Sexe, love et gaudriole : le blog Sexe de Flu
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Chaque quinzaine dans le blog sexe, une personnalité nous parle de la vie sexuelle. Interview choc ou intello : le plaisir se mange par les deux bouts.

Rencontre avec Katsuni aux Hot d'Or

Posté par Easywriter le 21.10.09 à 18:48 | tags : porno star, interview

Pour fêter le grand retour des Hot d'Or, grand messe X censée redorer le blason d'une industrie porno raplapla, un cocktail avait lieu la veille de la remise des prix sur une péniche géante qui a fait le tour de Paris.
Fluctuat a envoyé son chroniqueur people Jean-Paul Potins interviewer Katsuni, l'actrice porno française la plus connue et la plus intelligente de l'industrie.

 

Jean Paul Potins a réalisé un reportage vidéo aux Hot d'Or pour Flu. Vous pouvez également lire le blog de Jean-Paul Potins sur Flu.fr et le suivre sur twitter
 



Dictionnaire de l'amour et du plaisir au Japon

Posté par Mon Missionnaire le 17.12.08 à 10:54 | tags : livre érotique, interview, japon
Peut-on résumer la sexualité japonaise en un dictionnaire ? Exercice difficile auquel s’est prêté Agnès Giard, qui signe là son troisième livre sur la question. Et sans doute le plus achevé. Six chapitres, qui vont des préliminaires à l’industrie sexuelle. 400 définitions thématiques, du « rocher » à la « fellation », de « nuque » à « préliminaires », de « tatouage » à orgasme ». Richement documenté et illustré par des artistes japonais prolifiques, le Dictionnaire de l’amour et du plaisir au Japon est une œuvre qui démontre combien la sexualité japonaise est riche en aspects et en originalité. Tellement riche qu’on avait des milliers de questions à lui poser, mais on a préféré se limiter à une dizaine. Romantisme, poulpe, « chira-chira » ou mutilation : Agnès Giard prouve que la sexualité japonaise s’invente et se réinvente depuis des siècles.

Allez, un petit tour sur cet article, vous y apprendrez pourquoi on ne dit pas "je t'aime" au Japon, ce que signifie "chira-chira", et pourquoi les pierres y sont très érotiques.

Lire l'interview d'Agnès Giard



Pénis en tous genres chez l'urologue

Posté par Mon Missionnaire le 01.12.08 à 13:14 | tags : vécu, santé, interview, décalé, bite
Melle nous propose cette "interview sans aucun tabou d'une femme italienne urologue. Passionnant !" J'hésite entre "passionnant" et "dégoûtant", mais bon, c'est la vie, le corps, les fleurs. Extrait :
"Un jour, j’ai eu en traitement un type de 32 ans qui avait des problèmes d’éjaculation précoce. Au moment où il a baissé son pantalon, il avait déjà une bonne grosse gaule. Je me suis dit, retiens-toi de rigoler, et j’ai fixé le mur. C’était impossible de faire quoi que ce soit parce que je n’arrêtais pas de cogner son pénis avec mon avant-bras et mon épaule. C’était dans le passage, quoi. Donc je lui ai donné quelques conseils pour éviter l’éjaculation précoce et je l’ai renvoyé chez lui, tout dégoulinant de sueur."

Lire l'interview sur Vice
Via Bienbienbien

Merci Melle !



80% femme, 20% homme

Posté par Mon Missionnaire le 23.10.08 à 11:35 | tags : interview, média, sexe et société, vécu
Adèle est Anglaise, mais aussi un peu Anglais. Son code génétique contient une lettre en trop : XXY, de quoi semer le doute. On l'appelle le syndrome de Klinefelter, mais les médecins ne savent pas si elle est née fille ou garçon. Un problème qui concerne une naissance sur 2000.

La maladie de Klinefelter est censée faire de l'enfant un homme dont le développement est retardé, et qui présente des caractéristiques féminines. Ils tentent donc plusieurs coups d'essais. Des opérations qui s'ensuivent les unes après les autres, font d'Adèle un petit garçon. Pour qu'on prenne conscience finalement, qu'à l'adolescence, Adèle développe des signes sexuels secondaires féminins (poitrine, taille, hanches etc). Adèle est une femme, pas complètement. En 2001, l'association anglaise des chirurgiens pédiatres recommande que les hermaphrodites ne soient plus opérés avant de les laisser se développer, mais dans la pratique, les opérations à la naissance existent toujours. Comme si tout était fait pour qu'un enfant ait absolument et immédiatement un genre sexuel identifiable.

Jusqu'à 28 ans, donc, Adèle était un homme, homo, tatoué. Mais quelque chose n'allait pas. Aujourd'hui, elle tente de se faire rembourser les opérations qu'elle doit encore effectuer pour devenir une femme à 100%. Le futur lui réserve une nouvelle vie, et la transition est dure. Mais malgré tout, Adèle sait qu'au fond, elle restera toujours une transgenre.

Voir le reportage



L'hétérosexualité est-elle normale ?

Posté par Mon Missionnaire le 21.10.08 à 11:43 | tags : femme, homme, interview
C'est la question que pose Louis-Georges Tin, Maître de conférences à l'IUFM d'Orléans et porte-parole du Conseil représentatif des associations noires. Connu pour sa lutte contre l'homophobie, il prend aujourd'hui la problématique à revers et s'attaque à ce qu'il appelle "la culture hétérosexuelle". Née au Moyen-Age avec l'amour courtois, les preux chevaliers qui sauvent les princesses, elle a permis d'ériger l'amour de l'autre sexe en tant que modèle, sans doute dans le but de mieux perpétuer nos sociétés. Son livre L'invention de la culture hétérosexuelle ne remet pas en cause l'attirance fondamentale des hommes et des femmes, mais réussit à interroger toute la culture que nous avons bâti autour. Extrait : "Si la pratique hétérosexuelle est universelle, la culture hétérosexuelle, elle, ne l'est pas non plus. En effet, bien que la nature humaine soit évidemment hétérosexuée, ce qui permet la reproduction de l'espèce, les cultures humaines ne sont pas nécessairement hétérosexuelles, c'est-à-dire qu'elles n'accordent pas toujours de primauté symbolique au couple homme-femme et à l'amour dans les représentations culturelles, littéraires ou artistiques, comme le prouve l'examen des sociétés anciennes ou « archaïques »." Vidéo.
Il y a quand même quelques questions que je me suis posé en lisant et regardant tout ça. Ce livre a l'air de faire l'impasse sur le fait que l'amour courtois n'est pas du tout l'apanage de la culture occidentale, et que le Kamasutra, les poésies arabes ou chinoises, les tragédies grecques et romaines ont également exalté l'amour hétérosexuel, et ce bien avant le Moyen-Age pour certains textes. Finalement, depuis quand l'Occident exalte-t-il vraiment l'amour entre un homme et une femme ? Deux siècles, plus ou moins, et le mouvement romantique. Entre les mariages forcés, le statut de la femme égale à une pierre, le phallocentrisme et j'en passe, peu de place à l'amour dans tout ça, un concept de romans à l'eau de rose qui n'a pris une place d'honneur qu'au XXe siècle.

Néanmoins, on félicitera l'auteur de bousculer les idées avec son livre (inspiré de The invention of heterosexuality de Jonathan Ned Katz). Et l'on pourra lire de nombreuses notules intéressantes sur le blog de l'auteur, l'Observatoire de l'hétérosexualité.



Mylène Farmer nous dit "tout, tout, tout"

Posté par Mon Missionnaire le 18.09.08 à 17:17 | tags : hot tv, interview, people, sexe et musique, vintage
Confessions intimes sur le mode des années 80 à la télé. Qui se souvient de Sexy Folies ? Pas moi, trop petit pour regarder à l'époque. En tout cas, de nombreux extraits de l'émission sont présents sur le site de l'Ina, et EasyWriter m'a recommandé cette interview où Mylène Farmer ouvre ses points de suture. Etonnant de voir la chanteuse se dévoiler autant devant une journaliste.



Mais qui est Mickael Vendetta ?

Posté par Mon Missionnaire le 10.09.08 à 11:53 | tags : décalé, interview, tchatche, teens
Il a un Myspace, un blog Skyrock, un compte Dailymotion, trop de profils Facebook, et pourtant.
Mickael Vendetta reste un mystérieux sex-symbol.
Plus fort que Cindy Sander, plus bling bling que Nicolas Sarkozy (qu'il révère), plus prétentieux qu'Alain Delon.
A se demander comment une telle créature a été conçue.
Mickael Vendetta est en train d'entrer dans la légende.
Un corps de rêve, des vidéos hot, une ambition sans égales.
Qui font oublier ses yeux vides, sa fausse chevelure blonde,
Son petit défaut de langage.
Car Mickael Vendetta est avant tout un modèle de réussite,
Un futur acteur qui compte bien conquérir Hollywood.
Comme il le dit lui-même,
"Mickael Vendetta où l'art d'être l'idole des jeunes, l'égérie de toute la France."
On s'interroge finalement, et l'on se demande
Si tout ce cirque multimédia,
N'a pas une origine sûre et certaine,
Derrière la braguette.



Marcela Iacub et l'histoire de la pudeur

Posté par Mon Missionnaire le 08.09.08 à 17:11 | tags : censure, interview, sexe et société
On la connaît par ses positions claires sur la liberté des individus, les droits des minorités sexuelles. On sait qu'elle souhaite une sexualité basée sur le consentement, avec droit à la prostitution et moins d'interventionnisme pénal. Difficile, donc, de comprendre pourquoi Marcela Iacub s'est penchée sur une histoire de la pudeur publique. Pourquoi elle a souhaité fouiller les archives judiciaires pour révéler un temps où les juges français se plaisaient à regarder Par le trou de la serrure.

Pendant cent cinquante ans, la justice est telle qu'on n'est pas forcément très tranquille chez soi, dans une partouze entre amis ou pire, devant un curé. Les faits que Marcela Iacub a débusqué sont surprenants tant ils viennent d'une autre époque. Mais ceci veut-il dire que nous sommes aujourd'hui dans une nouvelle ère, celle où l'on peut "jouir sans entraves ? Pas pour la célèbre juriste. Si l'Etat français a laissé l'espace public s'érotiser et s'imprégner de sexualité "libre", il n'est jamais autant intervenu dans le domaine privé. Traquant les différences, les pathologies, en somme les "pervers sexuels", la justice française cherche à épurer la société de ce qui sort du champ sexuel autorisé. Devenant ainsi le maître à penser des moeurs.

Marcela Iacub livre dans un entretien à Fluctuat la principale leçon qu'elle a tirée de son livre : "l'outrage public à la pudeur" a disparu, pas la gouvernance de la sexualité.

Lire l'histoire de la pudeur selon Marcela Iacub



Interview : Le blog sexy de PonyXpress

Posté par Mon Missionnaire le 28.08.08 à 16:16 | tags : babe, blogs sexy, fétichisme, interview, photo érotique
C'est un de mes blogs préférés, celui que je visite principalement pour vous délivrer quelques photos érotiques sur SLG. Celui de PonyXpress. Régulièrement mis à jour, je me suis toujours dit que son auteur avait un très bon oeil concernant la photo érotique, alliant sensualité à la beauté, avec une petite touche de bizarrerie et de fétichisme sans aucune vulgarité ni pornographie. J'étais curieux de connaître la personne qui se cachait derrière ce blog, mais PonyXpress ne se dévoile pas aussi facilement.
Je veux connaître tous les détails sur ce blog. Depuis quand a-t-il ouvert ?
PonyXpress est ouvert depuis octobre 2006.

Attire-t-il beaucoup d'internautes ?
Actuellement, ponyXpress attire en moyenne plus de 3 000 visiteurs par jour, pour le moment le maximum dans une même journée est de 22 000 visites
Que veux-tu montrer par ces photos, pourquoi tenir un blog de photos érotiques ? Qu'est-ce que la photographie érotique t'apporte ?
Cela faisait très longtemps que j'avais envie de faire un magazine d'images et de vidéos en ligne. L'émergence des blogs et des réseaux sociaux comme YouTube et Flickr ont rendu cela possible. PonyXpress au début devait être plus généraliste : je me goinfre d'images sur internet, voici ce qui m'a plu, ému, excité... Un peu comme l’excellent site ffffound.com : de l’image bookmarking. Mais l'érotisme a très vite pris le pas et curieusement, j'avais l'impression de me livrer beaucoup plus, de donner quelque chose de très personnel (et pourtant aucune image n'est de moi), c'était très troublant ! Maintenant je gère mieux ces émotions mais cela m'amuse toujours autant.
Est-ce par pur loisir ou as-tu toi-même des liens avec la photographie ?
Je ne suis pas photographe, plutôt graphiste (j'ai fait des études d'arts plastiques et de cinéma) mais cela commence à me démanger de plus en plus !

Qu'est-ce que tu préfères en photo ?
La palette est large comme tu peux voir sur le blog ! J'aime les incidents, les imperfections, les détails incongrus. J'évite ce qui est trop stylisé ou trop porno. Plus mental que cul avec souvent un peu de fun ! J'adore les filles avec des vêtements moulants, des masques d'animaux, ficelées à un arbre ou galopant nues dans un pré, avec des blessures légères aux genoux et la culotte tachée de sang... C'est grave docteur ?

A voir... Enfin, dis-moi, pourquoi le poney ?
Parce que les filles adorent le poney ! Elles le montent à cru ou avec une selle. Pour le faire galoper, elles le serrent avec leurs cuisses, le piquent avec des éperons et s’il le faut… quelques coups de cravache !



Alain Soral au cabinet des curiosités

Posté par Mon Missionnaire le 11.08.08 à 16:45 | tags : hot video, interview, porno, science
Le philosophe sulfureux Alain Soral n'est heureusement pas là pour parler politique, mais de pornographie et d'érotisme, en marge de son livre Sociologie du dragueur : Le livre sur l'amour et la femme. C'est intéressant, même si l'on n'y apprend pas grand-chose et que l'interview est entrecoupée d'extraits un peu superflus. On louera néanmoins l'initiative de Darkplanneur avec son Cabinet des curiosités, recueil des pensées sur la sexualité en vidéos.



Portfolio érotique : Les Petites parisiennes de Jam Abelanet

Posté par Mon Missionnaire le 04.07.08 à 16:24 | tags : babe, interview, paris sexy, photo érotique
Vous souvenez-vous de ces jolies donzelles du métropolitain parisien ? Ces photos de Jam Abelanet où on les voyait parcourir les rames, les rails, les tunnels sombres, les couloirs, dans des poses qui n'ont pas beaucoup plu à la RATP, mais qui ont permis au photographe de faire parler de son travail et d'éditer un joli livre de photos. Et il a pas fini, Jam Abelanet, parce que maintenant il s'attaque à un monstre de la galanterie, du snobisme, voire de l'érotisme : les Petites Parisiennes. Créant un site (payant) de photos de jeunes filles légèrement dénudées en Vélib, au musée du Louvre, à la Tour Eiffel et tous ces lieux emblématiques où son objectif a osé franchir le pas de l'impudeur, malgré les touristes et les badauds. Présentation en trois questions.
1. Il semble que vous aimez vous attirer les problèmes. Des filles nues dans le métro, et maintenant dans les lieux les plus emblématiques de Paris. Comment osez-vous ?
Le fait d'avoir des problèmes suite aux prises de vue est secondaire et n'est pas du tout ma motivation première. Pas plus qu'un quelconque besoin de choquer d'ailleurs. Comme beaucoup d'hommes, ainsi que quelques femmes, j'aime le côté sexy que peuvent avoir certaines passantes croisées de-ci de-là au hasard d'une balade. Néanmoins, il faut parfois forcer un peu les choses, les passantes sexy ne sont pas toujours là où on les cherche, d'où ces photos qui sont entre les plans volés et les mises en scène un peu moins conventionnelles...
Après, pour ce qui est d'oser, je n'aime pas l'ambiance actuelle qui veut que rien ne soit photographiable sans avoir la bonne autorisation, et sans s'être acquitté des droits d'exploitations, droits d'auteur et autres... alors que nous évoluons dans un monde où l'on est entouré de pub, que l'on subit le plus souvent. Se réapproprier les lieux publics est quelque chose qui m'est cher... ;-)
2. C'est la première fois que vous proposez des photos payantes. Qu'est-ce qui vous a poussé à faire ce choix ?
Devant la platitude et le manque d'originalité des offres des sites de photos payantes, j'ai eu envie de faire quelque chose d'un peu moins conventionnel, de m'amuser à donner une vision de l'érotisme qui m'est propre. Pour l'aspect pécuniaire, je n'ai pas de sponsor, par conséquent je rémunère les modèles de ma poche, et si je veux continuer à pouvoir prendre du plaisir à faire ce genre de clichés, je dois bien essayer de rentabiliser mes séances d'une manière ou d'une autre... Je dirais que ce n'est pas un énième site érotique payant, du moins si c'est le cas, c'est un genre que je n'ai vu nulle part, on ne pourra pas dire que je cherche la facilité en tous cas...
3. En quoi Paris est une ville si sexy pour vous consacrer ainsi aux Petites Parisiennes ?
Déjà, les Parisiennes ont une réputation assez sulfureuse à l'étranger (à tort ou à raison, c'est un autre débat...), et puis détourner les lieux mythiques parisiens (ainsi que des endroits moins connus) afin de proposer une petite visite de Paris un peu différente était quelque chose qui m'intéressait. De plus, la plupart de ces endroits sont absolument magnifiques et font un décor bien plus intéressant qu'un studio ou un appartement. Comme pour le métro, je suis très sensible a l'arrière plan, et la nudité pour la nudité ne m'intéresse pas, en revanche l'inscrire dans un contexte, a fortiori un contexte historico-touristique me plaît beaucoup !



Une génération pas si porno que ça

Posté par Mon Missionnaire le 11.06.08 à 13:18 | tags : hot tv, interview, sexe et société, teens
Un reportage diffusé sur Arte le 27 mai dernier, "Génération porno", qui analyse le changement de la sexualité des adolescents lorsque le porno se retrouve accessible partout. Sujet intéressant, on ne peut pas dire le contraire. Peu importe comment le tout a été réalisé, le propos de base du documentaire se veut pertinent et analyste, normal, c'est Arte.
Le reportage est diffusé, on a le droit au témoignage de Xtina, une jeune fille prête à tout dans le sexe (enfin, la sodomie, la levrette, c'est pas trop son truc), qui témoigne avec un masque vénitien, mais on peut la reconnaître, elle a même l'air assez joli. Interview style "J'aime être embrochée comme un bout de viande".
Jusqu'ici, le buzz fonctionne bien, la vidéo passe sur Internet, mais cela fonctionne encore mieux quand la fameuse répond à une autre interview. Celle de Streetreporters, où elle raconte comment elle s'est retrouvée dans ce reportage, et comment le tout a été exagéré et comment le montage insinue que c'est une "nymphomane primitive". Révélations.
Quelques explications, maintenant :
- La jeune fille semble insinuer qu'Arte lui a mis le couteau sous la gorge pour passer à la télé. Il faut rappeler qu'elle était consentante, qu'elle a sûrement signé un contrat pour le droit à l'image, et qu'elle a délibérément répondu à des questions provocantes sur sa vie intime.
- Comment peut-on passer à la télé sans penser aux conséquences ? Je ne comprends pas. Arte, un mardi soir (pas un dimanche), un sujet sur le porno, c'est quand même plus vendeur que l'éternel Confessions intimes. Voilà : quand on passe à la télé, qu'on parle aussi crûment de sexe, on sait que minimum 1 million de personnes douées de raison, et dotées de connexion internet, sont susceptibles de vous entendre.
- Enfin, je ne veux pas faire mon blasé, mais ce n'est sûrement ni la première, ni la dernière fois qu'on vous dira que la télévision exagère les choses, en rajoute délibérément. C'est normal, comment attirer le chaland sinon ? A la télé, on coupe bizarrement pour insinuer des choses, on veut vous faire croire ce que le journaliste a conclu (parfois, avant même de faire une interview), on ne restitue jamais proprement les propos. On pourrait penser vivre dans un monde de Bisounours et exiger plus de vérité à la télé, la concurrence des chaînes et la pub feront que tout y sera toujours biaisé. Et comme d'habitude, le soufflé retombe aussi vite qu'il est monté.



Portfolio : JunkMag et le réalisme érotique

Posté par Mon Missionnaire le 03.06.08 à 16:06 | tags : interview, média, photo érotique, vécu
Découvert récemment, le site JunkMag est une sorte de fourre-tout indépendant de la presse online new-yorkaise. Celle qui parle de musique ou d'art contemporain, celle qui publiera des photos. Des photos érotiques dans l'air du temps, avec des modèles amateurs, trouvés dans les cercles d'amis. Le résultat est plutôt riche en galeries, avec des modèles plus masculins que féminins. N'empêche, on a posé de courtes questions à Brad Walsh, responsable du site et photographe, pour en savoir un peu plus sur sa conception de la photo érotique.

Je n'ai pas vraiment saisi, en visitant JunkMag et sa section "A propos", comment s'est mis en place ce projet. D'où vient JunkMag ?
Ca n'a jamais été un magazine imprimé, même si l'on a eu plusieurs publications avec les années. Ca a toujours été un site internet. JunkMag a commencé comme un web magazine, on était publiés environ une fois par mois dans d'autres éditions, mais maintenant c'est devenu un simple blog. Quand on a commencé, le but n'était pas vraiment de publier mes photos mais de montrer les corps des personnes que je photographiais. C'était le but, du moins au début, parce que maintenant nous faisons pleins de petites choses. Toujours des photographies de nus, mais aussi beaucoup plus.
Comment trouvez-vous vos modèles ? Ils semblent s'exprimer assez sincèrement face à l'appareil : comment obtenez-vous autant de naturel de leur part ?
Beaucoup de ces modèles sont mes amis. Quelques fois, ce sont des gens qui viennent me voir pour me demander d'être photographiés, mais dans presque tous les cas, ce sont des amis ou des amis d'amis. J'imagine que je connais beaucoup de personnes charmantes ! Je fais un peu de coaching quand je prends quelqu'un en photo, mais plus souvent, je les laisse faire. Je donne quelques conseils, des trucs ou des directives, mais la plupart des mes meilleurs rendus sont les choses et les poses faites naturellement.
"Mettre le quotidien en face d'un objectif est indéniablement sexy" : c'est écrit dans votre site. Un commentaire ?
Je crois que ça n'a pas besoin de commentaire ! Je pense sincèrement qu'il y a de la beauté dans chaque personne et chaque chose. C'est très cliché de dire ça, mais c'est vrai. En une photo ou une centaine, je peux trouver une belle image dans n'importe quelle situation.
Lire Junk Mag



Portfolio : The PinkBook de Thyl et Sarah April

Posté par Mon Missionnaire le 17.04.08 à 16:42 | tags : babe, flickr girls, interview, photo érotique

Ca fait plaisir de voir qu'il y a des lecteurs sur SLG qui ont des activités artistiques plutôt intéressantes. Qu'il se cache quelque chose derrière un pseudo et un simple commentaire. Thyl, qui a gagné le dernier quizz, est graphiste et ne se dit pas photographe. Il a pourtant un compte Flickr bien rempli et un projet en cours, The PinkBook. Je lui ai posé quelques questions rapides "pour en savoir plus", et il a bien voulu répondre. Merci, donc.

1. Peu d'infos sur toi dans ton profil Flickr, un site en construction, peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je suis graphiste indé, dans la Drôme. Mon site est en (re)construction à cause de cette histoire de cordonniers... ;-)
La photo est une des techniques que j'utilise pour faire des images, mais je ne suis pas à proprement parler un "photographe" niveau technique. C'est tout juste si je me rapelle de la marque de mon appareil...

2. Le PinkBook : d'où t'est venue l'idée, qu'est-ce qui t'a poussé à le faire ? Comment sera-t-il publié ?

Depuis le temps qu'on a créé ce personnage de "Sarah April", l'idée traînait, on s'est dit qu'on avait de quoi faire un bouquin à la fois sexy et graphiquement intéressant. Je ne sais toujours pas s'il sortira chez un éditeur ou si je me lance dans la micro-édition pour le distribuer par le net, mais bon, ce qui décide de tout ça, ce sont plus souvent des questions d'argent que de vrais choix.
3. J'imagine que tu es proche du modèle qui pose dans tes photos. Mais y a-t-il une raison au fait qu'il y ait toujours le même modèle ? Ou plus précisément, un message ?
L'idée est précisément de faire un boulot autour du personnage de Sarah April et de ses multiples facettes, avec une unité graphique et une couleur de réference. Mais il y aura aussi quelques invitées complices, dont les pages seront sûrement d'une autre couleur.
Un message ? quelle drôle d'idée...:)

4. Question subsidiaire : pourquoi le rose ? En hommage à SLG ?
Rose ? euh... parce que le rose c'est beau, parce que "what a good year for the roses" et que rose sélavy.



Ed fox : le pied est-il glam ?

Posté par Mon Missionnaire le 01.04.08 à 14:04 | tags : fétichisme, interview, livre érotique, photo érotique

C'est facile de reconnaître un joli pied d'un pied pas beau. C'est facile de dire ce qu'on préfère entre la cheville et le talon, les orteils vus du dessus ou du dessous. Mais à quel moment peut-on se dire fétichiste des pieds ? Est-ce quand on prend plus son pied (ho ho ho) quand on le lèche ou qu'on le masse ? Qu'on le touche avec sa main ou avec le joujou sexuel que Dame nature nous a donné ? Bref, j'avais des questions bien naïves à poser à Ed Fox et il y a répondu. Le photographe publie chez Taschen Ed Fox : Glamour from the Ground Up : l'occasion de faire le point et de nous demander tout simplement si le pied est sexy. Ou pas.

Lire l'interview d'Ed Fox




Le gros budget des Vidéos Marc Dorcel

Posté par Mon Missionnaire le 20.03.08 à 11:48 | tags : interview, porno, sexe et cinéma
Grosse promo du côté du porno : Grégory Dorcel, directeur général de la boîte de prod porno la plus connue en France (même ceux qui n'ont jamais vu un porno, à mon avis, savent ce que signifie un film Marc Dorcel), revient cette semaine en présentant son nouveau film X, "Casino No limit". On ne vous en aurait pas parlé si on ne retenait pas deux choses :

1. Le budget : 200 000 euros, c'est quasiment historique dans l'histoire du cinéma hard, sachant que les productions normales varient entre 5 000 et 30 000 euros. En même temps, VMD est sûrement la dernière boîte de prod porno à utiliser des fonds pour un film. C'est donc long, avec un scénario, et les filles portent de la lingerie fine. En même temps, on se demande si c'est bien ce que le spectateur recherche.

2. L'interview : alors, sachez tout d'abord que LCI a un tag porno. Première surprise. Et qu'ils ont interviewé Grégory Dorcel ici. Petit florilège de citations : "Pour ce film, nous sommes allés tourner à Ibiza et, pour la première fois, nous avons fait appel à un acteur de théâtre pour interpréter un personnage." Wow. Une autre : "Avec Casino-No Limit, nous voulons montrer que l'on peut faire des films X de qualité." N'est-ce pas. La meilleure pour la fin : "Dans un film d'action moyen, il va y avoir une ou deux cascades mais quand vous regardez Matrix, vous allez en prendre plein les yeux pendant deux heures. C'est le même effet que nous cherchons à donner : au lieu des cinq scènes hard que contient en général un film porno, il y en aura douze dans Casino-No Limit. Et elles seront mémorables. C'est cela qui incitera les spectateurs, notamment occasionnels, à revenir vers nos productions." Rien que ça.



La société du sexe marchand

Posté par Mon Missionnaire le 07.03.08 à 13:39 | tags : interview, livre érotique, sexe et société
Imaginez que la prostitution devienne une part du grand marché mondial. Qu'on achète des actions d'un tel bordel, qu'on se vende des parts de société résonnant aux noms de "Ginette" ou "La grande Berta" ou encore "Lulu les gros nénés". Que les projets de parcs à thèmes orgiaques se multiplient sur tout le territoire, qu'on aille à Disneyland comme on va tirer son coup.
Dans une société où le capitalisme investit tout, croit que tout peut susciter des profits, et qui a déjà pénétré et créé un marché du sexe. Dans un monde où une Indienne a récemment vendu sa virginité sur EBay, Charles Robinson est allé encore plus loin. Son premier roman le laisse imaginer le projet d'un entrepreneur charismatique, une Cité qui témoigne du "processus d'érotisation de la société". Dans une région sinistrée économiquement, en France, il présente son projet savamment calculé dans Génie du proxénétisme, à la manière d'un Châteaubriand présentant le Génie du Christianisme dans une société révolutionnaire et laïcisée.
La question qu'on se pose alors est simple : apologie ou réquisitoire ? Un peu des deux, comme on peut le lire dans l'entretien réalisé par Céline Ngy.

Lire la chronique du Génie du proxénétisme
Lire l'interview de Charles Robinson



Interview : exquises flatulences

Posté par Mon Missionnaire le 28.12.07 à 16:03 | tags : babe, hot video, interview, scato
Il n'y avait que Viceland pour trouver un sujet qui sente aussi bon.
"En traînant sur You Tube, je suis tombé sur une fille incroyable qui met en ligne des tonnes de vidéos d'elle en train de péter. Jacki flatule sur Internet et des milliers de gens se connectent pour la regarder faire, lui dire qu'elle est trop belle, que ses pets doivent sentir trop bon, qu'ils aimeraient tellement qu'elles leur pètent dessus et que les pets, c'est vraiment trop bien. Il fallait que je sache ce qui se cachait derrière ce nuage de gaz, alors j'ai contacté "Péteuse".

Lire l'interview de Péteuse sur Viceland



Facebook détrônera-t-il Meetic ?

Posté par Mon Missionnaire le 19.12.07 à 15:28 | tags : interview, meetic, rencontre
Je me suis inscrit sur Facebook en mai dernier. Sachant que j'allais m'expatrier en Espagne, je m'étais dit à l'époque que ce serait un bon moyen de garder contact avec mes amis et de leur montrer mes "zolies photos". J'avais déjà entendu parler de ce site en bien pendant des vacances aux Etats-Unis, l'année dernière. A l'époque, j'étais donc l'un des premiers à m'inscrire, et j'essayais de convaincre mes amis sceptiques de faire de même. Fallait les entendre : "Facebook, c'est quoi encore ce truc ?", "Ouais, non, moi j'ai jamais vraiment adhéré à ces égotrips comme les blogs et les machins dans le genre". Je pensais que la cause était perdue et mon inscription inutile. Aujourd'hui, quasiment tous mes amis et collègues sont inscrits.

Donc, je franchis le seuil de la porte Facebook. Pour découvrir un monde très étrange, avec des applications qui servent à rien, des gens qui envoient des bières virtuelles à leurs 375 629 502 759 milliards d'amis, des groupes qui ne servent qu'à dire "j'adore les claquettes" ou "je déteste les jeans slim".

Et ce que je ne m'attendais pas du tout à voir, c'est que Facebook peut aussi servir à rencontrer du peuple. Se faire des amis, des amants, des amours (des emmerdes). Et tout cela gratuitement. Au point qu'on s'est demandé, Mambo Miam Miam et moi, si, à terme, Facebook serait capable de détrôner Meetic et autres sites de rencontres payants. En apprenant que les jeunes sont désormais plus attirés par les réseaux sociaux que les sites pornos, on se pose beaucoup de questions : Facebook attirera-t-il les quadras ? Comment Meetic et autres comptent riposter à cette nouvelle concurrence ? Et comment Facebook va-t-il survivre s'il reste gratuit ? Des interrogations auxquelles on a tenté de répondre. On vous y a adjoint un petit How to des relations humaines sur Facebook. Et on est allé demander à Nicolas Wolikow, Directeur marketing de Meetic, ce qu'il en pensait.
Résultat : le dossier Facebook VS Meetic tout beau, tout chaud.



L'Enfer de la BNF : le dossier Flu

Posté par Mon Missionnaire le 17.12.07 à 13:05 | tags : enfer, évènement, interview, livre érotique, paris sexy
On vous en avait parlé, mais on ne pouvait pas passer à côté ainsi sans rien faire. Fluctuat consacre donc un dossier à la sulfureuse exposition qui se tient actuellement à la Bibliothèque François Mitterrand, "L'enfer : Eros au secret". Au cas où vous ne le saviez pas, l'Enfer, c'est la partie réservée d'une bibliothèque aux livres interdits. Erotiques, grivois, libertins, carrément pornographiques, voire politiques, cette section attire autant qu'elle suscite de mystères. Longtemps cachée, elle est désormais ouverte au public le temps de quelques mois, avant de redevenir secrète. Profitez-en, donc, pour aller à la BNF. Et si vous ne pouvez pas ? Eh bien, vous pouvez toujours vous satisfaire de notre dossier. Une critique de l'exposition, c'est déjà pas mal. Mais en plus, on vous propose une sélection de 10 textes infernaux, revus et corrigés par Anne Archet. Et quand l'amatrice de livres anciens se prête au jeu de l'interview, elle nous parle de la place de la femme dans l'Enfer. En ajoutant le détail qui tue : le Vatican aurait lui-même sa propre collection d'ouvrages érotiques. A quand l'exposition ?

Sur Fluctuat :
- La critique de l'exposition "L'Enfer"
- Sélection de dix textes infernaux
- Entretien avec Anne Archet

Sur SLG : le meilleur de la littérature érotique



Coralie Trinh Thi comme sur un divan

Posté par Mon Missionnaire le 27.11.07 à 16:38 | tags : interview, porno star
Adolescence gothique, naissance précoce à l'actoriat porno, passion pour l'écriture... A 31 ans, Coralie Trinh Thi écrit à la première personne une oeuvre au rouge, rythmée par la cartomancie et une écriture sans ricille noir. Au travers des 770 pages de La Voie Humide, son récit cherche à articuler l'unité de soi et la juste conscience de l'autre. On l'a rencontrée. Entretien avec une carto-romancière sans fard.

Lire l'interview de Coralie Trinh Thi



Interview : les autoportraits sexy d'Uwe Ommer

Posté par Mon Missionnaire le 29.10.07 à 12:40 | tags : babe, interview, livre érotique, photo érotique
Uwe Ommer est un photographe intéressant à écouter. Sa voix suave, son petit accent allemand sur un français parfait lui donnent l'allure d'un homme distingué et intelligent. Surtout lorsqu'il aborde son dernier livre de photographies, Do It Yourself, sorte de wikipédia de la photo érotique. Où les modèles façonnent leur image elles-mêmes et se mettent en scène (ou pas) devant leur miroir. L'artiste a donc, pour une fois, donné son instrument à celle qui était censée ne rien y connaître. Résultat : ça vaut bien plus que certains photographes érotiques qu'on peut voir sur Internet. C'est beau d'intime, de fraîcheur et de professionnalisme. Et c'est à croire, même, que la photographie érotique vit ses derniers jours et laissera la place à l'autoportrait sexy. Bref, on a voulu en savoir plus, et SLG vous propose cette interview très intéressante, puisqu'elle est signée par votre serviteur.


Do It Yourself, publié chez Taschen : lire l'interview de Uwe Ommer.



Oksana à l'épreuve du quizz Balzac

Posté par Mon Missionnaire le 03.10.07 à 12:09 | tags : interview, porno star
C'est une idée de Mambo Miam Miam, et il faut dire que l'actrice X Oksana d'Harcourt se prête gentiment au jeu et a même de la répartie. Alors qu'on pensait que les actrices porno avaient tout dans leur vagin, ben on a tort. Lire l'interview, c'est donc apprendre ses goûts littéraires aussi bien que le meilleur coup au sein des acteurs X français. Et puis j'aime beaucoup son mot de la fin : "Gros bisous à tous les visiteurs de Flu. Surtout, ne soyez pas sages !". T'inquiètes, Oksana, on devrait se débrouiller.


Sur Flu : l'interview express d'Oksana
Sur Flu encore : sa bio (ainsi que de nombreuses autres)
Ailleurs : le blog d'Oksana



L'histoire des sex-shops

Posté par Mon Missionnaire le 20.09.07 à 14:16 | tags : interview, sexe et société, sexe-shop
Vous vous souvenez peut-être d'un livre dont on vous a déjà parlé ici, "Sex-shops, une histoire française". Ca nous a titillé : sex-shops et histoire dans la même phrase, ça veut dire qu'il y a matière à réflexion. J'ai donc rencontré Baptiste Coulmont et vous ai pondu cette interview. Où l'on apprend que les sex-shops, implantés au coeur des villes, n'ont jamais vraiment réussi à se sortir de leur mauvaise réputation. Pire, l'ont acquise au fur et à mesure que les autorités sévissaient. Résultat : histoire passionnante qui révèle combien le sexe marchand s'est développé en même temps que la société libérait ses moeurs, le premier se servant de cette manne à potentiel très profitable. Allez, n'ayez pas peur, soulevez le rideau en plastique, cette barrière contre l'illicite, ces maudits sex-shops.



La pornographie, c'est mal

Posté par Mon Missionnaire le 10.09.07 à 13:38 | tags : interview, porno, sexe et société
"Nous parlons d'une industrie gigantesque de plus de 12,5 milliards de dollars US par an, fabriquée et administrée presque exclusivement par le crime organisé à l'échelle planétaire, dont le principal but est d'assouvir une satisfaction bien éphémère: la masturbation de l'homme. Car, ne nous le cachons pas, toutes ces horreurs nées de la pauvreté et des inégalités sociales monnayées par carte bancaire ont un seul et unique objectif: deux centimètres cube de sperme en solo! La pornographie est un fléau, une tare, pire que la prostitution, parce que la prostitution ne s'adresse pas à tout le monde; elle est localisée, alors que la pornographie pénètre dans chaque foyer où il y a un ordinateur."

Une interview de Philippe Bensimon, auteur de Pénis sans visage, le fléau mondial de la pornographie. Alors, ça dénonce beaucoup, ça critique l'aspect mercantile d'une industrie du sexe quelque peu glauque. Le genre d'articles où l'on ne peut qu'être d'accord, si l'on ne veut pas passer pour un pervers. Et pourtant...
Il y a quelque chose d'essentiellement dérangeant. Le côté moralisateur, presque chrétien, d'un auteur bien comme il faut qui part en croisade contre les méchants masturbateurs. Comme si lui ne s'était jamais abandonné, rien que quelques minutes, au visionnage d'images pas très catholiques. Pire encore, le spectre de la pédophilie n'est pas très loin : "
D'ici quatre ou cinq ans, la pédopornographie sera parfaitement légale. Elle est déjà légale dans un bon nombre de pays, dont le Japon. Il y a seulement cinq ou six pays qui ont des lois très définies pour lutter contre la pornographie juvénile. Au Canada, il y a des zones sombres. Aux États-Unis, tout ce qui est représentation explicite de scènes sexuelles mettant en scène des enfants, mais de façon virtuelle, des images de synthèse, est parfaitement légal." Faut croire en tout cas que sermonner, ça revient au goût du jour.





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