Sexe, love et gaudriole : le blog Sexe de Flu
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Soy una puta y mi coño lo disfruta ("Je suis une pute et ma chatte en profite") : une petite expression comme tant d'autres, qui en dit long sur le rapport des Espagnols au sexe. Mon Missionnaire est parti enquêter au pays des tapas, là où el sexo fait sans cesse parler de lui. Calor y amor ! Petite chronique chez des Ibères au sang chaud.

Auberge espagnole : Sensualité et féminité du flamenco

Posté par Mon Missionnaire le 14.05.08 à 16:25 | tags : art et sexe, auberge espagnole, sexe et musique
Ca y est, je l'ai fait. C'était dur, parce que je n'étais pas tellement excité par la chose. Ca donne envie à tout le monde, et évidemment, on trouve le pire et le plus alléchant. Souvent, c'est très cher et ça ne vaut pas le coup. Rarement, c'est vraiment authentique et sensuel. Surtout, difficile de trouver une femme professionnelle vraiment sexy.

Mais voilà : j'ai vu mon premier concert de flamenco. C'était incroyablement beau, envoûtant, un enchaînement de frissons qui vous envahissent. C'est assez modeste, finalement : quelques guitares, voire une seule, une danseuse, des accompagnatrices et accompagnateurs. Mais le tout donne un style tellement cohérent et plein qu'on a du mal à y croire. Les mains battent à un rythme effrené, la guitare sature presque, les coups de talon sur le sol sont comme une invitation à la danse, une musique en soi.

Le flamenco joue beaucoup sur la sensualité que seule une femme peut rendre. Il existe des danseurs, des connus même, mais on ne retient finalement que ces longues robes moulantes, ces regards acérés lancés au public, ces talons qui tranchent le sol comme des lames. Derrière le regard dur de la danseuse, derrière ses mouvements brusques puis lentement éxécutés, derrière la longue robe à pois, on devine autre chose. A l'image de ces danseuses qui, souvent, vous montrent leurs jambes juste le temps d'un tour sur elles-mêmes, juste le temps de lever un peu le voile de pudeur. Derrière ce jeu digne d'une belle Carmen, j'ai trouvé, je crois, la feminité à l'état pur. Une féminité fière, sensuelle, séduisante et effrontée. Un peu réservée, mais définitivement prête à se mettre en colère et soutenir votre regard jusqu'au bout.
Cette danse, ce chant plaintif mêlé au son vif des claquements de mains ou de castagnettes, j'y ai vu l'âme même de l'Andalousie. L'histoire le fait remonter très loin, le flamenco : à la musique savante musulmane, aux cantiques mozarabes, aux berceuses juives et surtout, aux chants douloureux des Gitans. Mais trève de bavardages : je vous laisse avec cette vidéo de Sara Baras, l'une des plus célèbres danseuses de flamenco en Espagne. A voir jusqu'à la fin !

L'auberge espagnole : el costumbrista Jamón Jamón

Posté par Mon Missionnaire le 15.04.08 à 14:46 | tags : hot video, plan sexe, auberge espagnole, sexe et cinéma
C'était il y a bien longtemps, en 1992. Penélope Cruz et Javier Bardem se connaissaient sans doute à peine, ils jouaient pourtant ensemble une scène torride dans le film Jamón Jamón (Jambon, jambon) de Bigas Luna. Elle est encore toute jeune, fraîche et pas sophistiquée (L'Oréal n'est pas encore passé par là). Il est beau, fort et respire le sexe.

Je trouve qu'on reconnaît bien l'esprit espagnol dans cette scène : pas de peur, de l'insolence même, un désir qui éclate aux yeux des autres. A préciser : ce que Penelope Cruz utilise pour se protéger de la pluie, c'est le testicule du célèbre toro nacional parsemé le long des routes nationales. Emblématique.

Et on en vient au coeur du sujet : j'ai appris récemment ce que signifie "costumbrista". Une oeuvre d'art qui se réfère aux traditions et coutumes espagnoles, au mode de vie ibérique si particulier, c'est costumbrista. Mais depuis la movida et l'essor du cinéma en Espagne, cette tendance artistique séculaire est de plus en plus détournée. Aujourd'hui, réalisateurs ou autres reprennent des thèmes forts pour s'en moquer allègrement. Une sorte d'auto-dérision peu ou mal comprise à l'étranger. En fait, se protéger de la pluie avec une couille du taureau noir, c'est totalement costumbrista. Et Pedro Almodovar reste le maître et modèle en la matière.

¡Viva España!


L'auberge espagnole : sainteté et sexualité

Posté par Mon Missionnaire le 19.03.08 à 17:00 | tags : orgasme, livre érotique, auberge espagnole, vécu
Je ne sais si vous êtes au courant, mais les rues d'Espagne s'apprêtent, pour la Pâques, à grouiller de statues de figures religieuses énormes et baroques. Jésus, Marie, peut-être Joseph : les confréries religieuses sortent les icônes dans les rues pour se lamenter de la mort du Christ, avant de fêter Sa résurrection. Hier soir, donc, on répétait dans les rues de Grenade avant l'arrivée des milliers de touristes. Près de chez moi, des badauds en masse, les statues sacrées entourées d'or et de fleurs, une fanfare militaire qui joue des airs mélancoliques accompagnés d'un funeste tambour. Je pensais que j'allais trouver ça kitsch, et en fait pas du tout. C'est d'une beauté envoûtante, cette cérémonie, l'Histoire semble rugir devant nous, tandis qu'on admire les pénitents cagoulés tels des membres du Ku Klux Klan (un peu flippant sur les bords, d'ailleurs).

Le mysticisme, donc, s'empare de l'Espagne pour cinq jours. L'occasion, pour nous, de rendre hommage à l'héritage catholique que la péninsule a apporté au monde occidental. Et la figure de proue d'un tel légat, c'est Sainte Thérèse d'Avila. On apprend chez notre ami Wikipédia qu'elle a été élevée entre les romans et les édifiantes vies de saints. Qu'elle a déjà succombé à la tentation dans sa jeunesse avant que son père l'envoie au couvent, à Avila. Elle y trouve son bonheur, mais il semble aussi qu'elle n'arrête pas de souffrir de problèmes de santé. Bref, ce qu'on retiendra d'elle, ce sont son esprit réformateur et le fait qu'elle a vu tous ceux qui squattent le Paradis : Jésus, le Père, Marie, des saints, des anges, etc. Et surtout, surtout, un ange, dont elle parle dans sa biographie et qui a inspiré cette magnifique sculpture du Bernin. Je vous restitue ce passage littéraire resté célèbre :

"Je voyais dans les mains de cet ange un long dard qui était d'or, et dont la pointe en fer avait à l'extrémité un peu de feu. De temps en temps il le plongeait, me semblait-il, au travers de mon cœur, et l'enfonçait jusqu'aux entrailles ; en le retirant, il paraissait me les emporter avec ce dard, et me laissait tout, embrasée d'amour de Dieu.

La douleur de cette blessure était si vive, qu'elle m'arrachait ces gémissements dont je parlais tout à l'heure : mais si excessive était la suavité que me causait cette extrême douleur, que je ne pouvais ni en désirer la fin, ni trouver de bonheur hors de Dieu. Ce n'est pas une souffrance corporelle, mais toute spirituelle, quoique le corps ne laisse pas d'y participer un peu, et même à un haut degré. Il existe alors entre l'âme et Dieu un commerce d'amour ineffablement suave. Je supplie ce Dieu de bonté de le faire goûter à quiconque refuserait de croire à la vérité de mes paroles. Les jours où je me trouvais dans cet état, j'étais comme hors de moi ; j'aurais voulu ne rien voir, ne point parler, mais m'absorber délicieusement dans ma peine, que je considérais comme une gloire bien supérieure à toutes les gloires créées."

Sainte Thérèse d'Avila, carmélite réformatrice, docteur de l'Eglise, Chapitre XXIX

J'ai souligné en gras les quelques passages qui montrent combien l'extase spirituelle se rapproche des plaisirs charnels. Une jouissance telle qu'elle en vient à être douloureuse, ça resemble bien à un orgasme, non ? Et combien d'autres mystiques ont fait de même ! Angèle de Foligno nue au pied de la Croix, Catherine de Sienne, furieuse, criant "Amour, amour !" dans l'église, ou encore Madeleine de Pazzi, roulant dans la neige pour calmer le feu qui brûlait ses membres. Toutes réussissent à prouver une chose : on peut parler à Dieu comme on parle à son amant.

L'Auberge espagnole : Zapatero, el mas sexy ?

Posté par Mon Missionnaire le 07.03.08 à 14:49 | tags : sexe et société, auberge espagnole, politique
Je regardais la télé espagnole l'autre jour, alors que le deuxième débat entre Zapatero et Rajoy (le chef de l'opposition) allait commencer. Micro-trottoir d'une journaliste, elle demande à des Madrilènes pour qui voteront-ils. Une petite vieille : "ben, le plus moche". La journaliste, interloquée : "qui est le plus moche ?", et l'ancienne de répondre, en toute logique : "Rajoy, évidemment."

Ben ouais, Rajoy est moche, évidemment. Ca ne compte pas en politique, et il réussit à avoir un certain nombre de voix (la gauche est malgré tout en avance et donnée victorieuse). Mais pendant le débat, je crois que le physique a marqué. Le Président du gouvernement vous perce de ses yeux bleus en vous promettant que personne ne sera laissé de côté, il parle à la caméra avec ce ton décidé et ferme et vous êtes facilement convaincu. Le Président de l'opposition a un accent de paysan galicien, de la bave qui gicle de temps en temps et s'accumule sur les lèvres pendant qu'il assène des horreurs sur l'Espagne actuelle et ne propose rien. Deux débats, et les Espagnols ont systématiquement préféré Zapatero.

Bon, la beauté n'est certainement pas, cependant, ce qui pousse des électeurs au vote. Sinon, Ségolène Royal serait aujourd'hui à la place de Nicolas Sarkozy. Angela Merkel, dont les yeux de merlan frit rappelle la douce époque de la RDA, ne serait pas Chancelière aujourd'hui, et Gordon Brown , le Premier Ministre aux airs de chien battu, ne serait pas à la tête du gouvernement anglais. Quand je fouille les personnalités politiques internationales sur Fluctuat, aucune d'ailleurs n'est vraiment sexy, sauf peut-être Jens Stoltenberg , le Premier ministre norvégien.
La beauté ne fait pas tout, loin de là. Mais que se passerait-il si Mariano Rajoy ressemblait à un mannequin ? Les Espagnols l'écouteraient-ils avec plus d'intérêt ? Que se serait-il passé si Ségolène Royal (la "Zapatera" souvenez-vous) était un thon, aurait-elle eu 47% des voix au second tour ? (aurait-elle même été élue candidate du Parti socialiste ?) Au Royaume-Uni, comment se fait-il que le charmant Tony Blair était plus populaire que l'ennuyeux Gordon Brown, alors que le premier a basé son succès sur la politique économique du second ? Enfin, si les Conseils de L'Europe ressemblaient à des concours de Mister et Miss, serions-nous plus intéressés par les négociations entre pays sur les quotas de pêche ? Peut-être. Tout ça pour vous dire que j'ai appris récemment que les Espagnols, si on leur proposait un verre avec une célébrité, choisiraient en tête de passer leur soirée avec leur Premier ministre, ainsi que Penélope Cruz. Comme quoi, le charme, ça agit.

L'Auberge des Espagnoles

Posté par Mon Missionnaire le 28.02.08 à 16:50 | tags : auberge espagnole, drague, sexe et société
Je ne m'étais jamais vraiment frotté aux Espagnoles avant de venir m'installer au pays des tapas. Une fois, au petit bonheur la chance, je dragouille vaguement à une fête une étudiante de ma fac venant de Barcelone, la jolie Valentina.
Souriante, agréable toute la soirée et qui semble m'écouter : ouais, j'ai toutes mes chances, que je me dis. Le lendemain, j'apprends qu'elle s'est allègrement payé ma tronche auprès de mon pote, disant que j'étais un peu super-méga lourd et qu'elle espérait que ça ne recommencerait pas. En la revoyant, dans les couloirs de la fac, j'avais des envies de meurtre, elle continuait à me faire des grands sourires.

C'était la première fois que j'apprenais à me méfier de certaines femmes. Car en France, quand Mademoiselle ne veut pas de toi, elle sait te le montrer en toute honnêteté. En Espagne, c'est le contraire. Les jolies sont ouvertes, sympas et tout et tout. Buenas chicas, en somme. Elles vous regardent de leurs jolis yeux noirs brillants (j'ai d'ailleurs l'impression qu'il y a bien un oeil typiquement espagnol, sombre et scintillant, mais peut-être que je me trompe. En fait, je pense même... bon, passons), de véritables machines à sourire. Joder, mais c'est qu'en plus, elles rigolent à tes blagues pourries d'expatrié ! Et pour couronner le tout, elles sont proches et te touchent sous prétexte que t'es l'ami d'un ami. Il faut dire qu'ici, être agréable et souriant est LA qualité la plus demandée socialement : tu râles à la française, tu fais part de tes états d'âme, et t'es regardé comme un extraterrestre.

Amigo francés, toi qui t'apprêtes à aller au-delà des Pyrénées et rencontrer des Espagnoles, les conseils qui tuent. Sache être souriant, charmeur, drôle et même un peu provocateur, ça plaît plus que plus. Sans aller trop loin : admirer une espagnole s'énerver parce que tes avances sont trop... avancées, ça fait plus que plus peur. Pas la peine donc de sortir le grand jeu, pas la peine d'en faire des caisses, les Espagnoles veulent juste s'amuser. On peut même se permettre d'être grivois, à la limite du beauf, parce que les autochtones eux-mêmes ne sont pas très raffinés. Par contre, faudrait songer à ranger l'accent français quelque part, parce qu'il est tout sauf sexy (un petit exemple sur You Tube). Baragouine trois mots en espagnol, roule les "r", et on applaudira tes efforts surhumains. Enfin, petit côté pratique : avoir ta propre chambre (débrouille-toi, je vais quand même pas t'accueillir chez moi), ça aide pour le coup d'un soir, sachant que les jeunes Espagnoles se contentent souvent de la chambre d'un pote ou de la banquette arrière moisie d'une voiture pour pouvoir prendre leur pied. On a vu plus classe.

En gros, compte sur une approche douce et sympa, pas d'harcèlement et le sourire figé, t'auras beaucoup plus de chances de conclure qu'avec une Parisienne en boîte. Seul désavantage : celui d'imaginer que, peut-être, elle risque de casser du sucre sur ton dos avec ses copines (ou ton meilleur pote, salope de Valentina).

En illus : las españolas mas bonitas (et leurs yeux qui brillent : Penélope Cruz, Paz Vega, Ines Sastre)

Plan à trois à Barcelone

Posté par Mon Missionnaire le 13.02.08 à 12:06 | tags : lesbien, sexe et cinéma, people, auberge espagnole
Vous avez peut-être déjà entendu que le prochain film de Woody Allen se déroulera à Barcelone. Il s'appelle Vicky Cristina Barcelona, et met en scène Penélope Cruz, Scarlett Johansson et Javier Bardem. L'histoire semble intéressante, puisque les deux premières, selon le réalisateur, figureront dans une scène des plus saphiques. Et que les trois acteurs en remettent une couche en tournant une scène de triolisme. C'est le New York Post qui parle de tout ça.
Le film raconterait l'histoire étrange qui se noue entre un peintre et deux touristes américains. On ne sait rien de plus...
Ce que je me demande, c'est comment un couple dans la vraie vie (Penelope et Javier) arrivent à simuler du sexe au cinéma, et plus encore avec une autre actrice. Ca doit être très déroutant, mais ça doit aussi donner des idées.

L'image est tirée du film, qui devrait sortir en septembre 2008

L'auberge espagnole : Pour la réintroduction du bidet en France

Posté par Mon Missionnaire le 08.01.08 à 15:46 | tags : auberge espagnole, décalé, gadget, scato
Au début, je le regardais avec circonspection. Un bidet dans mon appartement grenadin, ça va me servir à rien, on n'est pas dans un bordel, quand même. Mais il y a malgré tout quelque chose d'étrange : les Français ont inventé cet objet il y a plus de trois siècles, l'ont utilisé avec génie et l'ont popularisé aussi bien en Italie qu'en Espagne, au Japon ou en Argentine. Et puis plus rien. Il a disparu des maisons et appartements de notre beau pays, il a acquis une mauvaise réputation ("il est laid le bidet", chantait un méchant bonhomme). Il est devenu l'instrument des putes, des maisons closes, des Jean-foutres.

Propagande que tout cela ! En vérité, ces maudits Anglo-saxons, n'ayant pas compris l'usage de ce merveilleux objet et se fiant à notre réputation de baiseurs frénétiques, ont relégué l'usage du bidet au sexe. Faut dire aussi que les soldats alliés se rendaient en masse dans les maisons closes françaises durant la seconde guerre mondiale...

Pauvre objet, donc, passé aux oubliettes à cause d'un malentendu. Car le bidet ne sert pas seulement à se nettoyer les parties intimes après l'amour. Vous coulez un bronze magnifique ? Le bidet est là pour assurer l'hygiène de votre petit trou (je sais, l'idée est dégoûtante, mais on s'y fait). C'est plus propre et ça économise le papier. Et en ces temps de raréfaction de l'eau, chaque action compte. Bébé ne sent pas très bon ? Un bain dans le bidet, c'est parfait pour lui. Vos cheveux sont gras, vos pieds puent et pourtant, vous n'avez pas le temps de prendre une douche ? Un petit tour par le bidet. Quelques chaussettes sales qui traînent, mais pas assez de linge à mettre dans la machine ? Direction le bidet. Les toilettes sont remplies d'un étrange objet marron et visqueux et vous avez une furieuse envie de pisser ? Le bidet, encore et toujours lui.

En somme, cette objet génial remplace le lavabo, pas très pratique dans de nombreux cas. Difficile d'expliquer alors pourquoi une invention aussi bienfaitrice pour l'humanité a disparu de nos salles de bains en quelques décennies, alors qu'elle a conquis celles d'Espagne (on n'y troupe pas un seul appartement sans bidet). Bon, je sais, il y a sûrement des questions plus essentielles dans la vie. C'est peut-être pour ça qu'il existe des groupes dédiés au bidet sur Facebook.

Alors, qui est prêt à publier un manifeste ?

MAJ : "Bonjour à l'équipe de SLG, juste pour vous dire qu'en réponse à votre post sur le bidet, je suis allée chercher pourquoi le bidet avait disparu de nos salles de bain. La réponse est donc ici." Merci Morgane !

L'auberge espagnole : sexe sans tabous

Posté par Mon Missionnaire le 26.11.07 à 16:15 | tags : auberge espagnole, vécu, sexe et société
Pour ceux qui avaient raté le premier épisode : Votre Missionnaire est parti s'installer en Espagne depuis trois semaines. Trois semaines durant lesquelles il a pu tirer une conclusion (un peu hâtive) : les Espagnols savent faire du sexe un sujet de discussion comme les autres. Il m'arrive même, en bon Français, d'être choqué par ce que je vois et entends...

Ca a commencé par la télé, ou comment les séries espagnoles abordent même la zoophilie sous les traits de l'humour noir. A une époque, il y avait Un, dos, tres, où chaque danseur et danseuse se déshabillait devant la caméra sans aucune pudeur. Aujourd'hui, il y a Cuestion de sexo, série de moeurs satyriques où les scènes de cul s'enchaînent sans qu'il n'y ait aucun gros buzz comparable à Tell me you love me.
Ca a continué avec les gens rencontrés. Une inconnue qui en dit long sur le fait qu'elle n'arrive plus à avoir d'orgasmes. Des rumeurs qui traînent : une fille qui se réveille le matin, va aux toilettes et fait tomber un préservatif de son vagin pendant qu'elle fait pipi.
Et le grand problème, qui revient continuellement. A Madrid, peu de jeunes accèdent facilement à l'indépendance. Les loyers sont élevés, les offres d'emplois peu nombreuses, alors quand on est en couple et qu'on vit chacun chez ses parents, peu de solutions s'offrent à ceux qui veulent enrichir leur vie sexuelle. Dans la plupart des cas, les amants se retrouvent chez des amis ou, très généralement, dans un endroit public. Les parcs, les halls d'immeuble, pire, les abords d'une autoroute (je peux témoigner, je les ai entendus)...
Fait qui prouve combien, également, les restes de la vieille société sont encore vivaces. Les parents qui ont soutenu ou combattu Franco voient aujourd'hui leurs enfants respirer un air de liberté plus vif encore que pendant la movida. L'Espagne bouge mais certains conservatismes demeurent. Madrid réunit la plus grande gay pride d'Europe, mais certains caricaturistes sont encore condamnés pour avoir représenté le Prince Felipe en plein ébat sexuel. Il n'est pas rare, aussi, de rencontrer des jeunes couples qui peinent à s'installer ensemble, tant leurs parents ne les voient pas vivre "en el pecado", c'est-à-dire en dehors de toute union légitime.

Bizarre, bizarre, donc : autant, par rapport à la France, les moeurs se libèrent et le sexe devient un plaisir aussi légitime qu'un bon chorizo. Autant nous avons réussi, avec un mai 68 que n'a pas vécu l'Espagne, a nous débarrasser de nos vieux démons catholiques. La nation de Zapatero se rattrape comme elle peut, mais elle a atteint déjà un niveau incomparable au reste de l'Europe. Résultat : 8 Espagnols sur 10 se déclarent satisfaits de leur vie sexuelle, contre 4 sur 10 en France.

Prochain épisode : comment les cocktails espagnols mènent irrémédiablement à la fellation.

Illus : Daniel Zueras, vainqueur de la Star Academy espagnole, dans son clip un peu très bi et sa chanson No quiero enamorarme.

Un vagin à l'aubergine

Posté par Mon Missionnaire le 22.11.07 à 11:54 | tags : décalé, santé, sexe et société, chatte, auberge espagnole
En Espagne, il fait chaud (enfin, tout est relatif) et ça doit monter à la tête de tout un chacun. On entend donc de drôles d'histoires traîner ici et là, surtout que ces chers hidalgos ont un sens de la comédie assez prononcé. Ca ne vous étonnera donc peut-être pas de savoir qu'un gynécologue a été jugé coupable par une cour de justice barcelonaise. Ce médecin officie au centre de santé de Montada I Reixac. Le docteur Enric Ripoll aurait conseillé à une patiente de se fourrer une aubergine dans le vagin. Celle-ci n'était pas très à l'aise, et la défense argue que le professionnel aurait voulu faire une petite blague ("va t'enfoncer une aubergine et reviens me voir après") pour que la patiente se détende. La même patiente qui n'a pas du tout rigolé. Après avoir perdu une première fois, elle relance le procès en appel et obtient gain de cause : le juge voit dans cette phrase une humiliation sans équivoque. Et condamne le gynécologue à payer 200 euros à la justice et 3000 euros de compensation à la patiente.
Décidément, je ne regrette pas mon expatriation.

Strip-tease au ciné : Lucia y el sexo

Posté par Mon Missionnaire le 12.11.07 à 09:57 | tags : auberge espagnole, hot video, sexe et cinéma, strip-tease
M'en voudrez-vous si je vous dis que je suis actuellement à Grenade, que la vi(ll)e est belle sous le soleil de novembre, avec 20° au thermomètre ? Parce que je viens de consulter la météo à Paris, et que ce n'est pas très reluisant. 9°, soleil ce matin mais de la bruine sûrement l'après-midi. Bon, comme je suis grand seigneur et que je vous plains sincèrement... Voici de quoi vous consoler. Une scène de strip-tease tirée de Lucia y el sexo comme je n'en ai jamais vu. Dios mio, je ne m'imaginais même pas qu'on pouvait danser comme ça avec un aussi joli petit cul. Paz Vega, te lo digo, eres guapissima !

Cette scène est en tête du classement des 10 meilleures scènes de strip-teases cinématographiques, trouvées sur le net. Soyez patients, les autres viendront très prochainement...

L'auberge espagnole : le départ

Posté par Mon Missionnaire le 05.11.07 à 14:02 | tags : décalé, hot video, auberge espagnole, blog sexe, love...
A l'heure où je vous parle, mes grosses valises sont prêtes, la voiture devrait arriver bientôt pour me conduire à l'aéroport. Je pars m'installer en Espagne pour un petit moment, avec un aller simple pour Madrid. Mio Misionero continuera pourtant à tenir le blog rose de Fluctuat, parce qu'on n'a pas besoin d'être en France pour vous tenir au courant sur le monde magique et fantasmagorique du sexe. Voilà donc une raison de plus pour venir sur SLG : toujours autant de news sexe, mais qui arriveront désormais jusqu'à vous avec un peu de soleil, de sangria et gazpacho.
En attendant mon intégration complète chez les Ibères, j'ai décidé de prendre quelques leçons de drague en espagnol, comme le prouve cette vidéo que j'adore (en VO mais facile à comprendre).
J'en profiterai pour vous tenir au courant des moeurs sexuelles de nos voisins transpyrénéens au sang chaud dans la rubrique "auberge espagnole". Pero ahora, debo irme. Hasta la vista !



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