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Chaque quinzaine dans le blog sexe, une personnalité nous parle de la vie sexuelle. Interview choc ou intello : le plaisir se mange par les deux bouts.
Portfolio : The PinkBook de Thyl et Sarah AprilPosté par Mon Missionnaire le 17.04.08 à 16:42 | tags : photo érotique, interview, flickr girls, babe
Ca fait plaisir de voir qu'il y a des lecteurs sur SLG qui ont des activités artistiques plutôt intéressantes. Qu'il se cache quelque chose derrière un pseudo et un simple commentaire. Thyl, qui a gagné le dernier quizz, est graphiste et ne se dit pas photographe. Il a pourtant un compte Flickr bien rempli et un projet en cours, The PinkBook. Je lui ai posé quelques questions rapides "pour en savoir plus", et il a bien voulu répondre. Merci, donc. ![]() Je suis graphiste indé, dans la Drôme. Mon site est en (re)construction à cause de cette histoire de cordonniers... ;-) La photo est une des techniques que j'utilise pour faire des images, mais je ne suis pas à proprement parler un "photographe" niveau technique. C'est tout juste si je me rapelle de la marque de mon appareil... 2. Le PinkBook : d'où t'est venue l'idée, qu'est-ce qui t'a poussé à le faire ? Comment sera-t-il publié ? Depuis le temps qu'on a créé ce personnage de "Sarah April", l'idée traînait, on s'est dit qu'on avait de quoi faire un bouquin à la fois sexy et graphiquement intéressant. Je ne sais toujours pas s'il sortira chez un éditeur ou si je me lance dans la micro-édition pour le distribuer par le net, mais bon, ce qui décide de tout ça, ce sont plus souvent des questions d'argent que de vrais choix. ![]() L'idée est précisément de faire un boulot autour du personnage de Sarah April et de ses multiples facettes, avec une unité graphique et une couleur de réference. Mais il y aura aussi quelques invitées complices, dont les pages seront sûrement d'une autre couleur. Un message ? quelle drôle d'idée...:) 4. Question subsidiaire : pourquoi le rose ? En hommage à SLG ? Rose ? euh... parce que le rose c'est beau, parce que "what a good year for the roses" et que rose sélavy. ![]() Ed fox : le pied est-il glam ?Posté par Mon Missionnaire le 01.04.08 à 14:04 | tags : livre érotique, fétichisme, interview, photo érotique
Le gros budget des Vidéos Marc Dorcel Grosse promo du côté du porno : Grégory Dorcel, directeur général de la boîte de prod porno la plus connue en France (même ceux qui n'ont jamais vu un porno, à mon avis, savent ce que signifie un film Marc Dorcel), revient cette semaine en présentant son nouveau film X, "Casino No limit". On ne vous en aurait pas parlé si on ne retenait pas deux choses : 1. Le budget : 200 000 euros, c'est quasiment historique dans l'histoire du cinéma hard, sachant que les productions normales varient entre 5 000 et 30 000 euros. En même temps, VMD est sûrement la dernière boîte de prod porno à utiliser des fonds pour un film. C'est donc long, avec un scénario, et les filles portent de la lingerie fine. En même temps, on se demande si c'est bien ce que le spectateur recherche. 2. L'interview : alors, sachez tout d'abord que LCI a un tag porno. Première surprise. Et qu'ils ont interviewé Grégory Dorcel ici. Petit florilège de citations : "Pour ce film, nous sommes allés tourner à Ibiza et, pour la première fois, nous avons fait appel à un acteur de théâtre pour interpréter un personnage." Wow. Une autre : "Avec Casino-No Limit, nous voulons montrer que l'on peut faire des films X de qualité." N'est-ce pas. La meilleure pour la fin : "Dans un film d'action moyen, il va y avoir une ou deux cascades mais quand vous regardez Matrix, vous allez en prendre plein les yeux pendant deux heures. C'est le même effet que nous cherchons à donner : au lieu des cinq scènes hard que contient en général un film porno, il y en aura douze dans Casino-No Limit. Et elles seront mémorables. C'est cela qui incitera les spectateurs, notamment occasionnels, à revenir vers nos productions." Rien que ça. La société du sexe marchand Imaginez que la prostitution devienne une part du grand marché mondial. Qu'on achète des actions d'un tel bordel, qu'on se vende des parts de société résonnant aux noms de "Ginette" ou "La grande Berta" ou encore "Lulu les gros nénés". Que les projets de parcs à thèmes orgiaques se multiplient sur tout le territoire, qu'on aille à Disneyland comme on va tirer son coup. Dans une société où le capitalisme investit tout, croit que tout peut susciter des profits, et qui a déjà pénétré et créé un marché du sexe. Dans un monde où une Indienne a récemment vendu sa virginité sur EBay, Charles Robinson est allé encore plus loin. Son premier roman le laisse imaginer le projet d'un entrepreneur charismatique, une Cité qui témoigne du "processus d'érotisation de la société". Dans une région sinistrée économiquement, en France, il présente son projet savamment calculé dans Génie du proxénétisme, à la manière d'un Chateaubriand présentant le Génie du Christianisme dans une société révolutionnaire et laïcisée. La question qu'on se pose alors est simple : apologie ou réquisitoire ? Un peu des deux, comme on peut le lire dans l'entretien réalisé par Céline Ngy. Lire la chronique du Génie du proxénétisme Lire l'interview de Charles Robinson Interview : exquises flatulencesIl n'y avait que Viceland pour trouver un sujet qui sente aussi bon.
![]() Lire l'interview de Péteuse sur Viceland Facebook détrônera-t-il Meetic ? Je me suis inscrit sur Facebook en mai dernier. Sachant que j'allais m'expatrier en Espagne, je m'étais dit à l'époque que ce serait un bon moyen de garder contact avec mes amis et de leur montrer mes "zolies photos". J'avais déjà entendu parler de ce site en bien pendant des vacances aux Etats-Unis, l'année dernière. A l'époque, j'étais donc l'un des premiers à m'inscrire, et j'essayais de convaincre mes amis sceptiques de faire de même. Fallait les entendre : "Facebook, c'est quoi encore ce truc ?", "Ouais, non, moi j'ai jamais vraiment adhéré à ces égotrips comme les blogs et les machins dans le genre". Je pensais que la cause était perdue et mon inscription inutile. Aujourd'hui, quasiment tous mes amis et collègues sont inscrits.Donc, je franchis le seuil de la porte Facebook. Pour découvrir un monde très étrange, avec des applications qui servent à rien, des gens qui envoient des bières virtuelles à leurs 375 629 502 759 milliards d'amis, des groupes qui ne servent qu'à dire "j'adore les claquettes" ou "je déteste les jeans slim". Et ce que je ne m'attendais pas du tout à voir, c'est que Facebook peut aussi servir à rencontrer du peuple. Se faire des amis, des amants, des amours (des emmerdes). Et tout cela gratuitement. Au point qu'on s'est demandé, Mambo Miam Miam et moi, si, à terme, Facebook serait capable de détrôner Meetic et autres sites de rencontres payants. En apprenant que les jeunes sont désormais plus attirés par les réseaux sociaux que les sites pornos, on se pose beaucoup de questions : Facebook attirera-t-il les quadras ? Comment Meetic et autres comptent riposter à cette nouvelle concurrence ? Et comment Facebook va-t-il survivre s'il reste gratuit ? Des interrogations auxquelles on a tenté de répondre. On vous y a adjoint un petit How to des relations humaines sur Facebook. Et on est allé demander à Nicolas Wolikow, Directeur marketing de Meetic, ce qu'il en pensait. Résultat : le dossier Facebook VS Meetic tout beau, tout chaud. L'Enfer de la BNF : le dossier FluPosté par Mon Missionnaire le 17.12.07 à 13:05 | tags : paris sexy, évènement, livre érotique, enfer, interview
On vous en avait parlé, mais on ne pouvait pas passer à côté ainsi sans rien faire. Fluctuat consacre donc un dossier à la sulfureuse exposition qui se tient actuellement à la Bibliothèque François Mitterrand, "L'enfer : Eros au secret". Au cas où vous ne le saviez pas, l'Enfer, c'est la partie réservée d'une bibliothèque aux livres interdits. Erotiques, grivois, libertins, carrément pornographiques, voire politiques, cette section attire autant qu'elle suscite de mystères. Longtemps cachée, elle est désormais ouverte au public le temps de quelques mois, avant de redevenir secrète. Profitez-en, donc, pour aller à la BNF. Et si vous ne pouvez pas ? Eh bien, vous pouvez toujours vous satisfaire de notre dossier. Une critique de l'exposition, c'est déjà pas mal. Mais en plus, on vous propose une sélection de 10 textes infernaux, revus et corrigés par Anne Archet. Et quand l'amatrice de livres anciens se prête au jeu de l'interview, elle nous parle de la place de la femme dans l'Enfer. En ajoutant le détail qui tue : le Vatican aurait lui-même sa propre collection d'ouvrages érotiques. A quand l'exposition ? Sur Fluctuat : - La critique de l'exposition "L'Enfer" - Sélection de dix textes infernaux - Entretien avec Anne Archet Sur SLG : le meilleur de la littérature érotique Coralie Trinh Thi comme sur un divan![]() Lire l'interview de Coralie Trinh Thi Interview : les autoportraits sexy d'Uwe OmmerPosté par Mon Missionnaire le 29.10.07 à 12:40 | tags : photo érotique, interview, livre érotique, babe
Uwe Ommer est un photographe intéressant à écouter. Sa voix suave, son petit accent allemand sur un français parfait lui donnent l'allure d'un homme distingué et intelligent. Surtout lorsqu'il aborde son dernier livre de photographies, Do It Yourself, sorte de wikipédia de la photo érotique. Où les modèles façonnent leur image elles-mêmes et se mettent en scène (ou pas) devant leur miroir. L'artiste a donc, pour une fois, donné son instrument à celle qui était censée ne rien y connaître. Résultat : ça vaut bien plus que certains photographes érotiques qu'on peut voir sur Internet. C'est beau d'intime, de fraîcheur et de professionnalisme. Et c'est à croire, même, que la photographie érotique vit ses derniers jours et laissera la place à l'autoportrait sexy. Bref, on a voulu en savoir plus, et SLG vous propose cette interview très intéressante, puisqu'elle est signée par votre serviteur. Do It Yourself, publié chez Taschen : lire l'interview de Uwe Ommer. Oksana à l'épreuve du quizz Balzac C'est une idée de Mambo Miam Miam, et il faut dire que l'actrice X Oksana Sur Flu : l'interview express d'Oksana Sur Flu encore : sa bio (ainsi que de nombreuses autres) Ailleurs : le blog d'Oksana L'histoire des sex-shops Vous vous souvenez peut-être d'un livre dont on vous a déjà parlé ici, "Sex-shops, une histoire française". Ca nous a titillé : sex-shops et histoire dans la même phrase, ça veut dire qu'il y a matière à réflexion. J'ai donc rencontré Baptiste Coulmont et vous ai pondu cette interview. Où l'on apprend que les sex-shops, implantés au coeur des villes, n'ont jamais vraiment réussi à se sortir de leur mauvaise réputation. Pire, l'ont acquise au fur et à mesure que les autorités sévissaient. Résultat : histoire passionnante qui révèle combien le sexe marchand s'est développé en même temps que la société libérait ses moeurs, le premier se servant de cette manne à potentiel très profitable. Allez, n'ayez pas peur, soulevez le rideau en plastique, cette barrière contre l'illicite, ces maudits sex-shops. La pornographie, c'est mal"Nous parlons d'une industrie gigantesque de plus de 12,5 milliards de dollars US par an, fabriquée et administrée presque exclusivement par le crime organisé à l'échelle planétaire, dont le principal but est d'assouvir une satisfaction bien éphémère: la masturbation de l'homme. Car, ne nous le cachons pas, toutes ces horreurs nées de la pauvreté et des inégalités sociales monnayées par carte bancaire ont un seul et unique objectif: deux centimètres cube de sperme en solo! La pornographie est un fléau, une tare, pire que la prostitution, parce que la prostitution ne s'adresse pas à tout le monde; elle est localisée, alors que la pornographie pénètre dans chaque foyer où il y a un ordinateur."
Une interview de Philippe Bensimon, auteur de Pénis sans visage, le fléau mondial de la pornographie. Alors, ça dénonce beaucoup, ça critique l'aspect mercantile d'une industrie du sexe quelque peu glauque. Le genre d'articles où l'on ne peut qu'être d'accord, si l'on ne veut pas passer pour un pervers. Et pourtant... Il y a quelque chose d'essentiellement dérangeant. Le côté moralisateur, presque chrétien, d'un auteur bien comme il faut qui part en croisade contre les méchants masturbateurs. Comme si lui ne s'était jamais abandonné, rien que quelques minutes, au visionnage d'images pas très catholiques. Pire encore, le spectre de la pédophilie n'est pas très loin : "D'ici quatre ou cinq ans, la pédopornographie sera parfaitement légale. Elle est déjà légale dans un bon nombre de pays, dont le Japon. Il y a seulement cinq ou six pays qui ont des lois très définies pour lutter contre la pornographie juvénile. Au Canada, il y a des zones sombres. Aux États-Unis, tout ce qui est représentation explicite de scènes sexuelles mettant en scène des enfants, mais de façon virtuelle, des images de synthèse, est parfaitement légal." Faut croire en tout cas que sermonner, ça revient au goût du jour. Blog sexy : Trois questions à Annelolotte (et ses sex toys)Posté par Mambo_Miam_Miam le 05.07.07 à 13:16 | tags : interview, blogs sexy, gode, masturbation, sextoy
Dans la sexe culture made in France, AnneLolotte est une jeune blogueuse et une entrepreneuse atypique. Après avoir inauguré son blog AnneLolotte et ses sextoys, elle a lancé Soft Paris, un site de vente en ligne de sex toys, en tout début d'année (cf le billet précédent sur SLG : des sextoys qui ondule en musique). Sur le principe des réunions Tupperware, elle organise également des rencontres à domicile, sous la forme d'apéritifs entre amies, qui sont l'occasion de présenter jouets sexuels et autres nouveautés érotiques à ses futures clientes... Mais aussi et surtout de parler de sexualité entre filles. Du coup, SLG a voulu la rencontrer.1. Pourquoi et comment as-tu envie de parler de sextoys... et donc de masturbation féminine ? J'ai envie de parler de sex toys car ils font partie de ma sexualité. C'est aussi pour cela que j'ai crée Soft Paris. La masturbation est importante dans la découverte de son propre corps et donc du plaisir. C'est pourquoi j'en parle aussi ouvertement. 2. Quelle est la popularité réelle des jouets sexuels en France : qui des hommes et des femmes en utilisent le plus selon toi ? Les dernières études à ce sujet datent de 2005, et leur prévalance a augmenté depuis lors. Les sex toys, en France, sont utilisés principalement en couple. Cependant, les filles qui les utilisent en célibataire continuent à les utiliser une fois en couple, seule ou avec leur partenaire. 3. Une anecdote amusante qui t'ai été racontée à propos de l'utilisation de ces jouets sexuels ou que tu ais vécue pendant une vente à domicile ? Un ami, habitant aux Emirats Arabes Unis (pays dans lequel les vibromasseurs sont totalement prohibés), passait la douane avec des cadeaux pour sa compagne : un vibromasseur rabbit Paul et Paulina, un canard vibrant et un cigar vibe en argent. Ses valises furent fouillées, les cadeaux déballés... mais il a réussi à justifier chacun des cadeaux : des jouets pour enfants et un bijou pour sa chérie. Lors d'une vente à domicile, l'une des participantes, me demandait systématiquement si tel ou tel vibromasseur était étanche. Je lui indiquais donc lesquels pouvaient être utilisés dans le bain ou sous la douche. Cependant celle-ci insistait toujours sur l'étanchéité. Je compris alors qu’il ne s’agissait pas de l'utiliser sous la douche ou dans le bain. Elle avait simplement besoin d'un vibromasseur qui ne meure pas noyé par ses éjaculations féminines. Le site de Soft Paris (www) Sex in translation
Baise in France : entretien avec Alain Giami
Interview de Yasmine, la nouvelle Dorcel Girl![]() Jacky d'Aebn nous propose de reprendre ces six questions à Yasmine, la nouvelle porn star de l'écurie Marc Dorcel (après Oksana et Laure Sinclair). Bien sûr, nous aurions largement préféré la rencontrer pour lui poser nos questions. Mais on n'allait pas vous léser. Les voici in extenso : "Belle, Intelligente, Irrésistible, Yasmine, la nouvelle égérie de la Maison Dorcel est surtout d’un naturel et d’une simplicité impressionnante. La voici, en toute liberté, au cours de son entretien avec l’équipe Presse d’AEBN. " 1. Comment une fille de souche musulmane est-elle devenue une star populaire du porno, qui plus est, l’égérie de la prestigieuse Maison Dorcel ? - J’ai toujours été libertine, à la fois révolutionnaire et rebelle. J’aime la liberté de Choix. Le sexe, c’est quelque chose de naturel et avec mon ami Alexandre, nous avons toujours eu envie d’être filmés. Cela dit, ma foi reste intacte. Je crois que la croyance en Dieu est une question personnelle et pas une question politique. 2. Pensez-vous avoir remplacé Oksana ou Laure Sinclair qui vous ont précédé dans le rôle d’ « Ambassadrice » de la Maison Dorcel ? - Oh, pas du tout ! Je ne pense avoir remplacé personne. Marc Dorcel choisit ses égéries en fonction de ses propres critères et elles sont toutes singulières. Ce qui m’a séduite chez Dorcel, c’est son attention vis à vis de la femme, ce mélange de glamour et de sexe qui fait qu’on peut rester chic tout en étant salope. 3. Vous dites que vous êtes bisexuelle, est-ce à dire que vous vivez dans un trio, genre ménage à trois ? - Mais non… Disons que je suis seulement bisexuelle « au lit. » J’aime autant faire l’amour avec les hommes qu’avec les femmes, mais je ne suis pas lesbienne. Je ne me vois pas tomber amoureuse et vivre au quotidien avec une femme. C’est juste une façon, pour mon ami et moi, de nous amuser. 4. Quelle est votre sentiment face à la critique des autres- comme cette ligne de bikini qui ressort sur certaines de vos photos et que d’aucuns pensent être la marque d’une opération… ? - Rire… J’ai toujours un trait à ce niveau là je ne sais pas pourquoi. Je n’ai pas eu d’opération, à part mes seins que j’ai augmentés. Pour le reste, que voulez-vous ? Les goûts et les couleurs ne sont pas forcément les mêmes pour tout le monde, quoique, la critique, ça permet d’évoluer. Je ne changerais cependant que si j’étais gênée. 5. Hier, vous étiez une aide-soignante, Aujourd’hui, vous êtes une star du porno, Demain… ? - J’espère rester une actrice pour longtemps, tout en me diversifiant. Je prends tout ce qui me vient et en ce moment, je suis en train de jouer dans un film non-pornographique où j’occupe le second rôle féminin… 6. Quel est : a. Votre endroit préféré pour faire l’amour ? Sur une plage, à la belle étoile. b. Votre endroit préféré pour baiser ? N’importe où. c. Votre position préférée ? Chatte-sauvage (cowgirl) d. Et si vous aviez une petite fille, que lui diriez-vous ? D’être ‘Elle.’ Merci Lee Higgs : Créatures androgynes
Mini-interview et découverte d'un personnage à l’image de son œuvre décalée et dangereusement sensuelle.
Au fil des conversations, j’évoquais son style et le plaçais quelque part entre David Cronenberg pour son obsession du corps en mutation - et d’une sexualité mutante - ou l'écrivain William Burroughs pour le coté transgenre - ou "Queer" - de son univers. Je lui demandais s’il avait eu le temps de rencontrer l’écrivain américain...
Quant on lui pose des questions sur les fondements psychologiques de son art, il répond : "Les américains perçoivent leur corps avec terreur et dégout" ajoutera t'il. "Et paradoxalement, ceux qui font le plus de bruits sont les plus malades. Ils vitupèrent contre la pornographie, se ruent dans les clubs qui proposent du Peep-Show et traine leurs enfants en justices !" Lee Higgs n’aime pas s’épancher trop longtemps sur cette facette de son travail. Son attirance pour "le coté obscur", qu’il considère comme une part inexpliquée de sa personnalité, restera donc simplement suggéré. Aussi, il nous quitte sur ces quelques mots, plus révélateur qu’un long discours, sur ses projets pour le lendemain (la conversation ayant lieu à 3 heures du matin pour lui) : "Il faudrait que j’aille me coucher, demain je dois attacher une fille vraiment fluette sur une croix. Peut être que je trouverais quelqu’un pour la baiser ou lui tirer les cheveux...". Tout simplement. Des nouvelles des filles perduesOyez, oyez ! La date de sortie des Lost Girls se rapproche de jour en jour et pour l’occasion, Alan Moore et Melinda Gebbie se confient (en anglais) à Nerve.
Était-il clair pour vous dès le début que vous vouliez que cette histoire soit avec ces trois personnages ?Une de mes idées initiales partait simplement du constat de Sigmund Freud que tous les rêves du vol sont en fait des rêves d’expression sexuelle. Relier ça aux thèmes de Peter Pan, j’ai pensé qu’on pourrait en faire une version sexuellement décodée. Mais très vite, j’ai eu peur qu’on tombe dans un scénario très classique avec juste une Fée Clochette sexy. C’est à ce moment que j’ai rencontré Melinda. J’aimais beaucoup son travail avec S. Clay Wilson. On a commencé par réunir nos idées. La mienne de Peter Pan et la sienne de faire une histoire autour d’une dynamique de trois femmes. On a décidé de faire une chronologie dans laquelle Alice serait la plus âgée, puisque son livre a été édité en premier. Elle aurait autour de 60 ans, Wendy la trentaine et Dorothée, fraîchement arrivée du Kansas, aurait tous juste 20 ans. C’était important qu’elle soient toutes dans de tranches d’âges différents car nous estimions que la pornographie n’avait pas un âge ni un corps particulier. J’en ai profité pour rajouter de nouvelles images dans les forums. Satomi : l'art d'être geishaMaïa vous l'avait annoncé, promis ici. Plutôt que de s'en laisser par les clichés hollywoodiens de Mémoires d'une geisha, le film, mieux valait interviewer une authentique artiste et une professionnelle atypique. Satomi, geisha pour le moins singulière puisqu'elle est la première Occidentale à avoir été initiée à cet art au Japon, et la femme du body artiste Lukas Spira. Visitez son site. Depuis Osaka, elle a bien voulu répondre avec passion et précision aux questions de Maxence Grugier. Extraits :
A ton avis, qu’est-ce qui, dans cette tradition, traduit les fondements psychologiques japonais concernant les rapports hommes/femmes ? Julian Snelling : aux tréfonds de l'amourSes rosebuds nous ont bluffés, on mourait d'envie d'en savoir plus : peintre, sculpteur, Londonien de naissance et Français d'adoption, Julian Snelling travaille l'érotisme version bronze depuis 1995. Ses bijoux d'anus donnent l'heure, servent de porte-clefs, exhibent des vulves, mains et visages tribaux... bienvenue dans le monde très particulier d'un créateur aussi subversif que soigneux.
- Pourquoi l'érotisme comme thème de votre travail ? - La création (sculpture) est une façon de faire l'amour, très liée au corps, et je lime, je ponce, je coule.... - Pourquoi vous intéresser essentiellement au bijou d'anus ? - Les gravures érotiques tardives de Picasso m'ont fait comprendre à quel point l'anus, surtout chez la femme, dessiné en étoile au centre de la magnifique forme des fesses, peut être beau. Le bijou y est un baiser. - Certains modèles flirtent avec l'absurde ou la mort. Est-ce volontaire de semer le trouble ? - Les modèles inquiétants (crâne, dragons, etc) ont le rôle de gardiens des lieux, chien méchant, gargouille. - L'un de vos modèles présente une vulve sculptée dans la partie visible du bijou d'anus : est-ce le résultat d'une réflexion globale sur l'identité sexuelle ? - Enfin en avoir une, ou enfin en avoir deux ! Etre l'autre ou doublement soi-même ! - Quels sont vos liens avec les communautés BDSM, gay et fétichiste ? - Chez les BDSM et les fétichistes j'admire la façon d'être bien avec son corps, qu'il soit canon ou en chair, en tirer plaisir et en donner. J'aime comme ce qui est souvent caché devient le centre d'attention. Les costumes sont souvent beaux. Je décore beaucoup de bites, gays et tristes. Nous avons tous un anus. - Comment vous viennent les idées, qui les teste ? - Je teste tout ce que je peux moi-même, question de déontologie (et de plaisir) ! Il me manque du temps d'entrainement pour certains modèles, mais j'ai du feed-back de mes clients et d'amis testeurs. - Il se passe quoi, en 2006 ? - Le Rosebud XXL sortira enfin le mois prochain, il sera creux, pourra contenir son whisky ou du parfum... Très cher ! Je travaille sur une projection d'images animées sur corps pour la mise en scène des Barbares de Gorki d'Eric Lacascade au festival d'Avignon 2006 cet été. Et très bientôt, une performance pour l'ouverture du nouveau musée de l'érotisme à Venise. |
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