SMS, e-mails, sexe en ligne : le divorce évolue"De jour, une vie tranquille. De nuit, une passion : des heures durant, s'émoustiller sur des sites pornographiques payants. Cela aurait pu durer si sa femme n'avait découvert par hasard une image choquante restée affichée sur l'écran de l'ordinateur familial. Avec ses maigres connaissances informatiques, elle a pu remonter les pérégrinations nocturnes de son époux, ses vices en ligne, qui finissaient par sérieusement entamer ses revenus. C'est avec ces preuves qu'elle a «demandé le divorce», raconte son avocate, Me Sonia Cohen Lang, spécialiste des affaires familiales. «Nous avions d'autres éléments, mais ces déviances ont pesé sur la décision du juge : un divorce aux torts exclusifs du mari.»"
![]() Et les preuves se multiplient : textos échangés avec l'amant ou la maîtresse, e-mails qui prouvent que l'un des parents est trop dépensier ou s'occupe mal des enfants. Les moindres détails sont désormais à la portée de la cour, qui prend tout cela très au sérieux. Si ce ne sont pas à proprement parler des preuves irréfutables, ces petits bouts de vie ont l'art d'influencer malgré tout le jugement. Car le seul moyen d'en échapper, pour le conjoint ou conjointe accusé(e) par son autre, est de prouver qu'il y a eu violation de la vie privée (par le mot de passe ou la session privée). Ce qui n'est pas souvent le cas dans l'ordi familial. Si on peut redouter cet étalage de vie privée, avec des affaires comprenant parfois de nombreux e-mails, il faut cependant savoir que ces preuves n'en sont pas au point d'influencer la décision, dans le cas d'un divorce pour faute. Si un simple e-mail peut éviter des heures de discours, il ne peut pas garantir la garde des enfants ou une pension alimentaire potable. Commentaires
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