Sexe, love et gaudriole : le blog Sexe de Flu
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Entre la rose et l’épine, l’actu sexe est souvent politique. D’ailleurs, tout est politique… surtout ce que vous portez entre les jambes.

Quand la France promouvait le tourisme sexuel

Posté par Mon Missionnaire le 04.11.09 à 14:53 | tags : fantasme, pute, politique
Voilà qui pourrait donner un peu de piment au débat sur l'identité nationale voulu par Eric Besson. Si l'histoire de la colonisation française est encore un sujet qui fâche, c'est aussi parce qu'on découvre tous les jours des histoires oubliées du passé, qui resurgissent grâce aux historiens et montrent combien la France a définitivement marqué les pays qu'elle a conquis. En bien comme en mal, certes, mais alors, , je dis chapeau.

Dans leur grande mission civilisatrice du monde sauvage, les autorités françaises décident, lorsque le Maroc devient le protectorat qu'elle domine en 1912, de faire de Rabat la capitale politique, et Casablanca le pôle économique du royaume. Les prostituées qui y vivent font peur, surtout à cause de la syphilis. Pour limiter les dégâts hygiéniques, on décide de les parquer grouper et contrôler dans un coin de la médina construit par le promoteur immobilier Prosper Ferrieu. Le quartier devient connu sous le nom de "Bousbir" et il a tendance à énerver le Résident général au Maroc, Hubert Lyautey, notamment parce qu'il se trouve juste à côté du centre-ville construit par les Français. Le quartier est déplacé loin des regards, mais il n'empêche, Bousbir devient un vrai bordel à ciel ouvert.

600 à 900 prostituées, 24 000 m², une ligne de bus directe depuis le centre : les Français semblent très bien se débrouiller en économie du sexe (la même chose existe à Alger depuis très longtemps). Arabes, Français expatriés et touristes européens s'y bousculent, dans un décor orientalisant qui a de quoi faire fantasmer les visiteurs sur des images dignes des Mille et une nuits. On écrit dans les guides de l'époque : "Les touristes amateurs d'études de moeurs (sont invités) à gagner la ville close de Bousbir, quartier neuf réservé aux femmes publiques (...) Un cadre qui ne manque pas de poésie." La vérité, c'est que les prostituées y vivent comme en prison, sont astreintes aux visites médicales régulières, peuvent commencer dès l'âge de 12 ans et finir usées à 25. Si elles sont surtout recrutées par les matrones qui gèrent les maisons de passe de Bousbir, la police met aussi la main à la pâte.

Devant un tel succès, les Bousbir se multiplient dans tout le Maroc, en même temps que la prostitution clandestine fleurit, remettant en cause la politique française de confinement du sexe marchand. En 1946, les maisons closes sont interdites en France, mais pas les Bousbir, sous prétexte de "l'état sous-développé de la civilisation sexuelle au Maroc" ! Bousbir sera finalement fermé en 1953 et complètement remanié après l'indépendance, pour devenir aujourd'hui méconaissable, lavé de son passé.

Via : Un très bon article de la revue marocaine Tel Quel, envoyé par Didier, que je remercie.



Miscellanée du jour #2

Posté par Mon Missionnaire le 14.10.09 à 12:33 | tags : média, politique, décalé, photo
Faut vous dire que je me suis réveillé très tôt, ce matin, et couché très tard hier. Deux cafés n'ont pas suffi à exciter mon ardeur à trouver du contenu sexe pour aujourd'hui. Mais en fouillant dans ma forêt de liens, je me suis rendu compte que, finalement, chaque jour, j'étais soumis à une multitude d'infos que j'aimerais bien approfondir, mais manque malheureusement de temps. Aujourd'hui donc, petit, que dis-je, minuscule aperçu de ce que je peux voir chaque jour sur le sexe :

La Christine Boutin qui, pour les dix ans du Pacs, ne manque pas d'air en affirmant : "Ce débat valait le coup pour le simple fait d'avoir décrispé le tabou de l'homosexualité en France. L'homosexualité n'est plus regardée de la même façon. Je suis très fière de cet effet collatéral positif : grâce à ce débat passionné d'il y a dix ans, toutes les familles de France ont parlé de l'homosexualité." En bien ou en mal, on entend, mais grâce à elle, surtout en mal. Elle est gonflée même quand elle fait son coming-out, à avouer qu'elle a effectivement brandi une Bible dans l'Assemblée nationale (elle osait pas le dire, la coquine). A part ça, ben à Manchester, vous devrez montrer vos couilles pour monter dans un avion, alors que là, on montre son cul. J'ai pensé à Sky, notre Isabelle Alonso à nous, en voyant cette photo. J'ai trouvé cette fille très mignonne (par contre, le visage est discret) et ces dessins... ben... très mignons aussi. Par là, ce sont des logos pornos, mais sans porno. Quel intérêt ? Been, autant d'intérêt que ce machin, qui doit être vachement utile à celui qui veut devenir le meilleur branleur du monde. Des filles qui font des photocopies de leurs nichons ? Déjà fait. Donner des noms à des seins, par contre, c'est moins courant. Mais que voulez-vous ? Le sexe, ça surprend toujours (un peu).



Livre érotique : La mauvaise vie de Mitterrand

Posté par Mon Missionnaire le 09.10.09 à 14:35 | tags : gay, enfer, livre érotique, politique
Dans l'affaire Mitterrand, j'ai préféré écouter l'accusé que les accusateurs. Laisser Marine Le Pen sortir de ses gonds, Benoît Hamon s'arroger le droit de juger, j'ai préféré voir son interview sur TF1 hier et surtout, lire les passages incriminés, publiés par Le Monde. Le fait est qu'au début du chapitre, on est pas mal outré. Le style est un peu lourd et emprunté, s'attache à fourmiller de détails peu importants mais surtout, est assez scabreux. Le moment où le protagoniste trouve son boy pourrait tout à fait correspondre à une vente sur un marché d'esclaves sexuels. Mais un certain cynisme à la Houellebecq fait qu'on se sent, comme lui, détaché de tout cela. Et la scène érotique m'a touché, je ne sais pas vraiment pourquoi. Plus qu'un prédateur sexuel, on sent l'Occidental dans une recherche d'amour, dans une frustration qui l'a amené là, et le conduit à chercher de la tendresse dans un moment qui n'en a pas. C'est pathétique et émouvant à la fois :

"Alors que nous sommes étendus, je tente un baiser sur les lèvres du garçon, j'avais bien tort d'hésiter, il embrasse merveilleusement bien, sans doute avec la même adresse qu'avec sa copine, il y revient autant que je le souhaite, lèvres fraîches, langue en profondeur, salive salée de jeune mâle sans odeur de tabac ni d'alcool. Sa peau est d'une douceur exquise, son corps souple se plie quand je l'effleure et quand je le serre et j'ai l'impression qu'il éprouve du plaisir en quelque endroit que je le touche. Le fait que nous ne puissions pas nous comprendre augmente encore l'intensité de ce que je ressens et je jurerais qu'il en est de même pour lui. Ce qui ne m'empêche pas de parler, de lui dire des mots tendres, qu'il reprend à la volée et répète en désordre avec de grands rires. Il me lèche avec une délicatesse extraordinaire et je vois sa nuque, son dos, son cul dans la glace au plafond, la masse aux reflets bleus de ses cheveux quand je baisse la tête pour regarder son visage si attentif à ce que j'éprouve. Je ne sais d'où il a sorti les capotes, mais il nous les enfile en un clin d'œil et avec une dextérité de voleur à la tire. C'est lui qui décide désormais, et ça se complique un peu ; son corps me tient tout entier, son sourire découvre ses dents serrées, ses yeux sont fixés dans les miens, mais sans aucune dureté dans le regard ; avec une lueur de ruse malicieuse et de joie plutôt comme s'il s'étonnait le premier de ce qu'il est en train de faire. (...)
Je retrouve cette angoisse qui m'est habituelle de le voir se relever subitement et partir ; c'est pour cela que je viens généralement le premier, pour ne pas affronter leur lassitude ; parfois c'en est assez pour moi et on en reste là, et parfois j'ai envie de continuer et eux aussi ; dans ce cas, il y a encore un peu de marge. Mon garçon est prêt à tout pour tenir son contrat ; le I want you happy qui ne connaît pas d'exception. Il est revenu contre moi, la mine un peu voilée comme s'il était désolé d'être parti trop vite et regrettait son absence ; on recommence mais autrement, maintenant c'est moi qui décide et tout le plaisir est pour moi. Je n'ai jamais connu une telle sensation de plénitude et de puissance. Il a fermé les yeux, je ne sais pas ce que sont ces traces humides sous ses paupières, les légers cernes, au creux des tempes un peu de sueur peut-être ou des larmes de fatigue, ça existe sûrement les larmes de fatigue.

(...) En partant, il s'est retourné en me décochant une dernière fois son incroyable sourire et il m'a montré du doigt la petite rue du club, j'ai senti qu'il me donnait sans doute rendez-vous pour les autres soirs, et puis il a disparu très vite en me laissant à la nuit où je l'avais trouvé. Je suis reparti pour Paris quelques heures plus tard. Je pense souvent à lui, j'espère que personne ne lui a fait de mal ; chaque fois que je vais avec un garçon, je le revois au moins un instant, devant moi, dans l'affreuse chambre fermée comme un bunker et j'ai l'impression de le trahir, lui, là-bas, si loin, mon garçon de Patpong."

Pas question donc ici de juger un ministre qui a connu, comme tous, ses périodes sombres et ses erreurs. Pas question de l'accuser de pédophilie. Juste de lire le désarroi d'un homme capable, en connaissance de cause, de la pire des choses pour aimer et se sentir aimé. Et puis, souvenez-vous : Fuck and Forget : journal de Pattaya, c'était quand même beaucoup plus trash.

La Mauvaise vie, Frédéric Mitterrand, éditions Robert Laffont

Sur Flu : Planète sexe : Tourismes sexuels, marchandisation et déshumanisation des corps.



Photos retouchées : signaler ou pas ?

Posté par Mon Missionnaire le 05.10.09 à 12:53 | tags : media, sexe et société, photo, femme, politique

Quelques côtes par là, un décolleté plus gros, des joues en moins. Valérie Boyer a eu une idée pas conne : la députée UMP des Bouches-du-Rhône voudrait que les magazines de mode signalent "photo retouchée" dès qu'un modèle a été amaigri ou rebronzé. La proposition de loi ne sera sûrement pas votée demain, mais elle bénéficie déjà du soutien de dizaines d'autres députés. 
Il faut bien avouer que pour faire avancer la cause des femmes, il n'y a guère d'autres options. Et que l'image féminine véhiculée par les médias est sans doute l'argument le plus convaincant, pour celles qui les regardent, de perdre ces putains de cinq kilos qui ne veulent pas fondre. Mais alors, n'y a-t-il cependant pas une troisième voie pour que les médias arrêtent de nous faire croire que la femme de l'idéal fashion existe vraiment ?

On n'aurait jamais pensé, à une autre époque, signaler sous l'Odalisque d'Ingres que le peintre lui a ajouté quelques côtes. On est résolu, aujourd'hui, à réduire le travail photographique d'un magazine à un simple "photo retouchée" en bas de page, alors que des initiatives, telles que celle de Glamour il y a un mois, ne seraient sûrement pas encouragées en votant une telle loi. Et le pire, c'est que tout n'est pas dans Photoshop, mais dans la chirurgie esthétique, le maquillage, la lumière, les techniques photo, comme le rappelle Michèle Fitoussi, journaliste au magazine Elle : "Tant qu'on y est, mettons aussi, « elles ont les seins refaits, se sont faits enlever une côte ou encore attention, je ne suis pas vraie ! » ". Dans la même veine, on se demande si la signalétique des produits trop sucrés ou trop gras a contribué à réduire l'obésité depuis sa mise en place. Peu de chances que cette loi fasse réduire le nombre d'anorexiques.



Protégez-vous, c'est le gouvernement qui le veut

Posté par Mon Missionnaire le 27.07.09 à 15:26 | tags : illustration, prévention, politique, santé
La syphilis, la chaude-pisse (ou gonorhée), ça n'a jamais été très drôle. Mais il y a quelques décennies, ces infections sexuellement transmissibles faisaient vraiment peur car elles ont longtemps été mortelles ou avaient des conséquences très graves, comme la stérilité. Sur le net, on peut trouver un peu partout la propagande américaine sous forme de posters, de la première à la seconde guerre mondiale, contre ces maladies. Des facteurs tels que la prostitution étaient régulièrement mis en cause, mais également le fait que les G.I's revenaient souvent d'Europe avec de telles maladies, étant passés par la case "bordel" ou "aventures d'un soir". Première accusée : la femme, avec son comportement frivole, provoquait la décadence de l'homme :

"Vous pensez peut-être que c'est juste une "copine", mais elle pourrait être la copine de tout le monde". Image d'une Rita Hayworth en jupe courte et cigarette à la main, prototype de la femme moderne licencieuse. Si d'autres affiches montrent en évidence des "femmes faciles", elles insistent plus souvent sur le fait que le mal peut être partout, même derrière le visage d'une femme angélique.

"Elle a l'air en bonne santé MAIS : partenaires occasionnels, filles de joies, prostituées répandent la syphilis et la gonorhée. Vous ne pouvez battre l'Axe avec une MST." La "transmetteuse" est clairement identifiée, et la taille des petits bons hommes de l'affiche en font clairement des victimes. Pourtant l'ennemi, ce n'est pas la femme, ni l'homme, mais bien la maladie :

Identifier le "Boche" à la syphilis, comparer le travail à une lutte contre la maladie, c'est seulement à cette époque-là qu'on pensait vraiment pouvoir réduire la propagation des maladies sexuelles par de tels procédés. Parce que finalement, les progrès de la médecine ont été l'unique solution : la péniciline puis les antibiotiques sont les remèdes efficaces contre des maladies qui ne sont plus mortelles. On encourage alors tout un chacun à se soigner :

On ne demandera pas comment le bon père de famille a pu contracter la syphilis, on plaindra juste l'homme ci-dessous pour avoir manqué de soins. Si de telles affiches n'existent plus dans le monde occidental, c'est parce que les moyens de persuasion sont discrètement passés de la propagande à la communication et l'information, parfois même avec humour. Mais finalement, les publicités contre le sida ou toute autre maladie sexuelle se font toujours dans l'idée qu'une bonne connaissance des maladies permet de réduire leur propagation. Reste que dans d'autres régions, le message reste simple : se protéger, ou mourir.



L'Ukraine interdit la pornographie

Posté par Mon Missionnaire le 15.07.09 à 17:01 | tags : érotique, sexe et société, politique
Ca s'est passé le mois dernier, de façon plutôt discrète. Pourtant, le Parlement ukrainien a été quasiment unanime : la possession de matériel pornographique est désormais interdite dans ce grand Etat de l'Europe orientale. "Nous voulons que chaque famille ukrainienne ait, non pas une revue porno dans la commode, mais une Bible". Ambiance. D'ailleurs, les casinos, les machines à sous et les bookmakers ont aussi été interdits dans la foulée. Il semblerait que les milieux politiques soient pris d'un excès de populisme, à mesure que les prochaines élections parlementaires, qui auront lieu en janvier 2010, approchent.

Le président Viktor Iouchtchenko, qui a signé la loi il y a une semaine, n'est pourtant pas capable, comme toute la classe politique, de définir exactement ce qu'est la pornographie. La loi non plus, d'ailleurs. Il y aurait bien quelque chose, retrouvé dans une loi votée en 2003 : "La pornographie est la vision vulgaire, franche, cynique et obscène d'un acte sexuel, sans autre but que la représentation explicite des organes génitaux, d'éléments immoraux de l'acte sexuel, des perversions sexuelles, d'images réalistes qui ne satisfont pas aux exigences morales et offensent l'honneur et la dignité des êtres humains en les incitant à satisfaire leurs plus bas instincts." En gros, Emmanuelle comme le film le plus zoophile jamais vu sont tout autant considérés comme étant de la pornographie. Sur ce site, on se demande même si certaines peintures classiques ou des oeuvres de la littérature sulfureuse peuvent être "pornos" en Ukraine.

Mais rassurez-vous : le ministre de la justice ukrainien aurait déclaré que la pornographie serait autorisée, mais seulement en cas de maladie. Donc, il y aurait des malades qui pourraient être soignés par de la pornographie. Mauvaise nouvelle : le nombre de malades ukrainiens ne devrait pas cesser d'augmenter.

Cette news a été inspirée par les infos proposées par Aergisson. Merci !

Edit : après la pornographie, c'est maintenant le film Bruno qui est interdit en Ukraine.



L'autre épidémie

Posté par Maud Destouches le 15.06.09 à 16:04 | tags : santé, prévention, capote, porno star, politique
Alors que le monde s'inquiète de la pandémie du virus H5N1, les autorités de la ville de Los Angeles suivent jour par jour une autre infection : le sida, dans un environnement bien précis : l'industrie du porno.
Depuis deux semaines, 17 personnes du milieu ont été testées positives et les autorités sanitaires sont très inquiètes. Sachant que L.A. est une des plus importantes bases géographiques du X, avec pas moins de 200 boîtes de production, 1200 acteurs réguliers et 5000 personnes y travaillant plus ou moins occasionnellement, une épidémie pourrait être fulgurante. D'autant que l'écrasante majorité des films se tourne façon bare-backing, c'est-à-dire sans préservatif.

La première personne testée positive dans cette nouvelle vague de contamination est une actrice qui a pourtant travaillé le lendemain des résultats de son test. Les autorités enquêtent pour comprendre ce dysfonctionnement. Depuis, 16 autres personnes ont donc été diagnostiquées séropositives.
 
Il est assez étonnant de constater combien les pouvoirs publics s'investissent dans cette histoire qui relève selon eux du domaine de la santé publique. Mais c'est précisément là où les choses se compliquent.
En effet, la clinique qui pratique les tests pour tous les employés du X refuse de communiquer le nom des malades ou de l'entreprise pour laquelle ils travaillent, expliquant être légalement tenue au secret professionnel. Argument auquel le chef du département de la santé répond que cette obligation légale ne vaut pas pour les agences chargées de s'occuper de la santé publique. Pour le moment, la situation semble donc bloquée. Si le respect de la vie privée est évidemment une priorité, on peut quand même se demander si les producteurs de X de la Vallée ne se cachent pas derrière ce droit pour poursuivre tranquillement leur lucratif business, quitte à risquer la vie de leurs employés... 
 
De plus, aucune loi n'oblige à utiliser de préservatif pour ces tournages à risque. Pourtant, les autorités municipales rappellent que le code du travail général stipule que le port d'équipement de protection est obligatoire dans le cas d'exposition au sang ou à tout autre liquide corporel (c'est la législation qui s'applique notamment aux hôpitaux). Mais les producteurs se cachent derrière les "lois du marché", ils ne font que répondre aux exigences des consommateurs, ce sont eux les consommateurs qui décident - c'est-à-dire nous...  



Obama dit non à l'abstinence

Posté par Mon Missionnaire le 14.05.09 à 13:48 | tags : politique, sexe et société
Hallelujah ! Barack Obama avait promis des changements en matière d'éducation sexuelle (on en avait parlé pendant la campagne). Et il semble que le changement promis est en voie.

Bon, pour l'instant, c'est modeste.

Budget 2010 des Etats-Unis : un rapport de 52 pages publié sur le site de la Maison Blanche qui détaille au million près l'argent dépensé par l'Etat fédéral. Les années Bush avaient fait la part belle aux programmes éducatifs pour la promotion de l'abstinence et coupé sec les budgets consacrés à la contraception. Certains Etats s'étaient même refusés à accepter les millions de dollars qui devaient servir à dire aux enfants que le sexe avant le mariage, c'est le mal, et ont finalement prélevé dans leurs propres ressources pour encourager la contraception.

Nouveau président, donc, nouveau budget. A la page 39 dudit rapport, on lit la bonne nouvelle : le financement d'un programme national de prévention de la grossesse chez les mineures. Plus, une très bonne nouvelle : la suspension du programme éducatif pour l'abstinence. Reste à mettre en place les choses, car le texte est très flou. On ne sait en quoi consistera l'éducation de la contraception, sauf qu'elle doit se baser sur des exemples concrets et d'autres qui ont donné leurs preuves. C'est-à-dire ?



Angela Merkel presque nue

Posté par Maud Destouches le 08.05.09 à 16:13 | tags : politique, sexe et société, lingerie
On parlait récemment de sexe, pub et politique et hop, magie, voilà les trois réunis. Enfin... sexe... ça dépend des goûts. Il s'agit d'une campagne publicitaire allemande pour une marque de lingerie qui fait débat là-bas depuis quelques jours. L'affiche représente en effet la chancelière Angela Merkel en sous-vêtements. Si en France on aime brocarder le bling-bling de notre président, outre-Rhin, on s'attaque régulièrement au côté démodé et vieillot de la garde-robe de la Chancelière, qui avoue elle-même ne pas être intéressée par la mode (en même temps, a priori, on ne lui demande pas d'assister à la fashion week). Cette marque de lingerie propose donc à ses clients de racheter leurs vieux sous-vêtements ringards, sous forme de bons d'achat de 7 dollars. Et pour illustrer la bonne affaire, voilà une Angela vaguement aguicheuse en soutif et culotte bleu/violet.

L'affiche n'a rien de méchant ni de particulièrement vulgaire mais on peut quand même se demander si ce n'est pas le signe d'une dépréciation totale du politique, qui sert désormais de support pour vendre des calbuts. Mais bon, on dit ça, on dit rien...



Coups marketing

Posté par Maud Destouches le 22.04.09 à 12:55 | tags : média, prévention, politique

 

Tous les spots et affiches publicitaires sont saturées de connotations sexuelles parce que des études très sérieuses auraient prouvé que le cul, ça fait vendre. Du coup, quand il s'agit de faire le marketing d'un objet ayant vraiment un lien avec le sexe, comment peuvent s'y prendre les pubilicitaires ? L'agence Grey Worldwide a eu une idée pour une nouvelle campagne pour des capotes : y mêler de la politique. Le résultat, c'est ça :

J'admets que c'est imaginatif mais personnellement, je trouve ça pourri. Même s'il s'agit évidemment d'une simple blague, elle tend quand même à propager deux absurdités conjointes qui ont la vie dure : celle du tout génétique et du mal absolu - ce qui mène évidemment au retour en grâce de l'eugénisme. La nature malfaisante d'un être humain serait inné, déterminée depuis sa naissance. Et il faudrait donc éradiquer ces individus. C'est le même genre d'idéologie qui transparait dans les discours sur l'axe du mal (contre le mal on ne peut rien faire si ce n'est le détruire) ou sur la délinquance chez les enfants de 3 ans. Il me semble quand même qu'il y a d'autres moyens de vendre des préservatifs. 

Chez Viagra, ils se sont retrouvés confrontés à un autre problème de communication en Corée du Nord. Comme l'explique Pierre Ayroles (et merci à Blackvelvet pour le lien !), devant l'interdiction de faire des spots télé pour leur produit, ils ont dû trouver un moyen détourné de vanter l'efficacité des pilules bleues. Ils ont donc envoyé aux urologues coréens de très beaux éventails : 

 

 




Justine Lai et les présidents américains

Posté par Jordan le 31.03.09 à 12:53 | tags : politique, art et sexe

La série Join Or Die de la jeune peintre californienne Justine Lai la met en scène en train de copuler avec, par ordre chronologique, chacun des présidents des États-Unis.

Son objectif : "humaniser et démystifier ces figures historiques. La présidence, immortelle et inviolable institution, est pénétrée par la présence de l'artiste, intime, mortelle, subversive de l'autorité". La suite de l'explication, sur le site de Justine, évoque vulnérabilité, honte, ridicule, désir, pouvoir, amusement, tendresse, ambigüité, exubérance… Elle a déjà couché sur la toile 18 présidents. Il en reste 26 à dévergonder.




Les tables de la loi sexuelle

Posté par Maud Destouches le 24.03.09 à 13:36 | tags : politique, sexe et société

Les Etats-Unis ont plus de textes légiférant sur la vie sexuelle de leurs citoyens que tous les pays européens additionnés. La loi s'y mêle facilement de la vie privée on le sait. Mais c'est surtout parce que le système législatif américain, et son fédéralisme, a permis l'explosion de "lois" locales adoptées à la suite de faits divers. Evidemment, elles ne sont pas appliquées (l'ont-elles jamais été d'ailleurs). Il n'empêche qu'elles existent toujours et qu'en creux, on y devine vaguement les histoires tordues qui ont pu amener à leur promulgation.


Ainsi, à Washington D.C. seule la position du missionnaire est autorisée. Toutes les autres sont illégales.
A Connorsville, Wisconsin, un homme ne peut pas sortir son flingue tant que sa partenaire féminine est en train de jouir.
Dans le Minessota, il est interdit pour un homme d'avoir une relation sexuelle avec un poisson vivant (catégorie du truc auquel on n'aurait pas pensé si ça n'avait pas été explicitement interdit).
A Romboch, Virginie, les relations sexuelles doivent se pratiquer les lumières éteintes.
A Dyesburg, Tennesse, les femmes n'ont pas le droit d'appeler un homme pour un rendez-vous amoureux.
Dans l'Utah, vous ne pouvez pas vous marier avec votre cousin/cousine avant l'âge de 65 ans.
A Washington, vous pouvez tout à fait avoir des relations sexuelles avec un animal tant qu'il pèse moins de 18kg.
A Oblong dans l'Illinois, vous n'avez pas de droit de faire l'amour quand vous êtes en train de chasser ou pêcher le jour de votre mariage.
En Floride, les veuves, les femmes célibataires ou divorcées ne sont pas autorisées à sauter en parachute le dimanche après-midi.
Sur tout le territoire américain, il est interdit de pratiquer des jeux sexuels avec des espèces animales en danger SAUF les insectes.

La liste presque complète est LA.




La capote, c'est drôle

Posté par Mon Missionnaire le 19.03.09 à 14:03 | tags : décalé, sexe et société, politique, capote
C'est drôle comme l'humanité peut parfois s'étriper sur des détails. Ca peut être quelques kilomètres de frontière, savoir si Jésus se trouve dans l'hostie qu'on mange à la messe ou, comme dans les Voyages de Gulliver, débattre sur le sens dans lequel doit se trouver l'oeuf à la coque qu'on mange. Le Pape ayant affirmé dans son avion l'amenant en Afrique que distribuer des préservatifs ne peut "régler le problème du sida" (mais qui a dit ça ? Qui ???), on se retrouve avec la même absurdité. Toute la classe politique française, sauf notre Nicolas national, s'indigne, tombe des nues ou est tout simplement choquée.
Rappelons-donc que, finalement, on ne parle que d'un petit bout de latex. Que ce petit bout de latex n'a rien fait de mal en lui-même, et bien au contraire. Combien de vies a-t-il sauvé, ce petit préservatif ? A combien de personnes a-t-il assuré du plaisir safe ? Comment ne pas être reconnaissant envers un détail qui donne la certitude de ne pas mourir d'une maladie qui a déjà fauché des millions de personnes innocentes ? Si certains ont une vie sexuelle qui gêne le Pape ou Christine Boutin, ce n'est sûrement pas la faute de la capote.  

Je parle de Christine Boutin à cause de cette déclaration sur RTL : "je pense que ce n'est pas drôle de mettre le préservatif quand on fait l'amour". Soit. La Christine saura donc que ce n'est pas drôle d'apprendre non plus qu'on a transmis ou qu'on a été contaminé par une maladie incurable. Ce n'est pas très marrant, les MST, même si ça peut faire rigoler les copains. Et à une heure de grande écoute sur une radio nationale, tenir de tels propos quand on n'est même pas ministre de la santé ou de la famille, c'est tout simplement de l'irresponsabilité politique.

Je passerai sur le fait qu'en une déclaration, Christine Boutin sabote tout simplement le message que des associations comme Aides ou autre essaient de faire passer depuis des années. Elle fait du mal à une action salutaire, déjà de moins en moins pratiquée par les plus jeunes. On a donc envie de lui répondre, à Christine Boutin, que mettre une capote, ça peut être très drôle. Qu'on en rigole très régulièrement même, la preuve. Et qu'un monde sans préservatif et sans sexe hors mariage, ça, ce ne serait vraiment pas drôle.

Crédit photo : AFP



Pas de porno en Iran

Posté par Maud Destouches le 05.03.09 à 13:25 | tags : sexe et société, censure, enfer, politique
Une dépêche pas rigolote.
En Iran, la police a fait une descente dans une maison de Téhéran et a arrêté... une équipe qui tournait un porno. On ne sait pas exactement combien de personnes ont été arrêtées - le gouvernement iranien n'aimant pas trop communiquer sur le sujet dans la mesure où cela reviendrait à admettre que la dépravation et la dégénérescence des moeurs propres à l'Occident ont contaminé l'Iran. On sait tout de même qu'il y avait une majorité d'actrices et on peut raisonnablement s'inquiéter pour ces jeunes femmes.
Selon la loi, les individus accusés d'immoralité et de corruption des moeurs encourent la peine de mort. D'autant qu'il pourrait s'agir cette fois de marquer le coup en faisant un exemple pour stopper le développement récent de l'industrie du X iranienne.
Le guardian rapporte les explications d'un sociologue de l'université de Téhéran, Naser Fakouhi, pour qui cette hausse de la production de pornos est liée d'une part à l'âge de la population iranienne (70% des habitants du pays ont moins de 35 ans) et d'autre part à l'âge moyen du mariage (40 ans pour les hommes, 35 pour les femmes). Dans un pays où le sexe hors mariage n'est pas autorisé, ça laisse effectivement de longues années d'abstinence.



Les conservateurs sont des branleurs

Posté par Maud Destouches le 03.03.09 à 13:24 | tags : chiffre, politique, sexe et société
Au sens propre. Enfin presque. Une étude américaine, faite à partir des codes postaux et cartes de crédit avec lesquelles les consommateurs de porno payent leur abonnement à des sites X, a permis de tracer une carte des Etats-Unis légèrement différente du discours politique habituel.
Sur le top 10 des états qui ont le plus consommé de porno (entre 2006 et 2008), 8 ont été remportés par le candidat républicain John McCain l'année dernière. Les états les plus friands de X seraient aussi les états les plus conservateurs et religieux. Plus amusant, le croisement avec des sondages. Les états dont les habitants sont majoritairement d'accord avec la phrase "j'ai des valeurs traditionnelles concernant la famille et le mariage" ou "le sida peut-être une punition de dieu pour un comportement sexuel immoral" ont souscrit à davantage d'abonnements pornos que ceux des états qui n'adhèrent pas à ces déclarations.
Evidemment, il y a pléthore d'explications à ce phénomène. Et notamment qu'une atmosphère moralisatrice aura tendance à étouffer les individus qui devront compenser. (D'ailleurs, l'étude ne permet pas de déterminer si ce sont bien les électeurs conservateurs qui sont à l'origine de cette augmentation.)
Mais finalement, le plus rassurant c'est que les écarts entre états, républicains ou démocrates, ne sont pas énormes, il semble que la consommation de porno soit à peu près égale partout sur le territoire américain. Et donc peu importe les grandes déclarations faites dans la sphère publique, le champ de l'intime (ici la masturbation), reste à peu près identique chez tous.

 




Sexe : ce qu'on ne retiendra pas de 2008

Posté par Mon Missionnaire le 23.12.08 à 13:16 | tags : politique, buzz sexy, gay, people, cul, décalé
Toujours en 2038, les news postées sur le blog sexe de Fluctuat en 2008, on s'en tamponnera. Ceux qui s'y intéresseront, et qui auront accès aux vieilles archives, se demanderont sans doute comment on a pu se passionner à certains faits d'actualité aussi superficiels. Parce qu'ici, on retient l'essentiel, mais aussi le superfétatoire...

Au Japon, les hommes ont leurs soutien-gorges qui ne soutiennent rien. Oui Madame, maintenant, vous pouvez mettre des chaussettes écossaises.

Gary Kasparov en meeting, ça donne un pénis volant à double hélice. Mitraillé par les photographes, mais oublié en 2038.

Les gays ont un cerveau à part. Et les blondes ?
En 2008, la barbe de trois jours est à la mode, si les femmes pouvaient s'y mettre, ce serait un véritable phénomène de société, j'vous jure.

Grand-Mère Pénis s'en est allée, Grand-Père Vagin a du mal à s'en remettre.

Des femmes très altruistes pensent à l'avenir de la Belgique. Leurs gros seins, on s'en souviendra, mais la Belgique, on ne s'en souviendra plus.

Madonna a réalisé un film cette année : malheureusement, la news a déjà été oubliée en 2008.

David Duchovny a été accroc au sexe en 2008. Depuis, il est accroc au Viagra.
Mickael Vendetta, si ce n'est pas LA personne qu'on oubliera en 2038, je me fais moine.

Dominique Strauss-Kahn est un pervers sadique polymorphe ? Nooooon. A peine. Et chut, n'en parlez pas, on fait exprès d'oublier.

Tahiticora est la Keyra Agustina française : la Full Moon party aura désormais lieu à Palavas-les-Flots.

Internet, c'est le Maaaaal, Nadine Morano se tue à le dire, voyons. Mais c'est qui, en fait, Nadine Morano ?



Sexe : ce qu'on retiendra de 2008

Posté par Mon Missionnaire le 11.12.08 à 12:51 | tags : sexe et société, politique, porno star, bite, gay, sexe et sport, décalé
Nous sommes en 2038 : il ne reste que trois puits pétroliers, l'Antarctique et le Groenland ont fondu, Internet est devenu LE média, le président du monde s'appelle Barack Obama Jr (dites-moi si j'abuse). Nos enfants se tourneront vers le passé avec les yeux attendris de ceux qui savent qu'à notre époque, il y avait encore de la nature et des animaux. A part cela, la moulinette du temps aura fait son boulot et ne gardera qu'un infime pourcentage des événements qui ont caractérisé 2008. Et en matière de sexe, ils se souviendront :
Les Français ont la moyenne du plus gros pénis : en même temps, à quoi ça sert, si tous les enfants sont créés in vitro ? Ben, à plein d'autres choses...

Les homos étaient encore une minorité en souffrance : depuis, les choses auront bien changé.

Sarah Palin était LE fantasme MILF : avec film porno à son honneur. D'ailleurs, nos descendants croiront que Sarah Palin était la véritable actrice du film X qui lui est dédié.

Google contrôlait Internet, ainsi que les recherches effectuées sur son moteur. Mais en 2038, Google aura disparu depuis bien longtemps.

On riera en pensant que 2008 avait permis de découvrir que les personnes âgées ont une vie sexuelle. Parce que l'âge médian, en 2038, sera 82 ans.

On se souviendra que certaines personnes, en 2008, étaient capables de vendre leur corps pour de l'essence. Dans trente ans, on vendra ses enfants pour un baril.

Cristiano Ronaldo était sexy, en 2008. Trente ans plus tard, c'est devenu un robot sans âme, mais au moins, il joue toujours aussi bien.

Facebook était seulement sur internet, et permettait d'avoir une vie sexuelle gratuitement. Un jour, Facebook sera une secte omnisciente dont Mark Zuckerberg sera le Grand Ordonnateur.

En 2008, Carla Bruni était la First Lady la plus dénudée du monde. En 2038, Elle sera Présidente de la République à vie (après avoir organisé un coup d'Etat contre Nicolas Sarkozy JR, son propre fils).

Prochain épisode : ce qu'on ne retiendra pas de 2008.
(Illus : une photo érotique en 2038...)



F*ck Bank !

Posté par Mon Missionnaire le 14.11.08 à 16:21 | tags : buzz sexy, décalé, hot video, politique
"Avec F*ck Bank, j'ai pu emprunter 10 000 dollars pour m'acheter ma superbe Toyota Prius, et ce juste en échange d'une fellation, d'un plan à trois avec un voyeur et d'un doigt dans l'anus ! Fantastique ! Avec F*ck Bank, finie la crise financière ! Ton corps est une marchandise qui te sert à réaliser tes rêves, même les plus fous ! Un voyage à Hawaï à portée d'un gang bang, et pour une nouvelle maison, presque rien ! F*ck Bank, la banque de tous vos désirs..."



Lettre à Sarah Palin

Posté par Mon Missionnaire le 12.11.08 à 16:13 | tags : décalé, fantasme, politique, porno star, xxx
"6 novembre 2008

Gouverneur Palin
Capitole de l'Etat d'Alaska
3e étage
Boîte Postale 11001
Juneau, AK 99811-0001

Veuillez considérer ce courrier comme une demande officielle. A la lumière des récents résultats des élections, les productions Cezar Capone voudrait vous proposer une offre formelle de deux millions de dollars afin de figurer dans une production adulte "MILF".

Je suis sûr que vous ne savez pas que Cezar Capone est le ROI de tous les films "MILF". Cette offre unique vous garantira, après le tournage, une nouvelle garde-robe plus sexy afin de remplacer les 150 000 dollars de vêtements que vous avez dû rendre au Parti républicain.

Vous vous demandez sûrement l'intérêt de considérer une proposition aussi insensée. La réponse est simple : ce film sera tourné en haute définition et deviendra une production brillante figurant une mère splendide, reconnue par toute l'Amérique ainsi que le reste du monde comme la femme de plus de 40 ans la plus désirable. Ce film sera internationalement distribué en DVD, et son site web nommé Palinsupermilf.com.

Veuillez considérer cette offre comme sérieuse et légitime. Nous sommes prêts, à Cezar Capone, à mettre l'argent en séquestre immédiatement.

Nous avons également pris en considération votre hésitation à participer à une production adulte avec un autre homme que votre mari. Nous sommes donc prêts à ajouter un extra de 100 000 dollars pour votre conjoint Todd afin qu'il figure dans ce film avec vous, ainsi qu'une autoneige Artic Cat toute neuve pour amortir le deal.

Dans l'attente anxieuse de votre réponse,
Cordialement
Cezar Capone"



Sexualité américaine en questions

Posté par Mon Missionnaire le 05.11.08 à 14:15 | tags : micro-trottoir, politique, pute, sexe et société
Les élections américaines, ce n'est pas seulement un fabuleux moyen pour Barack Obama de mettre une énorme patée à John McCain. D'abord, en votant, les Américains avaient le droit de manger une glace et un donut, boire un café et utiliser un sextoy en toute gratuité, ce qui est déjà pas mal. Mais les élections, c'est aussi le bon moment pour poser les questions qui turlupinent nos amis Yankees. Les truies devraient-elles être protégées ? Doit-on autoriser la prostitution, l'avortement et dépénaliser la marijuana ? Les poules doivent-elles avoir des cages plus grandes ? Mémé préfère l'apple ou la cranberry pie ? Pas étonnant, donc, que l'on se pousse aux bureaux de vote pour donner son avis.

Les résultats sont mitigés, après 153 référendums. Peu de victoires pour les minorités sexuelles : en Californie, les premiers résultats donnent un rejet de la légalisation du mariage homo. Pareil en Arizona et en Floride, où l'on a même interdit les unions civiles. En Arkansas, on s'est prononcé contre l'adoption des gays, démontrant ainsi qu'il n'était même pas question de parler de mariage entre personnes du même sexe.

Et l'avortement dans tout ça ? Ben, ça va. Enfin, juste pour dire qu'au Colorado, les électeurs ont refusé d'affirmer que l'enfant débute sa nouvelle vie au moment de la conception. Comme dans le Dakota du Sud : ces deux Etats n'interdisent pas l'avortement. Et San Francisco alors, et sa proposition K ? Perduuu. On croyait la ville en avance sur son temps, prête à céder sur une questions aussi taboue aux Etats-Unis. Eh non ! Les San Franciscains préfèrent y restaurer un hôpital et construire un nouveau port plutôt que de dépénaliser la prostitution.



Les élections US sont sexe

Posté par Mon Missionnaire le 31.10.08 à 13:11 | tags : fantasme, hot video, politique, quizz
Plus que quelques jours avant la victoire de Barack Obama (ou John McCain, mais on y croit plus trop), et il est déjà temps de faire le bilan d'une trèèèèèèèès longue campagne (perso, j'en peux plus d'attendre). Si les Américains nous ont prouvé une chose en 2008, c'est qu'ils savent être sexe lorsqu'il s'agit de politique. Sachant toujours allier au discours politique le manque de sérieux qui caractérisent nos fellow Americans. Meilleur exemple : tous les détournements liés à la MILF Sarah Palin, des montages Photoshop au biopic porno qui lui est consacré (sans oublier la sextape), a sans doute été la star sexe de ces élections. C'était sans compter Paris Hilton, dont le dernier clip de campagne a déjà fait le tour du web, je ne vais pas m'éterniser. Dernier lien, et après promis, on en parle plus : ce quizz de Playboy sur l'histoire du sexe en politique. Tout au long de leur histoire, les présidents américains ont pu prouver qu'ils avaient autant l'esprit mal tourné que nos politiques français. Kennedy et Clinton ne sont que les arbres qui cachent la forêt. Le quizz est d'ailleurs très difficile : vous savez, vous, quel président appelait son pénis "Jumbo" ?



La vie privée de Jörg Haider

Posté par Mon Missionnaire le 27.10.08 à 13:26 | tags : gay, people, politique, sexe et société
Ca faisait un petit moment qu'on disait de lui qu'il était homo, ou bi. Jörg Haider s'en est allé le 11 octobre dernier au volant de sa voiture, laissant derrière lui un amant qui a récemment déclaré : "Je n'avais que lui, maintenant je suis seul."
Pas n'importe quel amant, d'ailleurs. Le nouveau leader du BZÖ, élu dès la mort de son prédecesseur. Il s'appelle Stefan Petzner et a dû étonner plus d'un membre du parti d'extrême-droite. "Notre relation allait au-delà de l'amitié. Jörg et moi étions reliés par quelque chose de vraiment spécial. Il était l'homme de ma vie." Bon, le petit détail  qui tue, c'est que le même Jörg (dont la presse avait d'ailleurs publié des photos dans un bar gay avant son accident) était marié avec une certaine Claudia dont Stefan dit qu'elle était "très compréhensive". Je vous passe les détails Feux de l'amour, la violente dispute etc. Désormais, l'avenir d'un parti d'extrême-droite avec un homo à sa tête semble très compromis, et il est tout à fait possible que Stefan Petzner soit démis de ses fonctions. Reste une question : comment peut-on être gay (ou bi) et d'extrême-droite (et leader du parti) ? Comment un tel homme a pu déclarer que Hitler avait fait du bon boulot, connaissant l'intolérance des nazis envers les homos ? Les contradictions humaines m'étonnent toujours. Et c'est sûrement en matière de sexe qu'elles sont les plus concentrées.



DSK et le sexe

Posté par Mon Missionnaire le 24.10.08 à 15:40 | tags : hot tv, people, politique
On l'aime bien quand même. Et puis on s'en fiche de savoir s'il a couché avec sa secrétaire, ce sont ses petits oignons, et ceux de sa femme. Et puis, on le savait bien. Mais il y a un moment où l'inquiétude prend le pas sur le je-m'en-foutisme. Si l'on connaissait plus ou moins les frasques de Dominique Strauss-Kahn, il semble que le petit milieu politico-médiatique avait déjà conclu que DSK est un dépendant au sexe (à l'image de David Duchovny), au point d'en devenir violent.

Une vidéo publiée il y a plus d'un an a été exhumée par Agoravox. Un dîner mondain chez Thierry Ardisson pour l'émission Faubourg Saint-Honoré. Il y a Jacques Séguéla, Thierry Saussez, Jean-Michel Apathie, Roger Hanin, Gérald Dahan, Claude Askolovitch et Hedwige Chevrillon. Et Tristane Banon, journaliste à Paris-Match et au Figaro, romancière. Elle raconte l'élaboration de son livre Erreurs avouées (au masculin) : une compilation de textes sur des personnalités confessant leurs plus grandes erreurs. Elle voulait le témoignage de DSK et clairement, lui voulait la sauter.
Cette vidéo est étrange parce que le nom a subi un malencontreux "Biiiiiiiiiiiiiiip" qui nous fait douter. Mais l'auteur d'Agoravox assure avoir contacté Tristane Banon, qui a dit sans broncher qu'il s'agissait de DSK, le "chimpanzé en rut !" selon Thierry Ardisson. Pire ? Jean Quatremer avait affirmé qu'il "frôle souvent le harcèlement". Là, DSK va encore plus loin, s'il n'est pas innocent... Au point qu'on se demande si le placard à scandales cache des choses beaucoup plus scabreuses.

Tous les détails sur Agoravox



San Francisco va-t-elle dépénaliser la prostitution ?

Posté par Mon Missionnaire le 24.10.08 à 12:20 | tags : politique, pute, sexe et société
Vous savez sans doute que, le jour du vote pour les élections présidentielles américaines, on en profite pour faire des référendums dans tout le pays, au niveau local. La Californie demande par exemple si deux hommes ou deux femmes peuvent se marier. Et au niveau superlocal, c'est-à-dire à San Francisco vont devoir se prononcer sur la proposition K. Qui permettrait de dépénaliser la prostitution. Une grande première aux Etats-Unis : le Nevada autorise les maisons closes, le Rhode Island autorise les relations sexuelles avec des prostituées, mais aucun Etat ni aucune ville ne donne le droit aux prostituées de parcourir les rues sans être ennuyées par la police.

Principal argument des gens en faveur : la ville économiserait 1 million de dollars par an en réduisant les frais d'arrestation et de jugement des prostituées. Ils pensent également que le proxénétisme serait réduit par cette voie, et que les prostituées auraient ainsi le droit de s'associer en syndicats pour défendre leurs droits. Principal argument contre : cette proposition favoriserait la prostitution. Ainsi pensent le maire, le Procureur fédéral, la police et les milieux d'affaires (qui ne sont cependant sûrement pas contre une petite sauterie de temps en temps).



Sarah Palin, version XXX

Posté par Mon Missionnaire le 16.10.08 à 15:47 | tags : people, photo, politique, porno star, xxx
Ca y est, il a commencé ! De quoi ? Ben le tournage du film X sur Sarah Palin. Il s'appelle "Who's nailin' Palin ?" (en gros, qui baise Palin ?), l'actrice touchera entre 2000 et 3000$, selon les estimations. Hustler, la compagnie de Larry Flint, produit et met en images les dures négociations entre la Russie et l'Alaska, gouverné par une femme qui n'a pas froid aux yeux.





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