Les Français et les films XPosté par Mon Missionnaire le 11.09.09 à 17:06 | tags : porno star, micro-trottoir, pornotube, sexe-shop, sexe et société, xxx
![]() Révélation du siècle ! Le producteurs de films porno Marc Dorcel, le fameux, a commandé une étude sur les Français et les films X à l'occasion de ses trente ans. Une étude qui a ses petites surprises et surtout, qui fait la moue au vieux cliché du pervers pépère avec ses VHS sous le manteau. N'empêche, on en apprend peu, mais on est surpris quand même. 1. Les femmes consomment du porno N'écoutez pas vos copines qui osent à peine en parler : 86% des Françaises ont déjà vu un film de boules, par extraits ou en entier. Tous âges confondus. Et il suffit de gratter un peu pour découvrir qu'une Francaise sur deux en regardent occasionnellement, et une sur cinq régulièrement (ça veut dire quelques fois dans l'année, c'est pas la fête non plus). Surprenant ? Pas tant que ça, finalement, parce qu'il reste quand même 3% des hommes français affirmant n'avoir jamais regardé de films X. 2. Le sex-shop, c'est fini Sur les gens qui ont vu ces films X, 7% l'ont regardé dans une salle de projo ou une cabine. En gros, une petite minorité. Les hommes en regardent beaucoup plus que les femmes, principalement via Internet et Canal +. S'il existe une large césure entre hommes et femmes, avec une majorité de spectateurs et peu de spectatrices, on remarque une césure générationnelle également, les moins de 35 ans utilisant majoritairement Internet, les plus vieux restent sur la chaîne cryptée. Ca s'annonce mal pour les producteurs français comme Dorcel, qui auraient des difficultés pour vendre sans Canal. Parce qu'en plus, les internautes préfèrent nettement le porno gratuit sur internet au payant. 3. Où regarder son porno ? Chez soi, bien entendu, mais il y a des réponses cocasses : 11% des hommes en ont maté un au boulot, 1% des femmes. Des petites minorités en ont regardé en famille (!), un peu plus avec des amis. Mais la maison ou l'hôtel restent les lieux préférés pour regarder un porno. ![]() Moi, je m'en souviens très bien, c'était à 14 ans, chez un pote qui avait Canal + (je compte pas les films érotiques de la 6). Je fais partie de la majorité, mais fait étonnant, la moyenne d'âge du premier porno est à 24 ans pour les hommes, 25 pour les femmes. De quoi remettre en cause l'idée que le porno, c'est dangereux pour les enfants, vu qu'ils ne sont que 8% de moins de 15 ans à en avoir vus. Et je crois bien qu'à l'adolescence, l'expérience, les cours ou tout autre moyen d'information permet de faire nettement la différence entre une scène de cul et... la réalité. D'ailleurs, une grande majorité des Français répond non lorsqu'on leur demande si les films de boules ont participé à leur éducation sexuelle. 5. Pourquoi regarder ? Ben oui, on se demande bien pourquoi un couple regarde un film de cul à deux. Il semblerait donc que c'est en premier lieu pour s'exciter, parler de ses fantasmes mais pas du tout pour faire l'amour devant ou essayer de reproduire les performances des acteurs et actrices. Plutôt sain, en fait. D'ailleurs, 84% des Français pensent que la pornographie est éloignée, voire très éloignée, de la réalité. 6. Vous me reconnaissez ? C'est moi, Clara Morgane Dans les acteurs et actrices que les Français connaissent, il y a bien entendu Clara Morgane. Mais aussi Brigitte Lahaie (qui a pourtant plutôt fait des films érotiques), Katsumi (voyez-ici pourquoi on veut pas l'appeler Katsuni), Ovidie et Tabatha Cash. En hommes, c'est Rocco, le large Rocco qui, même s'il a pris sa retraite, n'a jamais été remplacé par un acteur digne de sa taille. 7. Conclusion On remarquera finalement des réponses loin d'un certain puritanisme qui pouvait exister auparavant. Internet a contribué très largement à démocratiser les films X, qui se consomment à toute génération dans, à peu près, les mêmes proportions. Ce qui étonne, par contre, c'est les opinions sur la régulation : les femmes sont largement majoritaires à vouloir plus de contrôles et d'interdictions, la protection des enfants, et une grande partie des hommes également. Y aurait-il là matière à hypocrisie, dans le style "j'ai le droit de regarder un film X, mais je crois qu'il faut protéger la population de ce type de films" ? Commentaires
De M'enfin quoi, posté le 11.09.09 à 17:31
![]() 1969 ça fait 40 ans, non? De CF, posté le 11.09.09 à 17:43 ![]() Brigitte Lahaie...que des films érotiques ?! Tu rigoles là MM ? Deux titres au hasard et parmi tant d'autres: "Parties de chasse en Sologne", "Belles d'un soir"...ça n'a rien d'érotique ! Crois moi ! T'es si jeune que ça Mon Missionnaire ? De gilles, posté le 11.09.09 à 17:45 ![]() Ah merde, sur le blog ciné ils en parlent aussi et ça chauffe pas mal : http://cinema.fluctuat.net/blog/39702-les-francaises-consommatrices-de-porno.html De carlos, posté le 11.09.09 à 17:57 ![]() Je fais partie de la majorité, mais fait étonnant, la moyenne d'âge du premier porno est à 24 ans pour les hommes.
ça j'y crois pas dutout mais alors pas du tout. Les ado savent tous aussi ce que c'est qu'un porno et se débrouillent très bien pour voler des images De MM, posté le 11.09.09 à 18:01 ![]() Ben a priori, j'ai un problème sérieux avec les chiffres, une sorte de dyslexie numéraire, je sais pas. C'est corrigé en tout cas. @ CF : le peu de films que j'ai vu avec elle, c'était sur M6 et c'était pas très olé-olé. Mais je veux bien te croire. En tout cas, je suis trop jeune pour avoir grandi avec Brigitte, mais assez vieux pour l'avoir vue en action. De sky, posté le 11.09.09 à 18:28 ![]() Je garde un excellent souvenir d'un film porno. Malheureusement ce n'est qu'un souvenir, j'en ai plus revu de semblable. J'ai beau regarder de temps en temps sur internet, à la télé, jamais plus je n'ai ressenti la même excitation intense mêlée d'émotion... De twice, posté le 11.09.09 à 18:33 ![]() @MM des extraits de films porno de B Lahaie sont dispos sur les sites style youporn ou autres. De naelin, posté le 11.09.09 à 21:24 ![]() Evidemment, je n'ai pas pu m'empêcher d'aller mettre mon grain de sel dans les discussions du blog Ciné... Ca "chauffe" en effet, mais il y a aussi pas mal de bêtises d'écrites. Ah, pourfendeur des fausses vérités, j'ai enfourché mon blanc destrier pour rétablir l'ordre ! On se r'fait pas... : ) De Jenveuxtjrsplus, posté le 11.09.09 à 21:40 ![]() Chiottes, moi je ne rencontre que des filles bien, qui ne regardent pas de porn! Ils l'ont fait où leur sondage! à canal, chez des nones en manque!!!!!!!!!? De cool8D, posté le 12.09.09 à 17:23 ![]() Si déja à tes yeux, une fille bien est celle qui ne regardent pas de porno, ne t'étonne pas de leurs réponses. Les femmes vivent dans la hantise d'être traitées de salope, surtout aux yeux de leurs proches. De Jenveuxtjrsplus, posté le 12.09.09 à 17:52 ![]() Heuuuuuuuuuuu... ben c'était du mauvais l'humour, ni plus ni moins!!!!!
Je déteste "les gens bien"! Alors.... (je déteste les gens, on va simplifier la formule)
Et je ne sais pas ce que veut dire "traiter de salope", ça signifie surtout pour celui qui le fait qu'il est un gros frustré, et un type bien! (et je rappelle que je chie sur les gens bien!)
PS : Pour moi une fille bien, c'est celle qui ne va pas à la messe, est-ce que les filles vivent aussi avec la hantise de se faire traiter de grosse catho par leurs proches!?
PS 2 : Ben, est-ce que le filles cathos ne regardent pas plus que les autres des films pornos? Vite un sondage....
PS 3 : Vous le déduirez par vous même...
De ines de la fressure, posté le 13.09.09 à 16:54 ![]() Statistiquement les plus gros consommateurs seraient à Econe...aux fins d'études scientifiques De sky, posté le 14.09.09 à 10:19 ![]() @naelin. Les explications que tu fournis sur le blog ciné concernant la situation actuelle du cinéma pornographique (pourquoi il est ce qu'il est) me paraît 100 % exact. Ce n'est pas une raison pour qu'il n'évolue pas. Pire de faire croire que ça convient à tout le monde ! que ça plaît, qu'il est d'intérêt public et sans effets néfastes comme le fait cette enquête ! Je suis en train de lire "Le nouveau désordre amoureux" de Alain Finlelkraut et Pascal Bruckner, sans parler du dossier sur les ados que l'Express vient de publier. C'est éloquent ! Mais j'y reviendrais... De gilles, posté le 15.09.09 à 11:00 ![]() Sky, c'est toi la femme sur le blog ciné ? De sky, posté le 15.09.09 à 12:35 ![]() @gilles. Oui, mais shutttttt que cela reste entre nous… je suis morte de honte de m’être emportée ! Bon, ben, du coup de vais importer ce qui résume l’essentiel de mon sentiment, un extrait du livre « le nouveau désordre amoureux » : "L'homme qui veut passer d'un privilège de pouvoir absolu à un privilège de jouissance, appelle cela "révolution sexuelle" et fait de son maigre capital (éjaculation, sperme) la marchandise suprême, le nouvel argent en quoi tous les trajets libidinaux devront se convertir, se comparer, se rattacher. L'homme qui prélève dans son corps l'image génitale, la "libère" et donne cette libération pour celle de toute la société ; qui remplace l'assujettissement sur les femmes par son équivalent proclamé avec elles (le "je suis meilleur que vous" s'effaçant devant le "nous sommes tous pareils) et fait du même coup l'économie d'une répression ouverte en ce que loin d'interdire, il normalise, façonne des "besoins" nouveaux, forme les êtres à jouir dans des procédés spécifiques (modèle génital de l'orgasme). La ligne de partage ne passe plus entre le permis et le défendu mais entre la Norme et ses Ecarts, régulation qui, loin de maintenir comme l'interdit les pulsions refoulées mais vivantes, contraint tous les corps à somatiser l'organisation génitale masculine." Du plaisir masculin, le moins qu'on puisse dire c'est qu'il est bref et faible ; facile à obtenir, rapide à assouvir, pauvre en sensations. L'orgasme viril n'est pas comme l'extase féminine une transmutation du corps profane, une exploration subtile, l'éveil lent et délicat des virtualités inouïes de la chair ; mais une évacuation, un soulagement, l'annulation immédiate d'une tension. La sexualité masculine compte et parle donc de gaspillage ; désire moins le plaisir que le chiffre, moins la volupté que le pouvoir ; convoque les perversions les plus extrêmes pour contrecarrer sa monotone régularité... Le mythe viril de l'orgasme est d'abord préjudiciable aux hommes eux-mêmes !!!" Le porno concourt simplement à entretenir ce mythe... et au passage enferme la femme dans son carcan ! Le porno que j’ai visionné il y a une dizaine d’année j’en ai déjà parlé ici. En résumé, une équipe formée d’acteurs porno, des caméramans, de réalisateurs, etc. s’installe dans un manoir pour réaliser des films. Parmi les séquences habituelles –on sait tous en quoi ça consiste- venaient s’insérer des passages -un peu comme si une caméra filmait les acteurs pendant leur pause- qui relataient l’attirance qu’un des acteurs et la secrétaire de l’équipe ressentent l’un pour l’autre. J’y repense seulement maintenant, il n’y avait pas de pénétration, ni d’éjaculation dans leur histoire, tout était fait de séduction, de jeu, de sensualité… Un des passages par exemple montre la jeune femme –qui veut prouver qu’elle est aussi hardie que les actrices- ôte sa culotte et s’installe sur la table de la cuisine devant le jeune homme qui, on ne comprend pas pour quelle raison ! est en est train d’éplucher des concombres. Elle prend un de ces fruits et se met à caresser son sexe largement offert. L’homme ne bouge pas, il sourit, semble un peu gêné, fasciné ; il apprécie le spectacle sans s’imposer. Il ne la touche pas, ne sort pas sa verge triomphante pour conclure l’affaire ! Je les vois aussi dans la chambre, lorsqu’il la surprend en train de se caresser ; il prend le relais mais rien à voir avec ce qu’on visionne habituellement, toujours dans la brutalité. Non, il est doux. Il donne clairement le sentiment d’aimer ce corps de femme : il la sent, la lèche, prend son temps, fait durer le plaisir… Mais qui a osé filmer des scènes pareilles ??? Y avait-il une femme à la production à qui on a laissé le loisir de s’amuser un peu ? Quel risque prenaient-ils d’ailleurs à insérer ces scènes érotiques au milieu des autres ? J’ai ressenti du désir, de l’émotion, une excitation qui a tenu au corps et qui ne m’a pas lâchée avant un bon bout de temps. Je suis lasse des salopes, des chiennes, des grosses cochonnes, je veux de amazones, des reines… et encore il y toujours là-dedans de la domination ! La complaisance de cette enquête m’a mis hors de moi ! Les femmes ne sont pas décomplexées vis-à-vis du X mais vis-à-vis de la sexualité simplement. Malheureusement, ne voyant jamais autre chose qu’une sexualité masculine qui privilégie « l’action rapide », elles ne feront que s’y conformer. Ce qui est franchement dommage. Vous passez à côté de la volupté messieurs ! De sky, posté le 15.09.09 à 14:59 ![]() Correction : "le porno contribue simplement à entretenir ce mythe !" (à la place de concourt) ![]() De khaled hankouche, posté le 16.09.09 à 00:03 ![]() For bazaf De re-passage, posté le 16.09.09 à 17:06 ![]() Tu laisses toujours un grand silence derrière toi sky De Prénom/Pseudo, posté le 16.09.09 à 20:36 ![]() Sky : ce qu'il te faut, c'est un bon vieux film érotique -16 ans façon m6 ou rtl9, c'est tout . Y a plein de sensualité, et tous les trucs que t'as dis.Laisse les hommes seuls se défouler avec un bon gonzo bien gore. Le porno est un produit créé pour une branlette efficace en 3 minutes. Point. Quand tu auras compris ça, tu pourras prendre beaucoup plus de recul, très chère. Maintenant tu peux toujours décider que ce qui excite les hommes c'est nul. Mais tous les beaux discours n'y changeront rien : une bonne grosse salope prise comme une bète excitera toujours 99,9% des hommes. Surtout si ils sont là pour se branler, tu saisis? Ca ne sert à rien de te prendre la tête avec le porno, c'est pas fait pour toi. C'est comme si je critiquais les sacs à main => on s'en tape, je n'en porte jamais de toute façon. De sky, posté le 17.09.09 à 12:12 ![]() Ah, cher prenom/pseudo, ce que tu dis montre bien qu’il a un truc qui colle pas !
Il se trouve que les films érotiques -16 ans dont tu parles m’ennuient. Non seulement ils sont stupides -pas d’esthétique, scénario et jeu d’acteurs abominables…- mais il leur manque de l’explicite, si tu vois ce que je veux dire. On a toujours un goût de trop peu avec les films érotiques. Qu’est-ce que tu t’imagines ? que je m’offusque devant une chatte humide et une bite en érection ?
Il est démontré de nos jours que les femmes sont décomplexées vis-à-vis du sexe ; de plus en plus de femmes regardent du porno, on l’a constaté. Elles sont demandeuses. Le porno se démocratise et s’il a été crée à l’origine pour une branlette efficace de 3 minutes, je pense qu’il commence à être temps d’élargir l’offre à ceux qui ne s’en contentent pas. En fait, il me semble que la pornographie à l’origine était plus esthétique que ce qui se fait aujourd’hui ; comme le précise naelin c’est une question de rentabilité, le gonzo par exemple : à petit budget, gros résultats. Le porno actuel marche super bien. Pourquoi se casser la tête ! Moi, ce qui me sidère, c’est l’idée que vous les hommes vous puissiez vous en contenter ? Il faut croire, puisque le marché n’offre rien d’autre. Il n’y a vraiment que les grosses salopes prises par des gros mâles dominants qui vous excite ? Rien de plus à l’horizon ??? Pas étonnant que Finkielkraut et Bruckner se montrent aussi durs envers leur propre sexe ! De sky, posté le 17.09.09 à 12:14 ![]() Je souhaite préciser que l’extrait du livre que j’ai rapporté ci-dessus ne résume pas exactement mon sentiment ; cet extrait est l’introduction aux théories qu’ils développent. Je n’en suis qu’au début. Pour l’instant ils dénoncent en quelque sorte une dictature de l’orgasme. Mais globalement, ils s’en prennent aux schémas directeurs du discours sur la sexualité (d’il y a 30 ans) et leur tendance normalisatrice, donc totalitaire puisqu’elles ne visent qu’à promouvoir, à privilégier tel modèle au détriment des autres.
Le sentiment que j’ai personnellement est que justement le porno contribue à cette normalisation. A partir du moment où de plus en plus de monde le regarde, de plus en plus de monde adopte, reproduit ses schémas, ses gestes, ses codes on omettant toute la dimension du plaisir et de la volupté, puisqu’il y en a pas. C’est réduire le sexe, comme le disent les deux écrivains à un orgasme, une éjaculation comme but ultime à atteindre et qui met définitivement fin au rapport : « L’homme ne jouit que pour en finir de jouir, quand son désir culmine, c’est qu’il est déjà tombé. La chute du potentiel amoureux après le coït, si elle existe, ne peut exister que chez l’homme ou la femme qui ont calqué leur plaisir sur le modèle masculin de la jouissance … » De sky, posté le 17.09.09 à 12:15 ![]() Que le porno dominant soit intégré dans nos mentalités et notre manière de vivre peut conduire selon moi différents problèmes :
1° L’homme. Il reste centré sur son pénis et mesure son plaisir à la qualité de son jet, souvent précoce, souvent en manque –de quantité- L’éjaculation précoce est un des grands soucis de l’homme, pourtant, il l’entretien à force de ne se soucier que d’orgasme. Ce phénomène est lié uniquement à un manque de maîtrise de l’excitation -ce n’est pas un signe de disfonctionnement- pour cela il faut apprendre à prendre son temps, le temps du plaisir autrement que génital peut-être !
2° La femme. « Femme libérée sexuellement » Voila une expression qui nous fait toutes rêver ! Qui croit encore que le sexe c’est mal ?! Il n’y a plus de puritanisme. Au contraire, plus tu baises, plus t’es au top ! Et lorsqu’on veut se référer à des modèles qu’est-ce qu’on trouve ? Des actrices porno, des grosses salopes, des chiennes… Il n’y a pas d’entre deux. Donc soit tu te conformes au modèle et tu assumes. Aimer le sexe c’est être une grosses salope ! Soit, soit, soit… tu passes pour une coincée du cul ! Que fait la femme qui ne se retrouve pas dans cette image ultra vulgaire de bombe en rut, qui aspire à des sentiments, des émotions en même temps que du plaisir charnel ? Si elle ne prend pas plaisir à telle ou telle pratique rabâchée dans le porno, doit-elle dire oui ou non ? Va-t-elle créer une distance avec le sexe pour ne pas passer pour une salope ? culpabiliser parce que sa vie sexuelle n’est pas comme dans les médias, n’est pas dans le ton ?!
3° Les jeunes. Je vais retranscrire un passage du dossier sur les ados dans l’Express du 16.09.2009 !
« Ames sensibles s’abstenir. Le monde moderne n’est pas fait pour les chérubins. 1 enfant de CM2 sur 2 a déjà vu une image pornographique. A qui la faute ? La télé-réalité, le cinéma, Internet, la publicité précipitent les jeunes sans garde-fou dans un monde d’adultes dont ils n’ont pas les clefs. Et leur âge n’est plus une limite : dès 13 ans, les films X s’échangent en un clic à l’heure de la récré. A peine pubères, les filles elles mêmes choisissent l’épilation intégrale pour répondre aux canons du genre, selon elles, les mecs débandent devant le moindre poil !
L’âge du premier rapport sexuel à finalement peu évolué (17.4 ans pour les garçons et 17.6 ans pour les filles) Les pratiques, en revanche, culte de la performance et banalisation des films porno obligent, ont changé. « La dimension du rêve, de l’inconnu, a disparu, estime David Le Breton, sociologue. Les ados entrent dans un univers sexuel formaté, dans lequel le désir masculin domine ». Encore vierges, certains ados pratiquent pipes et cuni comme des évidences. Ils se vantent d’avoir déjà « fait tous les préliminaires »comme on coche une liste de courses. « Le corps est perçu tel un outil dont chacun peut, du moins pense pouvoir, se détacher » explique Stéphane Clerget, pedopsychiatre. Pourtant, comme l’écrit Daniel Marcelli dans l’ouvrage collectif « Cultures adolescentes » si « l’exercice » de la sexualité ne fait plus conflit, la rupture sentimentales est l’un des motifs le plus souvent retrouvés chez les adolescents qui effectuent une tentative de suicide. Coucher, c’est plus facile qu’aimer ». De sky, posté le 17.09.09 à 12:16 ![]() A force d’entendre parler que de sexe on a l’impression que les sentiments ça fait ringard. L’amour serait-il une question de mode ? Il y a comme une scission implicite entre le plaisir physique et émotionnel… Ce qui m’a attiré dans le bouquin de Finkielkraut et de Bruckner c’est de lire ceci : « Le discours de la libération sexuelle à culpabilisé l’amour en tant que vécu, et l’a démodé comme écriture. S’il y a un romantisme aujourd’hui, il est libidinal et non plus sentimental. A la place de la passion, le désir ; au lieu du cœur, le sexe. A l’heure où la répression sexuelle est jugée sous tous ses aspects, l’amour est au banc des accusés pour complicité de meurtre… »
Je ne me prends pas la tête prenom/pseudo, je pense simplement qu’il y a des choses qui doivent être dites : Laisser des pornographes, à travers des enquêtes complaisantes, nous faire croire que tout va pour le mieux dans le monde du X est une erreur ! Moi, le porno, je n’ai plus envie de regarder. Cette image de grosse salope ça me gave ! Mais je n’ai pas envie de renoncer au X, j’ai envie de stimulation sexuelle, d’images, de mots, de volupté… Je continuerais à lire des romans érotiques tout aussi explicites et bien plus sympas… et surtout variés ! A défaut de regarder des films. De sky, posté le 17.09.09 à 12:18 ![]() Finalement, y a-t-il des solutions ? Je n’en vois qu’une : abattre le porno dominant en le diversifiant ! Sortir du gros fantasme des grosses cochonnes et des bêtes de sexe pour créer d’autres personnages plus humains, plus sensibles. Développer la sensualité : un peu moins de génital et plus de peau, de jeu, de rires, de séduction, de préliminaires, de passion, de désir… tout en restant explicité. Une vraie pornographie décomplexée vis-à-vis des émotions !!!
Je ne crois pas qu’il faille de gros budget pour ça : Le film dont je parle plus haut était vraiment excitant ; ses mises en scènes n’était pas plus complexes, ni plus coûteuses, ni plus esthétiques que n’importe quel porno, à vu d’œil. C’est juste l’approche sexuelle qui est différente. Il y a quelque temps je discutais avec un libraire qui me racontait que les collections érotiques « Désirs », Audace », etc se vendaient très bien, même chez les hommes. Ce sont des romans de gare qui allient sexe et sentiments… Alors pourquoi pas dans le cinéma ??? Créer une pornographie aussi disponible (un clic sur internet, le film du samedi soir…) que le porno dominant de sorte à pouvoir découvrir toutes sortes de façon de vivre la sexualité : un jour la bête de sexe, le jour suivant l’amoureux transi, la reine de Sabba ou la grosse salope !!! Tout ça sans parler d’esthétisme… mais si le sexe se libère réellement, que tout le monde se met à regarde du sexe à la télé pour quoi ne pas investir une fois pour toutes !
Sinon, pour ce qui est de la conclusion, je ne crois pas qu’il y ait de l’hypocrisie dans la volonté de maintenir le contrôle et les interdits. Je suis de cet avis, tout en sachant que ça ne marche pas bien, mais c’est une façon de marquer le fait que chaque chose doit se faire en son temps : attendre l’âge et la maturité nécessaire pour l’apprentissage de la sexualité. Ne pas brûler les étapes ! Après celui qui le fait, c’est à ses risques et périls… raison pour laquelle, tout compte fait, la meilleure façon de protéger les jeunes c’est de montrer en quoi consistent vraiment les rapporte entre hommes et femmes ! De sky, posté le 17.09.09 à 12:27 ![]() Bon, sinon après cette longue litanie (ça me démangeait!) je vais tacher de revenir vers des propos plus sexy et moins... politiques !
De sky, posté le 17.09.09 à 13:18 ![]() Correction : "Moi, ce qui me sidère, c’est l’idée que vous les hommes vous puissiez vous en contenter ? Il faut croire, puisque le marché n’offre rien d’autre" A remplacer par : Le marché offre peu d'alternatives au porno dominant... De Prénom/Pseudo, posté le 17.09.09 à 13:44 ![]() Sky paye ton pavé! Mais bon j'ai quand même tout lu.Je vais me permettre de te donner mon avis, sans jugement aucun. Déjà, loin de moi l'idée de penser que tu sois choquée par la vue d'une bite. Je ne t'ai jamais vu comme une coincée du cul ou quoi que ce soit .J'étais cependant sincère pour les films érotiques, parce que dans leurs étreintes, il y a je trouve beaucoup de caresses, de sensualité. Bien sur le jeu d'acteur est nul, mais les scènes d'amour sont souvent pleines de tendresse et de passion. Et puis franchement regarder un film de boules pour le jeu des acteurs, faut pas pousser non plus hein, on s'en tape. Faudrait pas être plus royaliste que le roi, ce sont les scènes de cul le plus important. Pour le reste, je trouve que tu donnes trop d'importance au porno. Non, le porno ne contrôle pas nos vie ma chère sky. Cela reste un divertissement pour adultes conscients et consentants. Mais il est toujours difficile de faire prendre du recul aux personnes qui sont à fond dans l'analyse socio-politique comme toi. En ce moment tu lis des bouquins sur ça, donc c'est normal que tu focalises. Je ne suis pas en train de dire que tout est faux dans tes bouquins, mais il ne faut pas oublier que le porno est réservé à un public averti. Et le public en question est parfaitement satisfait de l'état actuel des choses. Et puis les femmes sont beaucoup moins soumises que tu ne le crois. Qu'un seul mec essaie de jouer à l'acteur porno avec sa femme sans la prévenir, et il va s'en prendre une belle le mec, t'inquiète pas! Je le dis et je le répète, le porno n'est pas un documentaire animalier sur la bonne façon de faire l'amour. Ce n'est pas fait pour instruire. C'est fait en très grande majorité pour les hommes, et ce n'est pas prêt de changer. Le porno reste un petit plaisir pour adultes avertis, et pas une philosophie de la vie qui régirait toutes nos existences. Ceux qui ne l'ont pas compris sont des idiots. Moi aussi j'ai commencé à regarder des pornos à l'adolescence, c'est pas pour autant que je traite les femmes qui passent dans mon lit comme des chiennes. Ce n'est pas parce que certaines personnes en font un mauvais usage qu'ils vont changer une formule gagnante. C'est comme si tu voulais changer la formule de l'héroïne (la drogue) parce que tu trouves qu'elle fait trop de dégats, et qu'elle rend trop accro. C'est ridicule. Mon avis c'est que tu en fais un peu trop, souffle un peu ![]() Voilà j'espère que tu ne me trouves pas agressif, je te parle sans détour, simplement. De sky, posté le 17.09.09 à 14:00 ![]() Tiens... un dernier jet -après ça je me prends des vacances !- : Milan Kundera. "Une rencontre" : L'amour dans l'histoire qui s'accélère, à partir de "Professeur du désir" de Philip Roth.
" Depuis quand Karénine ne faisait-il plus l'amour avec Anna ? A-t-il su la faire jouir ? Et Anna ? N'était-elle pas frigide ? Faisaient-ils l'amour dans l'obscurité, à la lumière, au lit, sur le tapis, en trois minutes, en trois heures, en échangeant des propos romantiques, des obscénités, en gardant le silence ? Nous n'en savons rien. L'amour dans les romans d'alors occupait le vaste dterritoire qui s'étendait depuis la première rencontre jusqu'au seuil du coït ; ce seuil représentait une frontière infranchissable. Au XXe siècle, progressivement et dans toutes ses dimensions, le roman découvre la sexualité. En Amérique, il annonce et accompagne le grand bouleversement des moeurs qui s'effectuera à une vitesse virginineuse : dans les années cinquante, on étouffait encore dans un puritanisme sans merci, et puis en une seule décennie, tout change : le large espace entre le premier flirt et l'acte d'amour disparaît. L'homme n'est plus protégé du sexe par le no man's land sentimental. Il est confronté directement, implacablement. La liberté sexuelle chez David H Lauwrence à l'air d'une révolte dramatique ou tragique. Un peu plus tard, chez Henry Miller, elle est entourée d'une euphorie lyrique. Trente ans après, chez Philip Roth, elle n'est qu'une situation donnée, acquise, collective, banale, inévitable, codifiée : ni dramatique, ni tragique ni lyrique. On touche à la limite. Il n'existe aucun "plus loin". Ce ne sont plus des lois, des parents, des conventions qui s'opposent au désir. Tout est permis, et le seule ennemi est notre propre corps, dénudé, désanchanté, démasqué. Cependant, au cours des drnières décennies, l'Histoire est allée si vite que les personnages de "Professeur de désir" ne peuvent pas ne pas garder dans leur mémoire un autre temps, celui de leurs parents qui ont vécu leurs amours plus au temps de Tolstoï qu'à celle de Roth. La nostalgie qui se répand dans l'atmosphère du roman. Nostalgie de l'amour, de l'amour tel quel, émouvant et vieillot dont le monde semble aujourd'hui privé ! De sky, posté le 17.09.09 à 14:30 ![]() Je vois que nous avons écrit en même temps.
Bon, eh bien chacun son avis. Je ne donne pas trop d'importance au porno, j'en parle... Puisqu'on en parle ! Personnellement je regrette que le porno ne propose pas autre chose de plus sensuel, de moins cru, moins froid et moins vulgaire, et avec un brin d'émotion sans rien cacher du sexe avec un grand X. Tu m'excuses mais la tendresse et la passion qu'ils porposent c'est ZERO, ou alors, avec tout le respect, il faut que tu révises !
Pour le reste, le porno ne contrôle pas notre vie, etc.. tout le monde est contant, tout le monde est satisfait... Mouais ! Les choses ne sont jamais aussi simples ! Je m'interroge surtout vis-à-vis des générations à venir -les constats faits par de nombreux spécialistes sont accablants ! Pas grave, touit le monde finit par s'en sortir, pourquoi s'en soucier ?!!!-
Personnellement, je sais très bien à quoi m'en tenir ! Je ne regarde plus de porno ; ça ne m'excite pas les fantasme de domination masculine, c'est pas fait pour moi... T'as raison, je retourne à ma couture ! Quant au public, s'il se satisfait de l'état actuel des choses ? eh bien il se contente de peu ! Et c'est justement ce que repprochent les deux écrivains dont je parle : se contenter de peu ! De sky, posté le 17.09.09 à 14:40 ![]() Moins "cru"... non c'est pas ça. On ne peut pas faire plus cru que la simple vision d'une chatte, hein ?! Disons surtout moins froid et impersonnel.
Si j'ai bien compris... si un jour un aventurier se lance dans l'opération : réaliser des films pleins de culs et de bites, de visages, de bras, de pieds, de regards, de sourires pris sous un angle différent, il faudra lui trouver une autre appellation !!!
hop, hop, hop... je m'en vais souffler un peu ! Tel que cet espèce d'affreux énergumène plein de condescendance de prenom/pseudo me le suggère !
De sky, posté le 17.09.09 à 14:45 ![]() J'oubliais... Je ne parle pas de changer une formule, mais de la développer, créer des variantes, capisci ?!!!!!!!!!!!!! De gilles, posté le 17.09.09 à 15:12 ![]() Il n'est pas question de faire un autre genre de porno pour apporter des solutions thérapeutiques aux malaises de gens, mais s'il existe réllement une demande, ce serait dommage de s'en priver. Le porno est monotone. J'ai exprimé moi -même l'envie de sexe sans domination. Vous avez déjà entendu parler des hommes mangeurs d'herbe ? Ce sont des célibataires japonais d'une vingtaine ou une trentaine d'années qui n'ont que peu d'appétit sexuel. Ils refusent le modèle japonais du mâle dominateur, n'aiment pas la compétition, font rarement le premier pas avec les femmes et répugnent à s'engager. Visiblement tout le monde n'est pas satisfait. Il y a aussi cette nouvelle vague de gens qui ont décidé de ne plus pratiquer de sexe. Vous avez proposé un article sur flu. Ils n'en ressentent pas le besoin qu'ils disent. Je trouve ça un peu étrange. C'est plein de bon sens ce que tu dis sky. De re-passage, posté le 17.09.09 à 15:29 ![]() mais il ne faut pas oublier que le porno est réservé à un public averti
Tu as raison, les enfants sont parfaitement avertis qu'ils n'ont pas le droit de regarder. Y a pas de blem. De Prénom/Pseudo, posté le 17.09.09 à 16:25 ![]() Bah de toute façon je savais que je n'allais pas me faire des amis sur ce sujet... C'est pas grave, je ne faisais que donner mon avis. Et puis ne vous inquiétez pas, si il y a vraiment une telle demande de porno "alternatif", ça finira par sortir à grande échelle, voilà. Je ne dis pas que vos demandes ne sont pas légitimes, elles sont justes inintéressantes niveau marketing. Seulement, je mise une piècette sur le fait que dans quelques années, on vous verra toujours pleurer sur le porno. Parce que ça n'aura pas évolué comme vous le souhaitiez, alors qu'il y avait TELLEMENT de demande hein! On verra bien.... Bon je pense que je vais m'arrêter là, j'ai dis tout ce que j'avais à dire. Après ça va déraper et j'ai pas envie de devenir désagréable. ps : j'ai été assez condescendant là sky? Parce que je peux encore faire mieux hein ![]() De gilles, posté le 18.09.09 à 08:04 ![]() C'est pas la peine de le prendre mal prenom. Y a-t-il beaucoup de demande pour un porno alternatif, comment le savoir. Au lieu de réaliser des enquêtes pour prouver aux consommateurs qu'ils ont raison de regarder du porno, il serait bo aussi de demander comment ils le verraient évoluer. Y a-t-il de nouvelles attentes. Les femmes n'aiment pas qu'on les traites de salopes. J'ai une amie, une très bonne amie qui me confiait un jour qu'elle n'ose pas se laisser aller à ses pulsions parce qu'elle a peur de se faire cataloguer de salope, association par images, exactement ce qu'explique sky, il n'y a pas d'entre deux. Quant à moi, je suis un romantique et j'aimerais bien aussi qu'on sorte un peu de cette image d'homme écrasant, dominant qui ne pense qu'au sexe. Les femmes s'imaginent qu'on n'a pas de sentiments. Le marketing consiste à étudier le marché et à s'adapter à la demande, ou bien de la créer. Donc, je suis d'accord avec sky, si le sexe se banalise, que le porno se démocratise il est peut-être temps de le faire évoluer. Pour une fois qu'une nana pousse pas de grands cris que le porno est dégrandant. J'ai une petite histoire, celle d'un collège qui a découvert que sa fille de 17 ans avait un site érotique où elle se foutait à poil et discutait cul avec des mecs. Il faut que je le surveille, je ne voudrais pas qu'il se suicide au bureau. Je rigole mais c'était la crise chez lui. De info, posté le 28.09.09 à 12:40 ![]() Le porno féministe existe déjà, il est nettement moins visible que le porno dominant, celui auquel quasi tout le monde se réfère. Il ne tient qu'à nous de faire évoluer les choses en relayant l'information. Voici un excellent site pour ceux qui veulent vivre le sexe autrement : http://www.secondsexe.com/ @sky. tu retrouveras là-dedans tout ce que tu recherches De sky, posté le 28.09.09 à 15:38 ![]() Merci pour l'info, info ! De info, posté le 10.11.09 à 12:14 ![]() Autre info sky : http://blog-ovidie.frenchlover.tv/histoires-de-sexes-le-premier-film-classe-x-depuis-1996.html je pense que ça devrait t'intéresser. De info, posté le 12.11.09 à 09:52 ![]() Pour ceux que le porno alternatif intéresse : Reportage au Porn Film Festival de BerlinLe porno, une affaire de femmes
Face au porno stéréotypé à la papa, une nouvelle génération de réalisatrices oppose des films décomplexés, queer, féministes, féminins, militants, artistiques, dérangeants. Cette année, 40% des 120 films du Porn Film festival de Berlin qui s’est tenu fin octobre ont été tournés par des femmes. Une proportion bien loin de la réalité du marché du porno, mais qui indique une tendance : les femmes ne veulent plus se plier à l’offre standardisée du marché.
Le gratin mondial du porno féminin avait fait le chemin jusqu’à Berlin : les anciennes Candida Royalle, Petra Joy, mais aussi les plus jeunes telles que Emilie Jouvet, Courtney Trouble, Anna Brownfield, Julie Simone. L’industrie du porno serait-elle en train de se renouveler ? “Nous croyons profondément qu’il est possible de créer une alternative à l’industrie traditionnelle du porno en faisant des films que nous aimons” clame le manifeste de Dirty Diaries, un projet suédois de douze courts métrages porno et féministes présentés pendant le festival. Faut-il y voir un tournant du marché ? Oui, crient les créateurs de Mailfemale.tv un site hollandais qui a décidé de ne diffuser que du porno alternatif pour femmes sur son site. “Nous avons fait une étude marketing et 80% des femmes ne sont pas satisfaites du contenu des films pornos actuels. Elles attendent quelque chose d’autre. Il y a un très grand marché. Nous sommes en train de le créer, et nous avons besoin de vos films pour ça. Ce sera le nouveau paysage du porno dans 20 ans” s’enthousiasme un des créateurs.
Anna Brownfield - la porn chic hétéroVenue d’Australie Anna Brownfield se définit comme “une réalisatrice érotique féministe”. C’est elle qui a ouvert le festival avec son tout premier long métrage porno “The Band”. Rencontrée à la sortie du film, cette grande rousse pétillante, coiffure à la Betty Page, n’en revenait pas d’avoir projeté son film devant deux salles pleines à craquer. “En Australie, je ne peux pas montrer ce film dans un cinéma. Des lois me l’interdisent. C’est beaucoup plus puritain qu’en Europe”. Shine Louise Houston - la queer porn queenUn festival de film porno alternatif comme celui de Berlin ne s’imagine pas sans représentant(e) de la scène queer de San Francisco, mecque absolue du genre. Cette année c’est Shine Louise Houston qui a fait le voyage. Son nouveau film Champion a sans doute autant marqué les esprits berlinois que The Band. Le rock débridé de l’Australienne a laissé place à un gang de lesbiennes et transboys qui entourent la championne de boxe Jessie. Là encore on ne fait pas dans le politiquement correct, et le sexe lesbien est tout sauf doux, gentil. Drôle par contre, oui. Anna Span - la féministe à succèsDe l’autre côté de l’Atlantique, une autre femme s’est créé un mini-empire en revendiquant une étiquette féministe : Anna Span. Cette réalisatrice de 36 ans est devenue un véritable phénomène en Angleterre. Dans sa jeunesse, elle s’est positionnée contre le porno, féminisme oblige. Depuis elle a écrit un mémoire intitulé “A propos d’une nouvelle pornographie” où elle décrit comment une perspective féministe peut changer le visage de la filmographie X et a surtout tourné plus de 250 scènes de sexe “hard”. Stéphanie Pichon De sky, posté le 12.11.09 à 12:40 ![]() Ah, ça me fait tout drôle de lire cet article sur le pono alternatif.
“Nous avons fait une étude marketing et 80% des femmes ne sont pas satisfaites du contenu des films pornos actuels. Elles attendent quelque chose d’autre. J'ai clairement et largement donné mon point de vue ci-dessus. Visiblement je fais partie des 80% de femmes qui ne sont pas satisfaites du contenu des films porno actuels. Moi qui croyais que j'étais une sorte d'extraterrestre, un individu coincé dans un temps révolu... Eh ben non, ouf !
Si j'ai bien compris ce n'est plus une niche dont on devrait parler -ou même de porno alternatif- c'est une véritable ouverture dans le marché du porno ! Je n'ai encore jamais vu de porno féministe. Est-ce que celui-ci ne se soucie que du plaisir des femmes (comme le laisse entendre MM^^) ? Le fait de répondre à une demande féminine ne veut pas forcément dire que le plaisir des hommes est ignoré... ou alors cela voudrait dire que les plaisir des hommes et celui des femmes ne correspondent en rien. Selon ce que je lis, c'est l'approche qui diffère (exactement ce à quoi j'aspire) : de la sensation, de l'imagination, de la suggestion... de l'esthétisme qui ne nie en rien les corps dans leur globalité et leur réalisme.
Je suis curieuse, je suis curieuse... c'est simple, pour moi le sexe est une communion des corps, pour cette raison je n'apprécie pas de le voir cantonné à des représentation de domination masculine et pour la même raison le plaisir de l'homme égale le plaisir de la femme. Il n'y pas l'un sans l'autre ! Comment doit-on l'appeler alors ce type de porno ?
En tout cas, c'est bien ce que je pensais : l'étude commanditée par Marc Dorcel est une vaste fumisterie ! De caro, posté le 12.11.09 à 14:07 ![]() Très intéressant ! Ajouter un commentaire |
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