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Allô, prévention SLG ? L'actu de la lutte contre les MST sur le blog Sexe, Love.
Protégez-vous, c'est le gouvernement qui le veutLa syphilis, la chaude-pisse (ou gonorhée), ça n'a jamais été très drôle. Mais il y a quelques décennies, ces infections sexuellement transmissibles faisaient vraiment peur car elles ont longtemps été mortelles ou avaient des conséquences très graves, comme la stérilité. Sur le net, on peut trouver un peu partout la propagande américaine sous forme de posters, de la première à la seconde guerre mondiale, contre ces maladies. Des facteurs tels que la prostitution étaient régulièrement mis en cause, mais également le fait que les G.I's revenaient souvent d'Europe avec de telles maladies, étant passés par la case "bordel" ou "aventures d'un soir". Première accusée : la femme, avec son comportement frivole, provoquait la décadence de l'homme :
![]() "Vous pensez peut-être que c'est juste une "copine", mais elle pourrait être la copine de tout le monde". Image d'une Rita Hayworth en jupe courte et cigarette à la main, prototype de la femme moderne licencieuse. Si d'autres affiches montrent en évidence des "femmes faciles", elles insistent plus souvent sur le fait que le mal peut être partout, même derrière le visage d'une femme angélique. ![]() "Elle a l'air en bonne santé MAIS : partenaires occasionnels, filles de joies, prostituées répandent la syphilis et la gonorhée. Vous ne pouvez battre l'Axe avec une MST." La "transmetteuse" est clairement identifiée, et la taille des petits bons hommes de l'affiche en font clairement des victimes. Pourtant l'ennemi, ce n'est pas la femme, ni l'homme, mais bien la maladie : ![]() Identifier le "Boche" à la syphilis, comparer le travail à une lutte contre la maladie, c'est seulement à cette époque-là qu'on pensait vraiment pouvoir réduire la propagation des maladies sexuelles par de tels procédés. Parce que finalement, les progrès de la médecine ont été l'unique solution : la péniciline puis les antibiotiques sont les remèdes efficaces contre des maladies qui ne sont plus mortelles. On encourage alors tout un chacun à se soigner : ![]() On ne demandera pas comment le bon père de famille a pu contracter la syphilis, on plaindra juste l'homme ci-dessous pour avoir manqué de soins. Si de telles affiches n'existent plus dans le monde occidental, c'est parce que les moyens de persuasion sont discrètement passés de la propagande à la communication et l'information, parfois même avec humour. Mais finalement, les publicités contre le sida ou toute autre maladie sexuelle se font toujours dans l'idée qu'une bonne connaissance des maladies permet de réduire leur propagation. Reste que dans d'autres régions, le message reste simple : se protéger, ou mourir. ![]() Fais gaffe à ton pénisPosté par Mon Missionnaire le 23.07.09 à 14:53 | tags : santé, bite, chatte, illustration, prévention, clitoris
Une campagne de prévention trouvée à Taïwan et sur ce blog. En gros, le pénis qui n'est pas protégé par une capote et entre dans un vagin risque de devenir une sorte de cornichon recouvert de pustules. Pas très cool. En plus, ces amis zizis et protégés ne manquent pas de bien se foutre de sa gueule. Faudra juste m'expliquer comment quatre bites se retrouvent autour d'un vagin si bien symbolisé par une petite porte où le petit bouton supérieur devient un clitoris.
![]() L'autre épidémiePosté par Maud Destouches le 15.06.09 à 16:04 | tags : santé, prévention, capote, porno star, politique
Alors que le monde s'inquiète de la pandémie du virus H5N1, les autorités de la ville de Los Angeles suivent jour par jour une autre infection : le sida, dans un environnement bien précis : l'industrie du porno. Depuis deux semaines, 17 personnes du milieu ont été testées positives et les autorités sanitaires sont très inquiètes. Sachant que L.A. est une des plus importantes bases géographiques du X, avec pas moins de 200 boîtes de production, 1200 acteurs réguliers et 5000 personnes y travaillant plus ou moins occasionnellement, une épidémie pourrait être fulgurante. D'autant que l'écrasante majorité des films se tourne façon bare-backing, c'est-à-dire sans préservatif. La première personne testée positive dans cette nouvelle vague de contamination est une actrice qui a pourtant travaillé le lendemain des résultats de son test. Les autorités enquêtent pour comprendre ce dysfonctionnement. Depuis, 16 autres personnes ont donc été diagnostiquées séropositives. Il est assez étonnant de constater combien les pouvoirs publics s'investissent dans cette histoire qui relève selon eux du domaine de la santé publique. Mais c'est précisément là où les choses se compliquent. En effet, la clinique qui pratique les tests pour tous les employés du X refuse de communiquer le nom des malades ou de l'entreprise pour laquelle ils travaillent, expliquant être légalement tenue au secret professionnel. Argument auquel le chef du département de la santé répond que cette obligation légale ne vaut pas pour les agences chargées de s'occuper de la santé publique. Pour le moment, la situation semble donc bloquée. Si le respect de la vie privée est évidemment une priorité, on peut quand même se demander si les producteurs de X de la Vallée ne se cachent pas derrière ce droit pour poursuivre tranquillement leur lucratif business, quitte à risquer la vie de leurs employés... De plus, aucune loi n'oblige à utiliser de préservatif pour ces tournages à risque. Pourtant, les autorités municipales rappellent que le code du travail général stipule que le port d'équipement de protection est obligatoire dans le cas d'exposition au sang ou à tout autre liquide corporel (c'est la législation qui s'applique notamment aux hôpitaux). Mais les producteurs se cachent derrière les "lois du marché", ils ne font que répondre aux exigences des consommateurs, ce sont eux les consommateurs qui décident - c'est-à-dire nous... Love land![]() En Chine devait s'ouvrir un parc d'attraction entièrement dédié au sexe. Nommé Love Land, il était même en cours de construction mais les autorités locales de Chongqing (qui devait pourtant devenir la ville de l'amour charnel) viennent de décider que, finalement, ce n'était pas une bonne idée. Résultat, hop, on démonte tout, dont le mannequin géant dont vous pouvez admirer les jambes sculptées sur la photo. Mais qu'aurait-on trouvé dans ce parc d'attractions ? Autant vous le dire tout de suite, il ne s'agissait pas d'une immense maison close. L'objectif était un peu plus pédagogique. Il y aurait eu des sculptures géantes d'appareils génitaux pour instruire les visiteurs, des expos photo retraçant l'histoire de la sexualité en Chine, des stands pour apprendre à mettre un préservatif. Lu Xiaqing, le directeur du défunt parc défend encore son projet "le parc aurait été très utile pour l'éducation sexuelle. Le sexe est un sujet tabou en Chine, les gens ont vraiment besoin d'avoir accès à plus d'informations." L'attitude du gouvernement chinois en la matière reste très ambivalente, oscillant entre une pudibonderie certaine qui pousse à la censure de nombreux films et une tolérance (vis-à-vis de la prostitution par exemple) qui, de notre point de vue, peut sembler paradoxale. Coups marketing
Tous les spots et affiches publicitaires sont saturées de connotations sexuelles parce que des études très sérieuses auraient prouvé que le cul, ça fait vendre. Du coup, quand il s'agit de faire le marketing d'un objet ayant vraiment un lien avec le sexe, comment peuvent s'y prendre les pubilicitaires ? L'agence Grey Worldwide a eu une idée pour une nouvelle campagne pour des capotes : y mêler de la politique. Le résultat, c'est ça :
J'admets que c'est imaginatif mais personnellement, je trouve ça pourri. Même s'il s'agit évidemment d'une simple blague, elle tend quand même à propager deux absurdités conjointes qui ont la vie dure : celle du tout génétique et du mal absolu - ce qui mène évidemment au retour en grâce de l'eugénisme. La nature malfaisante d'un être humain serait inné, déterminée depuis sa naissance. Et il faudrait donc éradiquer ces individus. C'est le même genre d'idéologie qui transparait dans les discours sur l'axe du mal (contre le mal on ne peut rien faire si ce n'est le détruire) ou sur la délinquance chez les enfants de 3 ans. Il me semble quand même qu'il y a d'autres moyens de vendre des préservatifs. Chez Viagra, ils se sont retrouvés confrontés à un autre problème de communication en Corée du Nord. Comme l'explique Pierre Ayroles (et merci à Blackvelvet pour le lien !), devant l'interdiction de faire des spots télé pour leur produit, ils ont dû trouver un moyen détourné de vanter l'efficacité des pilules bleues. Ils ont donc envoyé aux urologues coréens de très beaux éventails :
Piégé par un cunni Goldin est un flic de New-York (la célèbre NYPD). 15 ans de service, un mec droit dans ses bottes qui ne fait jamais de bêtise, ce qu'on appelle là-bas le style de vie "straight". Mais en octobre 2006, la police effectue un dépistage au hasard à partir des poils de bras des policiers (oui... premier étonnement de ma part) et Goldin est testé positif à la cocaïne. Stupeur. Il est évidemment suspendu. Une histoire assez banale finalement. Le savoureux dans tout ça c'est la défense de Goldin qui maintient qu'il n'a jamais, au grand jamais, consommé de stupéfiants. Les traces de cocaïne dans son organisme ? Il a une explication toute simple : il les a ingérées à l'insu de son plein gré en faisant des cunnilingus à sa copine. La copine a effectivement admis consommer de la coke. Les cunnis plus la sueur mélangée à raison de trois séances de baise par semaine et voilà, on est drogué passif. J'attends qu'on me dise si c'est médicalement possible mais j'ai quand même un sérieux doute... Les hommes devraient baiser moins (mais en fait non) Bon. Les garçons, les hommes, les mecs si vous venez sur ce blog c'est a priori que le sexe vous intéresse. Donc a priori que vous aimez ça. Et conséquemment que vous pratiquez des activités sexuelles (la masturbation en fait partie évidemment). Et bien arrêtez tout de suite ou vous allez mourir. Vous vous en doutez, c'est encore une fois une étude scientifique qui vous le dit. Enfin... pas l'étude scientifique elle-même mais les raccourcis qui peuvent en être tirés. Ainsi sur le site de la BBC où vous apprenez que les hommes qui ont beaucoup baisé entre 20 et 30 ans ont plus de risques d'avoir un cancer de la prostate. Vu sous cet angle, on a l'impression que la nature se fait moralisatrice. Et on conclut qu'il vaudrait mieux moins niquer du temps de sa jeunesse pour préserver sa santé. Mais quand on lit plus en détail les déclarations des scientifiques, le son de cloche n'est pas le même. Les hormones jouent bien un rôle clé dans le développement de ce cancer. Or ce sont ces mêmes hormones qui pousseraient certains à avoir davantage de besoins sexuels que d'autres. Baiser moins ne servirait donc à rien. Ce sont en réalité deux conséquences d'une même cause. Sexting for me Décidément, les "nouvelles technologies", comme on disait il y a une dizaine d'années, n'ont pas fini de modifier le rapport au sexe. L'envoie de photo de nu via un téléphone a même un nom : le sexting. Un jeu érotique comme un autre me direz-vous. Pratiqué par beaucoup de gens et, début du problème, y compris par les adolescents. Les gamines envoient de plus en plus de photos d'elles dénudées à leurs petits amis. A priori, rien de bien grave. Sauf que selon la législation américaine, si elles ont moins de 18 ans, les adolescentes peuvent être accusées de production d'images pornographique et pédophile et leurs petits amis de possession de ces images. Et justement, dans certaines villes, les autorités judiciaires ont décidé de sévir contre ces pratiques. Evidemment, ils n'accusent pas vraiment les ados de pédophilie mais ce qui les inquiète c'est qu'un certain nombre de ces photos sont ensuite balancées sur internet ou envoyées aux amis. D'après eux, les filles n'ont absolument pas conscience des suites possibles de ce qui n'est pour elles qu'un jeu amoureux à destination d'une seule personne. Un ado de 17 ans est ainsi poursuivi pour avoir fait circuler des images de son ancienne petite amie âgée de 16 ans. Plus extrême, le cas de trois gamines (moins de 16 ans) qui sont accusées de production et mise en circulation d'images pédophiles (d'elles-mêmes donc) et leurs trois copains pour possession. L'idée est de leur faire comprendre que ce geste n'est pas anodin, qu'il est grave et peut avoir des conséquences néfastes pour elles. On peut quand même s'interroger sur l'efficacité d'une politique répressive où pour protéger les potentielles victimes on commence par les condamner... Plutôt que de ficher une génération entière dans le registre des délinquants sexuels, on pourrait envisager de l'éduquer. Peut-on filtrer le sexe sur Internet ? On vous promettait des moteurs de recherche complètement libres et, en plus, sans surveillance aucune. C'était un peu du pipeau. Vous pensiez pouvoir tranquillement surfer sur des sites de cul : personne pour découvrir qu'en fait, vous êtes fan de bukkake. Bon, c'est possible en France, mais dans certains autres pays, on veut filtrer. Le gouvernement australien a même mis 126 millions de dollars sur la table (60 millions d'euros). Les internautes australiens se retrouveraient surveillés dès 2009 et empêchés d'accéder à certains sites. Les fournisseurs internet eux-mêmes doivent se plier aux injonctions du gouvernement, dont la liste noire concerne plusieurs milliers de sites. Deuxième mesure : un filtre pour enfants est mis en place, à l'image du filtre parental, mais au niveau national. Anti-pédophile, anti-pornographie etc... Celui-ci peut être enlevé. Si la deuxième mesure ne fait pas vraiment polémique (de telles choses existent déjà au Royaume-Uni et au Canada), le petit problème, c'est que personne ne peut accéder à la liste des sites interdits. Certains parlent de jeux d'argent interdits et beaucoup d'autres rumeurs flottent dans toute l'Australie. L'industrie du sexe est également inquiète : un "parti du sexe" est même né dans la foulée, qui devrait participer aux prochaines élections. Les fournisseurs d'accès à internet sont également pas très contents, ce filtre devrait ralentir certaines connexions. Mais la plus grosse connerie du projet reste quand même le fait que : interdisez un site, dix reviennent à l'assaut. En Chine, on y a sûrement pensé. Yahoo, Google et MSN se sont déjà pliés depuis longtemps aux injonctions du gouvernement communiste : les recherches sur moteur sont censurées depuis plusieurs années. "Démocratie" n'existe pas, Tian An Men est aussi jolie qu'un jour de printemps. Evidemment, la pornographie est strictement interdite, mais les autorités font preuve d'un petit laxisme. Certains cybercafés disposent par exemple d'un box isolé, et il est toujours possible de passer à travers les interdits pour trouver des images interdites sur internet. Yahoo ! China a trouvé donc une solution médiane, en association avec l'ONU : en tapant "sexe", "gay", ou "porno", l'internaute voit arriver un message d'information et de prévention. Bonne idée, mais bon : l'internet est filtré, l'internaute n'obtient pas les résultats voulus. Monde de m****. Faut-il stigmatiser les barebackers ? "100% no kpot" : c'est ainsi qu'on définit les soirées bareback, durant lesquelles les amateurs d'orgie forniquent à tout-va, sans préservatifs. J'avais beaucoup apprécié l'article d'Agnès Giard sur la question, fruit d'une révolte saine. Parce que, comme elle l'affirme, la société n'a pas à payer les risques courus par les quelques personnes excitées à l'idée de pouvoir être contaminées. Parce qu'il n'y a pas à dire, qu'on soit gay ou hétéro, c'est pareil : jamais sans capote avec un ou une inconnu(e). S'il faut condamner sans équivoque ce genre de pratiques sexuelles, Aides tente néanmoins de faire son boulot en sensibilisant les barebackers. "Aides, expliquent ses responsables, est une maison ouverte à toutes les personnes séro-concernées. Nous accueillons des personnes qui injectent leur substitution, nous accueillons des personnes qui ne prennent pas leur traitement, nous accueillons des personnes qui ne se protègent pas. Car c’est bel et bien en travaillant avec les personnes qui présentent des difficultés avec la gestion de leur santé que l’on pourra avancer en matière de prévention." Pourquoi pas ? Mais l'association Act-Up ne pense pas de la même façon, et a récemment envoyé une lettre ouverte à Aides, accusant Aides de cautionner le barebacking. En cause : les ateliers d'Aides, baptisés "NoKpote", animé par un membre de l'association et dirigés vers les barebackers qui veulent, malgré tout, prendre soin d'eux. On leur propose donc "une nouvelle forme de santé au sein de la communauté homosexuelle". Un peu bizarre, n'est-ce pas ? Il est vrai que les traitements rétroviraux ont beaucoup changé et qu'aujourd'hui, il y a beaucoup moins de personnes qui meurent du sida en France qu'au début des années 90. Ce à quoi Act-Up préfère une "ligne dure" : "La mise en place de tels ateliers sert un discours complaisant, voire prosélyte à l'égard du sexe à risque". Et Aides d'affirmer en retour sa stratégie "globale" contre le sida : "promouvoir et distribuer des préservatifs, mettre en place des expérimentations de dépistage rapide, tenir des permanences dans les établissements de consommation sexuelle et sur les sites internet de rencontre, mener des campagnes d’été sur les plages gays et écouter les préoccupations des barebackers, tout ceci fait bel et bien partie d’une stratégie globale." A vrai dire, personnellement, je ne sais pas trop quoi en penser. L'éducation sexuelle des petits ChinoisLes enfants doivent-ils savoir ce qu'est un pénis, un vagin, un préservatif, plutôt que d'en rester à la petite graine ? Cette question semble toujours autant susciter des réponses enthousiastes d'un côté et des réactions violentes de l'autre. Autant, on sait tous que l'absence totale d'éducation sexuelle amène à certaines aberrations, autant l'éducation sexuelle pour bambins, avec des initiatives locales ici et là, n'a pas encore démontré son succès.
En Chine, en tout cas, on ne se pose pas ce genre de questions. Une mère chinoise, étonnée de découvrir le contenu des livres de ses enfants en CP, a posté sur un forum chinois les scans de ces manuels pas très politiquement corrects. Et le blog ChinaSmack s'est empressé de relayer et de traduire pour nous autres occidentaux. L'intro donne à peu près ça : ![]() Partant, on arrive à parler également de l'anatomie interne, on voit des petits testicules qui discutent et qui se font même dorer la pilule. Et l'on finit par l'usage du préservatif. Etrange, dans une société où le sexe est aussi tabou, nombre de commentaires illustrent bien le fait que de nombreux Chinois n'ont pas eu accès à ce genre d'éducation à leur époque. Les temps changent, ma bonne dame. Aides : Explorer, s'amuser, se protégerAides revient nous donner de ces beaux clips d'animation qui ont provoqué de gros buzz sur le net pour la prévention contre le sida. Si les premières campagnes étaient fraîches, joyeuses et s'adressaient aux gays et aux hétéros, ainsi qu'aux libertins, celle-ci est beaucoup hétéro-centrée. Et pas forcément la meilleure. Il n'y a rien à dire sur la réalisation irréprochable, mais je crois que les créas ont un peu trop fumé avant d'imaginer ces petits clips. Peu importe, si le message reste le même, et qu'il passe bien.
Quelle éducation sexuelle américaine ?Les analystes politiques se plaisent à le dire : le duel Barack Obama et John McCain, c'est un peu l'Amérique nouvelle contre l'ancienne. Le melting pot contre les Wasps, le vieux contre le jeune. Et en matière d'éducation sexuelle, l'équipe républicaine a frappé fort contre les démocrates, avec ce spot publicitaire :
"John McCain approves this message" : Obama veut apprendre aux enfants à faire l'amour avant d'apprendre à lire. On oubliera donc que son programme parle plutôt d'une "meilleure éducation sexuelle", sans indiquer d'âge. Et on répétera que l'idée d'apprendre le sexe aux enfants fait son chemin dans plusieurs pays, comme au Royaume-Uni. Voilà donc : on sait que l'éducation sexuelle est importante partout, on se demande si les enfants doivent l'apprendre plus tôt. Mais aux Etats-Unis, on en reste plutôt à un stade du débat genre "éducation sexuelle ou pas" ? Car l'abstinence, l'interdiction du sexe avant le mariage, tout ça, ça parle encore à de nombreux Américains. Et le USA Today de publier un article interrogateur : sommes-nous sur la bonne voie ? En comparant les données statistiques américaines à d'autres pays européens, un certain écart surprend. Celui des jeunes filles mères, de très loin supérieur outre-Atlantique, 42 enfants pour 1000 filles âgées de 15 à 19 ans. Insister sur les bienfaits de l'abstinence n'a donc qu'un rôle : pousser les jeunes filles à coucher avant le mariage sans se protéger (à ce niveau-là, on se demande si elles ne confondent pas capotes et ballons de baudruche). En France, par contre, où l'éducation sexuelle insiste beaucoup sur la contraception, on ne connaît pas d'histoires auss spectaculaires que celle de Gloucester High School. On en arrive vite à se dire qu'insister sur l'abstinence provoque l'effet contraire, mais on s'interroge tout de même : ne serait-ce pas une tendance grandissante des pays d'Occident, née en Amérique et de plus en plus importante en Europe ? Cet article sur le site d'Arte confirme un taux de fécondité des ados en augmentation en Europe, et surtout au Royaume-Uni. Mais une chose reste vraie : la très bonne éducation sexuelle néerlandaise a enrayé ce phénomène, et les Pays-Bas sont aujourd'hui le pays d'Europe où le taux de fécondité des jeunes filles est le plus bas, avec 7 naissances pour 1000. Le prophète de la capote Il s'appelle Gabriele Paolini et s'il y a quelque chose qu'il aime bien faire dans la vie, c'est faire ch... son monde. L'Italien adore déranger journalistes, présentateurs, politiques ou autres en plein travail, devant la caméra. Il détient même le record du monde, avec environ 20 000 interruptions d'émissions télé dans sa vie. Ca fait déjà bien longtemps qu'il s'y est mis. Il a commencé au moment où son ami proche meurt du sida, dans les années 90. Gabriele commence alors à apparaître à la télé. Le gars qui vient derrière l'envoyé spécial, faisant des grimaces ou des gestes obscènes, c'est lui. Mais surtout, un collier de capotes autour du cou. Au point de devenir celui qu'on appelle "Le prophète de la capote", "Le prophète prophylactique" ou le "présentialiste". A force d'apparaître sur les chaînes de télé, dans les meetings politiques ou les matchs de football, Gabriele Paolini aurait été vu par deux milliards de personnes. Il a bien évidemment été frappé, étranglé avec son collier de préservatifs, rué de coups à terre. Et poursuivi en justice, il est même condamné à trois mois de prison en 2007 pour "interruption du service public". Mais la cause qu'il défend ne mérite-t-elle pas qu'on interrompe tout, même par dérision ? Via Courrier international 1 million de préservatifsPosté par Mon Missionnaire le 19.06.08 à 12:51 | tags : capote, hot tv, prévention, sexe et musique, teens
Je voulais parler de cette initiative gouvernementale juste pour mettre cette photo géniale. Roselyne Bachelot-Narquin, une capote à la main, ça rime.
![]() Néanmoins, on ne critiquera pas une initiative aussi louable, et on se félicitera d'apprendre que le nombre de séropositifs diminue en France, ainsi que le nombre de personnes récemment contaminées. Mais une bonne nouvelle ne vient jamais seule, et l'on apprend que moins de la moitié des couples de moins de 35 ans ont fait un test de dépistage avant d'abandonner le préservatif. Donc, campagne de pub télévisuelle pour cet été. La blague du jour : Lorie parle de sexe
A quel âge doit-on apprendre le sexe ? C'est la question qu'on se pose en lisant cet article très étonnant de la part du Daily Telegraph. Un journal plutôt conservateur, dans lequel le Dr Charles Saunders (ça sonne très Dynastie, comme nom) défend le fait que les enfants devraient avoir une éducation sexuelle dès l'âge de 5 ans en Ecosse. En cause : le fait qu'à 12 ans, certains tentent déjà des expériences sans ne rien connaître. Favorisant ainsi la propagation de MST ou le fait que le taux de jeunes filles enceintes atteint un niveau inégalé auparavant dans le pays des hommes en jupons. Actuellement, la première éducation sexuelle se fait entre 10 et 11 ans, l'approfondissement vient à l'adolescence, mais on évite certains sujets comme la contraception. Le Dr Charles Saunders, qui est aussi Président du comité de l'Association médicale britannique, argue que cette première éducation sexuelle ne serait que très basique. Dans l'église catholique, on parle de quelque chose d'"inutile". Et un porte-parole de dire : "Ca passe au-dessus de leurs têtes, à 5 ans, et ce serait tout aussi inutile que de leur faire un cours sur l'alcool. A 15 ans, c'est autre chose."La censure de l'hyper-homosexualité Cette affiche créée par l'Inpes dans le cadre d'une large campagne de communication de prévention contre le VIH, vous ne la verrez pas dans les rues. Le Bureau de Vérification de la Publicité (très orwellien comme sigle, non ?) l'a censuré vendredi dernier parce qu'elle "représente très crûment deux personnages masculins nus en plein acte sexuel, représentation qui ne serait pas plus acceptable pour un couple d'hétérosexuels". Sauf que Dolce & Gabbana a déjà signé des campagnes de publicité représentant des couples hétérosexuels très border line, ce qui explique que certaines de leurs affiches ont été interdites en Espagne et en Italie. Loin de moi l'idée de victimiser l'Inpes, parce qu'effectivement, cette campagne est douteuse. Par contre, assez difficile d'accepter que, malgré l'évolution de la société, il y a toujours un traitement différencié des deux sexualités, comme si l'une ne valait pas l'autre. Je ressens un peu la même déception que lorsque j'ai appris que bisexuels et homosexuels n'avaient pas le droit de faire de dons du sang, sous prétexte qu'ils sont des populations plus "à risque". Sauf que les chiffres les plus récents démontrent qu'il y a autant d'hétérosexuels que d'homosexuels atteints du VIH (dont de plus en plus de femmes). Tout ça pour dire que sur SLG, tout ce qu'on veut vous cacher, on préfère vous le montrer. La journée mondiale de la lutte contre le sidaPosté par Mon Missionnaire le 05.12.07 à 12:19 | tags : capote, évènement, prévention, sexe et société
C'était le 1er décembre. Une montagne d'événements. Certains insignifiants, d'autres qui se font dorer la pilule, clinquants et médiatiques, pour lutter contre le sida. Le 1er décembre, c'est la course à la comm'. Le premier qui aura l'idée la plus originale, la plus coûteuse, voire la plus économique, pour attirer les journalistes sur ce qui semble devenir un marronnier (si vous ne savez pas ce qu'est un marronnier, achetez "L'Express" spécial immobilier). Bref, une salve médiatique comme l'opinion commence à s'y habituer. Dans ce triste méli-mélo, j'ai choisi trois plans communication assez caractéristiques. Les Vélib à selles roses : ça, c'est l'idée d'Act Up. On les remercie de fournir préservatifs, gels et brochures avec ce millier de selles. Mais on se demande bien l'utilité. Surtout quand un article parle de "slogan coup de poing" pour "Et vous, vous faites quoi pour vous protéger ?". Les capotes à 20 centimes d'euros : dans les lycées, et dès le mois de février. Parce que, au cas où vous ne l'auriez pas compris, Roselyne Bachelot est une bonne fée qui a le pouvoir de faire apparaître des milliers de distributeurs dans toute la France par la seule force de sa baguette. Une vieille promesse de Jacques Chirac qu'on pensait à jamais oubliée ? Eh bien non : une nouvelle action du gouvernement. Vraiment, on en a de la chance. Des spots gratuits en Suisse : tout le monde est bénévole dans la production et la réalisation de ces clips, diffusés gratuitement à la télévision suisse romande. J'ai bien aimé celui-ci, mais vous pouvez en voir d'autres sur le site du journal Le Matin. Le safe sex passportPosté par Mon Missionnaire le 04.12.07 à 13:52 | tags : capote, meetic, prévention, rencontre, santé
La nouvelle fausse bonne idée chopée chez Rue89 : le safe sex passport. Une carte qui permet, sur les sites de rencontre, d'assurer au futur partenaire qu'on n'est porteur d'aucune maladie ni aucun virus. A la porte, syphilis, herpès et sida ! On reste entre gens sains.Le procédé est simple : vous vous soumettez à une batterie de tests auprès du laboratoire de la société. Qui vous envoie, si vous n'êtes pas malade, une carte avec un numéro que vous donnerez à vos futurs partenaires. Ceux-ci pourront vérifier auprès du labo qu'effectivement, vous n'êtes porteur de rien du tout. La société à l'origine du concept argue que nombre de divorcés ou séparés qui se mettent à la rencontre en ligne ont une peur bleue des maladies sexuellement transmissibles. Pour preuve : 1 personne sur 5 est porteuse d'une maladie ou d'un virus et 80% d'entre eux ne le disent pas. Si ça peut rassurer, moi ça m'inquiète. Même si Meetic et Match.com ont assuré ne pas avoir de tels projets, je me demande quand même s'il n'y a pas risque de discrimination indirecte. Pourquoi les sites de rencontre devraient-ils être réservés aux gens sains, alors que le préservatif reste toujours très efficace contre ce genre de petites ou grosses contrariétés ? Et, comme le soulève justement Olivier Denoue, responsable de la communication chez Aides, "Un test de dépistage est seulement une photographie à un instant T". Rien ne dit que le porteur de la carte ne va pas aller batifoler sans capote après avoir reçu ses résultats. C'est bien ce que je disais : une fausse bonne idée. Le Roi de la capote et Sida Info serviceLe roi de la capote est bien un roi. Le 1er décembre, tous les bénéfices engrangés par le site de vente de préservatifs seront reversés à l'association Sida Info service, à l'occasion de la journée mondiale de la lutte contre le sida. Oubliez votre pharmacien, votre supermarché ou sexe-shop, le temps d'une journée, ce serait bien.
En cadeau, cette publicité du site, avec la très belle Charlotte en cobaye, pour son plus grand plaisir... La chanson de la capote indiennePosté par Mon Missionnaire le 02.11.07 à 12:12 | tags : capote, hot video, prévention, sexe et musique
Ca se passe à Telugu, dans la région de l'Andhra Pradesh, en Inde. M. Capote se promène dans les rues et chante les bienfaits de la protection contre les MST et le VIH. Avec chorégraphie, en plus.
L'expo du zizi sexuel Une fois n'est pas coutume, on parle d'enfants sur SLG. Non pas pour parler de choses illégales, loin de là, mais pour féliciter la Villette de leur formidable inventivité en matière d'expositions. Avec celle sur le zizi sexuel de Titeuf, inspirée de la création du même nom de Zep, la Cité des enfants poursuit sur la lancée du succès de "Prout !". L'Express propose une présentation de l'expo et un compte-rendu sur les connaissances sexuelles des pré-ados. La première imprégnation hormonale commence dès 9 ans, explique le psychiatre Philippe Brenot, l'un des concepteurs de l'exposition. Il est très important de faire passer les bons messages avant l'entrée dans la puberté." En plus, c'est plutôt mignon, genre "amouromètre" et "tunnel du coup de foudre" au programme. Au "love phone", les enfants peuvent poser toutes les questions qu'ils souhaitent, leurs parents n'ont pas le droit de les écouter. Et aucun sujet n'est tabou : le zizi sexuel aborde l'homosexualité, la masturbation, les maladies sexuelles, le danger de la pédophilie et l'inceste. Important, voire capital, quand on sait que la loi sur l'IVG signée en 2001 prévoit trois séances d'éducation à la sexualité tout au long du parcours scolaire et que les établissements se cantonnent aux deux heures annuelles en 4e et 3e. G.I. Jonny te protègeIl est anglais, il est financé par la BBC et il informe les enfants des dangers du sida. Si vous comprenez quelque chose à la vidéo, tenez-moi au courant, parce que moi je suis largué.
L'action de SidactionD'abord, la campagne de prévention.
Sidaction passe à la vitesse supérieure en matière d'alerte de la population. Pour la journée mondiale contre le sida, le 1er décembre prochain, l'organisation souhaite attirer l'attention sur le fait que le sida n'est pas une maladie en voie de disparition, loin de là. Et les derniers chiffres publiés sont alarmants : - 10% des nouvelles contaminations en France concernent les 15-24 ans (Institut national de veille sanitaire, 2006) et 22% des 18-30 ans n'ont pas utilisé de préservatif lors de leur premier rapport sexuel (Enquête "Contexte de la sexualité en France", ANRS, 2006). - Sur 2,3 millions d'enfants porteurs du virus dans le monde, 15% ont accès à un traitement (Unicef, 2007). Pourtant, les nouveaux traitements coûtent 46 euros seulement par an et par enfant. - 3 millions de personnes sont mortes à cause du virus en 2006 et 4,3 millions de personnes ont été infectées (rapport Onusida 2006) - Malgré les nombreuses campagnes, programmes mondiaux et l'amélioration, dans certains pays, de l'accès aux soins, le nombre de séropositifs ne faiblit toujours pas, et le cap des 40 millions a été dépassé en 2005. Via |
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