J'ai testé pour vous : les putes de la rue Saint-DenisEnfin, testé, c'est un bien gros grand mot. Je vous rassure, je n'ai pas mis la main au porte-monnaie. Disons que j'y suis allé, j'ai vu, j'ai parlé. Moi qui, autrefois, baissais la tête en approchant les filles de joie, moi qui n'osais pas les regarder dans les yeux, moi qui étais effrayé à l'idée de devoir leur demander "c'est combien ?", eh bien, pour toi, lecteur, je l'ai fait !
![]() Stratégie : "Bonjour, je suis journaliste, je travaille pour un blog sexe sur Internet, est-ce que ça vous dérange si je vous pose quelques questions ?". Stratégie simple, me dira-t-on. Et stratégie qui ne donne pas toujours de bons résultats : "Qu'est-ce que ça peut me foutre, moi, tes questions ?! Ca va m'apporter quoi ?" gueule une prostituée au moment même où je prends la fuite. Alors cher lecteur, si tu veux te mettre une pute dans la poche, vas-y mollo. Là, de très sympathiques prostituées comme Angelina et Stéphanie (prénoms modifiés) te répondront. Points forts : Selon mes deux témoins, le tarif officiel d'une passe est de cinquante euros. Sympa pour le client (c'est environ 80 euros à Amsterdam, des centaines de dollars à New-York), et pour la prostituée, qui peut ainsi manger son bifteack tous les mois. En plus, les prix peuvent atteindre 200 euros, et si on trouve un client qui veut être dominé, c'est le jackpot, avec des tarifs dépassant les 500 euros. Parce que les putes, faut pas croire, mais des fois elles vivent plutôt bien. Pas de patron qui leur gueule dessus quand elles ont cinq minutes de retard ou qu'elles ont la flemme de travailler. Pas d'obligations. Un videur pour les protéger. Finalement, les prostituées sont même imposables. Un statut donc aussi enviable que celui du fonctionnaire ? Points faibles : Elles ont beau me faire miroiter leur vie de rêve, Angelina et Stéphanie énumèrent les nombreux risques du métier, alors qu'un clochard leur demande un euro pour s'acheter un café ("il est chiant, il nous harcèle tous les jours !"). Parce que le talent péripatéticien n'est pas donné à tout le monde. Rester des heures debout dans la rue, par tous les temps. Supporter des talons de trente centimètres quand on marche. Subir un client aux demandes bizzaroïdes (oh oui, pisse-moi dans la bouche !)... Mais le pire, c'est bien les sacrifices imposés par ce métier. En premier lieu, oublier toute vie de famille (même quand on a des enfants). Quant aux policiers, n'en parlons pas. Bilan : Une expérience plutôt concluante. Les putes que j'ai rencontré étaient très sympas, ouvertes et drôles. En somme, Angelina et Stéphanie m'ont fait une longue liste de problèmes liés à la prostitution, mais restaient persuadées que la liberté et l'argent bien mérité étaient de bons arguments. Si la fille a la tête solide et qu'elle sait se méfier, elle peut trouver son bonheur. NB : certaines prostituées vous demandent de les payer avant, et vous laissent avec leur mac patibulaire si vous refusez de partir sans avoir consommé. Faites attention, donc. Commentaires
De pH!Re, posté le 13.07.06 à 18:48
![]() La prostitution c'est pas forcément tout rose : http://www.peripheries.net/e-prostitution.html De pH!Re, posté le 13.07.06 à 18:51 ![]() En fait j'aurai du dire que les avis divergent (et dix verges c'est beaucoup (merci à P. D. (RIP) pour cet emprunt)). De Alpha_M, posté le 13.07.06 à 19:01 ![]() Tu pourrais mettre RUE Saint-Denis ou lieu de Saint-Denis (tu sais, la ville de l'autre côté du Périph'). Ça me ferait plaisir. De Mon missionnaire, posté le 13.07.06 à 19:06 ![]() Modification réalisée en quatre minutes. En fait, j'avais peur que le titre soit trop long. Mais c'est vrai que la précision est d'importance. Surtout que j'aime bien la ville de Saint-Denis. De Astigo, posté le 13.07.06 à 19:23 ![]() Je trouve péjoratif le terme de pute quand meme... Tu pourrais dire prostituée. Ca parait p'tet con, mais ca reste des femmes et pas des objets sexuel hein.. C'est leru taf et leur choix, faut les respecter comme tout autre femmes. Alors si tu les respectent tu ne les nommes pas pute, mais prostituée..
De Clotilde, posté le 13.07.06 à 21:11 ![]() Je viens de passer près de 2 heures sur les forums de doctissimo. Ça me fascine, la prostitution "choisie". De Mon missionnaire, posté le 13.07.06 à 22:10 ![]() @ Astigo : Mon meilleur ami est homo et je peux l'appeler "pédé", je sais que ça ne le dérangera pas. Les insultes ne le sont uniquement quand la personne a l'intention d'insulter. Les "prostituées", je les respecte, et les appeler "putes" pour moi n'a rien d'insultant tant que, dans mon esprit, leur métier n'a rien de dégradant. PS : je déteste le politiquement correct. De Mon missionnaire, posté le 13.07.06 à 22:12 ![]() @ Clotilde : très beau blog... De Astigo, posté le 14.07.06 à 01:00 ![]() Aaaah... mais je suis d'accord avec toi... Mais c'est pas une raison pour leur manquer de respect, d'auant plus si elles ont souffert.. On va p'tet pas les accabler plus encore... Pute, chuis dsl je trouve ça moche, elles sont prostituée... C'est qand même mieux de respecter les femmes, prostituée ou pas :) Et puis j'ai légèrement généralisé en disant que c'était leur choix car ce n'était pas le but de mon commentaire. Le but était juste de souligner que j'ai trouvé choquant que tu dises 'pute' a tout bout de champs au lieu de 'prostituée'... ;) De @bstr@it, posté le 14.07.06 à 11:14 ![]() @ Patrick B Déjà j'emets beaucoup de doutes par rapport à tes chiffres et aux études de ce genre, car les chiffres... On sait très bien qu'on leur fait dire ce qu'on veut (pour parler bête), deuxièmement c'est au quebec et pas en France, c'est important. J'aimerais m'attaquer à la pensée "existencialiste" qui sommeille en toi : "Et je doute qu'il y'ait véritablement beaucoup de personne choisissant "librement" de se prostituer" "je crois qu'il y a toujours une pression". Ben evidemment! Mais çà ne touche pas que les prostituées, çà touche tout le monde, tu crois que tu agis librement toi? Car si tu le crois, tu te trompe. C'est une contruction (identaire) sociale qui fait que tu vas te dirigé dans tel ou tel chose dans la vie (qu'elle soit bonne ou mauvaise). C'est l'ensemble de la structure sociale qui te constitue, comme dirait Merleau-Ponty, se sont les autres qui te constituent. Donc les prostituées n'échappent pas à cette règles, maintenant si elles font le choix de faire ce métier, tout comme toi tu choisis d'être architecte. Je vois pas pourquoi on devrait venir demander aux gens (de toute notre psychanalyse à deux sous) "est ce que c'est parce que quand vous étiez enfant vous étez violé que vous faites çà? (et se réjouir inhumainement à chaque fois que la réponse est positive pour pouvoir ajouter un chiffre au compteur). Non! Je crois que c'est souvent un choix (sauf enlèvement, proxénétisme, bref les choses qui ne dépendent vraiment pas d'elles), et même si on a parfois du mal à le comprendre, de quel droit on irait chercher des raisons la où çà nous chante (et pas forcément pertinente) pour dire qu'elle ne choisisse pas ce métier. Si elle te dise qu'elles sont heureuses, qu'elles gagnent bien leur vie et qu'en plus elles arrivent à argumenter comme dans le cas de cet article. Alors je dis que SI c'est bel et bien un choix. De anonymous, posté le 14.07.06 à 11:37 ![]() la prostitution de rue est juste une infime partie de ce qui ce passe à Paris et dans toute la France, depuis quelques années c'est développé le phénomène des "escorts" girls, c'est en fait un joli nom pour ne pas dire prostituée, à une époque j'en ai rencontré beaucoup, il y a un site de petites annonces qui a une rubrique "escort" tu fais ton choix, tu téléphones et soit elle vient chez toi soir tu la rejoins chez elle ou à l'hotel pour un tarif variant de 50 euros de l'heure à tres cher. Les filels qui font ça sont souvent des étudiantes ... De Mon missionnaire, posté le 14.07.06 à 11:59 ![]() @ Patrick B : On ne peut pas parler de tout dans un article. Je suis allé rue Saint-Denis parce que je savais que j'allais y rencontrer des putes "à l'ancienne", disons. Des prostituées qui semblent bien vivre leur situation. Pas des filles forcées à immigrer pour le faire, ni des escorts girls, ni forcément des filles violées par leur père. Des femmes qui en vivent et qui n'ont pas honte de dire que c'est leur métier, malgré tout ce que peut dire Isabelle Alonso. @ Astigo : j'ai transformé quelque fois le mot "putes" en "prostituées", mais je n'utilise pas que celui-là, quand même. De Patrick_B, posté le 14.07.06 à 14:58 ![]() Choisir de devenir architecte n'est pas la même chose que de "choisir" de devenir prostitué. Dans le premier cas ce choix implique quelques années d'étude, un statut social "valorisant" et se fait en éliminant d'autres possibilités, consciemment ou pas. Le second est un choix par défaut (c'est ça ou sdf, caissier(ère)s, ou tout autre acivité raportant très peu), parce que justement il ou elle pense qu'il n'y a pas d'autre choix possible (sans même parler des réseaux hein). De Patrick B, posté le 14.07.06 à 15:02 ![]() Ajout : Choisir tel ou tel "métier" parce que son papa le pratiquait et qu'on trouve cela valorisant n'est pas tout a fait comparable avec parce qu'il m'a violé et qu'on cherche à se dévaloriser. De Mon missionnaire, posté le 14.07.06 à 15:13 ![]() Bienvenue dans le monde réel, Patrick B. Il y a des millions de gens qui ne choisissent pas de devenir ouvrier ou caissier. C'est pour "payer son loyer", comme on dit. Bien sûr, être prostituée implique souvent une enfance difficile, un bas niveau social. En tout cas, les deux prostituées que j'ai rencontré semblaient se retrouver dans leur métier, qu'elles considérent justement comme une profession que toutes les femmes ne peuvent pas faire. Enfin bon, juste pour dire qu'il n'y a pas QUE des prostituées malheureuses, battues, séropositives ou droguées. Peut-être que vous devriez leur parler, vous aussi. De @bstr@it, posté le 14.07.06 à 20:31 ![]() Merci pour cette hiérarchisation totalement déplorable que tu nous a fait des professions. Je te signale que tes quelques années d'études valent tout autant que l'EXPERIENCE professionnelle ou privée. Victime d'une trop haute dose d'éducation, t'as pas pu trouver mieux à faire que de commettre de vulgaire cliché populiste, mais, pour ta gouverne, je te signale que ta "valorisation sociale" n'est qu'une invention bourgeoise, et que chaque individu a une "valeur sociale" respectable et EGALE, quelque soit ses choix professionnels. Des gens ont plus de chance que d'autres, soit, mais tu ne vas tout de même pas les critiquer la dessus. Chacun fait avec ses moyens. Tes critiques sociales classificatrices sont totalement méprisantes de la vie d'autrui, et en particulier du pauvre ou du mal-chanceux. Comme le dit, Mon Missionnaire, parfois les gens n'ont pas le choix. Dans la vie, tu ne sais pas ce qui peut arriver. Est ce qu'une vie privée et antérieure "dévalorise" de fait leur choix professionnelle, sous prétexte d'une éventuel correlation? Je ne crois pas. Alors pour te contredire sans hésitation, je dirais que choisir de devenir prostitué est la même chose que choisir de devenir architecte. Qui te dit que les prostitués cherchent à se dévaloriser? Qui te dit qu'elles ont été violées? Je crois que tu émets des jugements un peu trop rapidement. De Patrick B, posté le 14.07.06 à 20:36 ![]() Je suis dans le monde réel, aucun problème de ce coté là. Et justement, dans ce monde réel, les prostitué(e)s sont majoritairement "victimes" d'une situation. Et rencontré des prostitué(e)s ne changera pas grand chose, tu crois naïvement que celles qui le vivent mal vont accepter de le dire comme ça ? Le coup du métier, du choix voir même du "train de vie luxueux" n'est qu'une illusion servant a masquer la dure et cruelle réalité. Encore une fois, je ne nie pas qu'il y'en ait de véritablement "libres". Mais c'est une infime partie. (Je vous renvois vers les nombreuses études commandées ou faites par, entre autre l'UNIFEM, Amnesty International, l'ONU (division des statistiques), HRW et un grand nombre ONG partout dans le monde) Rappel de faits : La traite des femmes, un business mondial: chaque année, environ 4 millions de femmes et de fillettes sont vendues pour le mariage, la prostitution ou l’esclavage (UNFPA; State of world population 2000, chapter 3: Ending violence against women and girls.). Chaque année, environ 2 millions de filles âgées entre 5 et 15 ans sont contraintes à la prostitution. Plus de 200'000 femmes du Bangladesh ont été vendues entre 1990 et 1997. Entre 5000 et 7000 Népalaises ont été emmenées illégalement vers l’Inde. En Belgique entre 10 et 15 % des prostituées ont été con-traintes d’exercer cette activité après avoir été forcées de quitter leur pays natal. Elles proviennent principalement de l’Europe centrale et orientale, de la Colombie, du Nigeria et du Pérou (UNIFEM, Facts and figures on violence against women, 25.11.2003). Pour la Suisse, on estime qu’entre 1500 et 3000 femmes par années sont emmenées dans notre pays par des trafiquants d’êtres humains (Office fédérale de la Police, Rapport sur la sécurité interne de la Suisse 2001, cité d’après: FIZ, "betrogen und verkauft", Zurich 2003). Les statistiques de la Commission européenne et de l’OSCE parlent de 1200'000 à 500'000 de femmes qui seraient victimes de la traite chaque année depuis les pays de l’Europe centrale et orientale vers l’Europe occidentale (Office fédérale de la Justice, La trait des êtres humains en Suisse). De Patrick B, posté le 14.07.06 à 21:03 ![]() Je n'ai fait aucune hiérarchisation entre les professions, je me demande d'ou tu sorts cela. Je n'ai que repris "ton" exemple de métier pour l'opposer à la prostitution (pour moi ça n'est pas un métier au même titre que mendiant). Tu es complètement a coté de la plaque. Dire que prostitué est un métier c'est comme dire que mendiant en est un. Non ce n'est pas un métier. C'est une "solution", un état, une activité mais pas un "métier". Balayeur, Directeur des ressources humaines, Présidente de la république, caissier, actrice. Ça se sont des métiers. Ensuite tu me fais un procès d'intention, c'est pathétique. Où ai-je critiqué qui que ce soit d'être dans une situation difficile ? Ou ai-je émis le moindre jugement ? Tu inventes. Le terme "valorisant" est lié à l'image que va se renvoyer la personne et celle que les autres vont lui renvoyer. D'où le terme social. Que dans le monde des bisounours il n'y a pas de sots métiers, c'est bien reste dans tes illusions. Dans la réalité, et l'esprit des gens, il en est tout autrement. Dire qu'on est prostitué n'est pas neutre, loin de là. Et m'est avis qu'il ne doit pas y'avoir beaucoup de personne sur terre a trouver que cette activité soit valorisante pour la personne qui l'exerce. Que tu le veuilles ou non, on juge tous les autres par rapport à certaines valeurs (tu noteras que nulle part j'ai fait part de mes références en matière de valeur, tu seras donc bien aimable de ne pas me faire d'autre procès d'intention). Et c'est pas moi qui ai parlé du choix de devenir architecte. Je n'ai fait que reprendre l'exemple. De plus je n'ai pas parlé de choix dévalorisant, j'ai parlé de nuance dans le terme "choisir". Au même titre qu'on ne choisi pas "vraiment" tel ou tel plat pour le dîner, m'est avis que ce "choix" est plus libre que celui de devenir alcoolique par exemple. Et pour répondre aux dernières questions : Ne nombreuses études, commandées le plus souvent par des ONG, me le disent. Cherches du coté de l'UNIFEM, d'Amnesty International, de l'ONU (division des statistiques), d'HRW. Ça a, à mes yeux, bien plus de valeur que deux témoignages. De Patrick B, posté le 14.07.06 à 21:06 ![]() Ajout : Tu confonds "faire un constat" et "porter un jugement". De @bstr@it, posté le 15.07.06 à 01:48 ![]() Patrick, merci pour ce remarquable conseil que tu nous donnes à tous : faites comme tout le monde, soyez dans la norme, n'ayez pas d'opinions à contre sens, tous les autres pensent comme çà... Merci! Vraiment! Pas de hiérarchisation, alors j'ai du rever, mais j'invite les autres personnes a revé avec moi, car tu sembles bien vite avoir oublié ce "rangement " assez parlant que tu as fait en parlant des caissières (relis toi). Moi je n'ai jamais parler de caissières, tu m'excuseras. C'est toi qui "range" les caissières avec les sans-emplois, c'est assez significatif pour moi. Alors, arretons la mauvaise foi ici, tout le monde a bien compris que pour toi, il y avait des métiers et des sous métiers. Tu me dis que tu ne hiérarchise rien en me disant ensuite, très maladroitement, qu'il n'y a qu'au pays des bisounours qu'il n'y a pas de "sots métier". C'est une plaisanterie? Ce n'est pas parce que des crétins pensent comme çà, que tu dois penser pareil, même s'ils sont une majorité. En plus tes chiffres sont bidons et sont en total décalage avec ton propos, tu parles de choses différentes. J'y reviendrais après. Je n'ai pas illusion, je sais qu'on juge les gens par rapport à des valeurs assujetissantes, ben justement c'est à nous de les briser, tout le monde a droit au même respect. Personnellement les gens que je connais, ne s'amusent pas à critiquer la profession des autres... De plus les prostituées ne sont pas des mandiantes, elles gagnent leur argents, durement. C'est un métier du corps. Qu'est ce qu'on devrait dire des sportifs? Dans une logique comme la tienne, ce n'est pas un métier, c'est parce qu'il ne save pas faire autre chose, pourtant il gagne un paquet de tune. Bon mais il y a des enjeux politiques derrière le sport, je te l'accorde. Et puis le sport est quand même moins taboo que le sexe, il faut aussi le dire. Et pour l'image véhiculée et la visibilité des prostituées, certaines le vivent très bien, je te rassure. Sinon elle ne ferait pas ce métier et ne manisfesterait pas à la pute pride. Bien sur que l'image de la prostituée n'est pas neutre, le corps péripapéticien est un corps minoritaire, un corps marginalisé, bref un corps à faire taire aux yeux de la société. Or ces femmes affirment leur positions et leur visibilités, effectivement c'est très politique. Quand à la question du choix, tu fais l'amalgamme entre les victimes du traffic humain mafieux et la prostituée auto-gestionnée . De plus, tu prends tous les pays qui ont pourtant une politique bien différente et tu les mets dans le même sac, çà sert à quoi de balancer des chiffres en vrac comme çà, structure ton discour à la place de copier/coller naîvement ce que tu lis, sans même y réfléchir. Nous, on parle ici de la France et de la politique française, évidemment que la situation ailleurs dans le monde est tout autre. Le pays le proche de nous est la belgique et tu dis : "En Belgique entre 10 et 15 % des prostituées ont été contraintes d’exercer cette activité après avoir été forcées de quitter leur pays natal. Elles proviennent principalement de l’Europe centrale et orientale, de la Colombie, du Nigeria et du Pérou" Même si le chiffre mérite qu'on lui accorde une GRANDE importance, cela reste néanmois une minorité. Et encore il s'agit de femmes qu'on exporte comme du bétail. Il s'agit donc bien de traffic de femmes mafieux, or mon missionnaire a bien précisé qu'il ne parlait pas du traffic humain, qui est autre chose qu'une prostitution voulue et choisie. Par rapport à la question du "choix", ta métaphore est inutile car inapproprié et je suis désolé tes stratistiques ne parlent que de traffics humains et de prostitutions forcées, je répète que Mon missionnaire a bien choisi de parler d'une prostitution non contrainte. Et c'est là que tu emets du jugement car tu mets c'est deux activités, l'une professionnelle, l'autre criminelle dans le même sac alors que c'est incomparable. Tu dis que chez celles qui l'on choisit, il y a forcément une volonté de se détruire ou que c'est parce qu'elles ont été violés dans leur enfance, or çà tu n'en sais rien... C'est ton appréciation personnel de la chose. Je ne dis pas que ce n'est jamais le cas, le zéro absolu n'existe pas, MAIS je crois qu'il n'a pas lieu de généraliser. De Patrick B, posté le 15.07.06 à 05:37 ![]() Nulle part, je n'ai fais de hiérarchisation. L'expression, qui est manifestement le coeur de ta "théorie" de ma supposée hiérarchisation est celle la je suppose : "c'est ça ou sdf, caissier(ère)s, ou tout autre activité rapportant très peu". Où y a t il une hiérarchisation ?! J'ai simplement évoqué des activités rémunératrices qui s'offrent aux personnes sans formation. J'aurais également pu citer en vrac agent de surveillance, hôte ou hôtesse d'accueil, équipier dans une chaîne de restauration rapide etc. Autant d'activité qui rémunèrent peu et qui ne demande pas de formation. Donc autant de possibilité, de "choix" d'emplois. Le fait de les citer n'induit pas une hiérarchisation. Hormis dans ton esprit. Mais là c'est toi qui le fait, pas moi. Premier procès d'intention. Ensuite, second procès d'intention, il parait, que je prône de faire comme tout le monde. Ah ? Ok, si tu le dis, tu dois avoir raison... Mais je vais tout de même répondre, car c'est énorme il faut le reconnaître. Tu dis que "tu" n'a pas d'illusion concernant le fait qu'on juge blabla. Bien ! Moi aussi je n'en ai pas. Tu dis ensuite, qu'il faudrait briser cet état de fait. Magnifique, moi aussi je le pense. Or, tu sembles pourtant m'attribuer une volonté contraire (je te cite : "Patrick, merci pour ce remarquable conseil que tu nous donnes à tous : faites comme tout le monde, soyez dans la norme, n'ayez pas d'opinions à contre sens, tous les autres pensent comme çà... Merci! Vraiment!") Je me demande bien ce qui dans ce que j'ai écrit a bien pu induire cette idée. J'ai certainement dû mal formuler quelque chose. C'est évidement de ma faute car je n'ose pas imaginer une seule seconde que tu ais pu inventer cela, ou au mieux mal me comprendre... Ensuite, visiblement vu la forme de ton discours, il semblerait que j'ai dit que les prostitué(e)s etaient des mendiant(e)s. Bien sûr, une lecture objective de mes propos révèle que j'ai comparé les deux situations sans les assimiler a une seule est même condition. Je les ai mis en parallèle car je pense qu'elles ont des causes voisines (misère, défaut de formation, désocialisation etc.). Voila pour le procès n°3. Apres on arrive au sophisme des sportifs gnagna métier du corps etc. En plus tu fais de nouveau un raccourci en imaginant une logique qui serait mienne. Tu dis, je cite, "certaines le vivent très bien". Ok mais "certaines" ça veut dire combien ? Tu as des informations plus précises ou c'est juste un fantasme ? Car moi j'en ai d'autres (1). Mais que des prostitué(e)s souhaitent être reconnu(e)s, que leur statut soit officialisé (sachant que légalement la prostitution n'est pas interdite en France), ne me gêne pas, bien au contraire, je crois même que c'est la seule solution pour aider celles et ceux qui sont dans une situation difficile et qui n'ont pas "choisi" librement cette activité ou qui en souffrent. Pour ce qui est de l'amalgame, j'avoue que j'aurais dû être plus clair. L'idée était de rappeler que le fantasme de ce portrait idyllique de la prostituée "heureuse" si répandu et communément accepté est bien loin de la réalité. D'ailleurs toi qui es contre le fait de penser bêtement comme tout le monde devrait être ravi qu'on rappelle que la prostitution, dans le monde, c'est avant tout de la traite en masse d'humain (de tous ages et de tous sexes). Cette réalité ne dépasse pas tant que ça nos frontières puisque les victimes de ces trafics se retrouvent sur nos grands boulevards. (rappel : il y a environ 15 000 prostitué(e)s en France, dont 5 000 à 7 000 à Paris. 70 % des personnes qui se prostituent sont des femmes. 80 % sont des étrangères, dont un peu plus de 40 % viennent des Balkans et 37 % sont d’origine africaine.) J'ai bien compris également (j'arrête de compter les procès d'intention, tu m'en veux pas hein ?), que l'article ne concernait que les prostitué(e)s "libres". Ma première intervention était là pour nuancer ce terme car je ne crois pas, au vu des études des ONG, qu'il y'a véritablement de prostitution libre. Enfin, que la part de celles et ceux qui sont (ou se croient) libres est véritablement infime en comparaison du reste. Il me semble normal de comparer les deux faces de cette activité, d'autant plus lorsque la partie "légale" est une infime proportion de l'ensemble. Une exception à la "règle", à la généralité ! L'écart de "nombre" entre celles ou ceux qui sont libre et les autres et si important qu'il ne laisse aucun doute sur la nature général de l'activité (dont les conséquences sur le corps et la psyché des prostitué(e)s sont bien plus grave que la pratique du golf de haut niveau)(1). Il y'a infiniment plus de "risque" qu'un client se paye une fille ou un garçon qui est contraint que libre. Ensuite je ne dis pas qu'il y'a forcément une contrainte, je dis qu'il y'a majoritairement une contrainte, nuance qui t'a visiblement échappée. Et je remets en doute ce libre choix pour les "autres". Enfin c'est pas moi hein, je ne fait que rapporter des résultats d'études faite par des acteur sociaux, des médecins, des psychiatres etc. (2). Il basent leur "théorie" sur des faits bien plus concret que deux témoignages rapportés par un reporter de l'extrême co-animant un blog sur le sexe et son actualité. Tu remarqueras que j'essaye de dialoguer en fournissant des sources et des arguments pour étayer mon discourt, et non en vociférant et en attaquant mon interlocuteur. Peut-être que mes sources ne sont pas fiables, libre à toi de le démontrer, de contre argumenter. Si je suis dans l'erreur, montres-moi des études qui infirme ce que je lis que trop souvent dans de très nombreux articles, livres, essais sur la question et ce depuis des années. Jusqu'a présent, hormis tes procès d'intention, je n'ai trouvé aucun élément tangible étayant ta thèse, à peine quelques affirmations gratuites ici ou là. Il en faut plus. Sur ce, je te laisse le dernier mot, libre à toi de te répandre publiquement en procès d'intention et autres accusations rigolotes. A moins que cette discussion d'intéresse au point de la poursuivre en privé. Auquel cas je te fournirais une adresse de courriel. Cordialement, Patrick. (1) plus d'info sur le "bien-être" des prostitué(e)s : http://www.france.attac.org/article.php3?id_article=1232 (2) Une des multiples sources : http://sisyphe.org/article.php3?id_article=913 De Patrick B, posté le 15.07.06 à 06:09 ![]() Encore d'autres sources. Je pourrais en citer encore plein d'autres, des livres etc. : http://www.mouvementdunid.org/Psychologie-les-chemins-de-la http://www.mouvementdunid.org/La-banalisation-de-la-prostitution Extrait : Prostitution "libre" L’affirmation tonitruante - en particulier sur les plateaux de télévision - de "liberté" de se prostituer occulte quatre réalités essentielles : le rôle de l’énorme industrie qui pousse femmes, enfants, jeunes gens à la prostitution, et dont la philanthropie n’est pas le but... les souffrances qui sont le lot des personnes prostituées, souffrances subies dans le silence et l’indifférence. la responsabilité des clients, pour qui l’argent est un moyen de se dédouaner, d’acquérir un droit à l’irresponsabilité et à l’indifférence vis-à-vis d’autrui. "J’ai payé, j’ai tous les droits." la responsabilité de la société tout entière qui tolère, voire encourage cette exploitation quotidienne, croissante et généralisée, au nom de mythes et d’idées fausses. Une phrase du sociologue François de Singly se révèle sur cette question singulièrement éclairante : "L’un des excès de cette société purement individualiste naît du fait que la logique individualiste occulte les rapports de force." --------- Ou encore : http://60gp.ovh.net/~cybertri/prosti.html Ou l'ouvrage de Max Chaleil : "Prostitution et le désir mystifié" (même si je ne partage pas son avis sur la répression, son point de vue est très bien argumenté / étayé sur de nombreux thèmes) De Mademoiselle, posté le 15.07.06 à 10:47 ![]() Ca vous dirait de vous réveiller tous ? Il y a bien un collectif (Les Putes) qui lutte pour dépénaliser la prostitution, contre la "putophobie" et surtout revendique le fait d'avoir choisi d'être pute. Mais elle sont une minorité. A leur manifestion, elles n'était qu'une trentaine. Et elles viennent toutes du Bois de Boulogne. Il ne faut pas croire non plus que dans la rue Saint Denis, il n'y a que des putes indépendantes et heureuses de l'être. Il y en a. Mais il y a surtout celles qui viennent d'Afrique ou d'ailleurs que leur mari ont envoyé "travailler" en France pour ramener le pognon. Ou encore celles prises dans des chantages d'immigration ou de drogues. Le traffic des êtres humains est le troisième mondiale. N'allez pas me faire croire que la France n'est pas du tout consommateur de jeunes filles/hommes/enfants importés. De @bstr@it, posté le 15.07.06 à 12:59 ![]() Non mais mademoiselle, on a jamais dit çà, nous n'avons jamais renier les abus. Mais je répète que nous avons exclus de notre propos le traffic humain. Et je pense que Mon missionnaire tout comme moi, voulont éviter cette facheuse habitude, qu'il y a en France, à tout généraliser. Généralisation implicite qui ne concerne pas que la prostitution : les gens de banlieue, les transexuels, les musulmans etc... Si tu veux, ce qu'on essaie de dire c'est qu'il n'existe pas que cette forme de prostitution (forcée). Cet amalgamme que fais Patrick B est faite indépedemment de lui, car c'est ce qui ressort implicitement des statistiques, des écrits des médecins, psychiatres et autres constituants du pouvoir, TOUTES les prostituées sont forcés. Ma réponse est de dire non, car ce n'est pas vrai. C'est 30 putes PHYSIQUES le prouvent, aussi peu nombreuses soient elles, pour le moment. @ Patrick B A propos de la hiérarchisation, je ne veux pas m'étendre la dessus, mais tu n'as fait que citer, tu as RANGE certains éléments entre eux. Et la formulation expressive de ta phrase dessinait clairement une échelle professionnelle. Voilà... Pour le "faite comme tout le monde" c'est ici (je fais copier/coller : premièrement => "dans le monde des bisounours il n'y a pas de sots métiers, c'est bien reste dans tes illusions. Dans la réalité, et L'ESPRIT DES GENS, il en est tout autrement", deuxièmement => "Et m'est avis qu'il ne doit pas y'avoir BEAUCOUP DE PERSONNE sur terre a trouver que cette activité soit valorisante pour la personne qui l'exerce" Tu es très réceptif à ce que pensent les autres. Un peu de distance critique est toujours la bienvenue. Si tu veux briser la dévalorisation du métier de pute, évite alors de dire COMME TOUT LE MONDE, que c'est un métier qui fait pour les personnes qui n'ont aucuns diplomes, qui se dévalorise, qui se désocialise. Au risque de te surprendre ce n'est pas comme tu contribuera à faire des prostituées, des êtres respectés et acceptés. Je pense pas, je pense que tu les marginalise encore plus en jetant ces propos là sur elles. Changes de stratégie. Je ne crois pas que de m'accuser de sophisme soit très pertinent, cela marque assez le fait que tu m'arrives pas à contredire ma comparaison. Car elle est tout à fait valable et tu le sais bien. Qu'est ce qui te fait dire qu'elles souffrent toutes? Tes chiffres ne révèlent que la dure réalité d'un traffic MAFIEUX! Et alors c'est pour çà qu'il faut réduire la prostitution à çà. C'est totalement arbitraire et anti-démocratique. Je crois qu'il y a des gens qui ont leur mots à dire. En attendant je crois que tout le monde est aveugle dans ce forum, car dans le cadre du traffic humain, je crois que ce n'est pas les victimes, ni même la profession qui sont à condamner mais les mafieux, non? C'est eux les responsable il me semble. Ensuite qu'est ce que t'en sais qu'il y a plus de traces dans la psyché et dans le corps d'un(e) prostitué(e) que chez un sportif? Je vais te répondre très simplement. Regarde Zidane à la finale. Le geste révèle de sérieuses traces dans sa "psyché", ainsi que le souvenir d'une fin de carrière plutot triste (bien que la France l'est bien soutenu, c'est vrai). Les coureurs automobiles professionnels qui se crashent et se tuent. Il y a des risques pour le corps. Les questions de dopages, etc... On voit que le corps et la "psyché" dans la compétition sportive est poussé à ses limites. Effectivement un métier du corps laisse des traces sur le corps et fatalement sur la "psyché", c'est parfaitement logique. Mais je crois que même, la vie laisse des traces sur le corps et sur la psyché. Ce n'est pas un argument contre la prostitution. Mais dsl je ne suis pas très callé en golf, je ne peux pas continuer sur cette comparaison là. Quand aux médecins, psychiatres etc... qui sont les constituants d'un savoir, et d'un pouvoir idéologique qui va de paire avec une politique spécifique. Permets moi de remettre sérieusement en doute leur "théorie". Je te conseille vivement de pénétrer le milieu toi même pour te forger un avis. L'histoire a souvent montré que les autorités et les scientifiques disaient ce qui les arrangeaient. En attendant mise à part condamné la profession et véhiculer ainsi de l'idéologie, je ne les vois pas dénoncer les chefs de réseau. Je pense que tu seras d'accord avec moi, l'accent est largement plus mis sur une critique de la profession que sur une dénonciation des réseaux. Il y a quelque chose qui me choque dans ces stratistiques, c'est qu'à aucun moment, il ne parle du nombre des réseaux, il ne donne que le chiffre du nombre de prostituée. Et qu'est ce que doit en faire? Qui est l'ennemi? Fatalement çà va être la prostitution. Alors que le véritable ennemi n'est pas la profession, mais bien la contre-bande corporelle mafieuse. Tu sais ta remarque finale est un peu trop facile à mon sens, c'est facile de me dire apporte moi des documents. Je crois, et tu le sais, qu'il est très impolitiquement correct de défendre la prostitution. Voilà une chose politique qui rarifie considérablement les document qui vont en mon sens. Toutefois je pense que certains philosophes contemporains doivent s'exprimer en faveur de la prostitution auto-gestionnée, si j'en trouve, je te les transmettrais avec plaisir. Ton texte est purement idéologique et ne laisse pas de distance critique, mais j'ai la flemme de l'analyser maintenant. Mais oui, on peut en discuter en pv. Va sur le forum, tu me trouvera facilement et il y a possibilité de dialoguer en pv. A bientot De courrier, posté le 15.07.06 à 13:12 ![]() Eh bien si je peux donner mon humble avis rapidement. Je ne vois pas de différenc eentre le métier d'architecte et de prostitué. n choix est libre quand il est assumé et cela peut prendre du temps. Personne n'a une liberté totale de faire ce qu'il veut ( et puis personne ne VEUT véritablement qqchose d etout façon, tout le monde doute et essaie de faire au mieux selon ses possibilités, mais heureusement ce mieux n'est jaamis tout tracé ). Les architectes qui sont éçus de leur profession, pcqu'is pensent qu'ils ont perdu leur jeunesse à faire de longues études, pcqu'ils ne construisent pas ce qui les intéresse, pcqu'ils en supportent pas la concurrence dans leur métier pcqu'ils auraient voulu être prostitué ou agriculteur et qu'ils n'ont pas osé ou pqu'il sne supportent pas leurs homologues ne vont pas non plus l'avouer comme çà ! Cette distinction entre métier et état est vraiment niaiseuse à part administrativement mais à c emoment là c notre responsabilité et notre volonté de ne pas vouloir les régulariser : disons activité et voilà : les querelles de mots sont les choses les plus malhonnêtes qui existent. A ce propos prostitué à la place de pute c'est vraiment con !!!!!!! Toute vie est un chemin de souffrance, il y a aussi des filles ui ont été violées et qui ne sont pas devenues prostituées, si elles trouvent ainsi un échappatoire à leur problème : tant mieux pour elles ! Ca ne veut pas dire que tout est rose mais rien n'est tout rose : pourquoi blâmer quelqqu'une de se dire heureuse ! ( c pas si commun !) non désolé, vraiment, tu ne peux pas croire ça, n'oublie pas que tu as été violé et que tu n'es qu'un produit de consommation, rends toi compte que tu es malheureuse - non mais je vous jure ! - NB : a pui et j'oubliais pour lutter contre l trafic d'êtres humains, il faut commencer par avoir un peu les idées claires et par ne pas condamner la profession en général, sinon on raconte n'importe quoi et donc on fait ni'mporte quoi. De courrier, posté le 15.07.06 à 13:35 ![]() Et puis si je puis ajouter il faut aider les gens à vivre leur vie et ça se passe en arrêtant d eleur envoyer des statistiques à la gueule : " c 'est scientifiqueemnt prouvé vous êtes une victime ! ", _ Moi ? non ! Moi je fais des statistiques ( si ça c'est pas un métier de con, mais bon Dieu ! ) C vrai que la science a toujours dit ce qui l'arrangeait surtout quand elle s'éloigne de son domaine. ( Même les remarques d'Einstein sur la structure du monde, l'existence de Dieu sont d'une niaiserie sans précédent, pourtant les médecins - ce sont des gens qui ont fait six ans d'étude très très difficiles et tout à fait déstructurante poussez un peu un médecin à bout et il vous dira ce qu'il pense de ces études - et bine ces médecins se paient le uxe de tout savoir que ce soit en psychologie, en politique même en orthographe et en littérature, c'est un métier qui forme de redoutables donneurs de leçons et donc de redoutables ignorants ! et donc des gens dangereux au plus haut point avec le pouvoir qu'ils ont en plus !) Les comparaisons avec les sportifs de haut niveau tiennent tout à fait la route ( vous vous rendez compte de l'absurdité du sport de haut niveau ? passer toute sa vie à être le meilleur accepter de se doper, mentir sur son âge, devenir un demi-dieu, entraîner les foules pcqu'on a des gros biceps ou qu'on s'est entraîné pendant des milliers d'heure à tirer des penaltys ) les prostitués au moins sont intégrées dans la vie sociale et économique et ont un véritable rôle dans la cité. La différence est qu'elles sont mal considérées, amis ceci relève de NOTRE RESPONSABILITé, pas de la leur. Quant à l'esclavage qui est certainement majoritaire dans le métier, cela relève aussi de notre responsabilité et des moyens que nous voulons mettre dans cette lutte. S'il y en a tant c'est simplement à cause des gens qui sous couvert de lutter contre les réseaux préfèrent lutter contre la prostitution et pour qui l'existence de ces réseaux est une bonne excuse. J'ai même entendu queqlqu'un avouer que si la prostitution était vraiment propre cela déculpabiliserait les clients et que donc ce serait mal ! a part ça faire des généralisations est de toutes les époques et de toutes les pays mais je crois sincèrement que ça n'a jamais été aussi qu'aujourd'hui et en France. Je vis actuellement en Italie et il y a un terme pour qualifier ce genre de pensée : perbenismo, si j'ai bien compris ! De @bstr@it, posté le 15.07.06 à 13:48 ![]() Non en fait c'est comme çà, depuis le siècle des lumières. Je te laisse deviner pourquoi... De Patrick B, posté le 15.07.06 à 15:49 ![]() Mini réponse : Pour la hiérarchisation, la seule que j'ai faite concerne le salaire, il n'y a aucun jugement de "valeur", hormis dans ce que tu projette. Non je ne suis pas d'accord avec bon nombre des tes raccourcis et insinuations. Mon discours se base sur des faits, toi sur un fantasme, des idées préconçues communément admises par la majorité. En plus tu réponds sans visiblement avoir visité les sources. Tu me reposes les mêmes questions et soulèves des problèmes pour lesquels j'ai déjà apporté des éléments de réponse. On tourne en rond. Relis ce que j'ai écris, renseignes-toi, visite les liens, lis les livre, va dans des associations et arrête de relayer les a priori (car oui, majoritairement, les gens pensent comme toi, l'augmentation du tourisme sexuel démontre que dans l'esprit commun, la prostitution est un métier comme un autre). Pour quelqu'un qui me reproche de "penser" comme tout le monde c'est assez amusant de te voir défendre bec et ongle les fantasmes les plus éculés liés à l'activité prostitutionnelle. Voila sur ce je te laisse dans tes illusions. Fin du débat en ce qui me concerne, je t'invite à relire ce que j'ai écrit.
De @bstr@it, posté le 15.07.06 à 22:54 ![]() Non De courrier, posté le 17.07.06 à 23:59 ![]() Parce qu'au siècle des Lumières on a renoncé à être clair, pcque l'écrit est devenu un pouvoir bine plus puissant qu'avant où il était de toute façon concentré entre les mains des rois. Depuis le temps des gens come Patrick B raconte que la plupart des gens pensent que les prostitués sont heureuses, alors que le seul nom de pute fait horreur à la plupart des gens : la preuve c'est une insulte. Et bref ils racontent n'importe quoi pcqu'il n'y a plus de contre-pouvoir intellectuel autre que le politiquement correct : la réaction du 20 de TF1, quoi c-a-d. Quand ils ne savent plus quoi dire, ils prétendent avoir le monopole de la réalité. Et voilà, ma bonne dame, je vous l'emballe dans une feuille de Libé, votre kilo de réalité ? De zezetta, posté le 18.07.06 à 03:47 ![]()
De Patrick B, posté le 18.07.06 à 16:43 ![]() La "penalisation" total ou la liberté totale. Complexe question. Mais il me semble que seule l'encadrement legal de l'activité prostitutionnelle peut aider a lutter contre les trafics. Légaliser pour ne serait-ce que mieux contrôler les abus et offrir une couverture sociale à celles et ceux qui ne sont pas victime d'un reseau / souteneur et qui pratiquent cette activité plus ou moins volontairement. De julien, posté le 18.07.06 à 20:00 ![]() Quand même, arretons de marcher sur la tête ! comparer la prostitution à un emploi choisi parfaitement comparable à un autre (que ce soit caissière ou architecte), c'est vraiment du délire ! Et la comparaison avec un sportif de haut niveau tient la route deux minutes ! Combien d'adolecents revent de devenir Zidane, ou Mauresmo et combien revent de se prostituer ? Dans les cours de récré et dans les stades, les jeunes jouent au foot mais rarement à la pute... "Pression de la société" c'est une manière de voir les choses... mais peut-être cette pression "négative" sur la prostitution prend elle sa source dans la nature de cette activité. Peut etre que c'est à juste titre que des parents souhaitent un autre avenir pour leur enfant que d'échanger leur corps (même volontairement) contre de l'argent ? Pour ce qui est du prédéterminisme social, le meilleur exemple est le suivant : les caissières (puisqu'on a choisi dans ce topic caissière comme plus bas niveau de l'échelle socale manifestement) n'ont pas d'objection à voir leur enfants avoir la même profession. Mais posez-vous la question : combien de prostituée souhaitent à leur fille d'être pute elle aussi ?? De Patrick B, posté le 18.07.06 à 20:19 ![]() "(puisqu'on a choisi dans ce topic caissière comme plus bas niveau de l'échelle socale manifestement)" Je n'ai pas le souvenir d'avoir lu ça ici. Mis à part dans le délire fantasmatique ce certains. De Mon missionnaire, posté le 18.07.06 à 20:45 ![]() C'est moi qui en parlais, non pas pour illustrer le plus bas niveau de l'échelle sociale, mais juste pour illustrer qu'il existait des gens qui ne choisissaient pas leur profession. Et je me demande bien si des mères caissières souhaitent que leur fille exerce la même profession. De toute façon, il faut être bête pour souhaiter que son enfant fasse la même profession que soi. Enfin bon, la question est : les prostituées ont-elles choisi leur métier ? Je persiste à le penser, et à me dire que les prostituées auxquelles j'ai parlé avaient l'air globalement satisfaites et que, si je les ai rencontrées par hasard, elles ne doivent pas être seules, même si elles ne sont pas majoritaires. Après ce constat effectué, je suis d'accord pour que l'on combatte pour leurs droits et qu'on les défende contre tout ce qui peut leur nuire. Mais leur donner des leçons de morale à coup de statistiques et se prendre pour celui qui sait face à elles (alors qu'elles en savent plus), non merci. Et je trouve, Patrick B, que vous vous mettez vous-même dans une posture très moralisatrice un peu inutile, un peu comme Isabelle Alonso. Ce n'est pas en discutant du statut de leur profession qu'on fera avancer les choses. C'est pour cela que je vous suggérais d'aller leur parler, Patrick B, si vous voulez lutter contre leur vie de merde. De Patrick B, posté le 18.07.06 à 20:59 ![]() Je suis moralisateur maintenant, décidément on aura tout lu. Essayez donc de lire ce qu'il y'a d'écrit et non d'interpréter et de projeter vos fantasmes et vos a priori. Que les "deux témoins" rencontrés semblent avoir choisi cette "activité" n'est aucunement remis en doute. Mon propos a toujours été de vouloir nuancer le tableau idyllique qui est toujours dépeint lorsqu'il est question de prostitution "libre". De plus avancer des fait (statistique ou pas) n'est aucunement faire une leçon de morale. Encore une interprétation, un procès d'intention. Je ne me suis pas placé comme celui qui sait face à elles (ou "eux" car vous semblez tous mettre toujours la prostitution masculine de coté), mais comme une personne qui s'est informé sur la question et qui partage ses informations avec les autres contributeurs d'un blog perdu dans la blogosphère francophone. De Mon missionnaire, posté le 19.07.06 à 14:06 ![]() "Mon propos a toujours été de vouloir nuancer le tableau idyllique qui est toujours dépeint lorsqu'il est question de prostitution "libre"" C'est assez rare, tout de même. Dans un article lié au sujet, aucun rédacteur en chef ne vous dira qu'on peut traiter la prostitution d'une manière légère, car tout le monde part du principe que la question est grave. "De plus avancer des fait (statistique ou pas) n'est aucunement faire une leçon de morale." Vos chiffres portent en eux-mêmes une logique simple, sans besoin d'interprétation : la prostitution, c'est mal. "un procès d'intention" Nullement. Après, vous pouvez dire ce que vous voulez, je ne suis pas spécialiste de la question comme vous semblez l'être. Je me base juste sur ce que j'ai vu, et ne prétend aucunement contester ce que vous dites. Mais avant de sortir des chiffres, de traiter de la prostitution comme s'il s'agissait d'une question simple au point de faire des généralités, essayez de voir le côté humain derrière tout cela. De Patrick B, posté le 19.07.06 à 19:17 ![]() Vous interprétez les chiffres comme bon vous semble, si pour vous cela veux dire que la prostitution c est mal, qu'y puis-je ? Pour ma par le seul et unique "message" s'il y'en a un, est que la prostitution est majoritairement non libre. Apres si on veut perler du coté humain je peux evoquer les maisons de "formation" des reseau de l'Est... Mais je crois qu'on va encore me dire que je dresse un tableau noir... De courrier, posté le 26.07.06 à 02:45 ![]() Borné De Cool8D, posté le 26.08.06 à 05:31 ![]() Ptain! (comme on dit chez moi) Jai mal aux yeux, là. :) Au delà des chifffres, je vais voir des putes: certaines ne sont pas là pour rigoler et personnellement, je l'ai vraiment mal vécu parce que j'imagine quelles ont été forcées de faire ce qu'elles mont fait. Et j'ai du mal avec ça. Mais c dur de faire la différence. Avec certaines, que je crois reconnaitre dans l'article originel, j'avoue, nous avons bien ri, echangé qq mots, et quelles m'ont bien rendu services. il suffit de les fréquenter celles-la, pour s'apercevoir que ce sont des personnes biens. Et de voir le carnage médiatique que l'on nourrit, les lois qui les punissent toutes alors que l'on ne s'attaque pas aux vrais problemes si évidents: les mafias et les proxénétes. Et-Ou à la légalisation de la vente du bromure. Si j'ai une fille, je désirerais quelle soit non pas une pute, mais qqun de pertinent, de réaliste et de bien. Et que jaimerais bien voir dans tous ses discours. Oui messieurs, les putes nous voient vraiment comme nous sommes, au-delà des discours politiquemnt corrects, avec nos paradoxes. Qui va avec notre abus du language. On dit a qqun d'aller se faire enculer, mais pourtant si notre copine veut bien se faire enculer, c un jour dont on se souvient. Putain, pute, prostituée, quimporte. Ce qui est péjoratif c de les envisager comme un probleme alors que ces dames-là, ma foi, nous appportent plutot des solutions à bien des maux de misére sociale, à bien des couples! Le mieux serait de les aider: couverture sociale, écoute et aide policiére, ... Je suggére moins d'idéalisme moralisateur et un peu plus de pragmatisme réaliste. La vie est injuste. Essayons tant qu'a faire, d'etre plus aimable, que ce genre de discours, lois, tartufferies, qui prétendent s'occuper de criminalité et délinquance... Arf. Ne nous trompons pas de cibles. De Cool8D, posté le 26.08.06 à 05:32 ![]() Mes espaces, paragraphes sont partis... désolé De nava, posté le 04.10.06 à 15:37 ![]() Et alors tout ça et banale le plus important c'est de faire pratiquer l'amour en force tu comprend le faire entrer dans le cul De renard59, posté le 22.05.07 à 06:11 ![]() Je ne savais pas qu'il ya vait encore des prostituées rue st de nis. une question, y-a-t-il des transexuelles prostituées dans Paris et dans quel quatier. De amateur, posté le 01.07.08 à 10:41 ![]() Sympa cet article sur les prostituées. Je ne suis pas une pute mais je leur souhaite bon courage tout de même ! Ajouter un commentaire |
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