Sexe, love et gaudriole : le blog Sexe de Flu
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BEST OF. Ci dessous, notre sélection des meilleurs scoops.
Ici plus qu’ailleurs, l’actu se sert chaude (et bien secouée). Vous cherchez quoi raconter à la machine à café ? Pour vous, Sexe, Love... a déjà décortiqué les médias. Réagissez dans les forum sexe de Flu.

L'Imparfaite est officiellement lancé

Posté par Mon Missionnaire le 15.10.09 à 12:51 | tags : érotique, sexe et société, média
A quoi peut bien ressembler une revue érotique publiée par les élèves de Sciences Po ? C'est la question que je me suis posé lorsque j'ai appris que L'Imparfaite sortirait ce mois-ci. Avec pour slogan, "Une revue érotique pour pervers de toute obédience !", je me suis dit chouette. Mais à lire la ligne éditoriale, on est un peu refroidi. Parce que les élèves de Sciences Po ne s'abaisseront pas à faire que du cul, là, on s'élève dans les hautes sphères intellectuelles. "Voir si nous n’assistons pas à un triomphe de la clinique et du pathologique dont Foucault avait exposé la généalogie dans son Histoire de la sexualité. Faire sens des mécanismes, de la signification et de la portée de l’endogamie au sein de Sciences Po, et redonner du grain à moudre à la critique bourdieusienne de la reproduction des élites." Faudra m'expliquer le lien entre la sexualité selon Foucault et l'endogamie au sein de Sciences Po. Mais bon, on nous rassure quand même : L'imparfaite parlera bien de cul. "Titiller car la sexualité, avant d’être un objet d’étude que dissèquent les psychanalystes, les sociologues et les philosophes, demeure un plaisir. Pour ne pas perdre de vue cette évidence, pourtant si facile à oublier..." Ah bon, on a tendance à oublier que la sexualité demeure un plaisir ?

Mais arrêtons de faire les mauvaises langues, et souhaitons un bon départ à cette revue, qui sera officiellement lancée ce soir au Basile, pas loin de l'IEP, à Paris, 21h15. A partir du 22 octobre, elle sera en vente au Passage du Désir, et pour les non-Parisiens, on le trouve sur le site internet du vendeur de plaisirs. Plus d'infos sur le blog de l'Imparfaite.



Miscellanée du jour #2

Posté par Mon Missionnaire le 14.10.09 à 12:33 | tags : média, politique, décalé, photo
Faut vous dire que je me suis réveillé très tôt, ce matin, et couché très tard hier. Deux cafés n'ont pas suffi à exciter mon ardeur à trouver du contenu sexe pour aujourd'hui. Mais en fouillant dans ma forêt de liens, je me suis rendu compte que, finalement, chaque jour, j'étais soumis à une multitude d'infos que j'aimerais bien approfondir, mais manque malheureusement de temps. Aujourd'hui donc, petit, que dis-je, minuscule aperçu de ce que je peux voir chaque jour sur le sexe :

La Christine Boutin qui, pour les dix ans du Pacs, ne manque pas d'air en affirmant : "Ce débat valait le coup pour le simple fait d'avoir décrispé le tabou de l'homosexualité en France. L'homosexualité n'est plus regardée de la même façon. Je suis très fière de cet effet collatéral positif : grâce à ce débat passionné d'il y a dix ans, toutes les familles de France ont parlé de l'homosexualité." En bien ou en mal, on entend, mais grâce à elle, surtout en mal. Elle est gonflée même quand elle fait son coming-out, à avouer qu'elle a effectivement brandi une Bible dans l'Assemblée nationale (elle osait pas le dire, la coquine). A part ça, ben à Manchester, vous devrez montrer vos couilles pour monter dans un avion, alors que là, on montre son cul. J'ai pensé à Sky, notre Isabelle Alonso à nous, en voyant cette photo. J'ai trouvé cette fille très mignonne (par contre, le visage est discret) et ces dessins... ben... très mignons aussi. Par là, ce sont des logos pornos, mais sans porno. Quel intérêt ? Been, autant d'intérêt que ce machin, qui doit être vachement utile à celui qui veut devenir le meilleur branleur du monde. Des filles qui font des photocopies de leurs nichons ? Déjà fait. Donner des noms à des seins, par contre, c'est moins courant. Mais que voulez-vous ? Le sexe, ça surprend toujours (un peu).



Cupidon s'en fout

Posté par Mon Missionnaire le 06.10.09 à 15:10 | tags : décalé, rencontre, média, amour
C'est ce qu'on appellerait "touché" en anglais. En français on dirait qu'un seul être vous manque et tout est dépeuplé. Ou repeuplé ?



Photos retouchées : signaler ou pas ?

Posté par Mon Missionnaire le 05.10.09 à 12:53 | tags : media, sexe et société, photo, femme, politique

Quelques côtes par là, un décolleté plus gros, des joues en moins. Valérie Boyer a eu une idée pas conne : la députée UMP des Bouches-du-Rhône voudrait que les magazines de mode signalent "photo retouchée" dès qu'un modèle a été amaigri ou rebronzé. La proposition de loi ne sera sûrement pas votée demain, mais elle bénéficie déjà du soutien de dizaines d'autres députés. 
Il faut bien avouer que pour faire avancer la cause des femmes, il n'y a guère d'autres options. Et que l'image féminine véhiculée par les médias est sans doute l'argument le plus convaincant, pour celles qui les regardent, de perdre ces putains de cinq kilos qui ne veulent pas fondre. Mais alors, n'y a-t-il cependant pas une troisième voie pour que les médias arrêtent de nous faire croire que la femme de l'idéal fashion existe vraiment ?

On n'aurait jamais pensé, à une autre époque, signaler sous l'Odalisque d'Ingres que le peintre lui a ajouté quelques côtes. On est résolu, aujourd'hui, à réduire le travail photographique d'un magazine à un simple "photo retouchée" en bas de page, alors que des initiatives, telles que celle de Glamour il y a un mois, ne seraient sûrement pas encouragées en votant une telle loi. Et le pire, c'est que tout n'est pas dans Photoshop, mais dans la chirurgie esthétique, le maquillage, la lumière, les techniques photo, comme le rappelle Michèle Fitoussi, journaliste au magazine Elle : "Tant qu'on y est, mettons aussi, « elles ont les seins refaits, se sont faits enlever une côte ou encore attention, je ne suis pas vraie ! » ". Dans la même veine, on se demande si la signalétique des produits trop sucrés ou trop gras a contribué à réduire l'obésité depuis sa mise en place. Peu de chances que cette loi fasse réduire le nombre d'anorexiques.



C'est quoi, être une femme ?

Posté par Mon Missionnaire le 18.09.09 à 17:58 | tags : média, femme, sexe et cinéma, nu
Agnès Varda est bien connue pour ses positions féministes. Mais ce court est moins connu. C'est ce qu'elle appelle un "Ciné-tract", une revendication en images, un court essai en vidéo. A la question "Qu'est-ce qu'être femme", elle y répond le plus simplement du monde : avoir un corps de femme. S'ensuivent les déclarations féministes du droit de la femme à choisir sa vie, à disposer de son corps, du droit de ne pas avoir d'enfants et de revendiquer un meilleur statut, une meilleure image au sein de la société. Intéressant, mais dommage que les hommes y sont résumés à des machos pervers qui ne souhaitent qu'une chose, rabaisser le sexe dit faible. Par contre, si le film a un peu vieilli, c'est étonnant de constater que les revendications restent les mêmes. 



Lizzie Miller, femme à rondeurs

Posté par Mon Missionnaire le 09.09.09 à 18:09 | tags : photo, femme, média
En voyant cette photo, on se demanderait presque ce qui a bien pu se passer à l'armée de photoshoppeurs qui sont censés corriger le moindre "détail disgracieux" des photos paraissant dans les magazines féminins. En fait, ils ont en effet terminé leur boulot, en laissant délibérément cette mignonne brioche atteindre les jambes de Lizzi Miller. Parue dans le dernier numéro de Glamour US, qui fête sa 70e année, la rédactrice en chef ne pouvait croire que cette photo allait autant faire réagir.
Elle a néanmoins été parfaitement choisie : illustrant un article sur l'importance de se sentir bien dans sa peau, Lizzi Miller rayonne sur la p. 194. Cindy Leive, la rédactrice en chef, reçoit immédiatement des milliers de mails de femmes du monde entier, se reconnaissant pour la première fois dans un Glamour. La jeune Lizzi est d'ailleurs mannequin à New York, une ancienne grosse ayant perdu 30 kilos mais se battant toujours pour concurrencer les mannequins filiformes du milieu. La RC finit son édito sur ces mots : "Faites-moi confiance, Glamour écoute, et ceci ne fait que renforcer plus encore notre engagement à célébrer tous les types de beauté".  



"Les filles" selon Albert Dupontel

Posté par Mon Missionnaire le 31.07.09 à 17:53 | tags : drague, média, femme, décalé
J'ai recroisé ce sketch d'Albert Dupontel il y a quelques jours. Comment dire ? Il n'aurait sans doute pas dû abandonner le one man show pour le cinéma. Albert Dupontel a cette capacité à peine croyable à jouer le pire des abrutis. En fait, son personnage d'idiot est tellement bien imaginé qu'on finit par se demander s'il n'y a pas un peu de vécu derrière. Et l'humour noir, y a pas à dire, ça marche toujours.
"Tout est positif, ouf !" 



Le feuilleton David Carradine

Posté par Mon Missionnaire le 10.06.09 à 13:10 | tags : people, média, jeu érotique
Qui aurait cru que la mort de David Carradine susciterait autant de réactions ? L'ancien héros de Kung Fu, le fameux Bill de Kill Bill, aurait pu s'en aller discrètement, d'une simple crise cardiaque, qu'on l'aurait déjà oublié aujourd'hui. Mais non, l'accident a révélé le penchant funeste de l'acteur pour l'auto-asphyxie. Il met aux prises une famille avec des journaux dont elle aime faire la une. Des ex-femmes qui n'ont aucun remords à révéler une partie de la vie privée de l'acteur. Il a fallu que, d'une, il meurt en Thaïlande, et de deux, qu'il soit retrouvé dans un placard, le sexe et la gorge liés par une corde, pour provoquer un déchainement mondial, une curée médiatique sur une affaire sordide. Quelques épisodes, aussi absurdes que tristes pour ce héros des arts martiaux.

1. Le 4 juin dernier, une femme de ménage du Swisshôtel  de Bangkok retrouve le corps de David Carradine attaché dans un placard, mort. La police thaïlandaise scrute les lieux et passe tout au peigne fin avant de conclure que personne n'a pu rentrer ni sortir et que David Carradine s'est suicidé accidentellement, à cause d'un jeu érotique.

2. La famille ne croit pas du tout la version thaïlandaise. Leur avocat, Mark Geragos, affirme même à l'émission du Larry King Live que David Carradine aurait été assassiné par une secte chinoise. Son manager Chuck Binder révèle dans le Sun qu'une empreinte inconnue a été retrouvée dans le lit de l'acteur. Autour de lui, en tout cas, personne ne croit que David Carradine ait pu se livrer à un tel jeu érotique.

3. C'est là qu'intervient sa quatrième et ex-femme, Marina Anderson : "S'il a été impliqué dans une secte, c'est un secret que même moi j'ignorais."

4. Intervention de la troisième femme de David Carradine, Gail Gensen, qui n'hésite pas à dévoiler la vie privée de son ex-mari : "David était assez étrange. Il aimait être attaché et que je m’en aille après l’avoir fait. Il pouvait aussi s’emprisonner lui-même. Il passait des jours à inventer différents scénarii. Il allait acheter le nécessaire dans des magasins spécialisés. Mais ces jeux n’étaient pas sexuels et il ne s’est jamais fait de mal".

5. Libé titre avec un mauvais goût déconcertant : "Carradine : police sur la corde raide".

6. Le FBI enquête sur place, au grand dam de la police thaïlandaise, et le corps est rapatrié à Los Angeles. Un tabloïd thaïlandais publie une photo du corps avec visage flouté.

7. La famille du défunt demande une seconde autopsie, qui sera effectuée par Michael Baden, médecin-légiste déjà célèbre pour avoir autopsié Anna Nicole Smith et Nicole Brown Simpson.

Le feuilleton est bien entendu à suivre. Mais on voulait quand même s'arrêter là, histoire de rendre un hommage à l'acteur de Kung Fu, qui a joué dans une centaine de films, dont Mean Streets, de Martin Scorcese et L'Oeuf du serpent, d'Ingmar Bergman. On l'aurait presque oublié.



Prostitution sur internet : faut-il fermer les Craigslist français ?

Posté par 2goldfish le 04.06.09 à 13:44 | tags : média, pute

On en parlait sur le blog sexe récement, aux USA le paysage de la prostitution sur internet vient d'être bouleversé. L'attorney general du Connecticut Richard Blumenthal a obtenu que Craigslist, principal site de petites annonces aux USA, ferme sa section "érotique" où les travailleurs et travailleuses du sexe organisaient leurs business depuis plusieurs années. Cette fermeture intervient après de longues années de polémique mais ne serait surement jamais advenue sans l'affaire du "Craigslist killer", un Jack l'Eventreur en puissance qui a tué une femme rencontrée grâce au site.

Slate nous apprend que cette décision est une très mauvaise nouvelle à la fois pour les prostituées, pour ceux qui veulent les aider et pour la police. Sans l'aide de Craigslist, le tueur n'aurait en effet pas été arrêté aussi facilement, et en offrant un moyen de se prostituer hors des rues, sans souteneur, et de sélectionner plus facilement ses clients, le site de petites annonces avait rendu la profession beaucoup plus sûre et les abus beaucoup plus faciles à repérer pour les forces de l'ordre. Bien sûr, tout ça n'empêchera pas l'Attorney Blumenthal de se proclamer pourfendeur de la traite des femmes sur internet lors des prochaines élections.

En France depuis 2003 et la loi Sarkozy sur la sécurité intérieure qui a créé le délit de racolage passif, la prostitution a disparu des rues de la plupart des grandes villes pour se relocaliser sur internet où le racolage est toléré. Des sites de petites annonces comme Vivastreet, Missive ou Kijiji ont tous une rubrique "adulte" au nom plus ou moins explicite : "escorting", "massage", "rencontre occasionelle". On y trouve des filles de l'Est ou d'Afrique que des proxénètes font tourner de ville en ville, d'hotel formule 1 en hotels IBIS, tout autant que des"indépendantes" françaises qui n'auraient jamais pensé à se prostituer s'il leur avait fallu descendre dans la rue. La prostitution estudiantine, sur laquelle le syndicat SUD étudiant et le mouvement du NID tentent de nous alarmer régulièrement avec des chiffres sortis d'on ne sait où, ne semble pas si courante que ça : on trouve beaucoup plus d'annonce du type "homme généreux cherche à aider jeune étudiante" que d'offre réélles d'étudiantes.

Fermer les rubriques"adultes" de ces sites est légalement envisageable mais serait contre-productif : il existe déjà tout un tas d'autres sites spécialisés basés sur des territoires étrangers hors d'atteinte de la police française et qui se ferait un plaisir de récupérer les clients de ces sites de petites annonces.




Almodovar a fait un cunnilingus

Posté par Mon Missionnaire le 22.05.09 à 16:48 | tags : people, média, sexe et cinéma, cunni, auberge espagnole
De passage à Cannes pour présenter son dernier film Les Etreintes brisées, dont on peut lire la critique ici, Pedro Almodovar a parlé, lors de la conférence de presse, d'un cunnilingus effectué pour les besoins du tournage de son cinquième film (qui pourrait être Qu'est-ce que j'ai fait pour meriter ca ? ou Matador). Vidéo.
Comment expliquer ? En arrivant en Espagne, j'ai d'abord trouvé l'humour plutôt vulgaire. Celui qui sévit chez les Ibères a tendance à ressembler à celui de Groland, dans l'aspect très cul. Et ma culture de français cultivé et ôôôô combien distingué en a pris un sacré coup. C'est vrai que par chez nous, lorsqu'il s'agit de rire à propos de nos moeurs sexuelles, on a tendance à le faire de façon feutrée, avec des sous-entendus et des questions dont les réponses sont évidentes, mais drôles à faire des "huhuhu" derrière sa main. Je ne dis pas que nous sommes coincés en France, mais en Espagne, l'humour est beaucoup plus sexuel que, par exemple, la scatologie française, qui nous fait dire "merde" au lieu du "foutre" (joder) espagnol.
Autre donnée capitale : en Espagne, on adore exagérer. Finalement, ce qu'annonce Almodovar a tout de la bonne blague espagnole, il suffit de voir l'expression sceptique de Penélope Cruz pour s'en convaincre. Et le sens de l'exagération me fait penser que mimer le baiser du clitoris vaut autant pour Pedro Almodovar que s'il avait effectué un véritable cunnilingus. Pas de soucis, donc : c'est une blague.

Voir aussi : toute l'actu du Festival de Cannes



Coups marketing

Posté par Maud Destouches le 22.04.09 à 12:55 | tags : média, prévention, politique

 

Tous les spots et affiches publicitaires sont saturées de connotations sexuelles parce que des études très sérieuses auraient prouvé que le cul, ça fait vendre. Du coup, quand il s'agit de faire le marketing d'un objet ayant vraiment un lien avec le sexe, comment peuvent s'y prendre les pubilicitaires ? L'agence Grey Worldwide a eu une idée pour une nouvelle campagne pour des capotes : y mêler de la politique. Le résultat, c'est ça :

J'admets que c'est imaginatif mais personnellement, je trouve ça pourri. Même s'il s'agit évidemment d'une simple blague, elle tend quand même à propager deux absurdités conjointes qui ont la vie dure : celle du tout génétique et du mal absolu - ce qui mène évidemment au retour en grâce de l'eugénisme. La nature malfaisante d'un être humain serait inné, déterminée depuis sa naissance. Et il faudrait donc éradiquer ces individus. C'est le même genre d'idéologie qui transparait dans les discours sur l'axe du mal (contre le mal on ne peut rien faire si ce n'est le détruire) ou sur la délinquance chez les enfants de 3 ans. Il me semble quand même qu'il y a d'autres moyens de vendre des préservatifs. 

Chez Viagra, ils se sont retrouvés confrontés à un autre problème de communication en Corée du Nord. Comme l'explique Pierre Ayroles (et merci à Blackvelvet pour le lien !), devant l'interdiction de faire des spots télé pour leur produit, ils ont dû trouver un moyen détourné de vanter l'efficacité des pilules bleues. Ils ont donc envoyé aux urologues coréens de très beaux éventails : 

 

 




Tu es moche ? Tu m'intéresses

Posté par Mon Missionnaire le 07.11.08 à 12:14 | tags : décalé, média, sexe et société
"Une injustice silencieuse et très répandue" : de quoi traite l'International Herald Tribune lorsqu'il publie ces mots ? De la discrimination envers les laids. Les moches, ceux pour qui on n'éprouve généralement rien d'autre que de la pitié, si ce n'est du dégoût. Les parias de notre société en recherche perpétuelle de beauté. Le journal international revient sur le fait que, pendant très longtemps, les laids sont restés dans leur coin. Mais aujourd'hui sociologues, écrivains, avocats et économistes s'intéressent à eux. Les mémoires s'accumulent dans les universités, surtout nord-américaines. On essaie de mesurer les discriminations dont ils souffrent, ce qui peut bien les définir. Et le prix à payer du "laidisme" (uglyism) ou de la "peine de normalité" (plainness penalty), en opposition à la "prime de beauté" (beauty premium).

C'est en 1994 qu'on découvre dans une étude de l'American Economic Review que les moches, hommes ou femmes, touchent 5 à 10% de salaire en moins que les gens beaux. Pire, l'étude conclut que les femmes moins attirantes épousent des hommes moins riches. "Les gens qui sont physiquement plus attirants peuvent développer de meilleures compétences en communication, parce que depuis leur plus jeune âge, tous ceux qui prenaient soin d'eux ont toujours eu tendance à leur porter plus d'attention, en premier lieu leurs mères." Tanya Rosenblat a d'ailleurs écrit un livre sur ce thème : "Pourquoi la beauté compte".

Autre sujet qui intéresse la Science : comment définir la laideur ? Les études universitaires font facilement des études sur les critères de beauté des personnes interrogées, peu sur ce qui définit la laideur aux yeux des populations. Dans un article sur la laideur qui sera publié dans Glimpses Journal, M. Synott pense que ce concept est un condensé d'attributs physiques désagréables, mais aussi psychologiques (les gens mauvais sont moches, c'est évident). Si la beauté est superficielle, la laideur ne l'est pas, malheureusement.
 



80% femme, 20% homme

Posté par Mon Missionnaire le 23.10.08 à 11:35 | tags : interview, média, sexe et société, vécu
Adèle est Anglaise, mais aussi un peu Anglais. Son code génétique contient une lettre en trop : XXY, de quoi semer le doute. On l'appelle le syndrome de Klinefelter, mais les médecins ne savent pas si elle est née fille ou garçon. Un problème qui concerne une naissance sur 2000.

La maladie de Klinefelter est censée faire de l'enfant un homme dont le développement est retardé, et qui présente des caractéristiques féminines. Ils tentent donc plusieurs coups d'essais. Des opérations qui s'ensuivent les unes après les autres, font d'Adèle un petit garçon. Pour qu'on prenne conscience finalement, qu'à l'adolescence, Adèle développe des signes sexuels secondaires féminins (poitrine, taille, hanches etc). Adèle est une femme, pas complètement. En 2001, l'association anglaise des chirurgiens pédiatres recommande que les hermaphrodites ne soient plus opérés avant de les laisser se développer, mais dans la pratique, les opérations à la naissance existent toujours. Comme si tout était fait pour qu'un enfant ait absolument et immédiatement un genre sexuel identifiable.

Jusqu'à 28 ans, donc, Adèle était un homme, homo, tatoué. Mais quelque chose n'allait pas. Aujourd'hui, elle tente de se faire rembourser les opérations qu'elle doit encore effectuer pour devenir une femme à 100%. Le futur lui réserve une nouvelle vie, et la transition est dure. Mais malgré tout, Adèle sait qu'au fond, elle restera toujours une transgenre.

Voir le reportage



Brèves internationales #2

Posté par Mon Missionnaire le 14.10.08 à 11:01 | tags : capote, décalé, média
Comme vous ne le savez pas, Aergisson me propose tellement de news chaque semaine qu'il est difficile de faire son choix. Voici donc de quoi le remercier éternellement, avec un petit résumé de sa sélection. La prochaine fois, Aergisson, tu nous ponds des petits textes ?

- Elle a 105 ans et elle est... (belle ? plantureuse ? proche de la mort ?) vierge. Quoiqu'à cet âge, on devrait peut-être dire pucelle. Clara Meadmore passe des jours tranquilles dans une maison de retraite du sud de l'Angleterre (depuis quarante ans !), où elle a récemment fêté son anniversaire. Elle précise qu'elle n'est pas lesbienne, qu'elle a toujours été célibataire et qu'elle n'a jamais été intéressée par le sexe. "J'imagine que ça implique beaucoup d'embêtements et j'ai toujours été occupée par d'autres choses". Et voilà : on vit dans un monde où une ancienne est obligée de justifier son abscence de vie sexuelle. En même temps, il est jamais trop tard.
- C'est aux Pays-Bas, patrie des prostituées en rouge et des joints à gogo, qu'on a chopé le responsable de l'éjaculation précoce (ça a pris du temps, il courait vite, le bougre). A l'université d'Utrecht, plus précisément, on a identifié un petit con de gène différent chez ceux qui n'arrivent pas à s'empêcher. Il inhibe la production de sérotonine, provoquant un taux plus faible de cette hormone que chez ceux qui ne souffrent pas d'éjaculation précoce. N'empêche, la psy Paula Hall reste persuadée que les origines de ce trouble peuvent être psychologiques. Et elle note des points positifs : les éjaculateurs précoces ont de très bons réflexes, ce qui en fait de "très bons joueurs de tennis ou de jeux vidéo par exemple". Aergisson nous dit de ne pas le répéter à Dereck.

- En République du Congo, il y a une journaliste qui s'appelle Yolande Lumwene. Et elle révèle dans le Révélateur que les habitants de Bandundu, où le VIH sévit moins que dans le reste du pays, ne savent pas utiliser les préservatifs. La preuve, ils les utilisent pour cirer leurs chaussures. Faut dire que le lubrifiant des capotes nettoient bien les godasses et coûtent moins chers que le cirage. Certaines personnalités ont déclaré qu'il s'agissait là d'un "acte criminel". Bon, y a plus qu'à trouver à quoi peut bien servir un préservatif.

- Peut-être à mesurer son pénis ? Avec le condométric, en tout cas, c'est possible. Peut-être faudra-t-il néanmoins expliquer qu'une grande majorité des hommes a déjà mesuré son pénis, et que la grande majorité de cette grande majorité préfère ne pas connaître la taille exacte.



Propagande pour la Proposition 8

Posté par Mon Missionnaire le 27.09.08 à 10:47 | tags : amour, gay, média, sexe et société
Quel site bizarre, qui inspire confiance de prime abord, mais sème le doute sur ses intentions et prend du temps à se laisser appréhender... Finalement, ça devient vite clair.

Il semblerait que la proposition d'autoriser le mariage aux personnes du même sexe en Californie n'aie pas fait que des heureux. Depuis que la Cour suprême a tranché en faveur des gays et lesbiennes, quelques électeurs ont avancé l'idée du vote d'une proposition lors des prochaines élections présidentielles. La Proposition 8, dans le but d'inscrire dans la Constitution locale l'interdiction du mariage aux personnes du même sexe. Pire, la mention que le mariage ne se fait "qu'entre un homme et une femme". Retour en arrière toute !
Le site est donc un playdoyer pour le mariage entre personnes de sexes différents, avec plein de sections et un quizz-vidéo dont les questions sont plus alambiquées les unes que les autres, les réponses aussi. A la question "Est-ce que deux personnes qui s'aiment devraient avoir le droit de se marier ?", vous répondez oui, évidemment. Et là, un Tommy Lee aux cheveux très gras vous agresse via votre écran en vous disant : "J'aime ma mère, ai-je le droit de l'épouser ? Ma soeur, mon beau-frère, je devrais les épouser si je les aime ?" Ben non, évidemment. Et voilà, vous êtes convaincu. iProtectMarriage, le site qui vous laissera sans voix.



Epilation virtuelle

Posté par Mon Missionnaire le 23.09.08 à 11:02 | tags : chatte, décalé, média
J'aurais pu appeler ce post également, "raser un pubis", "épiler une chatte", "tondre le minou" ou encore "Faire le maillot", mais on va rester propre et gentil. En tout cas, amusez-vous bien !



Sarah Palin, une Mother I'd Like To Fuck

Posté par Mon Missionnaire le 22.09.08 à 16:14 | tags : fantasme, média, nu, politique
Le Monde publie un drôle d'article, sacrément intéressant. Si la folie Palin s'est un peu calmée aux Etats-Unis, et que Barack Obama a repris du poil de la bête, on peut néanmoins dire que le Grand Old Party a fait un coup marketing inattendu. "Les républicains n'ont pas choisi n'importe quelle femme pour capter l'électorat féminin déçu par le retrait d'Hillary Clinton : une mère de famille mais aussi une icône sexuelle. Dans leur croisade contre les homosexuels, les chrétiens fondamentalistes ont appris depuis les années 1970 à détourner l'arme du sexe au profit de la famille hétérosexuelle. (...) Jamais auparavant, on n'avait vu ainsi dans la construction d'une figure politique majeure une image de mère associée à des fantasmes porno."
Eh ouais, elle a beau se faire le chantre d'un néo-conservatisme assumé, flippant et revendicateur, Sarah Palin ne réussit pas à contrôler son image comme elle le voudrait. Et depuis que les fakes Photoshop se sont révélés plutôt désastreux, on voit se développer le fantasme en continu. Comme nous le prouve Zeloth, en nous proposant ce lien pour une petite annonce sur Craigslist recherchant... un sosie de Sarah Palin pour un prochain tournage de film X.
La chronique de Christian Salmon au Monde retient le fait que la campagne américaine se joue aujourd'hui beaucoup plus sur une question d'image que pour des idées ou des idéaux. Nous, ce qu'on retient surtout, c'est qu'il ne faut pas se fier aux airs faussement ingénus de la Madame, : Sarah Palin est dangereuse. Et se trouve aujourd'hui à une crise cardiaque de la Maison Blanche.



Les Joies du sexe

Posté par Mon Missionnaire le 16.09.08 à 11:40 | tags : livre érotique, média, sexo
C'est un livre que les plus de 40 ans connaissent : "Joy of Sex" (traduit en français, plus subtil, "LES joies du sexe"). Un best-seller en Grande-Bretagne, un joli succès en France, et 8 millions d'exemplaires vendus dans le monde. Lors de sa parution, en 1972, le sexe demeure un mystère pour beaucoup. On ne sait presque rien des hormones, du kamasutra, du cunnilingus et de la sodomie. Le livre est pionnier, donc, dans l'art de faire de ses lecteurs des sexperts. Et aujourd'hui, "Joy of sex" reparaît, écrit par une femme. 

L'époque voulait des essuyages de plâtre : le livre est écrit par un homme, le Dr Michael Comfort, qui s'adresse uniquement aux hommes. Quatre phrases sur le clitoris, ce n'est pas beaucoup. Et des sections qui sont devenues illégales, comme "comment faire l'amour sur une moto en marche ou un cheval (au galop ?)". Out aussi, la section sur la prostitution ("ça n'a rien à voir avec les relations amoureuses", selon l'éditeur). Par contre, 43 nouvelles sections : le cybersexe, les sex-shops, le strip-tease et le S&M, les relations sexuelles de la femme enceinte et même, comment soigner un pénis pris dans un aspirateur.

C'est marrant, donc, de nous rendre compte des changements qui ont eu lieu dans notre sexualité depuis le temps des pattes d'eph. "Les joies du sexe" fonctionne comme un miroir, s'adressant désormais au couple, insinuant par là qu'on est deux pour construire une sexualité, et non un seul. Gageons, cependant, que le livre aura peut-être moins de succès qu'à sa première parution. Ben oui, depuis le temps, il a fait beaucoup de petits. 



David Duchovny et le sexe

Posté par Mon Missionnaire le 02.09.08 à 11:44 | tags : hot tv, média, people
L'info mineure n'avait pas vraiment sa place dans les JT, les infos à la radio ou dans les journaux. Aujourd'hui, elle se trouve partout sur Internet. Une info tourne aussi vite qu'elle a été lancée, laissant parfois la place aux rumeurs et hoaxs. Ici, nous parlons d'une vraie info, peu importante mais quand même : David Duchovny se retrouve en cure de désintoxication de sexe. Vous me direz : "ouf, c'est drôle, l'acteur du sexy Californication croit trop en son rôle" ou encore "c'est l'arroseur arrosé" et quelques autres bons mots qui feront rire toute la famille. C'est sans doute en relevant cette confirmation amusante que les médias ont décidé de traiter l'info, de plusieurs façons.
- Les fidèles à la vérité, c'est-à-dire ceux qui ne vont pas trop loin par rapport à l'info de base : David Duchovny est entré en rehab contre sa dépendance au sexe, il souhaite que sa famille soit préservée. Point. A cela, nous avons donc : "David Duchovny accro au sexe" (mmh, banal), "David Duchovny se fait traiter pour son addiction sexuelle" (soin du détail), "David Duchovny est accro au sexe, mais il se soigne... (trois petits points pour marquer plus encore le mystère qui entoure ce titre original). Et notre Van à nous, qui se devait de traiter l'info avec un titre qui punche : "David Duchovny est un sex-addict". Bravo Van, t'es la meilleure.

- Ceux qui en font trop : là, déjà, on sent le vieux fond de fantasmes style "les pipeuls ne sont pas comme nous". David Duchovny est désormais "drogué... de sexe" (haha, tu pensais que c'était la coke, mais non !), "en détox du sexe !" (manque plus que les trois points d'exclamation). Et la palme du too much revient à "David Duchovny : son combat contre le sexe". Le gourou de la titraille a encore frappé.

- Celui qui n'en fait pas assez : "David Duchovny, son penchant pour le sexe". Ouais. Moi j'ai un penchant pour la confiture de framboises, je crois qu'il y a de gros risques que je devienne boulimique.

- Le meilleur texte : ce rédacteur à l'imagination débridée est bien parti pour le Pulitzer. "Quand on montre la lettre X à David Duchovny, il ne pense pas à X-files ou au chiffre 10 en caractère romain, il pense à un film porno. (meilleure accroche du monde) Un bon vieux porno qui permet de se soulager (ça, c'est de l'info vérifiée).
L’acteur qui jour (jolie faute) maintenant dans Californication est actuellement en cure de désintoxication sexuelle ! A l’instar de Billy Bob Thornton ou Michael Douglas, des médecins s’occupent de lui pour qu’il oublie de faire l'amour (oublie, David, oublie bon sang !). Car David Duchovny a toujours très faim ("oui, j'ai faim de toi..."), même s’il assure qu’il n'a jamais trompé sa femme (sous-entendu : il la trompe). De la clinique huppée où il essaie d'oublier que les seins et les fesses existent (tough), Duchovny a fait savoir qu’il souhaitait que l'on respecte sa vie privée et sa famille. Mais que peut-on bien lui faire dans la clinique en question ? (question idiote) Lui faire avaler du bromure de force ? (réponse idiote) On se demande bien en quoi consiste une detox sexuelle…" (bravo pour cette chute en forme d'ouverture, qui prouve combien l'on sait, sur Star Agora, de quoi on parle)



Brèves internationales

Posté par Mon Missionnaire le 19.08.08 à 11:14 | tags : décalé, média, photo érotique, playboy, pute
Ce n'est pas parce qu'on est au mois d'août que la planète sexe s'arrête de tourner. Elle tourne, elle gigote, elle se pâme même, que l'on soit à Pékin, en Allemagne ou au Royaume-Uni. Résumé :

- Interdiction de faire l'amour pour Adam Hinton, 32 ans, habitant de Brighton. Malgré plusieurs avertissements, répétés depuis deux ans par des voisins exaspérés, sa femme se contrefichait des regards noirs causés par ses cris répétés. Certains se sont même vus contraints de déménager. Le mari se retrouve donc avec un PV de 200 pounds et l'interdiction de copuler.

- Le marché du sexe se porte bien à Pékin, devenue la première destination du tourisme sexuel en Chine. Spas, bordels, clubs de karaoké et même, salons de coiffure, les prostituées sont à votre service, malgré la répression du régime chinois.

- Les athlètes allemandes posent nues pour Playboy : elles ne remportent pas beaucoup de médailles, mais elles ont des corps de rêve. Quatre d'entre elles ont posé face à l'objectif de Playboy Allemagne. Peu de photos, malheureusement, on se consolera avec The Sun, ou encore sur SLG.

- La bière rend sexy : elle a beau vous donner du bide, vous faire roter et faire de vous un père de famille potentiellement violent, la bière donne du charme, selon l'Université de Bristol. Une pinte et demie suffit. Avec ça, les Anglais auront au moins une bonne excuse pour justifier leur amour de la bière. 



Les "spécial sexe" pullulent

Posté par Mon Missionnaire le 04.08.08 à 16:26 | tags : gay, média, photo érotique, sexe et société, vécu
Hey, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais c'est l'été. Il fait chaud et les magazines ressortent leurs éternels marronniers. Après le "comment perdre du poids" du printemps, voici venir les numéros spécialement consacrés au sexe. Et c'est L'Express qui rentre dans le lard de ces opportunistes en nous concoctant un petit comparatif. Qui, finalement, ne nous apprend pas grand-chose.

1. Les Inrocks, d'abord, qui cite Agnès Giard, parle de l'ex d'Alliage, Quentin Elias, devenu star du porno gay, ainsi que des love hotels de Tokyo et des photos de Terry Richardson. Parmi pleins pleins pleins d'autres choses. Je promets des trucs pas très catholiques à la lectrice qui me l'enverra.

2. Marie-Claire fait dans le traditionnel magazine féminin : des témoignages, des témoignages, des témoignages. Et des tests. Petite récompense d'originalité, cependant, pour l'article sur les femmes qui photographient des hommes nus.

3. Dix pages dans Elle, c'est très peu pour un numéro "spécial sexe". Le magazine des femmes lu par des hommes fait dans le conseil pour devenir une sexperte, style "j'envoie des hot textos", "je m'attache au lit" et "je mange avec mes doigts" (sexy ?).

4. Préf, enfin, donne la part belle aux cinq sens dans un dossier richement illustré. La palme revient à Mariano le non-voyant, qui se dit pourtant voyeur. Et aux photos du précoce Mikel Marton.

Alors, lequel acheterez-vous ?



Lui en couverture de magazine

Posté par Mon Missionnaire le 04.07.08 à 11:01 | tags : babe, média, photo érotique
Lui, ce n'est pas votre Jules, votre papa ou votre oncle Jean-Pierre qui auraient soudain décidé de devenir célèbres. C'est le magazine Lui, qui rappelera sûrement la belle époque où sans Internet, nous devions compter sur le copain de classe sympa qui avait réussi à fouiller dans les affaires de son père. Une collection énorme de couvertures des magazines Lui, c'est un peu comme une Madeleine de Proust.



Portfolio : JunkMag et le réalisme érotique

Posté par Mon Missionnaire le 03.06.08 à 16:06 | tags : interview, média, photo érotique, vécu
Découvert récemment, le site JunkMag est une sorte de fourre-tout indépendant de la presse online new-yorkaise. Celle qui parle de musique ou d'art contemporain, celle qui publiera des photos. Des photos érotiques dans l'air du temps, avec des modèles amateurs, trouvés dans les cercles d'amis. Le résultat est plutôt riche en galeries, avec des modèles plus masculins que féminins. N'empêche, on a posé de courtes questions à Brad Walsh, responsable du site et photographe, pour en savoir un peu plus sur sa conception de la photo érotique.

Je n'ai pas vraiment saisi, en visitant JunkMag et sa section "A propos", comment s'est mis en place ce projet. D'où vient JunkMag ?
Ca n'a jamais été un magazine imprimé, même si l'on a eu plusieurs publications avec les années. Ca a toujours été un site internet. JunkMag a commencé comme un web magazine, on était publiés environ une fois par mois dans d'autres éditions, mais maintenant c'est devenu un simple blog. Quand on a commencé, le but n'était pas vraiment de publier mes photos mais de montrer les corps des personnes que je photographiais. C'était le but, du moins au début, parce que maintenant nous faisons pleins de petites choses. Toujours des photographies de nus, mais aussi beaucoup plus.
Comment trouvez-vous vos modèles ? Ils semblent s'exprimer assez sincèrement face à l'appareil : comment obtenez-vous autant de naturel de leur part ?
Beaucoup de ces modèles sont mes amis. Quelques fois, ce sont des gens qui viennent me voir pour me demander d'être photographiés, mais dans presque tous les cas, ce sont des amis ou des amis d'amis. J'imagine que je connais beaucoup de personnes charmantes ! Je fais un peu de coaching quand je prends quelqu'un en photo, mais plus souvent, je les laisse faire. Je donne quelques conseils, des trucs ou des directives, mais la plupart des mes meilleurs rendus sont les choses et les poses faites naturellement.
"Mettre le quotidien en face d'un objectif est indéniablement sexy" : c'est écrit dans votre site. Un commentaire ?
Je crois que ça n'a pas besoin de commentaire ! Je pense sincèrement qu'il y a de la beauté dans chaque personne et chaque chose. C'est très cliché de dire ça, mais c'est vrai. En une photo ou une centaine, je peux trouver une belle image dans n'importe quelle situation.
Lire Junk Mag



Le Top 100 2008 de Maxim

Posté par Mon Missionnaire le 26.05.08 à 11:34 | tags : babe, média, people, photo
Tiens ! J'étais passé à côté de celui-ci. FHM a élu Megan Fox comme fille la plus hot de l'année, Maxim a préféré Marisa Miller, la jolie blonde, mannequin dans la vie, avec une forte poitrine, des petites fesses et une mini-taille presque surnaturels. Intéressant de comparer leur Top 10 à celui de FHM :
1. Marisa Miller
2. Scarlett Johansson
3. Jessica Biel
4. Eva Longoria
5. Sarah Michelle Gellar
6. Elisha Cuthbert
7. Eva Mendes
8. Christina Aguilera
9. Lindsay Lohan
10. Ashley Tisdale

Ca fait trois jolies filles en commun dans les deux classements, et un Top Maxim beaucoup plus classique. Malgré quelques nouvelles vedettes sexy, genre Elisha Cuthbert, il y a quand même toujours Buffy. A StefenFluctuat, qui avait fait remarquer que le classement FHM représentait nettement plus les Américaines blondes et modifiées en dépit d'autres "ethnies", je dirai que Maxim n'est pas un exemple non plus, avec une seule noire, Gabrielle Union, 73e. Les quelques jolies bronzées se battent pour être parmi les premières, sauf Eva Longoria et Eva Mendes. Alors, pourquoi pas faire notre propre classement ?



Hillary Clinton, plus mâle qu'Obama

Posté par Mon Missionnaire le 13.05.08 à 11:53 | tags : femme, homme, média, politique
"Aux Etats-Unis, on a pu constater entre les deux candidats démocrates une certaine inversion des "pôles" sexuels. La candidate jouant sur les signes de la virilité, voire du machisme : l'expertise, la compétence, l'expérience, l'endurance, la rationalité. Le candidat produisant des signes plutôt associés au pôle "féminin" : le charisme voire le charme, la capacité à séduire, les valeurs du dialogue et du compromis plutôt que celles de l'affrontement, la promesse d'un changement plutôt que les acquis de l'expérience, l'espérance plutôt que l'expertise, l'élégance plutôt que l'endurance et, comme le lui a reproché Hillary, le lyrisme des campagnes plutôt que la prose du bon gouvernement."

Et voilà : une primaire démocrate qui n'en finit pas, et les candidats mélangent leurs pinceaux. Les élections américaines en sont au tournant où il semble que Barack Obama peut bien devenir le candidat du parti démocrate. Et Hillary Clinton doit sourdement manger son chapeau. C'est l'analyse de Christian Salmon pour Le Monde, et c'est assez intéressant. Depuis le début, la candidate s'est révélée comme une femme plutôt dure, combattive et acharnée. Rien à voir avec "le sexe faible". A part quelques larmes répandues pour toucher dans les chaumières, Hillary Clinton a voulu tout faire pour effacer cette image de Première Dame un peu inutile, mais surtout, trompée par son mari.

Est-ce que ça a été la bonne stratégie ? On dirait pas. A l'heure où les super-délégués commencent à former une petite majorité pour son rival, Clinton devrait peut-être se demander si elle n'aurait pas dû se poser, comme Obama, en rassembleuse. Cherchant à séduire par tous les moyens les démocrates modérés et surtout, sans effrayer les républicains qui pourraient potentiellement voter pour elle. Hillary Clinton s'est posée donc comme une femme forte, capable de déjouer les crises internationales, expérimentée sans être véritablement humaine et bouleversante. Finalement, les électeurs ont vu en elle un Clinton bis et se sont plus laissés séduire par le changement et le rassemblement très Kennedy du potentiel candidat démocrate.

Elle avait montré son décolleté, on avait crié au scandale. Elle le cache, et c'est une potentielle perdante, songeant peut-être désormais aux élections de 2012.





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