Les amateurs des films de John B. Root et Pierre Woodman, dans la série des auteurs de porno intelligents (ils existent, on vous en reparlent asap), comme les fans de Catherine Breillat, de Philippe Grandrieux ou de Gaspar Noé la connaissent. Coralie Trinh Thi a tourné avec chacun d'entre eux. En plus d'être actrice gothique et co-sénariste (Baise-moi, avec Virginie Despentes ), Coralie écrit. Plutôt bien. Elle sort ce mois-ci non pas un énième recueil de témoignage d'une ex-porn star, mais une véritable autobiographie au Diable Vauvert. On s'est promis de la recontrer et de la faire parler, de cinéma, de bouquins et de littérature.
En attendant, je vous propose un extrait. Cinglant et marrant :
J'ai lâché la bite, qui de toute façon avait molli à un point critique, et j'ai complètement tourné mon cul vers lui, puis mon visage. Effectivement mon cul a reculé dans l'axe quand j'ai tourné mon visage vers lui, et j'ai poussé un hurlement : une odeur de chair brûlée, de la fumée sur les lampes, une très vive douleur sur le côté de la fesse droite.
Deux énormes brûlures rondes, qui se transformaient en énormes cloques de presque trois centimètres chacune. On s'est alarmé, on est allé acheter de la Biafine, mais il fallait bien finir le set. (p. 174)
La Voie Humide (Une oeuvre au rouge) de
Coralie Trinh ThiAu Diable Vauvert, 2007, 781 pages