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Bizarrement, tout le monde n’aime pas le sexe. Et à vrai dire, il y a même un paquet de gens que le plaisir dérange. La censure sévit toujours, pas seulement hier ou là-bas, mais aussi ici et maintenant.
Adam Lambert scandalise à moitiéPosté par Mon Missionnaire le 24.11.09 à 15:16 | tags : censure, hot tv, gay, fellation, sexe et musique, bdsm
Oh oui, j'aime ça. Mon Moi le plus anti-américain sourit en dévoilant l'hypocrisie américaine, qui préfère largement le sous-entendu à l'explicite. Ainsi, aux derniers American Music Awards, Adam Lambert n'a pas choqué pour la mise en scène SM de sa performance, mais pour deux détails scabreux.
Adam Lambert, pour les nombreux lecteurs qui ne le connaissent pas, a failli gagner le programme American Idol en 2008. Il correspond pas mal à l'idole des minettes un peu dark genre Robert Pattinson, sauf que son homosexualité n'est un secret pour personne. Le jeune chanteur passe à la cérémonie des American Music Awards, dimanche dernier. La mise en scène de la chanson For your entertainment est pleine de symbolique SM un peu cheap, noir de rigueur et attaches pour les danseurs. Tout ça pour cacher le fait qu'Adam Lambert chante mal, je crois bien. Parce que le jeune homme décide d'en rajouter une bonne couche : agrippant l'un des danseurs par le cou, Adam simule une fellation, voire un deepthroat, et finit sa performance en embrassant goulûment l'un de ses musiciens. Petite précision : le programme passe sur la chaîne nationale ABC, en prime time, avec un audimat estimé à 14 millions de personnes. Bien entendu, le léger décalage du direct fait que les images sont censurées dans l'Ouest américain. Et comme pour bien montrer qu'il ne s'agissait pas d'un faux incident style le sein de Janet Jackson au Superbowl, Adam Lambert insiste : "J'ai offensé certaines personnes, je le sais. Ce sont comme des pommes et des oranges. Je ne suis pas un artiste qui agit pour plaire à tout le monde. Je crois en la liberté artistique et en la liberté d'expression. Je crois qu'il faut respecter les paroles d'une chanson. Ces paroles ne sont également pas pour tout le monde." (Moments intéressants à 1'18'' et 3'41'') Ouuuuuh, rebelle ! Sauf que la séquence choc est un peu tombée à plat. Selon USA Today, ABC a reçu environ 1 500 plaintes, ce qui est très peu au regard des dizaines de milliers de courriers que peut recevoir normalement une chaîne de télévision lorsqu'une controverse explose. Pire, environ une centaine de personnes ont appelé ABC pour dire qu'ils avaient aimé les images. Finalement, le soufflé retombe, comme le dit lui-même Adam Lambert : "Les gens ont peur et c'est triste. Je crois qu'ils devraient faire preuve d'ouverture et avoir du plaisir. C'est pour rire. On ne devrait pas en faire tout un plat." Toute une histoire autour d'Histoires de sexe(s)Le synopsis : "Agathe organise chez elle un dîner entre amies auquel participent Jennifer, Sandrine et Lise. Au même moment, Jean-Philippe reçoit chez lui Seb, Franck et Bertrand. Le film retrace cette soirée au cours de laquelle les deux groupes, les hommes d'un côté, les femmes de l'autre, en viennent à parler de sexe et illustrent leurs propos par le récit d'expériences vécues. Chacun raconte sa propre version des événements, souvent totalement différentes de la perception de leur partenaire."
Les réalisateurs : Ovidie et Jack Tyler, deux réalisateurs de films X, qui collaborent ici pour donner un point de vue à la fois masculin et féminin sur le sexe. La réalisation : Deux tournages ont été nécessaires, même pour les scènes de cul, afin de donner la perception de la femme et celle de l'homme à la fois, qui, il est vrai, peut être radicalement différente pendant un rapport sexuel. "A la différence des productions habituelles auxquelles nous avons l'habitude de participer, nous ne sommes pas tenus à un cahier des charges. Nous ne souhaitons pas respecter un quota de sodomies, de positions, ni d'éjaculations externes." ![]() Les faits : Présenté au CNC, Histoires de sexe(s) est contrôlé deux fois par la Commission de classification des oeuvres cinématographiques, qui décide de l'interdire. Le film, qui n'est pas grand public mais s'éloigne également beaucoup du porno. Si les scènes de sexe ne sont pas simulées, il s'agit tout de même plus d'une comédie de moeurs, avec scénario et dialogues conséquents, que d'un simple film de boules. "Avec ce film, nous attendions l'émergence d'un genre nouveau : celui du film traitant ouvertement de la sexualité, affranchi des codes de la pornographie et de son quota d'éjaculations faciales. Nous souhait n'était pas d'être exhibé à un public mineur, puisque nous réclamions une interdiction aux moins de 18 ans. Des films tels que Baise-moi (Virginie Despentes et Coralie Trinh-Thi) ou encore 9 Songs (Michael Winterbottom) avaient obtenu un visa d'exploitation -18 ans sans pour autant être classés X. A l'ère de l'ultra-violence, nous ne comprenons pas que ce petit film indépendant que nous ne jugions pas "polémique" subisse la pire sentence que l'on puisse réclamer pour une oeuvre de cinématographie." Le site d'Histoires de sexe(s) Merci à Sky et à @bstr@it de nous avoir relayé l'info L'éjaculation féminine, c'est vrai de vraiPosté par Mon Missionnaire le 19.10.09 à 13:50 | tags : sexe et société, orgasme, censure, xxx, femme
On l'avait déjà vu grâce à cet article : oui, l'éjaculation féminine existe, non, elle n'a rien à voir avec ce que l'on peut voir dans les films pornographiques. C'est une des raisons pour lesquelles que le British Board of Film Classification se tape tous les films diffusés au Royaume-Uni : la pornographie violente est interdite outre-Manche, et l'éjaculation féminine en faisait partie.
![]() Après une longue considération, Anna Span a remporté une victoire : l'éjaculation féminine existe bel et bien, elle n'est pas mentionnée dans la loi donc pas interdite, contrairement au SM très violent ou la scatophilie. Par contre, il faut savoir que la législation anglaise reste ce qu'elle est en matière de porno, très floue, et que le BBFC continuera gaiement de couper des scènes de films X s'ils tendent à "dépraver une personne". Illus : Crédit EroticExposures, "Aftermath of wifes gushing orgasm" Une Bible moins sexySous le logo de Conservapedia, un slogan : "L'encyclopédie de confiance". Elle traite, comme Wikipédia, de tous les sujets, mais avec un semblant, une petite touche inexplicable de conservatisme, en tout cas très américain. L'article "évolution" commence par définir la théorie, pour passer directement à un sondage CBS affirmant que la majorité des Américains n'y croient pas. Dans leur quête infinie de l'idéal traditionnaliste, les contributeurs de Conservapedia ont eu une nouvelle idée : retraduire la Bible. Abandonner la version "King James" pour en créer une plus pure, débarrassée de toute idée de progressisme. Leur travail se base donc sur 10 principes, à l'image des 10 commandements :
![]() 2. Pas de sexualisation : éviter les références au sexe, le langage sexué et toute autre forme moderne de sexualisation du christianisme. 6. Accepter la logique de l'Enfer : appliquer une logique forte et effective et ne pas renier ou sous-estimer la véritable existence de l'Enfer et du Diable. 7. Développer les paraboles sur le libre marché : expliquer les nombreuses paraboles sur l'économie dans leur sens véritable, celui du libre marché. 8. Exclure les passages rajoutés et libéraux, comme l'histoire de l'adultère. On passera sur le fait que, chez Conservapedia, on compte adoucir le terme "esclave" dans la Bible ainsi que toute terminologie socialiste, comme "camarade", "compagnon" ou "travailleur". Par contre, étrangement, aucune mention du fait que, malgré tout ce qu'on peut interpréter de la Bible, ça reste un bouquin sacrément cochon. Que va-t-il advenir de Marie-Madeleine la prostituée ? Du Chant de Salomon, plutôt érotique ? Comment traduire le fait que les habitants de Sodome ont tenté d'enc.... des anges, et que Lot a couché avec ses filles ? Alors que Conservapedia compte renforcer les allusions négatives à l'homosexualité, comment conserver la loi qui voudrait qu'on lapide une femme qui s'est fait violer si elle n'a pas su se défendre comme elle le devait ? Beaucoup de questions, mais finalement, on sait qu'on peut faire confiance en Conservapedia. Pussy, le clip censuré de RammsteinPosté par Mon Missionnaire le 22.09.09 à 17:27 | tags : sexe et musique, xxx, hot video, pornotube, censure
Telex : il semble donc difficile de trouver sur internet le dernier clip de Rammstein. Leur dernier album, Liebe ist Für Alle Da, sort le 16 octobre et le premier single, Pussy, a un clip des plus chauds. Le groupe habitué aux polémiques fait fort avec cette vidéo aux allures de film porno, à ne pas placer devant tous les yeux. C'est donc strictement interdit aux mineurs et le lien fonctionne sur le site Visit-X. Avis aux amateurs de metal allemand !
On salue AndreA pour sa contribution à la diffusion de la culture allemande. Danke schön ! Un phallus sur le PoussinDrôle d'histoire que celle de cette peinture. Le grand peintre français Nicolas Poussin l'exécute entre 1634 et 1638 : un thème des plus classiques, quoique très original : le dieu grec du mariage, Hyménée, se retrouve déguisé en femme pendant une cérémonie à l'honneur du dieu de la fertilité Priape. Vous savez, le fameux, celui qui a une bite dure comme le bois, toujours au garde-à-vous et impressionnante de taille. Poussin figure donc le dieu par une statue dotée d'un énorme engin.
La peinture passe aux mains de la famille royale espagnole, qui décide d'y faire une "retouche de pudeur", et de cacher le phallus en peignant dessus une fausse ombre. Le procédé se fait beaucoup à l'époque, depuis les sculptures dont on enlève les pénis aux seins recouverts des portraits de nus. Avec la guerre de Napoléon en Espagne, la toile est prise par des aristocrates anglais et vendue au XXe siècle au collectionneur français George Wildenstein, qui la refile au journaliste brésilien Francisco Assis Chateaubriand, fondateur du Musée d'art de Sao Paulo. La toile y est exposée donc de nos jours, et restaurée récemment pour fêter l'année de la France au Brésil. En nettoyant les multiples couches de peinture, malgré les trous et les déchirures, le phallus a été découvert et remis à l'honneur, prouvant ainsi que la force sexuelle, plus que les traditions, dure bien longtemps. ![]() Quel est le plus choquant ?Posté par Mon Missionnaire le 20.07.09 à 14:06 | tags : buzz sexy, hot tv, hot video, censure, fellation
Attention ! Billet choc sur SLG. Deux vidéos vues récemment qui nous font nous interroger sur la télé et ses liens avec l'évolution des moeurs sexuelles.
La première : une publicité pour Sprite qui devait être diffusée en Allemagne, mais apparemment, elle a été interdite. En la regardant, on se dit que ce n'est pas étonnant. Je crois que c'est la première fois que je vois une publicité aussi explicite (quoique, celle de Burger King tape fort aussi), avec référence aussi claire à l'éjaculation faciale. Tout cela fait qu'on ne sait pas trop où situer cette pub, entre le gang bang et la vision typique d'une pub pour boisson fraîche en été. Une façon de voir, également, combien le porno et l'érotisme ont quitté la télé pour finalement laisser une plus grande place à la sexualité dans la sphère audiovisuelle. Aujourd'hui, pas de X à la télé, mais des références plutôt explicites un peu partout sur les canaux hertziens. D'où peut venir un tel changement ? C'est en regardant cette seconde vidéo que j'y ai réfléchi. Révélée par le site Arrêts sur Images, elle montre Daniel Cohn-Bendit dans l'émission "Apostrophes" de Bernard Pivot, en 1982. Il se veut encore, à voir le look, jeune révolutionnaire de mai 68, qui parle de space cake et d'amour libre à la télévision. Mais aussi, de pédophilie. Décrivant la crèche alternative où il travaille, l'eurodéputé vert pourrait faire renaître la polémique s'il tenait de tels propos aujourd'hui sur le petit écran. Mais en 1982, ça semble normal de parler des enfants de telle façon, voire légitime. Quel est le pire, dans cette vidéo ? Les propos de Cohn-Bendit ou le soutien sans équivoque apporté par le public et les autres invités ? Ces deux vidéos n'ont apparemment aucun rapport, et pourtant. Entre le début des années 80 et aujourd'hui, le credo semble rester le même : dérangeons le bourgeois, renversons les valeurs traditionnelles. Et la sexualité reste le meilleur moyen de faire bouger la société. Aujourd'hui, les anciennes polémiques sont mortes, l'idéal révolutionnaire s'est doucement éteint. La sexualité est bien entrée dans la sphère publique, mais elle ne sert plus à faire bouger les choses. Tout au plus, le sexe vend, et on est triste de voir qu'elle peut donner des résultats tels que cette pub pour Sprite. Pour aller plus loin : Une histoire de la pudeur, interview de Marcella Iacub Love land![]() En Chine devait s'ouvrir un parc d'attraction entièrement dédié au sexe. Nommé Love Land, il était même en cours de construction mais les autorités locales de Chongqing (qui devait pourtant devenir la ville de l'amour charnel) viennent de décider que, finalement, ce n'était pas une bonne idée. Résultat, hop, on démonte tout, dont le mannequin géant dont vous pouvez admirer les jambes sculptées sur la photo. Mais qu'aurait-on trouvé dans ce parc d'attractions ? Autant vous le dire tout de suite, il ne s'agissait pas d'une immense maison close. L'objectif était un peu plus pédagogique. Il y aurait eu des sculptures géantes d'appareils génitaux pour instruire les visiteurs, des expos photo retraçant l'histoire de la sexualité en Chine, des stands pour apprendre à mettre un préservatif. Lu Xiaqing, le directeur du défunt parc défend encore son projet "le parc aurait été très utile pour l'éducation sexuelle. Le sexe est un sujet tabou en Chine, les gens ont vraiment besoin d'avoir accès à plus d'informations." L'attitude du gouvernement chinois en la matière reste très ambivalente, oscillant entre une pudibonderie certaine qui pousse à la censure de nombreux films et une tolérance (vis-à-vis de la prostitution par exemple) qui, de notre point de vue, peut sembler paradoxale. Craigslist, "Le bordel du net"On n'a pas souvent l'occasion de parler de Craigslist ici, le populaire site de petites annonces né à San Francisco. le 8e site le plus visité aux Etats-Unis. On en parle peu, et pourtant, ce n'est pas faute de voir, de temps à autre, des petites annonces érotiques se retrouver un peu partout sur les blogs américains. Parce que, il faut bien le dire, si Craigslist vous aide à trouver du boulot, une voiture ou un canapé, il sert aussi à dénicher une jolie prostituée ou un "massage avec happy ending".
![]() La ministre de la justice de l'Illinois a aussi qualifié Craigslist de "bordel du net", mais dans un sens beaucoup plus sexuel. Depuis des mois, plusieurs Etats américains mettent la pression sur le site pour calmer les ardeurs de ses visiteurs, et même supprimer ces annonces jugées immorales. La polémique rebondit en avril lorsque Philip Markoff, un étudiant en médecine de Boston, est arrêté pour meurtre : le "tueur de Craigslist" aurait assassiné une masseuse rencontrée via le site. ![]() Serait-ce, là encore, un moyen de restreindre les libertés sur le net ? Entre les censures sur Facebook, les filtrages dans plusieurs pays et la surveillance judiciaire en Allemagne, on dirait que Big Brother vous regarde de plus en plus quand vous surfez. Pochettes d'album SANS sexeSexe et rock'n'roll comme dit l'expression consacrée. Certes, mais si les rockstars étaient autorisées à forniquer dans tous les sens en backstage, il fallait quand même que les pochettes de leurs albums n'aillent pas trop loin. Quelques exemples pour jouer aux différences avant/après les retouches. On commence facile, en 1994 avec la pochette du troisième album des Black Crowes. ![]() Un peu plus difficile, Alice Cooper en 1971. The Beatles, 1966... Combien de différences entre la pochette prévue à l'origine et celle commercialisée ? ![]() Great White, 1991, tout en subtilité. ![]() Hurricane, 1990, la pochette d'origine fait un peu plus sens... ![]() Les Guns, 1987. Quand je pense que certains leur reprochent leur mauvais goût alors qu'ils font preuve d'un bel effort d'auto-censure. ![]() Pas de porno en Iran Une dépêche pas rigolote. En Iran, la police a fait une descente dans une maison de Téhéran et a arrêté... une équipe qui tournait un porno. On ne sait pas exactement combien de personnes ont été arrêtées - le gouvernement iranien n'aimant pas trop communiquer sur le sujet dans la mesure où cela reviendrait à admettre que la dépravation et la dégénérescence des moeurs propres à l'Occident ont contaminé l'Iran. On sait tout de même qu'il y avait une majorité d'actrices et on peut raisonnablement s'inquiéter pour ces jeunes femmes. Selon la loi, les individus accusés d'immoralité et de corruption des moeurs encourent la peine de mort. D'autant qu'il pourrait s'agir cette fois de marquer le coup en faisant un exemple pour stopper le développement récent de l'industrie du X iranienne. Le guardian rapporte les explications d'un sociologue de l'université de Téhéran, Naser Fakouhi, pour qui cette hausse de la production de pornos est liée d'une part à l'âge de la population iranienne (70% des habitants du pays ont moins de 35 ans) et d'autre part à l'âge moyen du mariage (40 ans pour les hommes, 35 pour les femmes). Dans un pays où le sexe hors mariage n'est pas autorisé, ça laisse effectivement de longues années d'abstinence. Les ados, ces petits pervers Deux études de suite, c'est sans doute trop mais soyez bienveillants, après celle-là, promis, je fais une cure de désintox. Le parallèle entre ces deux études est tel qu'on aurait pu en faire un dossier. Dans la catégorie "toujours plus con", entrent donc en lice les chercheurs de l'université de médecine de Pittsburgh. Leur étude ne sera publiée qu'en avril dans le journal américain de la médecine préventive mais voilà en exclusivité leurs édifiantes conclusions : les adolescents qui aiment les chansons populaires (du registre de la pop culture) comportant des références sexuelles dégradantes, sont nettement plus enclins à avoir des rapports sexuels que les "autres". Vous savez, ce mythe des "autres", de l'adolescent normal dont, personnellement, je doute fortement qu'il existe. Evidemment, un rapport de ce genre va aller dans le sens d'un renforcement du "Parental advisory explicit lyrics". Contrairement à l'étude japonaise qui tentait quand même de trouver une explication liée à l'environnement général et au mode de vie, là on accuse simplement la pop culture de pervertir les enfants. Ce qui est étonnant, outre l'affligeante bêtise de ce genre de raccourci, c'est combien la sexualité des adolescents semble passionner et effrayer les adultes. Phénomène qui mériterait peut-être une enquête scientifique qui étudierait dans le mode de vie des chercheurs des explications à cette fascination. Par exemple : les scientifiques qui écoutent de l'opéra en petit-déjeunant ont 65% de risques de produire une étude idiote sur la sexualité des jeunes. Facebook n'aime pas le sexe Oui, enfin, le site de réseau social n'aime pas tout ce qui s'approche de près ou de loin au sexe. La polémique enfle au fur et à mesure et atteint un des sommets d'absurdité. Au point que désormais, les Italiens découvrent des pages de fans de célèbres et redoutés mafiosi en même temps que plusieurs mères ont vu des photos d'elles en train d'allaiter supprimées : trop "obscène", selon Facebook. Quand la liberté d'expression s'arrête aux nichons et autres attaques à la pudeur. Les conditions d'utilisation sont pourtant claires : tout ce qui représente la nudité, la violence, la drogue et ces petites choses-là sont interdites de publication. Facebook veut un environnement sain et net au cas où des enfants se connectent, ce qui se comprend tout à fait. Il y a donc des censures qui se justifient, comme cette couverture d'un magazine canadien ouvert à toutes les sexualités, Xtra. On a quand même un peu de mal à se dire que des seins peuvent rentrer dans la violation des droits d'utilisation : il s'agit de nudité, mais voilà, les seins c'est gentil. Le problème s'élargit avec les mères qui allaitent. Facebook tient envers et contre tout, les mères aussi : manifestations devant le siège du groupe, pétition sur le site ou photos de profil les montrant en train d'allaiter. Et Stephanie Kapp Muir, qui gère le groupe "Allaiter n'est pas obscène !", a sans doute raison lorsqu'elle affirme : "S'ils enlevaient toutes les photos montrant une poitrine, féminine ou masculine, au moins ce serait juste. Mais leurs lois visent d'abord les femmes. Ils considèrent la poitrine obscène et dangereuse pour les enfants, c'est complètement absurde." ![]() Pour plus d'informations, on peut consulter la page dédiée sur Facebook. Tout en sachant qu'on n'aura pas l'explication de cette mystérieuse politique maison. Peut-on filtrer le sexe sur Internet ? On vous promettait des moteurs de recherche complètement libres et, en plus, sans surveillance aucune. C'était un peu du pipeau. Vous pensiez pouvoir tranquillement surfer sur des sites de cul : personne pour découvrir qu'en fait, vous êtes fan de bukkake. Bon, c'est possible en France, mais dans certains autres pays, on veut filtrer. Le gouvernement australien a même mis 126 millions de dollars sur la table (60 millions d'euros). Les internautes australiens se retrouveraient surveillés dès 2009 et empêchés d'accéder à certains sites. Les fournisseurs internet eux-mêmes doivent se plier aux injonctions du gouvernement, dont la liste noire concerne plusieurs milliers de sites. Deuxième mesure : un filtre pour enfants est mis en place, à l'image du filtre parental, mais au niveau national. Anti-pédophile, anti-pornographie etc... Celui-ci peut être enlevé. Si la deuxième mesure ne fait pas vraiment polémique (de telles choses existent déjà au Royaume-Uni et au Canada), le petit problème, c'est que personne ne peut accéder à la liste des sites interdits. Certains parlent de jeux d'argent interdits et beaucoup d'autres rumeurs flottent dans toute l'Australie. L'industrie du sexe est également inquiète : un "parti du sexe" est même né dans la foulée, qui devrait participer aux prochaines élections. Les fournisseurs d'accès à internet sont également pas très contents, ce filtre devrait ralentir certaines connexions. Mais la plus grosse connerie du projet reste quand même le fait que : interdisez un site, dix reviennent à l'assaut. En Chine, on y a sûrement pensé. Yahoo, Google et MSN se sont déjà pliés depuis longtemps aux injonctions du gouvernement communiste : les recherches sur moteur sont censurées depuis plusieurs années. "Démocratie" n'existe pas, Tian An Men est aussi jolie qu'un jour de printemps. Evidemment, la pornographie est strictement interdite, mais les autorités font preuve d'un petit laxisme. Certains cybercafés disposent par exemple d'un box isolé, et il est toujours possible de passer à travers les interdits pour trouver des images interdites sur internet. Yahoo ! China a trouvé donc une solution médiane, en association avec l'ONU : en tapant "sexe", "gay", ou "porno", l'internaute voit arriver un message d'information et de prévention. Bonne idée, mais bon : l'internet est filtré, l'internaute n'obtient pas les résultats voulus. Monde de m****. You Tube fait le ménage anti-sexeCa fait déjà longtemps que les vidéos porno ne sont pas disponibles sur You Tube. Et le contenu sexy, érotique ? Il est toléré, à condition de montrer patte blanche. Le système est entièrement basé sur la communauté, qui signale les contenus limite, et le X n'a pas droit de passage.
![]() You Tube réagit donc, et annonce hier discrètement sur son blog que le sexe sur le site de vidéos en partage, c'est fini. Désormais, les vidéos signalées seront tout simplement absentes des classements des vidéos les plus vues ou les favorites. Le contenu pour adultes, toujours interdit aux moins de 18 ans, sera défini de façon plus stricte, et toute vidéo dont le titre contient le mot "sexe" ou autre vulgarité sera bannie, le membre qui l'a postée aussi. En gros, You Tube veut désormais apparaître comme un site grand public propre sur lui où il sera beaucoup plus difficile de trouver du contenu illégal. "Notre but est de garantir que vous visionnez un contenu qui vous est pertinent et que vous ne tombiez pas par inadvertance sur un contenu qui ne l'est pas". Ce n'est donc pas "You Tube sans sexe", mais "You Tube pour tous". Ouais, enfin surtout pour les annonceurs qui n'aiment pas voir leurs publicités associées à du contenu sexy. On s'en fiche, il y a toujours les You tube du X pour se consoler. Jésus pleure quand tu regardes un film XPosté par Mon Missionnaire le 07.11.08 à 17:27 | tags : censure, décalé, photo, sexe et société, sexe-shop
J'adore cette image, je vous laisse vous pencher dessus pour le week-end. Vous saurez alors que, même quand je ne suis pas là, Jésus veille, bande de sacripants. ![]() Les pruderies de GoogleCe n'est pas une énorme découverte, mais ça me fait doucement rire (hu hu hu, en me touchant les côtes et tout). Google, moteur de recherche omniscient, un peu manipulateur, carrément ambitieux et capable de dévorer des parts de marché comme des piranhas, a officiellement lancé Google Suggest sur toutes ses pages d'accueil. Vous tapez quelques lettres, et vous avez des propositions qui apparaissent comme par magie. Vous tapez "ba", et vous voyez héberlué que "barbie" obtient plus de 80 millions de résultats. Pas très palpitant, en fait.
![]() On essaie "chatte", "pénis", "fétichisme" : rien. Même "seins" ! Des seins, c'est pourtant gentil. Qu'arrive-t-il à la machine Google si sophistiquée, aucune suggestion pour "seins" ! Les mots tabous ont été bloqués dans toutes les langues. Mais chez Google, on n'est quand même pas très fort en français. En tapant, "fellat", j'ai réussi à trouver "fellatoire", et quelques résultats pas très catholiques. J'aurais pu continuer la recherche, mais je vais vous en laisser le soin. Car chacun devrait avoir le plaisir, une fois dans sa vie, de piéger Google. Source La justice surveille vos films XL'empathie est une vertu que je respecte énormément. Et je me mets à la place des pauvres téléchargeurs dont on parle sur Ecrans. Imaginez-vous : vous téléchargez tranquillement, et en toute illégalité, un bon porno allemand, parce que seuls les Allemands savent faire des films X à la teutonne. Et vous recevez dans votre boîte aux lettres un courrier d'un avocat allemand qui n'est pas content du tout que vous passiez du bon temps en solitaire avec les films de la société de production qu'il défend.
![]() Merde alors ! On ne peut désormais plus du tout être tranquille devant son film X, et alors qu'on s'achemine vers un adoucissement de la législation sur le piratage, on est étonné de voir une telle affaire se dérouler. Est-ce la première fois que la justice empiète ainsi sur les libertés individuelles ? J'espère bien, et surtout, que ce soit également la dernière. Merci à Alpha_M pour la proposition ! Marcela Iacub et l'histoire de la pudeur On la connaît par ses positions claires sur la liberté des individus, les droits des minorités sexuelles. On sait qu'elle souhaite une sexualité basée sur le consentement, avec droit à la prostitution et moins d'interventionnisme pénal. Difficile, donc, de comprendre pourquoi Marcela Iacub s'est penchée sur une histoire de la pudeur publique. Pourquoi elle a souhaité fouiller les archives judiciaires pour révéler un temps où les juges français se plaisaient à regarder Par le trou de la serrure. Pendant cent cinquante ans, la justice est telle qu'on n'est pas forcément très tranquille chez soi, dans une partouze entre amis ou pire, devant un curé. Les faits que Marcela Iacub a débusqué sont surprenants tant ils viennent d'une autre époque. Mais ceci veut-il dire que nous sommes aujourd'hui dans une nouvelle ère, celle où l'on peut "jouir sans entraves ? Pas pour la célèbre juriste. Si l'Etat français a laissé l'espace public s'érotiser et s'imprégner de sexualité "libre", il n'est jamais autant intervenu dans le domaine privé. Traquant les différences, les pathologies, en somme les "pervers sexuels", la justice française cherche à épurer la société de ce qui sort du champ sexuel autorisé. Devenant ainsi le maître à penser des moeurs. Marcela Iacub livre dans un entretien à Fluctuat la principale leçon qu'elle a tirée de son livre : "l'outrage public à la pudeur" a disparu, pas la gouvernance de la sexualité. Lire l'histoire de la pudeur selon Marcela Iacub Tintin et le lotus rose Que serait Tintin s'il vivait dans le monde d'aujourd'hui ? Un monde sans soviets ni colonies, où les célèbres grands reporters se comptent sur les doigts d'une seule main et où l'on a déjà marché sur la Lune ? C'est ce qu'a tenté d'imaginer le professeur de littérature Antonio Altarriba, qui a publié en espagnol Tintin et le lotus rose (Tintin y el loto rosa). Rien à voir avec le sceptre d'Ottokar ou les sept boules de cristal. Aujourd'hui, Tintin travaille pour la presse people, le capitaine Haddock est alcoolique (en même temps, il l'a toujours été) et le Professeur Tournesol est à l'asile. Et Milou est mort. "Je dépeins un héros crépusculaire, affirme l'auteur. Dans ma fiction, Tintin est en crise existentielle, il suit une psychanalyse car il souffre du syndrome du protagoniste déchu." Avec tout cela, on s'éloigne du petit journaliste asexué des anciennes aventures. Dans le Lotus rose, Tintin est un amant insatiable, dragueur et va même jusqu'à connaître bibliquement Catherine Deneuve (pourquoi pas la Castafiore ?). Là où les héritiers d'Hergé, de la société Moulinsart, accusent Antonio Altarriba de pervertir l'essence même du personnage créé par leur ancêtre, l'auteur basque y voit plutôt une façon de renouveler la BD et de lui redonner du souffle : "Les héritiers imposent une lecture unique du récit. Leur censure est une atteinte à la créativité". Moulinsart a obtenu très récemment le retrait du Lotus rose des ventes. Mais en Espagne, l'éditeur se frotte les mains, heureux de voir la polémique gonfler ses chiffres avant la mise en application du jugement. Le téton d'Eva Mendes #2Eva Mendes n'est pas très pudique. Tant mieux. Mais ça ne plaît pas outre-Atlantique, où cette publicité pour Calvin Klein a été interdite. Motif ? Un téton aperçu pendant 0,00000005 secondes. Vous aurez remarqué sans doute que dans les séries américaines, les femmes qui viennent de coucher avec des hommes s'emm.... à cacher sous le drap cette partie de leur anatomie qu'on appelle poitrine. Comme si elles n'avaient rien montré d'autre. En tout cas, cette interdiction montre bien que l'état des choses n'est pas prêt de changer.
South Carolina is so gay...And not only SC ! But also Atlanta, Washington DC, Las Vegas, Boston...
Deux millions de personnes sont censées avoir vues ces publicités pour Amro, agence de voyages gay et british. A Londres, elles ont été les petites stars du Tube pendant deux semaines, le temps de profiter du spot médiatique dont bénéficie la gay pride de Londres, organisée le 5 juillet dernier. ![]() Sans s'attendre à tout cela, Amro affirmait il y a quelques jours que le but de cette campagne était de montrer combien "so gay" pouvait ne pas être négatif. C'est vrai qu'en anglais, "gay" peut signifier naze, ridicule ou dépassé. "Nous pensons que c'est génial d'être so gay !" A bon entendeur. La lingerie en Arabie saouditeCe sont des histoires assez difficiles à vérifier. L'Arabie saoudite serait beaucoup plus strict que les autres pays musulmans sur les images venues d'Occident. Normalement, toute représentation humaine est interdite. Mais là, on y va fort, je trouve. On autorise les images, la liberté d'expression jusqu'à un certain point. Genre, moderne, mais pas trop. Ca donne des choses à peu près comme ça, donc :
![]() ![]() ![]() Toe Jam, de New BPA : s'amuser avec la censureIl y a longtemps, je n'étais pas né, les gens aimaient bien se déshabiller entre eux, faire la fête à poil. C'était une nouvelle génération qui voulait profiter des corps, de la liberté de jouir, tout ça. Malheureusement, messieurs les censeurs (bonsoir) étaient là, à traquer le moindre nichon, à attrister le monde avec leurs maudites et laides bandes noires. Alors, les jeunes ont quand même trouvé le moyen de s'amuser.
Trouvez-moi le nom de la musique et je vous promets une petite surprise. Sex and the KittyHé ouais, même sur le blog sexe, on n'échappe pas aux petits chatons kikoolol trop mignons. Sauf que là, ce ne sont pas juste des images de ces petits animaux entourés de pelotes de laine, dans des petits paniers en osier, avec leurs yeux globuleux et leurs oreilles énormes (au point qu'on se demande ce qu'on leur trouve de mignon).
Non, là, on parle de sexe. La dernière campagne publicitaire de PETA (People for Ethical Treatment of Animals) est même en train d'être refusée par les télés américaines. Le principe est simple : votre chat, que vous le vouliez ou non, cherche à se reproduire. Il fornique par-ci par-là, vous vous retrouvez avec une tripotée de chatons dont personne ne veut autour de vous. La réalité, c'est que beaucoup de personnes se résoudront à les étrangler, les noyer ou leur tordre la queue. PETA veut donc faire passer un message : stériliser votre animal de compagnie si vous ne voulez pas tuer les prochaines générations. Et la pub est assez surprenante. Le réseau MTV, dont on sait qu'il se plaît à diffuser des clips de rappeurs où l'on fait tout autant semblant de se reproduire comme des petits lapins, a quand même osé dire que cette campagne était trop "steamy". Difficile de traduire, mais steamy veut dire "humide". PETA se fend d'un communiqué pour faire part de son incompréhension. Rappelant que le sujet est grave, qu'une chatte peut faire 36 chatons en 18 mois, qu'un chat n'a pas de limites, et surtout, que des millions d'animaux sont abandonnés chaque année dans les refuges ou les rues, faute de pouvoir s'en occuper. |
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