétéro, au film lesbien et à la femme qui se masturbait. Les homos ont nettement préféré ce qui était à l'opposé : le sexe gay, l'homme se masturbant et l'exhibitionniste de sexe masculin. Et pour tous les hommes, les bonobos n'étaient pas excitants. Mais pour les femmes, les résultats ont été complètement différents. Qu'elles soient lesbiennes ou hétéros, la grande majorité a montré des signes d'"excitation génitale" devant le film x hétéro, mais aussi gay et lesbien. Et même devant les bonobos ! C'est à n'y rien comprendre, surtout qu'au niveau du clavier, les réponses des femmes n'avaient rien à voir avec les résultats des pléthysmographes. Curieuse de confronter ses résultats à d'autres études, Meredith Chivers fouille les autres recherches nord-américaines. Pour finalement se rendre compte qu'en matière de réfléxion sur la sexualité humaine, il n'y a que très peu de femmes et très peu d'études sur le désir féminin. Le sujet est même complètement nouveau, à mesure qu'on s'interroge de plus en plus sur la viabilité d'un viagra féminin. Néanmoins, Meredith Chivers a trouvé 130 études qui se terminent ainsi, en point d'interrogation. Parce que le vrai problème, c'est qu'en moyenne 30% des femmes souffrent de manque de désir aux Etats-Unis, et qu'on ne sait comment les soigner. Meredith, elle, a néanmoins une théorie pour expliquer un tel décalage entre excitation physiologique et psychologique. La lubrification vaginale serait, selon elle, une "nécessité corporelle", une sorte d'instinct féminin pour éviter l'inconfort, la douleur. Elle n'aurait finalement pas grand-chose à voir avec le désir de faire l'amour. D'autres théoriciens affirment la différence fondamentale du désir féminin et masculin par l'ocytocine. Un neurotransmetteur qui montre, à fort taux, un effet de confiance chez les femmes vis-à-vis d'autrui, un plus grand attachement à ses enfants mais surtout, le renforcement du lien entre le sexe et l'amour (?!). Des effets qui n'existent pas chez les hommes, car cette hormone est foncièrement liée aux oestrogènes. Si donc l'ocytocine peut avoir un lien avec le désir féminin, elle n'explique pas tout. Marta Meana, professeur à l'université de Las Vegas, pense que les besoins féminins restent profondèment ambivalents : "Les femmes veulent être jetées contre un mur, sans pour autant être en danger. Elles veulent un homme des cavernes qui sache prendre soin d'elles". Après étude, elle conclut même que Denzel Washington réunit ces deux qualités, pouvoir et bonté à la fois. Si tout cela reste encore à démontrer, il reste une seule certitude : le désir féminin est bien une forêt obscure qui ne se laisse pas facilement pénétrer. Source Un grand merci à Josh Sexting for me Décidément, les "nouvelles technologies", comme on disait il y a une dizaine d'années, n'ont pas fini de modifier le rapport au sexe. L'envoie de photo de nu via un téléphone a même un nom : le sexting. Un jeu érotique comme un autre me direz-vous. Pratiqué par beaucoup de gens et, début du problème, y compris par les adolescents. Les gamines envoient de plus en plus de photos d'elles dénudées à leurs petits amis. A priori, rien de bien grave. Sauf que selon la législation américaine, si elles ont moins de 18 ans, les adolescentes peuvent être accusées de production d'images pornographique et pédophile et leurs petits amis de possession de ces images. Et justement, dans certaines villes, les autorités judiciaires ont décidé de sévir contre ces pratiques. Evidemment, ils n'accusent pas vraiment les ados de pédophilie mais ce qui les inquiète c'est qu'un certain nombre de ces photos sont ensuite balancées sur internet ou envoyées aux amis. D'après eux, les filles n'ont absolument pas conscience des suites possibles de ce qui n'est pour elles qu'un jeu amoureux à destination d'une seule personne. Un ado de 17 ans est ainsi poursuivi pour avoir fait circuler des images de son ancienne petite amie âgée de 16 ans. Plus extrême, le cas de trois gamines (moins de 16 ans) qui sont accusées de production et mise en circulation d'images pédophiles (d'elles-mêmes donc) et leurs trois copains pour possession. L'idée est de leur faire comprendre que ce geste n'est pas anodin, qu'il est grave et peut avoir des conséquences néfastes pour elles. On peut quand même s'interroger sur l'efficacité d'une politique répressive où pour protéger les potentielles victimes on commence par les condamner... Plutôt que de ficher une génération entière dans le registre des délinquants sexuels, on pourrait envisager de l'éduquer. Les mystères de la sexualité féminine révélés Cette semaine on a non pas une mais deux études scientifiques qui concernent les femmes et ne nous apprennent rien. La première nous vient des chercheurs d'une université du Texas. "Les femmes ayant un fort taux d'oestradiol seraient plus enclines à tromper leurs partenaires". Ca, c'est la version raccourcie qui ne veut rien dire mais devant laquelle on hoche la tête en pensant "ah oui, tiens, je le savais pas". Et puis on s'intéresse aux détails et on découvre que les femmes ayant un fort taux d'oestradiol sont perçues comme plus attirantes (question d'hormones). Et là, si on reprend la logique des chercheurs, les mecs viennent quand même de découvrir que quand t'es bonne, bah... tu te tapes plus de mecs. C'est fou, non ? Le rien de la seconde, on le doit à l'équipe de chercheurs de l'université de Newcastle. "La fréquence des orgasmes chez une femme s'accroît en fonction de la bonne santé financière de son partenaire". Evidemment, derrière, il y a la recherche du mâle fort et viril avec de bons gènes. Avant il fallait qu'il puisse abattre un boeuf à mains nues. Désormais, le boeuf étant commercialisé sous cellophane dans des hypermarchés, il faut surtout que le compte en banque soit bien garni. Merci Malraux! Sur Flu Lire aussi : la crise financière fait chuter la libido |
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