"100% no kpot" : c'est ainsi qu'on définit les soirées bareback, durant lesquelles les amateurs d'orgie forniquent à tout-va, sans préservatifs. J'avais beaucoup apprécié l'article d'Agnès Giard sur la question, fruit d'une révolte saine. Parce que, comme elle l'affirme, la société n'a pas à payer les risques courus par les quelques personnes excitées à l'idée de pouvoir être contaminées. Parce qu'il n'y a pas à dire, qu'on soit gay ou hétéro, c'est pareil : jamais sans capote avec un ou une inconnu(e).
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Si je puis me permettre, je ne sais pas si le html marche dans les commentaires donc désolée si ça foire...
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Oui, parce que ces adultes consentants vont par la suite avoir besoin du reste de la société pour financer leurs soins, via la sécu qui n'a sans doute pas besoin de ça.
Je pense que le positionnement de aides vient brouiller son message car laisser entendre que les séropos "peuvent baiser sans capote en réduisant les risques", ça incite les séronegs et les personnes ignorant leur statut sérologique à faire pareil puisqu'on estimera qu'il y a moins de risque si on est ou si on s'estime - sans en être sûr ! - séroneg... et là bonjour la dérive ! cela ne peut qu'augmenter le nombre des contamination au lieu de les réduire... je pense qu'il y a chez aides actuellement quelquechose d'hyper déconnant et que l'asso doit redresser la barre au plus vite sinon elle aura une responsabilité morale hyper grave
voila, dit comme ça ça va mieux... les mots sont importants
Je suppose que AIDS et Act-Up se tapent dessus pour des question de populations auxquelles d'adresser. AIDS tente effectivement de rétablir des ponts avec les populations à risque, généralement assez informées. Act-Up se centre davantage sur la prévention visant à réduire les *pratiques risquées*.
En gros, Act-Up cherche à faire une sorte d'éducation comportementale sexuelle, là où AIDS cherche à réduire la casse là où c'est déjà franchement inconscient, voire transgressif.
Du moins, c'est comme ça que je situe le débat à vue de nez.
Mais bon bref c'est pas le problème, d'autant que je suis pas sur que des personnes désirant si fortement se mettre en danger et mourir, se soigne correctement après ni même ne se fasse dépister.
Et c'est la ou je suis d'accord avec Phil, c'est qu'il ne faut surtout pas laissé à pensé que le SIDA n'est plus une maladie mortelle, que l'on peut soigné comme on soigne une grippe. Les traitements sont très lourd, pris à temps il augmente la durée de "vivre avec le SIDA", mais la qualité de vie elle est très diminuer.
Il est dit dans l'article que finalement ce genre de pratique n'augmente pas bcp le risque de propagation du virus mais je ne suis pas du tout d'accord !!
Car même si souvent ces pratiques seront faites entre séropositif (puisqu'au bout d'un moment il le devienne forcement tous) et donc qu'il n'y aura que surcontamination, il ne faut pas oublier les risque de résistance!! Si différentes souche de virus se retrouve dans un même organisme, le virus peut muter, être sélectionné par rapport à un autre pour sa résistance et cela entraine la sélection de virus plus résistant!! Et ça c'est très mauvais pour la lutte contre le SIDA et la recherche sur les traitements et ça concerne donc tout le monde !
Ensuite, cela incite à ne pas se faire dépister et donc encore une fois à propager le virus.
Avoir des rapports sexuel non protégé n'est pas impossible, à partir du moment ou les 2 partenaires ont fait un test de dépistage récent et valide (si il ont eu des rapports non protégé dans le mois précédant le test n'est pas valable) qui prouve qu'ils sont séronégatifs.
A partir de la, on peut parler de faire confiance à son partenaire pour qu'il soit fidéle (ou au moins se protége quand il couche ailleurs ...).
Et pour revenir à la sécu, je pense que les barbackers ont de toute façon besoin d'aide médicale. Une aide médicale psychologique et médicamenteuse à base de psychotrope. Les citations de certain barbackers font quand même pensé à des personnalités border line, avec un forte envie d'auto destruction / mutilation... ces personnes doivent se détesté et soufrir quand même énormement pour avoir envie de se faire autant de mal, de se mettre autant en danger, de mourir.
Donc pour moi c'est bien si Aides essaye de les aider, et donc de diminuer la pratique plutot que de l'enflammer. Mais peut être que leur méthode ne fait pas passé le bon message comme le dit Phil. Mais malheureusement avec ce genre de personnalité c'est tres difficiles...
Sinon autre chose que je me suis dite en lisant l'article, tu me dira ton avis Phil, j'ai trouvé que leur pratique était blessante vis à vis des séropositifs "involontaires" (c'est à dire qui ne le sont pas devenu par ses pratiques extreme). Enfin je sais pas, mais je me dit que si j'était séropositive et que j'entendais des gens se foutre de la maladie, vouloir etre malade, j'aurais envie de leur foutre des baffes.
Bref c'est une insulte pour tout les gens qui lutte contre cette maladie.
Oui, je vois tout à fait ton point de vue. Juste, j'essayais dans mon commentaire de situer où ils se plaçaient, pas de donner mon propre jugement sur la question ;)
En effet, le barebacking est clairement une pratique extrêmement mauvaise sur de très nombreux plans, mais est-ce pour autant qu'un tir de barrage sur eux aura vraiment l'effet escompté ? Là, j'en doute fortement. Comme Gabrielle l'a très justement indiqué dans son com, ce sont souvent des personnes fortement dépressives, avec des pulsions autodestructrices. Souvent leur jeter le caillou renforce le côté suicidaire dans leur personalité. "Ils l'ont bien cherché" me direz-vous, bah oué, justement, l'homme se complaît dans l'autodestruction il paraitrait.
Je ne suis pas certain qu'il soit vraiment utile de marginaliser les barebacker plus qu'ils ne le sont déjà, en fait, car je doute qu'en définitive ils soient très nombreux. En revanche, "déscandaliser" leur discours peut paradoxalement permettre aux individus concernés de regarder la propre absurdité de leur démarche autodestructrice en face, plutôt que de la "fantasmer" dans une pseudo -"révolte".
Après, effectivement, celà relève certainement davantage de la psycho que de l'associatif. Cependant, à partir du moment où ce genre de comportement prend un caractère de "groupe" ou "clanique", la psy a souvent du mal à s'y attaquer, parce que le comportement prend alors un tour "identitaire" difficile à réattaquer sur le plan personnel (le genre de choses qui faisait avaler sa cravate à Lacan).
Là où effectivement la chose peut devenir dangereuse, et où AIDS devrait se faire beaucoup plus clair, c'est sur le message, puisque effectivement il ne faut surtout pas que des personnes influençables, peu informées ou peu conscientes se mettent à balancer toute protection aux orties... C'est le problème des avis nuancés, ça semble brouiller les cartes.
Ceci dit, la situation de cette problématique de communication est en train de resituer les lignes. AIDS devient une association qui prend en charge les séropo, Act-Up une assoc' de prévention qui s'adresse aux non-séropos, pour éviter qu'ils le deviennent...
Sur le plan du danger du prosélytisme en la matière, je suis 200% d'accord avec toi. Je dis juste que je vois quel est le genre de réflexion qui a eu cours chez AIDS pour en arriver à leur positionnement.
Après, pour ce qui est de comment ça se passe sur seronet, baaah là j'en sais absolument rien ^^.
Mais si une sorte de *pensée unique*, une fois encore prend le dessus, c'est assez alarmant, en effet :/
Sur quel nombre de personne à été réalisé leur études, avec quel type de personne rentrant dans l'étude et avec combien de rapport non protégé.
Parce que ont peut imaginer qu'avec une charge virale indétectable, le risque pour 1 rapport non protégé soit plus faible également, mais à mon avis certainement pas nul....
Donc les assos devrait préciser et nuancé
C'est quoi ce délire ?