Syndrome de Koro, l'hystérie masculineHystérie : Pathologie dont l'origine lexicale nous vient du grec "hystera", signifiant utérus. Pendant longtemps, on a cru (ou voulu faire croire) que l'hystérie était une maladie typiquement féminine, traduisant les humeurs bizarres de l'utérus. La psychiatrie au 19e siècle, Freud et les autres, n'ont pas vraiment aidé à casser ce mythe, la psychanalyse ayant utilisé l'hystérie féminine pour établir la théorie sur les névroses. On parle alors d'envie du pénis chez la jeune fille, qui va jalouser toute sa vie le membre masculin. Mouais. On explique aussi l'hystérie par le second rôle jouée par les femmes dans la société, celles-ci trouvant dans ces manifestations étranges une manière inconsciente de dire merde aux hommes.
![]() En Afrique, les cas de victimes de ce syndrome font partie d'une très longue liste dont les médias nous informent de temps en temps. La foule en colère s'attaque aux sorciers tueurs de pénis, provoquant souvent des morts par agression collective. Au Bénin en 2001, en RDC en 2008, au Ghana. Au Soudan, c'est à Khartoum qu'en 2003, les SMS s'échangent sur des sorciers capables de faire disparaître votre pénis rien qu'en vous serrant la main ou par formule magique. Les autorités n'arrivent pas à calmer les hommes apeurés, certains médias accusent même des sionistes de vouloir éradiquer le peuple soudanais en empêchant les hommes de procréer. Comment naissent de telles peurs ? Si le manque d'éducation, surtout en biologie, et les croyances superstitieuses ont évidemment leur rôle à jouer, je crois que le traumatisme de la castration y a aussi sa part. N'est-ce pas une peur profonde, communément partagée par les hommes, de perdre un jour son joujou qui fait plaisir ? Les psys pensaient que les femmes le jalousaient, mais les hommes y tiennent sans doute beaucoup plus. D'ailleurs, un autre mythe populaire existe dans de nombreuses cultures : certains vagins veulent manger vos pénis. Vous êtes prévenus. Commentaires
De lpm06, posté le 17.11.08 à 18:53
![]() Le screen fait mal en tout cas rien qu'à regarder. C'est impressionant ce que la non-éducation/ignorance des masses peut faire ... De Gabrielle, posté le 17.11.08 à 19:17 ![]() Oui sauf que l'hystérie de nos jours, ne se décrit plus du tout comme ça. Il n'est en aucun cas mention d'effet du "vagin" ou autre dans le DSM IV (qui fait lieu d'aide au diagnostique des maladies mentales). L'hystérie est par contre une vrai personnalité pathologique pas du tout simpas pour le patient qui se décrit comme : "La personnalité hystérique est souvent décrite comme associant :
De Bulby, posté le 17.11.08 à 20:27 ![]() Je suis moins costo que le type sur l'image mais au moins j'ai un seske. De sigismund, posté le 17.11.08 à 21:41 ![]() L'hysterie masculine est bcp plus répandue qu'on ne le croit... Regardez le macho latin de base : chemise ouverte, chaine en or qui brille, hyper masculin, hyper sexué... Tout comme la bimbo est hyper féminine... Seulement, ça passe beaucoup plus inaperçu, car on permet moins de choses aux femmes... La preuve, quand un homme s'enerve en public, c'est qu'il y a un problème, mais quand une femme s'enerve en public, "qu'est ce que c'est que cette hysterique"... De TheCélinette, posté le 19.11.08 à 23:28 ![]() Je trouve ça bien que le DSM IV aie évolué vers la théorie de l'histrionisme. Ca permet de mettre en mots des pathologies dont sont atteints certains hommes et sur lesquelles on faisait l'impasse. De MrTom, posté le 20.11.08 à 17:09 ![]() Ah ! pour les mythes et les amalgames ça va relativement loin dans l'idée *d'être sexué*. Quelque soit la culture (jusque chez les indiens pré-colombiens dont on a d'étrange statues de fellations annotées "adoration de la puissance*) le pénis est associé à la force, la puissance, et sur le plan psychique, à la volonté. Or, l'hystérie se manifeste le plus souvent quand une personne (peu importe la classification masculin-féminin) se retrouve déniée de sa volonté propre. De fait pour exister en dehors du domaine de la volonté, de l'action et du faire, elle met en scène son *être*, c'est à dire ses émotions, et à extérioriser à outrances son *monde intérieur*, partant du principe que *l'extérieur* est oppresseur. Bien sûr tout celà est du domaine du ressenti, bien avant de pouvoir mettre intellectuellement le doigt sur le système. Le schéma le plus criant de l'hystérie (elle peut être juste légère) est la confrontation au *non* de l'autorité. L'hystérique tentera le plus souvent de passer par la séduction, le drame et le chantage pour passer outre. Là encore, ce sont des tendances, et il faut se méfier des mots :) Si le schéma entre la névrose de puissance et la névrose hystérique sont des schémas fondateur de toute psyché, l'équilibre diffère chez chaque individu. Ce que l'on appelle *hystérie* en terme clinique, ben c'est juste un schéma poussé à l'extrême ^^. L'hystérie masculine répond souvent au doux nom de complexe de castration, et la crise qui peut en résulter lorsqu'une personne se croit *privée* de sa volonté propre. Les mythes (nouage de l'aiguillette&co) sont toujours partant d'un fond de réalité. C'est juste l'exutoire qui en général tape totalement à côté ^^ Ajouter un commentaire |
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