Ce que femme veut...Posté par Mon Missionnaire le 28.01.09 à 13:36 | tags : science, femme, aphrodisiaque, sexe et société
Meredith Chivers est professeur de psychologie à la Queen's University de Kingston, Ontario, Canada. Profondément féministe mais pas acharnée pour autant, elle a au fond de ses certitudes celle que le désir d'une femme est comme une forêt obscure que personne n'a jamais réussi à pénétrer. Convaincue qu'il y a là un thème de recherche fort pour le XXIe siècle, elle conduit des expérimentations étranges, qui ont le don de faire naître la réflexion sur le désir féminin. Une expérience : des hommes, des femmes. Hétéros, gays, lesbiennes, reliés à des pléthysmographes afin de pouvoir vérifier l'afflux sanguin au niveau du sexe. Avec un clavier devant eux, ils doivent également noter leur degré d'excitation. Tour à tour sont diffusés aux cobayes des films érotiques : Du sexe hétéro, du sexe homo, une femme qui se masturbe, puis un homme, des bonobos en plein accouplement, pour finir sur un homme nu puis une femme nue en plein exercice. Comme l'on pouvait s'y attendre, les hommes hétéros ont montré de l'excitation face au film X hétéro, au film lesbien et à la femme qui se masturbait. Les homos ont nettement préféré ce qui était à l'opposé : le sexe gay, l'homme se masturbant et l'exhibitionniste de sexe masculin. Et pour tous les hommes, les bonobos n'étaient pas excitants. Mais pour les femmes, les résultats ont été complètement différents. Qu'elles soient lesbiennes ou hétéros, la grande majorité a montré des signes d'"excitation génitale" devant le film x hétéro, mais aussi gay et lesbien. Et même devant les bonobos ! C'est à n'y rien comprendre, surtout qu'au niveau du clavier, les réponses des femmes n'avaient rien à voir avec les résultats des pléthysmographes. Curieuse de confronter ses résultats à d'autres études, Meredith Chivers fouille les autres recherches nord-américaines. Pour finalement se rendre compte qu'en matière de réfléxion sur la sexualité humaine, il n'y a que très peu de femmes et très peu d'études sur le désir féminin. Le sujet est même complètement nouveau, à mesure qu'on s'interroge de plus en plus sur la viabilité d'un viagra féminin. Néanmoins, Meredith Chivers a trouvé 130 études qui se terminent ainsi, en point d'interrogation. Parce que le vrai problème, c'est qu'en moyenne 30% des femmes souffrent de manque de désir aux Etats-Unis, et qu'on ne sait comment les soigner. Meredith, elle, a néanmoins une théorie pour expliquer un tel décalage entre excitation physiologique et psychologique. La lubrification vaginale serait, selon elle, une "nécessité corporelle", une sorte d'instinct féminin pour éviter l'inconfort, la douleur. Elle n'aurait finalement pas grand-chose à voir avec le désir de faire l'amour. D'autres théoriciens affirment la différence fondamentale du désir féminin et masculin par l'ocytocine. Un neurotransmetteur qui montre, à fort taux, un effet de confiance chez les femmes vis-à-vis d'autrui, un plus grand attachement à ses enfants mais surtout, le renforcement du lien entre le sexe et l'amour (?!). Des effets qui n'existent pas chez les hommes, car cette hormone est foncièrement liée aux oestrogènes. Si donc l'ocytocine peut avoir un lien avec le désir féminin, elle n'explique pas tout. Marta Meana, professeur à l'université de Las Vegas, pense que les besoins féminins restent profondèment ambivalents : "Les femmes veulent être jetées contre un mur, sans pour autant être en danger. Elles veulent un homme des cavernes qui sache prendre soin d'elles". Après étude, elle conclut même que Denzel Washington réunit ces deux qualités, pouvoir et bonté à la fois. Si tout cela reste encore à démontrer, il reste une seule certitude : le désir féminin est bien une forêt obscure qui ne se laisse pas facilement pénétrer. Source Un grand merci à Josh Commentaires
De MrTom, posté le 28.01.09 à 15:12
![]() En matière de désir féminin, à mes yeux les plus pertinents restent Flaubert avec sa Madame Bovary, et Stoker avec Dracula. Une bonne partie du "désir" est issue de la part "perverse" dans la psyché. Enfin, je suis en train de plancher sur un décryptage analytique de Dracula (incarnation de la perversité refoulée dans l'univers Victorien), et c'est assez édifiant la dichotomie Harker/Dracula et le désir contradictoire de Wilhelmina. De sky, posté le 28.01.09 à 15:35 ![]() La part perverse.... ?!!! Hum... De MrTom, posté le 28.01.09 à 15:36 ![]() Au sens psychologique du terme sky, pas au sens commun galvaudé ! Rholàlà ! :) De MM, posté le 28.01.09 à 15:40 ![]() Dans le sens, tout ce qui est sexualité mais qui n'est pas pénétration ? Il me semble que c'est la définition freudienne. C'est vrai que Dracula symbolise bien la contradiction du personnage horrible mais qui attire les femmes. De MrTom, posté le 28.01.09 à 15:42 ![]() Pouvoir et subjugation, en quelque sorte ;) J'pense que la lecture devient beaucoup plus claire une fois compris que harker/dracula sont les deux faces d'une même pièce ;) De inas, posté le 28.01.09 à 17:15 ![]() i love you so much mtv.you are my engel De MrTom, posté le 28.01.09 à 17:25 ![]() @you are my engel Marx est-tu là ? :p De sky, posté le 28.01.09 à 17:27 ![]() Ah mais cher mooooonsieur (clin d’œil) je n’étais pas dans le sens commun galvaudé… quel est-il d’ailleurs ?
Mais vous parlez de l’inclination au mal chez la femme ou de l’attrait ? l'attrait ! Dichotomie Harker/Dracula ? Mais encore...
Cette notule ainsi que les commentaires qui suivent sont fort intéressants puisque je me pose des question sur le désir de la femme depuis déjà un bon moment. Des réponses, des réponses... De Gâ-L, posté le 28.01.09 à 17:42 ![]() Euh, là je ne comprends pas le raisonnement, qu'est-ce qui vous étonne ? Si l'on trouve normal que les hommes soient excités par la vue de deux belles femmes dans un film lesbien, pourquoi serait-il étrange que les femmes soient sexuellement excitées par la vue de deux hommes dans un film gay ? Là, mathématiquement on s'y retrouve ou je ne sais plus compter. De sky, posté le 28.01.09 à 17:48 ![]() L'expérience parlait "d'excitation génitale" ! Il y a des tas de trucs qui peuvent exciter indépendamment du désir. Le désir... je ne sais plus trop ce que c'est !!! De MrTom, posté le 28.01.09 à 18:03 ![]() Oulàlàlà j'aime pas trop trop quand on commence à partir dans les idée de bien et de mal ;) Surtout que très très souvent le dernier bastion de ces définitions c'est "le bien c'est ce qui m'fait plaiz', le mal c'est ce qui m'fait pas plaiz'" au premier degré sans aucune profondeur de vue au passé ni à l'avenir ! A vrai dire je m'efforce de ne pas trop trop faire mes démonstrations avec ces notions ! Cerner le point de jonction entre le désir et l'effroi, c'est une des thématiques universelle : par exemple une histoire comme celle de stoker est une longue métaphore. On a un super méchant et un super gentil bien niais. Ce super gentil bien niais se retrouve sans se soucier de rien en pleine forêt des carpathes où se trouve un château labyrinthique et lugubre (deux symboles de la "forteresse inconsciente". Il y découvre un monstre pervers, recule au moment où il pourrait le tuer (dans la crypte, au coeur du château), et à cause de celà devient son otage, et permet au "monstre" d'accéder à la ville (comme lieu social de la représentation, c'est pas piqué des vers). Et lorsque le "monstre" va arriver à la ville, il va réveiller le désir-passion chez la "promise" jusqu'ici bien sage et résignée qu'est Wilhelmina. Je continue ? Je pose juste quelques pierres, mais si tu suis cette longue métaphore filée dans tous ces aspects Sky, tu devrais sans trop de mal pourvoir tirer les déductions que tu cherches ! ;) De sky, posté le 28.01.09 à 18:50 ![]() Ce n'est pas que je veuille parler de bien ou de mal... mais vous évoquez la part "perverse" dans le psyché féminin et je m'interroge ! Mouais... oui... aïe... je crois que je vais éviter les déductions !!! De MM, posté le 28.01.09 à 19:47 ![]() @ Gâ-L : c'est plus l'excitation génitale provoquée par la vue des bonobos en train de s'accoupler. ET également les lesbiennes... @ sky : content que cette question t'intéresse, parce que je me suis quand même tapé 8 pages sur le NY Times. Excitation génitale oui, dans le sens où le sang arrive dans le sexe à profusion, un peu comme chez l'homme. Perso, mon sexe suit mon cerveau : quelque chose m'excite, je bande. Dans l'expérience, il semble que la majorité des femmes disaient ne pas être excitées par certaines images, et pourtant leur sexe était excité. Contradiction, Calvin Klein. Désir : Tension issue d'un sentiment de manque ? De MrTom, posté le 28.01.09 à 19:55 ![]() @MM Oui pour le désir ! D'où la souffrance quand il y a disparition de cette tension (que l'on appelle dépression, mais que l'on pourrait appeler détention... -Au secours revoilà Lacan !-), alors même que le manque ne viserais qu'à être comblé. Horror vacui. Ce qui n'a aucun sens en dehors d'une dynamique cyclique... Sky, tu as ici toute la corrélation désir-effroi :) Hum allez je m'arrête de suite, on va encore me traiter de pédant prétentieux et arrogamment abscon ^^ (puis surtout y'a un apéro qui s'prépare !) De sky, posté le 29.01.09 à 11:50 ![]() Tension issue d'un sentiment de manque... Dans la suite de la définition -sur wikipedia- il y a aussi : D'un point de vue psychologique, le désir est une tendance devenue consciente d'elle-même, qui s'accompagne de la représentation du but à atteindre et souvent d'une volonté de mettre en œuvre les moyens d'atteindre ce but.
Le problème se situe lorsque vous éprouvez un sentiment de manque et que vous êtes incapable de mettre le doigt dessus, qu'il n'y a pas de but précis à atteindre et que par conséquent vous ne savez quels sont les moyens à mettre en oeuvre pour combler ce manque. Là, vous vous "fabriquez" des désirs, des envies tout à fait artificielles juste pour "apaiser" ce manque. Au secours revoilà Lacan, hi hi : « Nous courons de signifiant en signifiant sans jamais trouver une réponse à la question "pour quel signifié" ? (je comprends mieux ce que vous disiez, MrTom). Seulement, ce sont des désirs vains, crées de toutes pièces -selon moi- qui n’agissent plus comme un moteur (un objet de désir concret donnant accès à une jouissance réelle) mais indéniablement comme une source de souffrance.
Enfin tout ça est très complexe, le plus souvent les mots revêtent pour la plus part des gens des significations, heu… plus basiques. Du genre, désir = envie d’obtenir, d’avoir quelque chose !!! Esthétique = qui se rapporte au sentiment de beau… Je découvre Epictète qui disait : Ne désire que ce qui dépend de toi. Il suffirait à l'homme d'avoir des désirs accessibles pour atteindre la plénitude et l'ataraxie. Je crois que je vais me pencher là-dessus, l’ataraxie… les stoïciens, les épicuriens et leur classement des désirs… ça peut être intéressant !
En attendant, la notule abordait, je pense, le désir de la femme d’une manière plus simple : Que veut la femme en matière de sexe… Qu’est-ce qu’il lui faut, bor*** !!!!!
De clara, posté le 29.01.09 à 15:13 ![]() Du sexe accompagné de sentiments ??? De MrTom, posté le 29.01.09 à 15:19 ![]() Qu'est-ce qu'il lui faut bor*** ? Mmmph. La femme a besoin d'un prétexte et l'homme d'un endroit ? <(o_o<) Tiens, le crypto c'est "Jouer" ^^. De gilles, posté le 02.02.09 à 16:35 ![]() C'est quoi un prétexte ? De julia, posté le 05.02.09 à 22:59 ![]() Le désir féminin n'a à mon avis rien de plus complexe que le désir masculin (qui est loin d'être aussi simple que ce qu'en dit l'article) tout ce côté "forêt mystérieuse" n'est à mon humble avis qu'un reliquat du patriarcat. Le désir de la femme n'est pas plus "diabolique" que celui de l'homme, elle n'est pas plus fascinée que lui par le danger ou le stupre par exemple. De gilles, posté le 09.02.09 à 15:40 ![]() Et c'est quoi le prétexte ? De gilles, posté le 05.03.09 à 17:42 ![]() Et c'est quoi un prétexte ??? De Jill, posté le 05.03.09 à 23:30 ![]() Le désir féminin peut-être "plus complexe" why not. Perso parfois je me demande pourquoi j'ai certains désirs. Mais beaucoup d'hommes ont aussi une sensibilité qui doit bien les rapprocher côté désirs de la "forêt mystérieuse". Marrant... je ne m'imagine pas réagir devant l'accouplement de Bonobos. Quoique... si ça m'évoque un vieux souvenir de coït bestial ?!! why not ! Mais je rejoint l'écho de ce que je viens de lire : on n'est pas plus diaboliques mais peut-être a-t-on un jardin secret mieux gardé messieurs... quand on veut vous le cacher bien sûr. De Clint, posté le 05.03.09 à 23:42 ![]()
Le jardin secret des femmes est comme le pays des merveilles, jamais l'homme ne pourra le conna^tre, et c'est bien ainsi (d'autant plus s'il prétend connaître leur sexualité, le pauvre conard!!)... La femme est une belle énigme à mes yeux, oui, et je ne veux pas trop percer son mystère, car elle est comme un monde sauvage inconnu, ele nous fait un peu peur, on ne sait jamais trop si on lui donne du plaisir, il faut être inspiré.... De gilles, posté le 06.04.09 à 21:13 ![]() C'est quoi un prétexte MrTom, Vous êtes passé où ? Ajouter un commentaire |
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