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BEST OF. Les mots du sexe.
Besoin d’antisèches dans ce monde d’incultes et de frigides ? Le lexique vous dit tout sur ces mots du cul qui ont aussi de belles histoires à raconter. Les mots de l'amourUn bon graphique vaut mieux que de longs discours (même si dans le sexe, les mots aussi sont très importants). Quels termes risquez-vous d'entendre crier pendant l'amour, selon que vous saurez ou non le (ou la) titiller là (OUI, là !) où ça fait du bien ? PS : Je rentre à peine de vacances (tout bronzé), et souhaite un bon voyage à Mon Missionnaire que je n'ai pas croisé. Reste une question : avez-vous des nouvelles de Maud Destouches ? Le mot du jour Aujourd'hui, apprenons un mot : diphallia. Le terme désigne une "malformation de l'appareil uro-génital masculin qui se caractérise par une duplication totale ou partielle du pénis". En plus parlant, ça veut dire que vous avez deux bites. Soit ça : NSFW. (Un cas extra-ordinaire puisqu'en général un des deux pénis est très peu développé.) Le phénomène est connu depuis le XVIIème siècle. Il touche un individu sur cinq millions et peut être le symptôme visible d'un ensemble de malformations internes. Alors ok, c'est pas très facile à caser dans une discussion (à part dans "on se met au lit et là, incroyable, il souffrait de diphallia" ou dans "tu veux voir ma diphallia ?") mais ça peut toujours servir si vous jouez au scrabble. Le langage des corpsLe langage du corps, une expression qui était très à la mode il y a quelques années. Sur tous les plateaux de télé, des nouveaux spécialistes s'intéressaient au décryptage des attitudes et postures des politiques pour nous révéler leurs - éventuels - mensonges. Heureusement, ça n'a pas duré trop longtemps et tout ce qui en est resté dans la conscience collective c'est un vague "femme qui se touche les cheveux, femme séduite".
Vu par des Russes, le langage du corps, ça a quand même une autre gueule. Sur ce site, une femme et deux hommes ont physiquement reproduit les lettres de l'alphabet. Résultat, vous tapez un mot et il est retranscrit avec des gifs de triolisme. Le seul petit soucis c'est qu'a priori, il faut un clavier en Qwerty (si vous êtes sur la version anglaise du site). Pour les pauvres francophones qui tapent encore en Azerty, les lettres affichées n'ont évidemment pas de rapport avec ce qu'on voulait écrire. L'auberge espagnole : Finesse de la langue hispanique Presqu'un an que j'habite en Espagne. Autour de moi on parle français, anglais et évidemment, espagnol. Même si j'avais des bases scolaires, je me suis très vite rendu compte que de l'enseignement à la parole, de la conjugaison à la pratique, du "¿qué tal?" au "¿qué pasa, tío?", il y a une frontière aussi grande que le Guadalquivir. Et finalement, c'est assez excitant, voire passionnant, de découvrir une langue de l'intérieur, ses expressions, de les utiliser même. Ca vous fait sentir un peu de la maison, ça vous complaît dans l'auto-satisfaction du type qui gère. Mais surtout, ça vous donne à découvrir une culture linguistique assez spéciale. Et en Espagne, le moins que l'on puisse dire, c'est que l'on sait se jouer de la vulgarité. Ici, on peut prononcer des gros mots devant des personnes âgées, on peut faire des blagues de cul sans que personne ne soit choqué et l'on peut jouer avec l'espagnol, qui donne beaucoup plus de possibilités, sexuellement parlant, que les "merde" et "chiant" français, si caractéristiques de notre goût pour la scatologie. Voici donc un petit résumé de mes apprentissages linguistiques, après un an d'immersion. Le sexe féminin Plus souvent appelé par son nom usuel, coño, qui signifie "con" en français, le sexe féminin devient une interjection placée un peu partout, en début ou milieu de phrase, pour marquer l'étonnement, le plus souvent, ou la joie, l'énervement etc... comme dans le sud de la France. Là, il devient une sorte d'équivalent au "putain" français. D'ailleurs, le coñazo, en d'autres mots "chatte géante", désigne une activité qu'on a pas du tout envie de faire. Et le pendejo, c'est le poil de pubis, ou l'andouille de service. Après, bien sûr, les Espagnols ont mille autres mots pour désigner cette merveille de la nature : "lapin" (conejo), "palourde" (almeja), "coquille" (concha), et mon préféré, el chocho ! Le sexe masculin La polla (bite) ressemble au pollo (poulet) et les lapsus révélateurs sont fréquents. En fait, ça signifie qu'en espagnol, le pénis est une poule, allez savoir pourquoi. Dans le nord de l'Espagne, on utilisera carajo, dans ces cas-là comme "foutre" en français. Pene et verga (pénis et verge) existent bien entendu, mais sont tellement propres qu'ils ne sont pas drôles. On s'amusera plutôt à prendre des mots dérivés du bois, comme tranca, qui signifie bûche. Faire l'amour Alors là, une liste serait trop longue. Le plus important serait de savoir que l'on appelle cela follar en Espagne, mais que la richesse latine-américaine en a donné beaucoup plus. Enculer se dit "culear" mais on dira plus souvent "dar por el culo" (donner par le cul). Parce qu'en espagnol, faire l'amour, c'est donner, devant ou derrière. "Va te faire foutre !" se dit donc simplement "¡Que te den!", qu'ils te donnent (ils sont plusieurs, quelle générosité). Autres mots Tout le monde connaît, bien sûr, le fameux ¡Joder!, sorti à tout bout de champ en Espagne, à la manière de coño. Mais il y en est de tout aussi appréciables, et moins connus, comme gilipollas, un équivalent au "con" français (d'ailleurs, le "Pauvre con !" de Nicolas Sarkozy fut littéralement traduit "¡Pobre gilipollas!" dans tous les médias espagnols). Plus obscur qu'en français, puisque personne ne sait exactement d'où vient ce mot. On reconnait le "polla", on sait que ça veut dire "idiot", mais on ne connaît pas "gili". Par contre, dites-le une fois devant plusieurs Espagnols, et tout le monde se mettra à rire, et ça non plus, vous ne comprendrez pas pourquoi. Les expressions C'est là que la richesse de la langue espagnole s'exprime le mieux. Son inventivité m'étonnera toujours, tout le monde peut se faire ses propres expressions pour faire rire la galerie, qu'elles soient clairement vulgaires ou spirituelles. Un exemple qui est devenu générique : echar un polvo, qui signifie tirer un coup, mais littéralement, c'est "lancer une poussière". Il y eut une époque où la mode, au sein de la noblesse espagnole, voulait qu'on sniffe de la poudre de tabac. Elle était censée dégager les voies respiratoires et faire du bien. Mais il fallait bien éternuer ensuite, ce qui était très mal vu. On allait donc souvent à l'écart pour se sniffer du tabac, ce pour quoi l'on pouvait aussi inviter une dame. Et l'esprit pervers ibérique a imaginé le reste. Nachagaï Ana !Posté par Mon Missionnaire le 04.03.08 à 14:32 | tags : blogs sexy, décalé, illustration, japon, lexique
Pingoo compte depuis quelques semaines de nouveaux contributeurs, dont une Japonaise répondant au doux nom de Momoko. Son français contient encore quelques fautes, elle apprend à bloguer, mais la lire est un plaisir. Elle réussit à partager sa passion pour son pays, au point de nous apprendre quelques petites choses en japonais, comme "Nachagaï Ana !", qui pourrait beaucoup servir dans un love hotel de Tokyo.
10 expressions pour désigner la biteJ'aime pas trop le mot "bite", un peu comme "chatte". Je préfère nettement "sexe" mais c'est beaucoup trop poli, alors que "bite" ou "queue" sont trop vulgaires. Au milieu, on trouve "zizi", si on veut être pris pour un novice inexpérimenté, c'est génial. Ne me parlez pas de "teub", c'est donbi. Et "engin" devrait s'employer uniquement si l'on dépasse les 20 centimètres. Qu'est-ce qu'il nous reste alors ? Ben, plein d'expressions pour parler de sexe sans être ni vulgaire, ni chaste. Elles sont tirées du génial Dictionnaire érotique moderne d'Alfred Delvau. Ce n'est pas bon signe, une chiffe est un vieux torchon, le mot s'emploie surtout dans l'expression "chiffe molle". Il n'y a guère de plaisir à espérer d'une chiffe. 6. La béquille du Père Barnaba Le Père Barnaba, dont le nom vient autant de Barnabé que de Barbaras, était le héros d'une série de pantomimes grotesques, puis de chansons populaires. Ce fut l'un des nombreux surnoms grivois de Bonaparte. 7. Le poireau Aujourd'hui encore, grâce au verlan Reaupoi, le poireau est à la fête. C'était aussi un terme désignant un vieillard sexuellement actif, à la tête blanche et la queue verte. (Baaaaaah !!! NdMM) 8. La bougie Il faudrait revoir cette scène incroyable du film Marie-Martine (1943) où ce dingue de Saturnin Fabre gronde régulièrement son neveu, Bertrand Blier : "Tiens ta bougie droite !" 9. Le cordon de Saint François Les moines franciscains portent autour de la taille une corde en guise de ceinture, pendante, certes, mais d'un diamètre impressionnant. 10. Le laboureur de nature Parmi les nombreux noms du sexe féminin, "la nature" était l'un des plus anodins... jusqu'à ce que quelqu'un se décide à la labourer. Avant-première : cet inédit est extrait du livre "1001 secrets érotiques" de Marc Dannam, disponible à partir du 28/02 aux éditions La Musardine. Les meilleures citations de l'amour et du sexe- "Je ne connais rien du sexe, parce que j'ai toujours été marié" Zsa Zsa Gabor Les pin-ups et gynoïdes de Soramaya
Kamasutra : la position du singeMais c'est que le Kamasutra me cachait bien des choses ! Je découvre en même temps que vous (à part ceux qui écriront qu'ils l'ont déjà faite) cette position du singe ou union du singe, dont l'extrême difficulté n'a sûrement d'égal que l'extrême plaisir qu'elle peut apporter.
![]() Bon, comment un homme et une femme peuvent-ils se retrouver dans une telle situation ? J'imagine que tous les couples qui sont en train de lire nus sur leur lit attendent de moi quelques explications concrètes. Voici donc :
Mais quel intérêt ? Me demanderez-vous, alors que je vous vois déjà soulever un sourcil sceptique. C'est bien simple :
Les drag-kings, qui sont-elles ?Greg aurait bien envie de résoudre pour nous un mystère des plus envoûtants, celui des drag-kings. Alors, on s'asseoit (si ce n'est pas déjà fait), on réchauffe le café, on allume une cigarette (pour les fumeurs), et on lit sagement. Merci Greg ! Et Greg de nous laisser une petite vidéo qui illustrera très bien ses propos. Le braquemard : chair et châtimentEntre les filles canons qui ont des obus à la place des seins, et les types se baladant avec des matraques, des triques ou des gourdins entre les jambes, je nous trouve bien partis pour une sexualité sarkozienne. Exemple ? Si on vous propose un petit coup de verge, faites attention : ça peut aussi bien impliquer une pénétration qu'une bonne séance de fouet. Méfiance, donc, car derrière le sexe, le châtiment veille... Au fait, c'est quoi un braquemard ?
Pour une fois, il ne me semble pas que la culture judéo-chrétienne de haine du corps soit en cause. On est dans le pur fantasme de puissance, fantasme probablement nécessaire pour prendre confiance en soi alors que la "débandade" du premier soir (ou des premiers soirs) arrive si souvent. Il n'existe pas de statistiques sur la question, mais mon expérience personnelle (et celle des copines) montre l'extrême fragilité du pénis lors de la rencontre avec une nouvelle partenaire. Un petit coup à l'ego pour les hommes, dont il faudrait se venger symboliquement en ayant l'impression de "châtier" la fille avec le sexe redevenu dur ? Je ne sais pas. Mais à la piscine, quand je regarde les petits paquets se balader, j'ai du mal à piger cette obsession. C'est joli un homme qui ne bande pas, aussi. Non ? Tout savoir sur les fantasmesUne page, en anglais malheureusement, pour toutes les attirances que vous pourriez avoir : voici le dictionnaire des mots sexuels inhabituels.
Ainsi, toi qui n'aimes que les vierges, tu es parténophile. Mais un "pessary" est un suppositoire vaginal. Et dommage pour les hédonophobiques, qui ont peur d'avoir du plaisir ! Effeuillage : Appeler une chatte... "Les organes féminins sont jalonnés de noms masculins. Les conduits reliant chacun des deux ovaires à l'utérus se sont appelés jusqu'en 1997 les trompes de Fallope, chirurgien italien du XVIe siècle - avant de devenir les trompes utérines. Les petits sacs sités dans les ovaires et dans lesquels, de la puberté à la ménopause, mûrit chaque mois un ovule, sont les follicules de De Graaf, médecin hollandais du XVIIe siècle. Les glandes qui sécrètent de liquide humidifiant la vulve et l'entrée du vagin portent le nom de Bartholin, anatomiste danois du XVIIe siècle. En outre, au XXe siècle, une zone de plaisir située dans le vagin a reçu l'appellation de point G, initiale du médecin allemand Ernst Gräfenberg.Imaginez l'équivalent chez l'homme : les corps caverneux d'Emilienne Dupont, ou le canal de Catherine de Chaumont, c'est-à-dire des noms féminins attachés à des organes masculins ! On comprend que des femmes puissent se sentir dépossédées, quand elles apprennent qu'elles sont habitées, marquées au plus intime d'elles-mêmes, par l'ordre et le savoir masculins." Florence Montreynaud, Appeler une chatte - mots et plaisirs du sexe,
chez Calmann-Lévy Je vous recommande ce bouquin, qui est une vraie mine d'or pour comprendre de quoi on parle dès qu'ils 'agit de bites, de chattes et de couilles - bref, de l'origine du monde. La poule était une pute En Chine, un dictionnaire conçu pour des élèves de collège est considéré comme peu convenable par beaucoup de parents. Le dictionnaire Xinhua bilingue anglais définit en effet le mot chinois “poulet” par "volaille" mais aussi par "prostituée". Pour “canard”, on trouve également “pimp”... Le dico se définit comme “moderne et à jour, conçu particulièrement pour des élèves et des étudiants de collège du siècle nouveau”. Tu m´étonnes... 560 personnes sur 878 ont déclaré à un sondage en ligne que le livre a une mauvaise influence sur leurs enfants. Do you speak sex ?Posté par Maia Mazaurette le 18.08.06 à 18:05 | tags : lexique
C'est quoi un "Lucky Pierre", hein ? Sachant que c'est l'équivalent pour les anglophones du Sandwich Français ? MAJ : apprenez-en bien plsu encore sur le dico sexe de Flu ! L'amour c'est comme la confiture... euh, les abeilles... enfin bref...Je suis en phase proverbes, aujourd'hui. C'est comme ça. La pêche du jour est jolie :
95% des hommes se masturbent, et les 5% restants sont des menteurs. Proverbe américain Tout ce que les femmes peuvent raisonnablement promettre, c'est de ne pas chercher les occasions. G. de Lévis Les femmes pardonnent parfois à celui qui brusque l'occasion, mais jamais à celui qui la manque. Talleyrand Le plus grand amour est l'amour d'une mère, vient ensuite l'amour d'un chien, puis l'amour d'un amant. Proverbe polonais Une femme belle est le paradis des yeux, l'enfer de l'âme, et le purgatoire de la bourse. Proverbe estonien Masculin, féminin, pas si neutreClassique et proposé par anonyme (salut à toi, jeune planqué-é !), et toujours dans notre série lexique : toute la beauté de la langue française...
Un homme à femmes Une femme à hommes c'est un séducteur c'est une pute c'est un homme qui entraine une équipe sportive c'est une pute Un professionnel Une professionnelle c'est un sportif de haut niveau c'est une pute La suite de la série, ici. L'amour, c'est du chinoisPosté par Maia Mazaurette le 13.08.06 à 10:20 | tags : lexique
Lu sur le blog Chine du Monde (jolis textes, jolies photos, je recommande) : En mandarin, “Je t’aime” se dit “Wo ai ni”. En réalité, « Wo ai ni» ne se dit pas, s’écrit rarement, et se chante toujours. Pudeur des sentiments.
A droite, deux jeunes hommes partageant une tasse de thé (et apparemment plus si affinités).Pour dire l’indicible, les chinois ont donc retour à des voies détournées. Ainsi la combinaison 520 qui phonétiquement est proche de la phrase fatale. Mais le plus souvent c’est l’anglais « I love you » qui est utilisé. La distance crée par l’utilisation d’une autre langue est aussi un affranchissement. En parlant anglais, on devient un « autre », plus tout à fait chinois. Puisque je suis sur les blogs du Monde, ici, compte-rendu d'une oeuvre vidéo projetée à Oslo : 4 femme nues pour 23 minutes de paradis. Hommes-femmes, mode d'insulteLu dans la République des LIvres de Pierre Assouline :
... en regardant un peu plus loin dans le numéro du French Studies Bulletin, je suis tombé sur le passionnant article de l'épouse de Mr Campbell intitulé "Petite enquête lexicographique : au royaume des insultes, la femme est-elle l'égale de l'homme ?" Centrée sur le traitement des femmes dans les dictionnaires bilingues français-anglais, cette étude entend débusquer les clichés inconscients à l'oeuvre dans ces ouvrages de référence. On y découvre que pour ces dicos, l'insulte raciste exige des précautions absentes de la présentation de l'insulte sexiste. Exemple : si rital est qualifié d'"injurieux" et souligné de trois astérisques comme relevant de l'offensive language, pétasse n'est jamais que "Très familier", alors que franchement, moi qui ai trois femmes à la maison, je peux témoigner de ce qu'elles le prennent vraiment comme une insulte. Pas pour les dicos bilingues : d'un côté un avertissement sévère, de l'autre une recommandation d'usage social. (...) Penchons nous donc sur les 10% d'insultes spécifiquement masculines (beauf) et féminine (pouffiasse). Les recherches effectuées dans Le Petit Robert ont déjà montré que c'était kif-kif. Mais Mrs Campbell a étudié particulièrement le domaine où l'insulte était symétrique entre les deux sexes. Exemple : la laideur physique. Elle a donc pris cinq mots chez les hommes (avorton, gnome, gringalet, nabot, macaque) et cinqautres chez les femmes (boudin, cageot, guenon, laideron, mocheté) dans cinq dicos franco-anglais et dans Le Petit Robert. Puis elle a cherché à repérer les marques d'usage de la péjoration (péjoratif, injurieux, offensif) chez les uns et les autres. Exemple isolé dans l'exemple : guenon et son équivalent macaque. Si le Petit Robert les dénonce pareillement, les bilingues jugent le premier plus péjoratif que le second. A travers d'autres exemples, on comprend, sans en tirer pour autant de conclusions définitives, que les franco-anglais n'épousent pas le déséquilibre du Français. Autrement dit, si le Petit Robert est nettement plus enclin à juger insultant un terme moquant le physique d'un homme qu'un terme de même virulence moquant celui d'une femme, le Robert et Collins rétablit un équilibre entre les deux. Cela dit, Mrs Campbell reste très prudente : sa recherche n'a pour l'instant concerné que l'apparence physique. A suivre donc. Les nouveaux mots du sexePosté par Maia Mazaurette le 31.07.06 à 18:08 | tags : lexique
Ça vous est forcément arrivé au moins une fois : chercher à dire un truc en français, et que le mot n'existe pas. Au royaume du sexe comme ailleurs, force est de constater qu'il existe des trous de sens (comment on disait un "cul à la bouche", avant que l'industrie du porno n'invente l'expression ? hein ? quoi ? comment ça le porn a aussi inventé la pratique ?). Bref, voici quelques mots inventés et utilisés par les copains. A vous de rajouter en com' ce qui manque encore dans les dicos officiels !
- enroser : prodiguer un anilingus. D'après l'expression "pétale de rose".- kamaddict : mec qui ne peut pas s'empêcher d'enchaîner 15 positions du Kamasutra quand il fait l'amour, comme s'il était en train de tourner un porno. - sucer les yeux : draguer lourdement. - être en freeball : pour un garçon, ne pas porter de caleçon ou de slip. - minouiller : lécher la chatte (spécifiquement). C'est plus court que "faire une minette". - surcoucher / souscoucher : coucher avec quelqu'un d'objectivement "mieux" que soi (inutile de vous lancer dans des explications philosophiques sur l'humanité qui est égale à elle-même, on a tous des exemples en tête !!), ou à l'inverse, coucher avec un syndrome "tu t'es vu quand t'as bu". - se lâcher : éjaculer un chouïa (ou beaucoup) trop rapidement. Spread my legs, bite à pattes !![]() Je sais plus où j'ai trouvé ça. C'est un bon début pour apprendre l'anglais, mais il manque pas mal de choses !! Qu'est-ce qu'une femme ? J'avais gardé ce petit billet dans mes bookmarks depuis une éternité (je défie quiconque de s'y retrouver dans mon bordel), et donc, avec un an de retard, voici "la femme selon Google" via le blog "technologies du langage". Le principe est simple : que se passe-t-il si vous tapez define:femme dans votre moteur de recherche favori ? A l'heure où je vous cause, voici un extrait du résultat :fr.wikipedia.org/wiki/Femme www.gonthier.ch/humour/f.html kalaia.free.fr/ency/imprimersans.php Et l'homme, alors ? prophezine.apinc.org/lexique/H.php www.anniestrohem.com/journal/annexes/lexique.htm www.gonthier.ch/humour/h.html Bon, tout ça est très marrant (sauf le coup de l'esprit de rébellion, merci connard), mais comme le remarque l'auteur du billet, on ne sait pas qui va tomber sur cet article. Enfants, étudiants étrangers, fachos... une petite mise en garde ne serait pas de trop ! De manière générale, grosse méfiance sur les définitions faciles ! Le grec est-il anti-sexe ?Nécrodendrophilie : attirance sexuelle pour les arbres morts. Euh... il faut de tout pour faire un monde ? Je propose donc en vrac : la podopédiophilie (attirance pour les pieds des poupées), la zoomaïeuphilie (attirance pour les femelles d'animaux en cours de grossesse) et le fist-pygmalionisme (attirance pour le fist de statues). Merci Wikipédia ! C'est quoi, l'obscène ?Posté par Maia Mazaurette le 09.07.06 à 18:07 | tags : lexique
Non, ce n'est pas le sujet du bac philo spécial adultes : c'est une providence. Un ange-gardien quelconque a en effet posé sur mon bureau le numéro de novembre 2005 d'Inculte, consacré, donc, à l'obscène. On trouve dedans :
Court-circuit, par Oliver RoheVéhicule rapide, par Arno Bertina Débris d’une politique du derrière, par Mathias Énard L’Obscène émoi, par Claro Reprendre l’obscène à zéro, par François Bégaudeau Et c'est très bien. Comme je ne vais pas vous recopier le dossier, voici un best-of chassé-croisé, et j'espère bien que vous répondrez au petit jeu posé à la fin... Lorsque nous pensons au mot "obscène", il évoque en nous quelque chose qui déborde du cadre habituel de nos représentations. Quelque chose qui les froisse. Les malmène. A l'origine ce mot désignait, et continue de le faire, des atteintes à la moralité - d'abord limitées à la sexualité, ensuite étendues à toutes les sphères de la morale publique. Ainsi, est obscène tout ce qui ne rentre pas dans l'idée que nous nous faisons de la pudeur, de la morale, de l'interdit. Est obscène tout ce qui nuit au sacré. L'obscénité se moque de la morale. Elle n'en est pas le contraire, elle ne la provoque pas, elle s'en moque. Elle n'agit pas en fonction de la morale puisqu'elle n'est pas une provocation ou une réaction mais un geste ou un mot dit en souriant et non pas les dents serrées. C'est une joyeuseté, un croc-en-jambe. Tout le reste est obscénité, outrecuidance, déjection. Oui, tout le reste est obscénité bien ordonnée mieux vaut crever sans avouer. Vous pouvez disposer. Everything is disposable. Je traduis : Toute chose est jetable. Puis au trou finit. Sauf l'émoi. Oui, sauf l'émoi - et le fric que ça rapporte. Abandonner alors la question de l'obscène ? La balancer à la poubelle avec quelques autres vieilles chaussettes notionnelles ? Plutôt la déplacer vers une scène réelle, pas caduque, effective, celle du quotidien subjectif. Se demander ce que soi-même, on considère comme attentatoire à l'oeil d'autrui. Toi aussi, joue à Je trouve obscène en complétant ci-dessous : je trouve obscène je trouve obscène je trouve obscène je trouve obscène etc. Fucking reasons for saying fuckAujourd'hui, Kopikol nous donne des cours d'anglais : voici un site qui recense toutes les bonnes raisons d'utiliser "fuck" ou ses déclinaisons. Autant vous dire que l'étude intensive de cette page produit des réactions paradoxales : 1) ça ruine votre vocabulaire anglais, 2) ça vous rend prodigieusement bilingue. Finalement, pourquoi s'embêter alors qu'on peut tout dire ou presque avec un seul mot ?
Et comme en plus c'est drôle, voici quelques fucking citations célèbres : )
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Discussions en cours sur le forum sexe :
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