Sexe, love et gaudriole : le blog Sexe de Flu
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Quand la science se met à la sexualité, il peut y avoir des résultats saugrenus.

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l'éjaculation féminine...

Posté par Mon Missionnaire le 02.06.09 à 15:43 | tags : sexe et société, fantasme, chatte, femme, science
Le British Board of Film Classification, BBFC, c'est un peu l'équivalent d'un CSA britannique qui jugerait les films et les jeux vidéo. En 2002, ce comité interdit six minutes du film British Cum Queens : six minutes de femmes en plein orgasme (pas sûr, mais bon), où le problème ne vient pas de leur plaisir mais des éjaculations énormes que celui-ci provoque. Or, outre-Manche, toute représentation d'une "douche dorée", ou faire pipi sur quelqu'un, est interdite. Les membres du Board, persuadés que l'éjaculation féminine n'existe pas, ont conclu que ces scènes représentaient l'interdit. Plusieurs groupes de féministes montent au créneau, affirment que l'éjaculation féminine existe, mais ces associations ont bien du mal à convaincre le BBFC, qui finit par autoriser les scènes tout en concluant que l'éjaculation féminine est un "thème controversé et très débattu".

Effectivement. On explore actuellement le génome humain, on sait très bien comment fonctionne l'éjaculation masculine, mais au XXIe siècle, on se pose encore beaucoup de questions sur les "femmes-fontaine" et l'éjaculation féminine.

D'où ça vient ?

Première chose : oui, une femme peut éjaculer pendant l'orgasme, voire avant. Peu d'études abordent le sujet, mais celles conduites depuis les années 50 ont prouvé que certaines femmes produisaient un liquide au moment de la jouissance. C'est Ernest Gräfenberg qui apporte une explication : le docteur "Point G" décrit cette zone située sur la face antérieure du vagin, y voit une source de plaisir et constate surtout qu'elle peut gonfler pendant l'acte sexuel et produire le précieux liquide. En 2000, le Dr. Zaviacic conclut que l'éjaculat féminin vient des glandes de Skène, au niveau du fameux point G et sous l'urêtre. Il propose qu'on les renomme "prostate féminine", ayant prouvé que ces glandes ont beaucoup de points communs avec la prostate masculine.

Ca ressemble à quoi ?
L'éjaculat féminin, la plupart du temps, ne consiste qu'en quelques gouttes que personne ne remarquera. Le fluide a certains composants qu'on retrouve dans l'urine, mais en quantités différentes. Les expériences ont conduit à des éjaculations de 50ml grand maximum d'un fluide inodore, clair comme de l'eau et qui ne tache pas les draps comme le sperme de monsieur.

Pourquoi ça reste une légende ?

Parce que pour beaucoup de scientifiques, l'éjaculation féminine reste de l'incontinence urinaire. Jusqu'au début des années 80, aux Etats-Unis, les fameuses "femmes-fontaine" étaient d'ailleurs traitées comme incontinentes. Mais depuis, plusieurs études ont fini par prouver qu'au moment de l'excitation, la majorité des femmes sécrètent un fluide qui, même s'il partage des similarités avec l'urine, se distingue du liquide jaune.

Toutes les femmes éjaculent-elles ?
Puisque toutes les femmes ont ces glandes de Skène, toutes les femmes devraient éjaculer. La plupart du temps, le liquide reste très discret, mais il est possible qu'il se mélange aux sécrétions vaginales. La pression sanguine et musculaire, tout autour de la prostate féminine, serait la cause de la décharge. Néanmoins, les études se contredisent : quand l'une affirme que 75% des femmes éjaculent, l'autre se limite à 40%.

Les femmes-fontaine, real or fake ?
Comme on l'a dit plus haut, quelques femmes semblent souffrir (mais souffrent-elles ?) d'éjaculations abondantes. Mais la réalité ne ressemble pas aux films pornos spécialisés : la plupart du temps, les actrices éjectent un liquide de leur vessie ou du vagin au lieu d'éjaculer. La quantité est beaucoup trop importante, et parfois la couleur trop blanche pour être une véritable sécrétion. Restent que les femmes-fontaine existent vraiment.

Sources : New Scientist, The-clitoris.com, Doctissimo et Wikipedia



A vos souhaits

Posté par Maud Destouches le 27.04.09 à 13:05 | tags : masturbation, science, santé

 

Sur menstyle, le site des hommes modernes qui lisent Vogue et GQ, on nous signale une news médicale. L'éjaculation aiderait à lutter contre le rhume des foins, son nez qui dégouline et ses éternuements à répétition. Comme d'hab pour ce genre d'infos, on a LE scientifique prêt à mettre sa réputation sur le tapis - cette fois, c'est Sina Zarrintan, neurologue à la fac de médecine de Tabriz, en Iran - et LA vague explication scientifique : l'éjaculation fonctionnerait comme une stimulation vasoconstritive et décongestionnerait donc le nez. Comme je n'y connais rien en médecine et qu'il n'y a eu aucun épisode d'Urgence ni de Dr House sur le sujet, je suis prête à y croire, finalement tout ça, c'est des histoires de membres congestionnés, de liquide à expulser et d'utilisation de mouchoirs. Mais j'émettrai néanmoins une condition : que des lecteurs de SLG testent cette méthode et nous tiennent au courant.

Sinon, j'attends la news médicale qui nous dira que :

- le cunni aide à lutter contre le cancer

- que la double pénétration résorbe les vérues

- et que le fist-fucking soigne les problèmes de myopie.  

Merci à Aergisson !




Viande contre sexe

Posté par Maud Destouches le 12.04.09 à 12:15 | tags : drague, science, zoophile
Sexe et nourriture, un classique des jeux érotiques. Mais en-dehors de l'aspect ludique (faire cuire un oeuf sur le ventre de votre partenaire comme dans Hot Shots !), il semblerait qu'un lien plus sérieux se dessine entre ces deux fonctions vitales pour l'espèce. Le magazine scientifique New Scientist publie cette semaine les résultats d'une étude menée pendant 22 mois auprès d'une population de chimpanzés. Il s'agissait de noter comment se faisait la répartition de la nourriture au sein du groupe. En moyenne, il semblerait que les mâles qui partagent leur nourriture avec des femelles précises ont plus de chance d'avoir des rapports avec elles - que ce soit à plus ou moins long terme. Pour autant, les scientifiques évitent pour l'instant d'en tirer des conclusions parce que cette règle ne peut pas s'appliquer à tous les chimpanzés du monde. En effet, ceux du parc national de Tanzanie ont tendance à forcer les femelles à baiser avec eux et la scientifique d'en conclure logiquement "si les mâles se contentent de forcer les femelles à copuler avec eux, ils n'ont pas besoin de partager leurs viandes".

Avant pétrole contre nourriture, il y avait peut-être viande contre sexe.




Le roi islandais de la queue

Posté par Maud Destouches le 02.04.09 à 13:28 | tags : décalé, bite, science
Difficile d'être à la hauteur après une vidéo de perchiste nu dans Paris. Je m'avoue donc vaincue d'avance. Dans le genre ça n'a quand même pas grand intérêt, voilà une vidéo d'un musée islandais : le musée de la bite. (Appréciez la sympathique musique d'accompagnement)
Tenu par un honorable monsieur qui collectionne donc les pénis de toutes les espèces animales. Déjà 143 queues et quelques ravissantes lampes en peau de couilles. A la question "pourquoi faire ça ?" le monsieur répond "simplement parce que quelqu'un devait le faire". A chacun sa mission existentielle. Evidemment, pour compléter sa collec, il lui manque encore l'espèce reine par excellence : un pénis humain. Mais rassurez-vous, un Islandais s'est engagé à lui léguer le sien.
Le plus étonnant dans cette visite c'est qu'au final, on a surtout l'impression de voir une collection de différentes variétés de bâtons en bois morts.



L'amour vache, c'est la clé

Posté par Mon Missionnaire le 27.03.09 à 13:36 | tags : sexe et société, science, amour
Il y a quelque chose de bizarre dans le sexe, et ce truc bizarre se trouve dans la fonction même du sexe, à savoir faire un enfant. Pour beaucoup, ça marche comme sur des roulettes, pour d'autres, c'est impossible. Comment expliquer que certains couples ont un enfant fingers in the nose, et d'autres y passent des mois et des mois, à vérifier les périodes d'ovulation, à manger des produits bons pour la procréation etc. Ce grand mystère de la nature, certains le justifient même avec leurs raisons mystiques à la noix, genre, on a plus de chances de faire un enfant quand on fait l'amour avec amour, justement.

Foutaises, c'est même tout le contraire : plus le sexe est sauvage, suant, bestial, plus les chances de faire un enfant augmentent. C'est le Guardian qui l'explique : le sexe à la papa, hebdomadaire et sans passion, en tout cas, n'a aucune chance d'aboutir à la création d'un petit foetus. Et pourquoi donc ? Première explication : un homme plus excité aura tendance à produire plus de spermatozoïdes, avec même des pics à 50% de production en plus (l'homme a effectivement de grosses réserves). Cinq minutes additionnelles de coït, c'est parfois 25 millions de spermatozoïdes en plus. Deuxième explication : une femme plus excitée aura tendance à vivre des orgasmes beaucoup plus intenses. Et à tous ceux qui pensaient que le plaisir féminin ne servait à rien, on a une justification : l'orgasme provoque des contractions musculaires qui aident le sperme à remonter plus vite vers l'utérus.

Mais il demeure des mystères sur la fertilité et la fécondation peu explicables : comment se fait-il que, selon certaines études, l'ovule semble "choisir" le spermatozoïde qui, génétiquement, lui ressemble le moins, s'ouvrant à lui et se refermant aux autres ? Comment se fait-il qu'au Nouveau-Mexique, une enquête menée par le psychologue Geoffrey Miller prouve que les strip-teaseuses gagnent plus d'argent en période de fertilité ? On ne saura pas, mais on se dira finalement que la nature a bien fait les choses, en nous forçant ainsi à baiser comme des bêtes pour procréer.

A voir aussi : L'amour qui fait mal



Un dernier verre pour la baise

Posté par Maud Destouches le 05.02.09 à 16:32 | tags : aphrodisiaque, science, bite
Au sujet du sexe, il y a un certain nombre de sentences universellement approuvées. L'une d'entre elles consiste à dire que l'alcool fait débander. C'était une chose entendue sur un plan biologique et il me semblait que la plupart des hommes avaient une expérience à raconter qui allait dans ce sens. Comme ma mémé disait "trop de vodka, la nouille à plat". Et voilà que le Dailymail nous balance que, selon les scientifiques, une grande consommation d'alcool aurait plutôt tendance à améliorer les performances sexuelles masculines... Les "gros buveurs", dont on se demande si ce ne sont pas tout simplement ceux qu'on appelle d'ordinaire des alcooliques, n'ont pas spécialement de problèmes d'érection, en tout cas moins que les hommes qui boivent très occasionnellement.
Forcément, on s'étonne. Forcément, on se méfie des gros titres accrocheurs. Forcément, on se demande qui a financé cette enquête. Forcément, on aimerait connaître les noms des chercheurs en question, ou au moins celui du labo. Et pourquoi pas, même, avoir les chiffres précis des résultats de cette enquête plutôt que de générales et approximatives conclusions.
A toutes ces questions, nulle réponse. On apprendra uniquement que l'étude a été faite en Australie. Et donc que les ivrognes sont de meilleurs coups. 



Ce que femme veut...

Posté par Mon Missionnaire le 28.01.09 à 13:36 | tags : science, femme, aphrodisiaque, sexe et société
Meredith Chivers est professeur de psychologie à la Queen's University de Kingston, Ontario, Canada. Profondément féministe mais pas acharnée pour autant, elle a au fond de ses certitudes celle que le désir d'une femme est comme une forêt obscure que personne n'a jamais réussi à pénétrer. Convaincue qu'il y a là un thème de recherche fort pour le XXIe siècle, elle conduit des expérimentations étranges, qui ont le don de faire naître la réflexion sur le désir féminin.

Une expérience : des hommes, des femmes. Hétéros, gays, lesbiennes, reliés à des pléthysmographes afin de pouvoir vérifier l'afflux sanguin au niveau du sexe. Avec un clavier devant eux, ils doivent également noter leur degré d'excitation. Tour à tour sont diffusés aux cobayes des films érotiques : Du sexe hétéro, du sexe homo, une femme qui se masturbe, puis un homme, des bonobos en plein accouplement, pour finir sur un homme nu puis une femme nue en plein exercice.
Comme l'on pouvait s'y attendre, les hommes hétéros ont montré de l'excitation face au film X hétéro, au film lesbien et à la femme qui se masturbait. Les homos ont nettement préféré ce qui était à l'opposé : le sexe gay, l'homme se masturbant et l'exhibitionniste de sexe masculin. Et pour tous les hommes, les bonobos n'étaient pas excitants. Mais pour les femmes, les résultats ont été complètement différents. Qu'elles soient lesbiennes ou hétéros, la grande majorité a montré des signes d'"excitation génitale" devant le film x hétéro, mais aussi gay et lesbien. Et même devant les bonobos ! C'est à n'y rien comprendre, surtout qu'au niveau du clavier, les réponses des femmes n'avaient rien à voir avec les résultats des pléthysmographes.

Curieuse de confronter ses résultats à d'autres études, Meredith Chivers fouille les autres recherches nord-américaines. Pour finalement se rendre compte qu'en matière de réfléxion sur la sexualité humaine, il n'y a que très peu de femmes et très peu d'études sur le désir féminin. Le sujet est même complètement nouveau, à mesure qu'on s'interroge de plus en plus sur la viabilité d'un viagra féminin. Néanmoins, Meredith Chivers a trouvé 130 études qui se terminent ainsi, en point d'interrogation. Parce que le vrai problème, c'est qu'en moyenne 30% des femmes souffrent de manque de désir aux Etats-Unis, et qu'on ne sait comment les soigner. Meredith, elle, a néanmoins une théorie pour expliquer un tel décalage entre excitation physiologique et psychologique. La lubrification vaginale serait, selon elle, une "nécessité corporelle", une sorte d'instinct féminin pour éviter l'inconfort, la douleur. Elle n'aurait finalement pas grand-chose à voir avec le désir de faire l'amour.

D'autres théoriciens affirment la différence fondamentale du désir féminin et masculin par l'ocytocine. Un neurotransmetteur qui montre, à fort taux, un effet de confiance chez les femmes vis-à-vis d'autrui, un plus grand attachement à ses enfants mais surtout, le renforcement du lien entre le sexe et l'amour (?!). Des effets qui n'existent pas chez les hommes, car cette hormone est foncièrement liée aux oestrogènes. Si donc l'ocytocine peut avoir un lien avec le désir féminin, elle n'explique pas tout. Marta Meana, professeur à l'université de Las Vegas, pense que les besoins féminins restent profondèment ambivalents : "Les femmes veulent être jetées contre un mur, sans pour autant être en danger. Elles veulent un homme des cavernes qui sache prendre soin d'elles". Après étude, elle conclut même que Denzel Washington réunit ces deux qualités, pouvoir et bonté à la fois.
Si tout cela reste encore à démontrer, il reste une seule certitude : le désir féminin est bien une forêt obscure qui ne se laisse pas facilement pénétrer.

Source
Un grand merci à Josh



Les mystères de la sexualité féminine révélés

Posté par Maud Destouches le 22.01.09 à 14:21 | tags : orgasme, femme, sexe et société, science
Cette semaine on a non pas une mais deux études scientifiques qui concernent les femmes et ne nous apprennent rien.
La première nous vient des chercheurs d'une université du Texas. "Les femmes ayant un fort taux d'oestradiol seraient plus enclines à tromper leurs partenaires". Ca, c'est la version raccourcie qui ne veut rien dire mais devant laquelle on hoche la tête en pensant "ah oui, tiens, je le savais pas". Et puis on s'intéresse aux détails et on découvre que les femmes ayant un fort taux d'oestradiol sont perçues comme plus attirantes (question d'hormones). Et là, si on reprend la logique des chercheurs, les mecs viennent quand même de découvrir que quand t'es bonne, bah... tu te tapes plus de mecs. C'est fou, non ?

Le rien de la seconde, on le doit à l'équipe de chercheurs de l'université de Newcastle. "La fréquence des orgasmes chez une femme s'accroît en fonction de la bonne santé financière de son partenaire". Evidemment, derrière, il y a la recherche du mâle fort et viril avec de bons gènes. Avant il fallait qu'il puisse abattre un boeuf à mains nues. Désormais, le boeuf étant commercialisé sous cellophane dans des hypermarchés, il faut surtout que le compte en banque soit bien garni.
L'incroyable, c'est qu'en gros, faut voir que les mecs ont mené une étude pour découvrir que quand t'es la femme d'un mec riche t'as plus de chance d'avoir une vie sexuelle épanouie que quand tu vis avec un ouvrier et que vous galérez pour boucler vos fins de mois. Incroyable. Et dans aucun article relayant cette étude (exemple), je n'ai lu l'hypothèse assez basique selon laquelle les préoccupations matérielles pouvaient nuire à l'épanouissement sexuel.
Là, on a plutôt droit à un clin d'oeil, genre "sacrées gonzesses"... Désespérant.

Merci Malraux! 

Sur Flu Lire aussi : la crise financière fait chuter la libido




Du coca dans le vagin

Posté par Mon Missionnaire le 22.12.08 à 13:09 | tags : décalé, science, santé, chatte
Quel monde curieux, où une revue scientifique et une agence de presse sont obligés de publier pour préciser que le coca n'est pas un spermicide. Parce que la légende a la vie dure, preuve avec les anti-Nobel décerné à deux scientifiques pour avoir démontré tout et son contraire. C'est Aergisson qui nous l'envoie, on le remercie !

"PARIS (AFP) Les femmes ne doivent pas compter sur le Coca-Cola comme moyen contraceptif, explique dans le British Medical Journal (BMJ) un professeur en gynécologie-obstétrique, tordant le cou à une vieille rumeur selon laquelle la célèbre boisson gazeuse aurait une action spermicide. La douche vaginale post-coïtale au Coca-Cola aurait eu son heure de gloire dans les années 1950-60, avant que des méthodes contraceptives efficaces ne soient facilement accessibles. La rumeur disait que l'acidité de la boisson détruisait le sperme et que la bouteille de Coca classique, bien secouée, permettait une application idoine... En octobre, les anti-Nobel remis à l'Université de Harvard auraient semé le trouble en attribuant leur prix insolite, pour la chimie, à deux études contradictoires: l'une, américaine, ayant mis en évidence l'action spermicide du Coca-Cola et du Pepsi-Cola; la seconde, taïwanaise, ayant démontré le contraire. Dans l'édition de Noël du BMJ, le Dr Deborah Anderson (Université de Boston, Etats-Unis) explique pourquoi si l'on veut prendre un Coca-Cola après le sexe, mieux vaut le boire. Le Coca n'a qu'"un faible effet spermicide" et en outre la vélocité des spermatozoïdes leur permet d'échapper à l'effet de la douche vaginale, note-t-elle. Efficace pour faire briller les pare-chocs de voiture, le Coca n'est pas particulièrement recommandé pour la muqueuse vaginale. Il peut endommager les tissus et rendre ainsi la femme plus sensible aux infections sexuellement transmissibles. Il pourrait aussi être nocif pour la flore bactérienne vaginale. La douche vaginale pourrait par ailleurs favoriser les grossesses extra-utérines. Le Dr Anderson expose trois derniers arguments: la formule de la boisson est tenue secrète et par conséquent aucune recherche n'a été réalisée sur les risques pour l'enfant en cas de grossesse ; la technique de la douche au Coca requiert une certaine dextérité et n'est pas sans danger, en particulier dans l'obscurité ; enfin, il existe des méthodes contraceptives beaucoup plus efficaces et pratiques."

En même temps, je me demande bien qui peut encore se doucher au Coca. Et quand on voit l'affiche publicitaire et sa forte symbolique sexuelle, comment peut-on encore croire que le coca tue le sperme ?



Les phéromones humaines

Posté par Mon Missionnaire le 05.12.08 à 12:39 | tags : science, sexe et société, aphrodisiaque
Ca vous est déjà arrivé, non ? Vous rencontrez quelqu'un de sympa, drôle, attachant, "tout à fait votre type". Il ou elle semble vous comprendre comme personne d'autre, l'attirance est forte et physiquement, il ou elle n'est pas trop mal foutu. Jusqu'à ce qu'enfin, on se donne rendez-vous au pieu et là, ben c'est la cata, c'est la cata, c'est la catastrophe...Bizarre, pourtant tout se déroulait bien, il semblait qu'il y avait de la complicité, mais au lit, pas de feeling.

Feeling ? Difficile, effectivement, d'expliquer ce qui se passe quand, lorsque tout se passe bien entre deux personnes, l'entente sexuelle demeure au point mort. C'est pareil dans l'autre sens : il vous est sûrement arrivé de coucher un soir, voire plus, avec quelqu'un qui vous connaissiez à peine mais qui a pourtant réussi à vous faire atteindre le quatorzième ciel. Face à ces grands mystères de la vie, on est tenté de supputer que les phéromones ont quelque chose à voir là-dedans. Une influence invisible, indolore, mais elle est bien là, et elle peut bien servir à expliquer ce qu'on a du mal à comprendre, un peu comme les extraterrestres.

En fait, l'état de la recherche actuelle sur la question est simple : il existe bien des phéromones humaines, présentes dans la sueur, le sperme et les sécrétions vaginales. On a réussi à déterminer que celles-ci sont capables, lorsque plusieurs femmes vivent ensemble, de synchroniser leurs cycles menstruels. L'une de ces phéromones, l'androsténol, testés sur plusieurs femmes, a provoqué une forte envie de contact social avec d'autres hommes, prélude à la procréation. A part ça, rien de bien concluant.

Sauf que : la revue scientifique New Scientist publie une étude commandée par l'armée prouvant que les phéromones présentes dans la sueur peuvent induire un comportement. L'expérience est tordue : on prend quarante personnes qu'on va faire sauter en parachute, en prenant soin de prélever leur sueur avant le saut. A priori chargée d'émotions "peur", cette sueur a été sentie par d'autres volontaires qui subissaient un IRM en même temps. Et les résultats prouvent que les centres cérébraux de la peur réagissent à cette sueur. Si le composant "peur" n'a pas été identifié, et si une étude du même genre devrait être effectuée sur les attirances sexuelles, c'est néanmoins la première fois que l'on prouve que les phéromones ont un effet cérébral identifiable. Un jour, peut-être, des sprays de phéromones aphrodisiaques verront le jour. Et le mystère des attractions sexuelles, ce sera de l'histoire ancienne.



Syndrome de Koro, l'hystérie masculine

Posté par Mon Missionnaire le 17.11.08 à 16:56 | tags : bite, homme, santé, science
Hystérie : Pathologie dont l'origine lexicale nous vient du grec "hystera", signifiant utérus. Pendant longtemps, on a cru (ou voulu faire croire) que l'hystérie était une maladie typiquement féminine, traduisant les humeurs bizarres de l'utérus. La psychiatrie au 19e siècle, Freud et les autres, n'ont pas vraiment aidé à casser ce mythe, la psychanalyse ayant utilisé l'hystérie féminine pour établir la théorie sur les névroses. On parle alors d'envie du pénis chez la jeune fille, qui va jalouser toute sa vie le membre masculin. Mouais. On explique aussi l'hystérie par le second rôle jouée par les femmes dans la société, celles-ci trouvant dans ces manifestations étranges une manière inconsciente de dire merde aux hommes.
Histrionique : Néologisme inventé pour en finir avec l'hystérie, trop féminin. Celui-ci vient du latin "histrio" qui veut dire acteur. On ne s'intéresse désormais plus au sexe, mais aux troubles en eux-mêmes, alors qu'ils se font de plus en plus rares dans la société occidentale. La vérité, c'est qu'il existe aussi des hommes hystériques. La preuve avec cet article de wikipédia qui m'a informé d'un mal que je ne connaissais pas : le syndrome de Koro. Se manifestant d'abord dans les sociétés asiatiques et africaines, il s'agit d'une panique collective liée à la perte du pénis. Ce syndrome touche donc essentiellement les hommes, en groupe, même s'il existe aussi des cas où des femmes ont peur de perdre leurs seins ou leurs organes génitaux externes. Si le koro part le plus souvent un individu, avec les effets de la rumeur, l'anxiété peut contaminer toute une région. Le premier cas de "panique du pénis" fut signalé au IIIe siècle dans un texte de médecine chinois. C'est la sorcellerie qui est en cause, provoquant une remontée du pénis à l'intérieur du corps, puis la mort. Parfois, on accuse aussi les étrangers, comme en Thaïlande en 1976, où des supposés agents vietnamiens communistes auraient contaminé l'eau locale avec leurs maudits produits chimiques.

En Afrique, les cas de victimes de ce syndrome font partie d'une très longue liste dont les médias nous informent de temps en temps. La foule en colère s'attaque aux sorciers tueurs de pénis, provoquant souvent des morts par agression collective. Au Bénin en 2001, en RDC en 2008, au Ghana. Au Soudan, c'est à Khartoum qu'en 2003, les SMS s'échangent sur des sorciers capables de faire disparaître votre pénis rien qu'en vous serrant la main ou par formule magique. Les autorités n'arrivent pas à calmer les hommes apeurés, certains médias accusent même des sionistes de vouloir éradiquer le peuple soudanais en empêchant les hommes de procréer.

Comment naissent de telles peurs ? Si le manque d'éducation, surtout en biologie, et les croyances superstitieuses ont évidemment leur rôle à jouer, je crois que le traumatisme de la castration y a aussi sa part. N'est-ce pas une peur profonde, communément partagée par les hommes, de perdre un jour son joujou qui fait plaisir ? Les psys pensaient que les femmes le jalousaient, mais les hommes y tiennent sans doute beaucoup plus. D'ailleurs, un autre mythe populaire existe dans de nombreuses cultures : certains vagins veulent manger vos pénis. Vous êtes prévenus.



Sperme en danger

Posté par Mon Missionnaire le 06.10.08 à 11:52 | tags : homme, science, sexe et société
Vous devez sans doute le savoir : depuis une cinquantaine d'années, le sperme de l'homme occidental moyen perd en qualité, en nombre ; en fertilité, en somme. Plus les années passent, et plus les infos alarmistes nous rappellent qu'un jour, peut-être, nous finirons comme dans Les Fils de l'homme. C'est Aergisson que se charge de tirer la sonnette d'alarme, avec ces propositions d'infos glanées sur le web. Merci Aergisson !
"MADRID (AFP) — Plus de la moitié des jeunes espagnols ont un sperme de mauvaise qualité, selon les critères de l'OMS, et auront plus de difficultés à avoir des enfants, d'après une étude espagnole présentée jeudi. Selon cette étude réalisée sur des échantillons de sperme de 1.239 jeunes espagnols âgés de 18 à 30 ans, "on peut parler d'une sous-fécondité ou qualité séminale anormale pour 57,8% des jeunes" espagnols, indique dans un communiqué l'Institut Marques de Barcelone, spécialisé dans les traitements contre la stérilité. "Cela ne signifie pas forcément qu'ils ne pourront pas avoir d'enfants", a expliqué à l'AFP le professeur Juan Alvarez. Il n'existait pas à sa connaissance d'étude comparative au niveau européen. L'étude montre aussi "d'importantes disparités géographiques dans la qualité séminale en Espagne", avec "les niveaux les plus importants d'oligospermie (quantité anormalement faible de spermatozoïdes dans le sperme) dans les région les plus industrialisées". "Les altérations dans la concentration du sperme pourraient remonter à la période embryonnaire et être dues, dans les zones très industrialisées, à l'exposition de l'embryon à des perturbateurs endocriniens à travers le cordon ombilical", explique l'Institut. "Les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques qui agissent dans l'organisme comme des hormones féminines" et tendent à "s'accumuler dans les graisses comme le lait maternel", explique l'Institut. Ces substances, dont 550 d'utilisation habituelle répertoriées par l'Union européenne, sont "très résistantes à la biodégradation et sont présentes dans notre alimentation", indique encore l'Institut Marques."

En Belgique, "Les banques de sperme du pays sont confrontées à une hausse des demandes vu les problèmes grandissants de fertilité qui touchent aujourd'hui un couple sur six. Elles ne peuvent plus satisfaire la demande croissante et recherchent activement de nouveaux donneurs. Selon le journal « De Zondag », ce sont les étudiants que les banques ont décidé de cibler en priorité, en ce début d'année académique. "Le manque de donneurs de sperme est un problème national", commente le Dr Guy T'Sjoen de la banque de sperme de l'hôpital universitaire de Gand. Celui-ci entamera début octobre avec ses collègues une campagne d'affichage pour convaincre les étudiants de faire don de leur semence. "En vertu de la nouvelle législation, un donneur ne peut plus aider que six couples infertiles à avoir un enfant, d'où un problème de plus en plus aigu", déplore le Dr T'Sjoen."

L'info facultative : le Coca serait un excellent spermicide. Il a même reçu un anti-Nobel pour cela...



Fleshmap : la chair dans tous ses états

Posté par Mon Missionnaire le 26.08.08 à 16:13 | tags : art et sexe, design, nu, science
Un drôle de site, à première vue. Difficile à comprendre, mais la navigation est plutôt claire et l'on se rend vite compte : Fleshmap cartographie le désir. Met en avant le corps et la façon dont on le perçoit, dont on en parle et comment on le chante.
Touch : la perception des zones érogènes. Ici, on l'a demandé à quelques 200 personnes d'indiquer leurs parties préférées du corps chez l'autre, dans un choix comprenant 700 points du corps (ça fait beaucoup). On leur a aussi demandé quelles étaient les points du corps qui étaient, chez eux, les plus érogènes. Résultat : les parties génitales sont hypertrophiées tandis que d'autres parties, surtout situées dans les jambes, sont complètement out. Sur l'image, les zones érogènes des hommes et des femmes sont volontairement grossies.

Look : un peu moins intéressant, cette partie donne à voir différentes poitrines, masculines et féminines, selon la couleur, la taille du téton ou le poids pour les femmes, et les poils pour les hommes. Difficile de rendre des conclusions selon cette partie, à part le fait que tous les goûts sont dans la nature.

Listen : Basée sur une compilation de plus de 10 000 chansons, les auteurs du site ont voulu savoir quelles étaient les parties du corps les plus chantées, et les ont divisé selon les genres. On apprend donc que les yeux et les mains sont les parties les plus citées dans presque tous les genres. Mais il y a bien sûr des petites nuances, et une grosse différence : le hip hop est le seul genre musical à faire un si grand éloge des fesses. Enfin, la partie Body Rebus cherche dans les chansons et poèmes les citations des yeux, du visage, des mains ou autre.

Les créateurs sont deux artistes, Fernanda B. Viégas et Martin Wattenberg, connus pour les travaux en matière d'informations visuelles. Si la méthode n'est pas toujours des plus fiables, on peut dire que le résultat est assez drôle à explorer.

Via Ecrans



Alain Soral au cabinet des curiosités

Posté par Mon Missionnaire le 11.08.08 à 16:45 | tags : hot video, interview, porno, science
Le philosophe sulfureux Alain Soral n'est heureusement pas là pour parler politique, mais de pornographie et d'érotisme, en marge de son livre Sociologie du dragueur : Le livre sur l'amour et la femme. C'est intéressant, même si l'on n'y apprend pas grand-chose et que l'interview est entrecoupée d'extraits un peu superflus. On louera néanmoins l'initiative de Darkplanneur avec son Cabinet des curiosités, recueil des pensées sur la sexualité en vidéos.



Le petit secret du Viagra

Posté par Mon Missionnaire le 28.07.08 à 13:54 | tags : aphrodisiaque, santé, science
C'est la bonne nouvelle du jour : le Viagra ne servirait pas seulement aux hommes.

On constate depuis un certain temps que les femmes dépressives sont plus victimes, par rapport aux hommes, aux bouleversements dus à la prise d'antidépresseurs. Le premier : la baisse de la libido, ce qui les pousse souvent à arrêter leur traitement. Des chercheurs de plusieurs universités américaines, du Texas au Nouveau Mexique en passant par la célèbre fac de Stanford, en Californie, ont donc décidé de s'attaquer au problème. L'expérience : plusieurs femmes dépressives prennent un placebo, l'autre moitié du groupe prend du Viagra avant un rapport sexuel. Le résultat : 73% de celles qui avaient pris un placebo n'ont pas vu de différence, tandis que 72% des femmes soumises au Viagra ont constaté une amélioration. Le sildénafil contenu dans le Viagra aurait donc tendance à exciter les femmes et pourrait donc servir à lutter contre la dépression et les effets secondaires dans antidépresseurs. Question : et quand on n'est pas dépressive, ça marche aussi ? 



Macrolane repulpe les seins

Posté par Mon Missionnaire le 07.07.08 à 12:30 | tags : gros seins, santé, science
J'aime bien cette expression, "repulpe les seins", ça fait fruits abondants, nature généreuse et agrumes juteux. C'est le Parisien qui nous l'apprend et Malraux qui fait passer l'info : la révolution Macrolane est en marche (j'aime bien la mégalomanie aussi). Un produit miraculeux parce que :

- 100% naturel, Macrolane contient de l'acide hyarulonique, acide produit par le corps lui-même pour maintenir les seins, il est directement injecté dans la poitrine.
- Pas d'opération ni chirurgie : Macrolane s'adresse aux femmes qui ont des seins normaux avec tendance à la chute. C'est donc sans cicatrices ni effets secondaires, sans anesthésie ni opération. La manip' dure une heure et permet de reprendre le cours normal de sa vie trois jours après (donc, congés maladie potentiels, c'est génial). 
- Macrolane permet aussi d'augmenter la taille du bonnet. Mais il s'adresse également aux fesses et aux mollets, hommes ou femmes.
- Les médecins esthétiques sont plutôt contents parce que le gel leur permet d'intervenir de façon beaucoup plus précise et d'éviter une opération lourde et coûteuse lorsqu'elle est quelque peu superflue.
- Il a reçu toutes les approbations au niveau européen.

Quelques moins, quand même, parce que le monde n'est pas parfait :
- Il nécessite plusieurs injections à plusieurs mois d'intervalle.
- Il interfère avec le dépistage du cancer du sein. Il faut désormais une échographie + un IRM pour détecter toute anomalie.
- Macrolane coûte très cher : les 10 ml sont à 120 euros, sachant qu'il faut 50 ml pour retrouver de jolis seins, mais qu'en pratique, on atteint les 200 ml. Avec les honoraires du médecin, ça vous donne une jolie facture de 2 500 euros environ, contre une opération avec prothèse à 3000 euros minimum.

Malgré tout, merci Malraux pour cette découverte. On peut maintenant se mettre à chanter de joie devant une jolie brochette de poitrines, en imaginant un avenir radieux et repulpé.



Adopte la barbe de trois jours

Posté par Mon Missionnaire le 02.07.08 à 12:53 | tags : homme, science, sexe et société
N'écoute pas une femme lorsqu'elle ment. Tu t'approches d'elle lorsque la bise doit se faire, et tu sens ce tendre et langoureux instant fugace où sa peau douce se pose contre la tienne. Tu es aux anges mais elle te sort un "tu piques !" pas très sympa. En vérité je te le dis, elle adore ça.
C'est le département de psychologie de l'université de Northumbria qui l'affirme : les femmes adorent la mâchoire mal rasée. Le mec qui pique, à rebrousse-poil, la joue pas douce, le menton noirci. Et ce ne sont pas George Clooney, Colin Farrell, David Beckham et Will Smith qui diront que j'ai tort. L'étude affirme que la majorité des répondantes ont trouvé les hommes légèrement barbus plus sexys, rudes, matures et agressifs. Et qu'elles se verraient bien avec un tel homme, que ce soit plus une aventure légère ou une histoire plus longue.

Modifiant quinze photos de visages, les auteurs de l'étude ont créé cinq niveaux de rasage pour chaque portrait et 76 femmes devaient les juger sur pleins de critères (virilité, agressivité, maturité, âge, potentiel de relation etc...). Les hommes rasés de près ont eu les pires résultats dans de très nombreux critères, les barbus étaient jugés plus matures mais plus agressifs et moins attirants pour une longue relation. Finalement, ce sont les barbus de trois jours qui s'en sortent le mieux sur quasiment tous les critères.

Prochaine étape : l'étude sera menée dans d'autres pays pour mettre en évidence les différences culturelles liées au poil. En attendant, tu sais ce qu'il te reste à faire : jette ton rasoir, achète une tondeuse.



Le cerveau gay

Posté par Mon Missionnaire le 20.06.08 à 11:26 | tags : gay, lesbien, science
Quand certains scientifiques pourraient faire des recherches vraiment utiles pour l'humanité, d'autres regardent le bout des doigts, les cheveux, les gènes et le cerveau pour déterminer si les homosexuels sont biologiquement différents du reste de l'humanité hétérosexuelle (bien-pensante ?). Et c'est la première fois, dans ces recherches, que l'on utilise un scanner.

La BBC publie un article sur le sujet. Le Karolinska Institute de Suède vient de publier les résultats de son étude sur 90 personnes, hétéros et gays, hommes et femmes. Il apparaît donc que, concernant le cerveau, les gays et les femmes ont moyennement la même taille, tandis que l'hémisphère droit des cerveaux des lesbiennes et des hommes hétéros est plus gros. Une différence qui naîtrait au sein même de l'utérus. Ce qui revient à dire que le cerveau d'un homme gay ressemble plus à celui d'une femme hétérosexuelle qu'à celui d'un homme hétérosexuel, et que le cerveau d'une lesbienne ressemble plus à celui d'un homme hétérosexuel qu'à celui d'une femme hétérosexuelle. Vous suivez ?

Selon eux, deux paramètres distincts ne pourraient être induits par des comportements différents ou par l'éducation. Les amygdales du cerveau, un groupe de neurones situés au fond du lobe temporal, ont plus de connections avec d'autres régions cérébrales qui régissent les émotions chez les lesbiennes et les hétéros masculins. Ce qui provoquerait, en cas de stress par exemple, plus de réactions que chez les femmes hétéros et les gays. Les chercheurs suédois admettent néanmoins que 90 personnes, c'est peu, et que cette recherche mérite d'être approfondie.

PS : ne me demandez pas d'expliquer l'image, j'ai du mal à la comprendre.



Le sexe en toute philosophie

Posté par Mon Missionnaire le 22.05.08 à 11:27 | tags : amour, science
Voltaire a écrit, il y a bien longtemps dans son Dictionnaire philosophique, à l'article "amour" : "matière peu philosphique". Quand je me tapais huit heures de philo par semaine en terminale, m'ennuyant à mourir, je me demandais d'ailleurs pourquoi il n'y avait pas un chapitre sur l'amour et ce que les philosophes en pensaient.

En fait, Voltaire avait tort. Peu abordés en cours, les écrits philosophiques sur l'amour et la sexualité abondent pourtant. On sait au moins comment était la vie sexuelle de pas mal de philosophes. En gros, ça se limite quand même beaucoup. Une cohorte de chrétiens pénitents, d'absous par la volonté divine, qui ont abandonné stupre et fornication pour redevenir chaste. Saint-Augustin, Saint Thomas d'Aquin, Pascal et Spinoza. Même Socrate, dans Le Banquet, assure ses amis de son abstinence. Pire, certains sont restés puceaux toute leur vie, comme Emmanuel Kant.

Alors que les happy few n'avaient pas de problème à conjuguer philosophie et sexe. Diogène, qui se masturbait publiquement pour éviter de forniquer. Quelques modernes, finalement, subsisent dans les philosophes ayant une véritable vie sexuelle. Sartre et Beauvoir, Foucault, même Sigmund Freud. Et quelques classiques, malgré tout, comme Montaigne ou Diderot.
En tout cas, de toutes ces histoires, même si de nombreuses autres doivent être cachées, le magazine Lire a réussi à faire un bon dossier, très long et tout et tout. On ne pourra plus dire maintenant que la philosophie, c'est chiant.



L'Eldorado de la petite pilule rose

Posté par Mon Missionnaire le 30.04.08 à 16:45 | tags : aphrodisiaque, femme, santé, science
Ca a l'air bête, comme ça, mais c'est sérieux. Les grands laboratoires pharmaceutiques américains luttent au moment même où je vous parle (oui, oui, au moment même) pour commercialiser une simple pilule. Pas n'importe laquelle : elle serait rose, et les femmes la prendraient non pour s'empêcher d'avoir des bébés, mais pour s'émoustiller graaave. Une sorte d'équivalent du Viagra, pour femmes uniquement.

Mais voilà, ce n'est pas simple d'exciter une femme. Les scientifiques s'en rendent compte, il était temps. Pour les hommes, rien de plus facile : un coup de sang dans les parties sexuelles, rien de plus, et même la grosse panne de désir peut être conjurée par la petite pilule bleue. Alors qu'une femme dont le sexe se remplit de sang n'est pas forcément excitée. Pfizer en a fait les frais, lui qui a mené huit années d'expériences auprès de 3 000 femmes pour finalement conclure qu'ils ne pouvaient pas mieux faire que le Viagra.
Postulat : "Tout ce qu'on sait, c'est que, concernant les femmes et le sexe, presque rien ne se passe sous la ceinture, tout se joue au-dessus de la nuque." Et c'est une femme qui parle, Anita Clayton, professeur à l'université de Virginie.
Certains contestent, affirmant qu'avec de la testostérone à petites doses, on peut exciter une femme. Biosante teste actuellement "LibiGel", un gel de testostérone à mettre sur les bras qui devrait déjà donner quelques résultats concluants. Le labo voudrait même le faire approuver par la Food and Drug Administration en 2009. Et Boehringer Ingelheim, un concurrent allemand, affirme qu'un anti-dépresseur qu'ils avaient développé n'améliorait pas l'humeur mais boostait le désir. Quand on compte les milliards amassés par Pfizer grâce au Viagra, on connaît l'enjeu...

...Mais on n'oublie pas les grands sceptiques. Ceux qui disent que, on aura beau essayer, on ne trouvera jamais une pilule rose. Parce que les femmes, ça ne baise pas sur commande d'un médoc. Si tout se passe dans la tête, comment vouloir faire croire qu'une pilule serait capable de résoudre les problèmes psychologiques liés à la sexualité ? Les laboratoires cherchaient, il y a une autre époque, le moyen de lutter contre l'impuissance en essayant de booster le désir masculin. En essayant d'aller à la source même, ils ont finalement trouvé une solution mi-figue mi-raisin : le Viagra. Tant que ça gonflait le pénis, les hommes étaient contents. Sera-t-on jamais capable de satisfaire ainsi une femme ?



Plus c'est long, plus c'est bon ?

Posté par Mon Missionnaire le 09.04.08 à 11:46 | tags : chiffre, science, sexe et société
On a parfois des surprises assez convenues quand on parcoure le net. Des infos qui se veulent sensationnelles, des infos qui vous chamboulent toute une actualité etc. Enfin, c'est ce que certains journalistes voudraient vous faire croire.
J'ai lu un peu partout que le sexe n'était pas forcément meilleur quand il durait plus longtemps. Une actu avec étude scientifique à l'appui du chercheur Eric Corty, de l'université de Pennsylvanie. Comme d'hab, des témoins, des questions posées. L'idéal se situerait donc entre 3 et 13 minutes de rapport coïtal (sans préliminaires), et 7 à 13 minutes, c'est encore mieux que l'idéal.

On est tenté de répondre : et alors ? On sait déjà que le rapport moyen durerait, selon les sondages, une vingtaine de minutes, préliminaires compris. Donc, les gens n'ont pas besoin d'une étude scientifique pour qu'on leur dise combien de temps doit durer un rapport sexuel. Surtout qu'il n'y a pas de norme dans la question, et que chacun fait l'amour autant de temps qu'il le souhaite.

On citera donc Esther Perel, sexologue new-yorkaise qui a répondu à Rue89 : "Le discours de la société aujourd’hui s'est médicalisé: on est passé du péché à la pathologie du dysfonctionnement. Quand on est dans les résultats mesurables et la quantification, on se retrouve avec des gens toujours en train de se demander s’ils sont normaux, qui ont toujours l’impression que ça se passe mieux chez les autres. Il est important de ne pas normaliser." Merci !



Une voix sexy, ça aide

Posté par Mon Missionnaire le 08.04.08 à 16:18 | tags : décalé, drague, science
"Vous avez une voix parfaite pour les soirées de RFM". Ca, c'est mon professeur de journalisme radio qui me le disait. A moitié étonné, à moitié très sceptique (j'ai toujours trouvé ma voix nasillarde), j'interroge mon entourage, qui me dit qu'effectivement, j'ai une voix chaude et rassurante. Mais j'ai un rire très bizarre, ce qui compense.

Parce que je n'ai jamais eu l'impression que ma voix pouvait être un outil de séduction. Vos conquêtes ne vous le disent pas, sûrement parce qu'elles-mêmes ne s'en rendent pas compte. Mais une voix sexy peut beaucoup aider dans la vie. Et les techniques vocales ne devraient pas être négligées. J'ai découvert ça en lisant ce qu'en dit Laura Spicer, qui est "coach vocal". "Dans toute situation, la communication se divise en trois aspects : 55% sur ce à quoi vous ressemblez quand vous le dites, 38% sur la sonorité, et seulement 7% sur ce que vous dites." En gros, les apparences jouent.

C'est pour ça que la voix a sa part des choses. Un homme avec une voix grave et sonore, ça plaît aux filles, genre Sean Connery. Et une femme à la voix légère, aérienne, presque faible mais pas aiguë, genre Marilyn Monroe, ça excite les hommes. Mais pas que, of course. Toute voix dont le timbre est un tant soit peu original plaît forcément et ajoute beaucoup au charme. Tout ce qui est dit clairement, tout drague sussurée et non criée, toute voix qui se prête facilement aux changements imposés par les idées que l'on défend : tout peut être plus crédible avec une jolie voix. Vous imaginez Yann Barthès, par exemple, avec une voix de canari ? Je suis sûr qu'il n'aurait pas autant de fans sur Facebook...

Mais j'en viens, finalement, à la spécialité de la coach vocal : le bégaiement. Laura Spicer raconte sur son blog qu'elle a aidé une patiente à soigner son bégaiement en se relaxant les cuisses. Son problème avait commencé dès son mariage avec un homme très bien. Il semblait qu'elle avait pris en horreur le sexe avec lui (très bien, l'homme ?) et avait fini par bloquer ses cuisses machinalement, provoquant des difficultés à parler, on ne sait comment (l'origine du bégaiement est très floue).

La voix est donc, avec le visage, le principal canal de nos émotions. Apprendre à s'en servir, c'est un peu apprendre à séduire.



Le pénis tel que vous ne le connaissiez pas

Posté par Mon Missionnaire le 02.04.08 à 16:14 | tags : bite, homme, science
Tiens, aujourd'hui, j'ai envie de parler pénis. Pas pour vous en dire les dix secrets érotiques, mais presque. Plus de la culture générale dans un article que j'ai trouvé intéressant, et que je vous traduis ici bas :

1. Seulement 6% de la population masculine a besoin de préservatifs extra-large. En un mot, 94% des hommes mentent.

2. L'étude la plus fiable selon les urologues démontre que la moyenne du pénis en érection atteint 13 centimètres de longueur et 12,2 cm de circonférence. A part si vous êtes sur un site de rencontres. Il faudra alors doubler.

3. Environ 80% des Américains sont circoncis, même si l'Académie américaine des pédiatres affirme que ce n'est pas "médicalement nécessaire". On ne parlera pas du fait que les hommes insistent pour couper quelque chose qu'ils exagèrent toujours.

4. Les hommes peuvent vraiment avoir les "testicules bleus". Appelée la "congestion prostatique" dans le jargon scientifique, la douleur dans les testicules est causée par du sang "piégé". Vous savez, ce qu'il vous dit à propos des orgasmes qui seraient la seule façon de relâcher tout ça ? Il a raison, mais pas complètement. Votre docteur aussi a raison : lui qui dit qu'une douche chaude ou une aspirine peuvent aussi soulager.

5.
Le pénis est en général plus sombre que la couleur de la peau de celui qui le porte. Pourquoi ? Ca fait partie du processus de maturation sexuelle, mais c'est aussi parce que la nature introduit une amie au pénis durant l'adolescence : la main droite. La peau s'assombrit si le pénis est souvent "maltraité".

6. Il n'y aucune corrélation entre la taille du pénis et la taille des chaussures, des mains ou du nez. Et la mauvaise nouvelle est pire encore pour les nymphos en quête de sous : il n'y a aucune corrélation entre la taille du pénis et celle du portefeuille.

7. La masturbation, ou "l'astiquage de poireau", c'est sain. Vraiment. "A prendre ou à laisser", ce n'est pas juste une excuse pour que les mains d'un type migrent vers le sud. Les tests officiels le disent et les sexologues sont formels. Moins un homme utilise sa plomberie sexuelle, plus il aura de problèmes pour ensuite, puiser à la source.

8. Les hommes s'avachissent quand ils boivent trop. Mais c'est combien, trop ? Environ trois verres et demi pour un homme de 80 kilos. Avec ça, la seule chose qui se tiendra droite à la maison, c'est le manche de l'aspirateur.

9. Tous les hommes ont une ligne qui part du pénis et descend sur les testicules. C'est une sorte de "soudure" sous le pénis, qui se forme quand le foetus est dans l'utérus. Chez les femmes, la "soudure" devient les petites lèvres du vagin. Chez les hommes, elle se forme parallèlement à l'urètre, à l'intérieur du pénis.

10. Rien ne peut rendre un pénis plus grand, sauf l'âge. Malheureusement, la taille des bijoux de famille arrête de progresser lorsque les hommes atteignent le début de la vingtaine.

Source



Les hommes, ces infidèles ?

Posté par Mon Missionnaire le 14.03.08 à 13:57 | tags : homme, média, politique, science
C'est la question que je me suis posé suite à l'affaire concernant Eliot Spitzer. Loin de moi l'idée de juger ces petits plaisirs personnels ou combien son aventure détruira son couple, ça le concerne. Mais je me demande bien comment un tel homme, brillant, gouverneur d'un puissant Etat et reposant sa politique sur son intégrité ; comment un politicien qui avait promis de faire de New-York une ville lavée de toute corruption ou histoires scabreuses ; bref, comment ce monsieur a pu, en un soir, briser sa carrière sans penser que sa position et sa réputation, au moins, devraient peut-être le forcer à tourner sept fois son pénis dans son pantalon avant de l'utiliser avec une prostituée de luxe ?
Difficile de savoir ce qui se passe dans la tête d'un homme. Mais un article de Newsweek m'a donné la puce à l'oreille. Le journaliste a fait le tour de plusieurs psychologues et neurologues en essayant de comprendre ce qui a bien pu se passer chez Eliot Spitz. Plusieurs affirmations s'avancent.
"Spitzer est simplement le dernier politicien marié pris la main dans le sac, un groupe assez grand pour qu'on puisse faire une étude scientifique". Que recherchent-ils, tous ces politiciens obsédés ? Simplement, des sensations. Plus que les autres personnes, ces hommes sont atteints d'une pathologie qui les pousse vers tout ce qui est expériences nouvelles et surtout, interdites. Marvin Zuckerman, psychologue qui a écrit un livre sur le sujet, affirme même que ces personnes ont un taux faible de Monoamine oxydase A, un régulateur de la dopamine, donc de l'exictation en général. Agissant comme une drogue, le pauvre Eliot Spitzer aurait donc besoin de dopamine comme on a besoin d'un rai de coke.

Problème : la dopamine appelle la dopamine, et celui qui la recherche en veut toujours plus. La prise de risques, dans l'histoire, est donc également un facteur de plaisir. Et plus le plaisir est important, moins il y a de scrupules. La personne aura alors du mal à voir les conséquences de son geste et ne songera qu'au plaisir qu'elle pourra en retirer. Une sorte de récompense pour un ego qu'il croit abusé ou oublié au profit de sa fonction. Autre remarque : ces mêmes personnes ont souvent, à l'origine, un taux de testostérone élevé. Conséquence : un goût sûr pour la compétition, genre fier à bras qui ne se laissera jamais démonter et voudra toujours prouver qu'il est le meilleur. Problème : l'appétit sexuel est également plus fort, et ce genre de personnes, on les retrouve souvent en politique (mais aussi dans le monde du sport). Un autre monde où toute l'équipe qui vous entoure est, en plus, prête à répondre à tous vos désirs. Ca rappelle cette justification que Bill Clinton avait servi lors du scandale Lewinsky : "J'ai fait quelque chose pour la pire des raisons : juste parce que je pouvais".

Ne pouvant expliquer autrement cet écart, Eliot Spitzer a préféré démissionner. Au revoir, donc, charisme politicien et putes de luxe. Vous, à sa place, vous auriez été tenté ?

Bonus : galerie explicative des hommes puissants et trompeurs



Le graphique des relations sexuelles

Posté par Mon Missionnaire le 12.03.08 à 16:35 | tags : amour, chiffre, science
Assez impressionnant, ce tableau complet et intelligent des relations humaines. Et simple à comprendre, si l'on s'y met vraiment. En abscisses, l'attirance physique, en ordonnées, l'attirance psychologique. La "zone de la douleur" indique là où une relation n'est pas possible, c'est-à dire les attirances au niveau du zéro. Une attirance physique plus forte qu'une attirance mentale, c'est le fuck-buddy ("ami de baise ?"), qui pourrait aller plus loin si la complicité physique est très forte ("tentation de la relation").
Les rendez-vous, les relations amoureuses, tout ça, c'est au centre, dans la "dating zone", qui, en augmentant les attirances, développe le "potentiel du mariage". Mariage, uniquement s'il n'y a pas de "maladresses" dans le couple (comprendre tout ce qui est lâcheté, égoïsme, les "je veux pas m'engager" et autres "je sens rien, là, t'es sûr que t'es bien dedans ?"). Les petites choses qui peuvent faire d'une vraie relation un simple "fuck-buddy", voire pire, une amitié. Mais là, faut prendre en compte également le fait que l'attirance physique est très faible, et que seuls comptent deux esprits qui s'entendent bien. Tellement bien, parfois, qu'on peut en arriver à une relation amoureuse.
En top du top, enfin, le "null set", c'est-à-dire l'ensemble négligeable en maths, dont je n'ai pas vraiment compris l'intérêt (je n'ai jamais été bon en maths, hein). J'ai néanmoins saisi qu'il s'agit là d'un nombre mystère, sans doute le coup de foudre ou la relation dont l'amour est non quantifiable. L'idéal, en quelque sorte.





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