Sexe, love et gaudriole : le blog Sexe de Flu

Archives > Novembre 2009

Ne t'aide pas, le Ciel t'aidera

Posté par Mon Missionnaire le 30.11.09 à 14:00 | tags : lingerie, photo érotique, sexe et société, xxx, calendrier sexy, babe
Il est écrit dans le Livre de Job (Ancien Testament) : "J'avais fait un pacte avec mes yeux, au point de ne plus fixer aucune vierge." Si la Bible le dit, c'est suffisant pour le site Covenant Eyes ("Les yeux du pacte") pour affirmer que le porno est la pire de toutes les drogues. 70% des hommes y auraient succombé, au point d'en devenir dépendants et de ne plus pouvoir penser proprement. C'est bien connu, le porno-dépendant ne pense qu'à une chose, se masturber, et uniquement devant un ordinateur.

Le vice qui est entré en lui pourra désormais ressortir. Covenant Eyes propose aux internautes de donner le contrôle de son historique à une personne tiers. Si possible, quelqu'un de confiance et de vertu, genre le prêtre du coin ou un ami fidèle, connu pour son comportement exemplaire. Celui-ci reçoit alors régulièrement l'historique de vos visites et sera sûrement capable de vous réprimander et vous faire réciter des prières si vous avez succombé au péché en sachant que votre ange gardien en serait informé.

Ce qui m'amuse dans cette news, c'est que, finalement, on en revient toujours aux mêmes méthodes : se déresponsabiliser. Ce logiciel sous-entend, au fond, que personne ne peut résister au porno par lui-même, et que nous sommes potentiellement des damnés à la recherche d'une solution qui se trouverait ailleurs qu'en nous-mêmes. Très protestant, tout ça. Et à ceux que ça n'intéresse pas mais qui ont lu cette info jusqu'au bout, le nouveau calendrier Aubade est en ligne



Babes et peintures

Posté par Mon Missionnaire le 27.11.09 à 19:04 | tags : photo érotique, babe, art et sexe, nsfw
Au début, on ne comprend pas. Mais très vite, on comprend. NSFW !



Le meilleur savon pour hommes

Posté par Mon Missionnaire le 27.11.09 à 15:00 | tags : masturbation, gadget, sextoy, homme
Bon, en vérité, en voyant le Mansoap, j'ai eu un peu peur. On dirait un palet de hockey, mais avec un trou. Un tel savon, pourtant, pourrait devenir l'équivalent du pommeau de douche pour les femmes. Un instrument très utile pour la masturbation, et au mode d'emploi très simple. Il suffit de l'enfiler par le trou sur le pénis en érection, et de le faire aller et venir plus ou moins délicatement sur le dit pénis, en insistant bien entendu sur le gland et le frein. Même un enfant pourrait le faire, mais on préférera se masturber seul ou en compagnie de son/sa partenaire de douche. 
Le fabricant assure que le Mansoap est légèrement malléable et s'adapte à toutes les tailles (toutes ?). Et comme c'est un savon, il nettoie, bien évidemment, et est garanti sans irritations ni allergies très très gênantes dans cette zone du corps masculin. En tout cas, on est contents que les hommes disposent ainsi d'un nouvel engin de plaisir que les femmes ne pourront pas utiliser !

9,90 sur le site Jardin des dames



De la domination masculine ?

Posté par Mon Missionnaire le 25.11.09 à 17:27 | tags : sexe et société, homme, femme
Présenté au Festival de Cannes en mai dernier, La domination masculine sort aujourd'hui en salles. Un documentaire dont Patric Jean, son réalisateur, a affirmé que le but était que "les spectateurs se disputent en sortant de la salle".

Dans la théorie, la révolution sexuelle a permis aux femmes de s'émanciper, de travailler, de prendre la pilule et d'avorter quand elles le souhaitaient. En leur donnant de nouveaux droits, on a pensé en finir avec l'inégalité entre les sexes et parvenir à satisfaire les féministes les plus enragées. Mais qu'en est-il aujourd'hui ? La révolution sexuelle n'a pas empêché les femmes de toucher en moyenne un salaire moindre que celui des hommes. Elle n'a pas donné la possibilité aux femmes d'accéder aux postes de responsabilité, alors que celles-ci continuent à se charger de la majorité des tâches ménagères. En somme, la révolution sexuelle n'est pas terminée, et de la théorie aux faits, tout prouve encore, hélas, que l'égalité de fait est une chimère.

Mais ce à quoi s'intéresse le film n'est pas tant, finalement, cette inégalité des sexes, mais plus les rôles sexuels que doivent suivre chaque homme et chaque femme. A travers le témoignage de femmes qui aiment être dominées par un homme, d'hommes qui souhaitent voir revenir les valeurs du patriarcat ou ceux qui s'allongent le pénis, Patric Jean s'intéresse plus aux représentations mentales et sociétales des sexes qu'à la domination masculine en elle-même. 



Adam Lambert scandalise à moitié

Posté par Mon Missionnaire le 24.11.09 à 15:16 | tags : censure, hot tv, gay, fellation, sexe et musique, bdsm
Oh oui, j'aime ça. Mon Moi le plus anti-américain sourit en dévoilant l'hypocrisie américaine, qui préfère largement le sous-entendu à l'explicite. Ainsi, aux derniers American Music Awards, Adam Lambert n'a pas choqué pour la mise en scène SM de sa performance, mais pour deux détails scabreux.

Adam Lambert, pour les nombreux lecteurs qui ne le connaissent pas, a failli gagner le programme American Idol en 2008. Il correspond pas mal à l'idole des minettes un peu dark genre Robert Pattinson, sauf que son homosexualité n'est un secret pour personne. Le jeune chanteur passe à la cérémonie des American Music Awards, dimanche dernier. La mise en scène de la chanson For your entertainment est pleine de symbolique SM un peu cheap, noir de rigueur et attaches pour les danseurs. Tout ça pour cacher le fait qu'Adam Lambert chante mal, je crois bien. Parce que le jeune homme décide d'en rajouter une bonne couche : agrippant l'un des danseurs par le cou, Adam simule une fellation, voire un deepthroat, et finit sa performance en embrassant goulûment l'un de ses musiciens. Petite précision : le programme passe sur la chaîne nationale ABC, en prime time, avec un audimat estimé à 14 millions de personnes. Bien entendu, le léger décalage du direct fait que les images sont censurées dans l'Ouest américain. Et comme pour bien montrer qu'il ne s'agissait pas d'un faux incident style le sein de Janet Jackson au Superbowl, Adam Lambert insiste : "J'ai offensé certaines personnes, je le sais. Ce sont comme des pommes et des oranges. Je ne suis pas un artiste qui agit pour plaire à tout le monde. Je crois en la liberté artistique et en la liberté d'expression. Je crois qu'il faut respecter les paroles d'une chanson. Ces paroles ne sont également pas pour tout le monde."
(Moments intéressants à 1'18'' et 3'41'')

Ouuuuuh, rebelle ! Sauf que la séquence choc est un peu tombée à plat. Selon USA Today, ABC a reçu environ 1 500 plaintes, ce qui est très peu au regard des dizaines de milliers de courriers que peut recevoir normalement une chaîne de télévision lorsqu'une controverse explose. Pire, environ une centaine de personnes ont appelé ABC pour dire qu'ils avaient aimé les images. Finalement, le soufflé retombe, comme le dit lui-même Adam Lambert : "
Les gens ont peur et c'est triste. Je crois qu'ils devraient faire preuve d'ouverture et avoir du plaisir. C'est pour rire. On ne devrait pas en faire tout un plat."



Marilyn Monroe ou pas ?

Posté par Mon Missionnaire le 23.11.09 à 16:23 | tags : people, nu, photo érotique, vintage, playboy
Il y avait eu la sextape, dont on sait bien qu'il s'agit tout simplement d'un faux. Une photo nue publiée par Playboy en 1953 pour son premier numéro, Norma Jean Baker devient alors Marilyn Monroe avec ses seins et son grand sourire. Il lui faut encore beaucoup de temps pour devenir une actrice connue et conquérir le statut de Sex-symbol des années 50, pour finalement faire oublier cette première séance photo qui, à l'époque, avait pu choquer l'opinion publique.
Mais voilà : il aura fallu attendre 46 ans jusque les années 80 pour que des photos de cette fameuse séance de nu ressortent. Et là, j'en appelle à toute votre perspicacité et votre intuition de détective privé. Edit : Merci ! "Ces photos ont été prises par Earl Moran entre 1946 et 1949." 



Bientôt un viagra féminin ?

Posté par 2goldfish le 20.11.09 à 12:10 | tags : aphrodisiaque, femme

Ca n'est pas la même chose mais la bataille est perdue d'avance : on appellera ça le viagra pour femme. Pourtant, il s'agit d'une drogue qui est sensé augmenter la libido des femmes souffrant d'aphanasis (c'est à dire d'un déficit du désir sexuel). Normalement, la libido d'un patient qui a besoin de viagra va bien, peut-être même trop bien.

Pas grand chose à voir avec le viagra, donc, si ce n'est que les laboratoires pharmaceutiques y voit un potentiel commercial comparable et font la course depuis des années pour le premier développer une molécule aphrodisiaque afin que les femmes puissent suivre le rythme des hommes dopés à la petite pilule bleue. Imaginez : des femmes à la libido survoltée pourraient en retour donner un coup de fouet aux ventes de Viagra et enclencher un cercle vertueux pour les industries du sexe et de la drogue (tant pis pour lui si le rock'n'roll est mort). Le laboratoire allemand Boehringer Ingelheim pense avoir trouvé le produit miracle avec la Flibanserine.

Les cobayes souffrant de ce qu'on appelle un "trouble hypo-actif du désir sexuel" qui ont pris de la flibanserine sont passées de 2,8 à 4,5 "expériences sexuelles satisfaisantes" par mois, contre 3,7 pour celles qui n'avaient qu'un placebo. C'est un plutôt bon résultat mais beaucoup de psychologues sont circonspects : pour certains, le "trouble hyo-actif du désir féminin" est un comportement "normal" transformé en maladie par des médecins et laboratoires pharmaceutique qui cherchent toujours un nouveau mal à soigner, tandis que pour d'autre, le mal à des origines non pas physiologiques mais psychologiques et sociales. A les croire, ce serait comme prescrire un médicament contre la déprime. Une sorte "d'antidépresseur", qu'on prendrait pour traiter les symptomes plutôt que la cause. Quelle idée farfelue.

Via




Du X dans les transports

Posté par Mon Missionnaire le 19.11.09 à 15:27 | tags : xxx, pornotube, sexe et société, fétichisme
Un autocar de nuit, entre Madrid et Grenade. Il n'y a presque personne au fond, à part moi et un autre homme juste derrière. J'entends des bruits bizarres, des légers gémissements qui me font penser à un film porno. Je me retourne, vois l'homme avec ses écouteurs sur les oreilles, portable dans une main et l'autre sur l'entrejambe. Pas besoin d'être une lumière pour comprendre qu'il profite de l'obscurité pour regarder son petit divertissement du soir. Le pire, c'est qu'il n'est pas du tout gêné, et me fixe avec son regard lourd quand je me retourne. J'oublie en essayant de dormir.

Avec de meilleures technologies, le porno semble sortir d'Internet pour se joindre à l'une des activités géniales de la vie quotidienne, prendre les transports. Le Washington Post en fait un article qui regorge de témoignages, comme celui de Jana Matthews qui, avec ses quatre enfants, prend l'avion de Los Angeles. Elle discute avec son voisin, qui a l'air sympa, avant que celui-ci ne se mette à regarder des dessins-animés sur son ordinateur portable. Elle est ravie, de quoi occuper les enfants pendant le voyage. Sauf que les personnages animés commencent à se déshabiller et à faire des choses bizarres. Ne pouvant détourner la curiosité de ses enfants, elle tente de convaincre le voisin de changer : celui-ci met ses écouteurs, râle et tourne l'écran.

Dans les trains et les avions, de plus en plus dans les autocars, le wifi devient la donne et il est difficile d'empêcher les usagers de se faire plaisir. Les compagnies aériennes songent à filtrer l'internet ou le mettent en place, mais ça n'empêchera pas quelqu'un de prendre son DVD X avec lui. Plusieurs Etats américains réfléchissent également à interdire de tels comportements. Le pire, c'est que les exemples fusent dans l'article : consommateurs de porno sur les postes publics d'accès à internet de la bibliothèque, dans le 4x4 du voisin d'embouteillages, dans le train de banlieues, parfois même avec le volume à fond.

On ne saurait dire d'où vient le comportement des consommateurs de porno en public. Une sorte de fétichisme serait-il en train de naître ? Ou serait-ce parce que dans nos sociétés, la frontière entre public et privé se fait de plus en plus fine ? Je ne sais pas, et je n'ai pas vraiment su réagir non plus quand j'ai été témoin d'une telle scène : feindre l'ignorance, changer de place, rire, regarder ou engueuler le voisin ?



Flickr Girls : ScarlettGhost, princesse impudique

Posté par Mon Missionnaire le 18.11.09 à 16:20 | tags : flickr girls, chatte, photo érotique, babe
Gros coup de coeur pour cette utilisatrice de Flickr, ScarlettGhost. Inscrite depuis à peine un an, elle a déjà mis des centaines de photos en ligne d'elle, plus belles les unes que les autres. C'est qu'elle sait jouer sur les fantasmes, se déguiser en courtisane ou en pin-up, en strip-teaseuse ou en infirmière, elle reste toujours charmante et, bien malgré nous, semble inaccessible. Sans jamais montrer son visage, elle réussit à provoquer un gros coup de foudre, sans doute aussi parce que le mystère est le meilleur des philtres d'amour.
Avec tant de choix dans ces photos, je me suis limité à une seule, plus gaudriole que les autres.

ScarlettGhost sur Flickr



Oglaf : Porno ? Drôle ? Absurde ? Sexy ?

Posté par Mon Missionnaire le 17.11.09 à 15:38 | tags : sex n toons, bite, décalé, bd érotique
Difficile de mettre une étiquette sur les BD qu'on trouve sur Oglaf. En fait, mieux vaut ne pas en mettre. L'auteure est une Australienne, Trudy Cooper, qui prévient : "La BD a débuté comme une tentative de faire de la pornographie. Ca a dégénéré très vite en comédie sexuelle". On trouve donc un peu de tout, sur Oglaf, mais faut dire que ça tourne pas mal autour du pénis, de la magie et de la fantasy drôlatique. En anglais, malheureusement, mais on ne s'en lasse pas quand même.

Voir aussi : Entretien vidéo avec Zep, auteur de Happy Sex



Etre lesbienne en France

Posté par Mon Missionnaire le 16.11.09 à 17:07 | tags : lesbien, micro-trottoir, lgbt
L'autorisation d'adoption par deux lesbiennes par le tribunal de Besançon m'a surpris. Mais entre le débat sur l'identité nationale, les commémorations de Berlin et autres sujets brûlants d'actualité, celui-ci s'est fait finalement assez discret. C'est aussi dû au fait qu'une seule décision de justice ne peut tout chambouler, mais elle démontre au moins l'évolution de la société et de ses mentalités. Il existe toujours, pourtant, une Christine Boutin pour vouloir interdire l'adoption par les célibataires. Preuve que la question n'est pas encore tout à fait résolue. Comme dans cette vidéo, un micro-trottoir réalisé l'été dernier à Paris par Stéphanie Arc et Quinn Huguet pour SOS Homophobie. C'est un peu long mais intéressant : que l'on soit homophobe ou non, pour l'adoption par deux personnes du même sexe ou non, on tend à dire, néanmoins, que les lesbiennes sont encore très discrètes. Mais surtout, cette vidéo donne enfin la parole aux gens, aux Français, sur cette question épineuse, manière assez intelligente de laisser le débat où il devrait se situer, hors de la politique et de ses partis.



Le sexe vend : des cigares

Posté par Mon Missionnaire le 13.11.09 à 15:21 | tags : lesbien, décalé, buzz sexy, nsfw
Allez savoir pourquoi, Independence Cigars a décidé de montrer deux lesbiennes pour sa publicité. C'est vrai quoi, le cigare, je ne vois pas trop le rapport avec des lesbiennes qui s'embrassent et se touchent de partout. Quand j'y pense, je me demande bien ce qui a créé le lien cigares-femmes qui se pelotent. Le cigare, ce n'est pas très féminin quand même. Et puis, ce n'est pas comme si c'était un symbole masculin, quoi. Hein ? Si ? Ah bon.



Les teens, c'est plus ce que c'était

Posté par Mon Missionnaire le 12.11.09 à 13:53 | tags : auberge espagnole, people, sexe et société, teens
3615 Ma life : je vais récemment chez le dentiste parce que j'ai pleins de caries. D'ailleurs, habitant en Espagne, je réalise combien notre France est douce parce que le dentiste y est remboursé par la Sécu. Bref. Dans la salle d'attente, mes yeux se posent sur les magazines les plus proches, à savoir (je traduis) : Moto Passion, Tendance Déco et... Superpop, le magazine très très coloré des ados. Je me dis qu'à mon âge, ça doit bien faire 357 ans que je n'ai pas lu un magazine d'ados (le dernier, c'était Ok Podium, aujourd'hui disparu). Bon, en gros, je vous le donne en mille : Twilight, Twilight, Twilight. Robert Pattinson par-ci, les Jonas Brothers par là, des beaux gosses espagnols etc... Pas mal de photos dénudées, mais ça reste plutôt chaste. Et là, je tombe sur cette photo de Zac Efron.
J'ai pensé à vous, chers lecteurs, non pas pour Zac Efron, mais parce que je mourais d'envie d'arracher la page pour pouvoir traduire le texte écrit par le journaliste. Déjà que la photo est, de la part du petit acteur, un appel au viol, mais alors le texte, lui, était vraiment caliente. Du style "Mais quel corps magnifique ! On rêve de pouvoir lécher ces splendides tablettes de chocolat et tout le reste !". La photo ayant été prise pendant le tournage du prochain film de Zac Efron, dans un cimetière, l'auteur faisait des petites blagues genre "il y aurait beau y avoir des zombies partout, aucun problème pour passer la nuit avec lui au cimetière, blotti dans ses bras" et tous pleins d'autres allusions sexuelles, dont une sur l'entrejambe, assez visible.

Le reste du magazine m'a déçu : aucun article sur la sexualité, aucune information santé, aucun courrier des lecteurs type sexologie. Super Pop n'est qu'un de ces magazines qui vous chauffent la tête et le corps sans en donner plus. Rempli d'allusions sexuelles, mais vide d'informations sur la sexualité.
Alors, je me suis demandé quel était le rôle de ces magazines pour les jeunes filles qui les lisent (surtout des jeunes filles, quoi). Et si Superpop, au lieu d'éveiller les jeunes à la sexualité, n'était pas une revue érotique pour ados ? Nourrissant les fantasmes, provoquant l'imaginaire sexuel des moins de 15 ans en leur montrant des photos peu explicites, mais excitantes pour eux. Nous, les adultes, avons vu et voyons les phénomènes ados style boys band, stars d'Hollywood et petits minets de nos yeux d'adultes compatissants. On se dit que c'est bien mignon et innocent tout ça, mais en fait, on ne se rend pas compte que ce qui se joue là a peut-être des répercussions profondes. Et je me demande si cette tendance à surexposer les petites jeunes aux muscles, pantalons très courts et formes impudiques ne contribue pas aussi à développer le sexting, dont avait déjà parlé Maud Destouches sur Fluctuat. Je ne suis pas pédopsychiatre, mais je me dis que tout ce marketing pipolo-sexuel dont sont abreuvés les petits jeunes participe énormément à leur sexualité, comme ça, dans le silence de leurs chambres d'ados.



Toute une histoire autour d'Histoires de sexe(s)

Posté par Mon Missionnaire le 10.11.09 à 16:14 | tags : xxx, porno star, sexe et cinéma, censure
Le synopsis : "Agathe organise chez elle un dîner entre amies auquel participent Jennifer, Sandrine et Lise. Au même moment, Jean-Philippe reçoit chez lui Seb, Franck et Bertrand. Le film retrace cette soirée au cours de laquelle les deux groupes, les hommes d'un côté, les femmes de l'autre, en viennent à parler de sexe et illustrent leurs propos par le récit d'expériences vécues. Chacun raconte sa propre version des événements, souvent totalement différentes de la perception de leur partenaire."

Les réalisateurs : Ovidie et Jack Tyler, deux réalisateurs de films X, qui collaborent ici pour donner un point de vue à la fois masculin et féminin sur le sexe.

La réalisation : Deux tournages ont été nécessaires, même pour les scènes de cul, afin de donner la perception de la femme et celle de l'homme à la fois, qui, il est vrai, peut être radicalement différente pendant un rapport sexuel. "A la différence des productions habituelles auxquelles nous avons l'habitude de participer, nous ne sommes pas tenus à un cahier des charges. Nous ne souhaitons pas respecter un quota de sodomies, de positions, ni d'éjaculations externes."
Le film : On ne peut que louer une telle initiative, dans le porno, de faire quelque chose de différent. Je ne l'ai pas vu, par contre, mais la bande-annonce laisse penser que le jeu des acteurs aurait pu être amélioré (en même temps, si c'est un film X...).

Les faits : Présenté au CNC, Histoires de sexe(s) est contrôlé deux fois par la Commission de classification des oeuvres cinématographiques, qui décide de l'interdire. Le film, qui n'est pas grand public mais s'éloigne également beaucoup du porno. Si les scènes de sexe ne sont pas simulées, il s'agit tout de même plus d'une comédie de moeurs, avec scénario et dialogues conséquents, que d'un simple film de boules. "Avec ce film, nous attendions l'émergence d'un genre nouveau : celui du film traitant ouvertement de la sexualité, affranchi des codes de la pornographie et de son quota d'éjaculations faciales. Nous souhait n'était pas d'être exhibé à un public mineur, puisque nous réclamions une interdiction aux moins de 18 ans. Des films tels que Baise-moi (Virginie Despentes et Coralie Trinh-Thi) ou encore 9 Songs (Michael Winterbottom) avaient obtenu un visa d'exploitation -18 ans sans pour autant être classés X. A l'ère de l'ultra-violence, nous ne comprenons pas que ce petit film indépendant que nous ne jugions pas "polémique" subisse la pire sentence que l'on puisse réclamer pour une oeuvre de cinématographie." 

Le site d'Histoires de sexe(s)
Merci à Sky et à @bstr@it de nous avoir relayé l'info



Sexe à l'ouest, sexe à l'est

Posté par Mon Missionnaire le 09.11.09 à 16:46 | tags : nu, événement, sexe et société, hot tv, sexe-shop, xxx
Les Allemands se sont redécouverts après la chute du Mur de Berlin, il y a vingt ans. Plus que de simples différences, comme la Coccinelle et la Trabant, ce sont deux sociétés opposées qui se sont retrouvées, pourtant fondées par le même peuple. En 1989, donc, lever de rideau sur des sexualités différentes en RFA et RDA.

En RFA, liberté ou capitalisme ?
On sait tous ce qu'il s'est passé. Quand le mur est tombé, la première chose qu'ont fait les Allemands de l'Est a été de se ruer vers les sex-shops. S'ils savaient bien qu'à l'Ouest, la révolution sexuelle avait permis l'autorisation de la pornographie, ils en découvrent alors les petits secrets : "On visitait les sex-shops en couple, parfois la grand-mère était là aussi, tenant un enfant par le bras... On voulait découvrir tout ce que l'Ouest avait à offrir" se souvient Kurt Starke, un sociologue de Leipzig, en ex-RDA. L'Allemagne de l'Ouest paraît alors comme un paradis de liberté sexuelle, où le jouir sans entraves a contribué à développer grandement la prostitution et la pornographie. Mais cette folie du sexe marchand retombe bien vite. Si l'Est s'adapte et accueille de plus en plus de sex-shops, cinés porno et que les prostituées y vont et viennent, le succès ne dure pas. Et à cause du chômage, du coût des sextoys et autres trésors du sexe marchand, il existe toujours un grand décalagé entre l'Est et l'Ouest. Beate Uhse affirme ainsi faire le plus gros de son chiffre d'affaires dans les grandes villes de l'Ouest.

En RDA, Ostalgie de l'amour autrement
Les germanophones savent que la Freikoerperkultur est une institution en Allemagne. La "culture du corps libre", c'est un peu l'apologie du nudisme, le plaisir simple de vivre nu, surtout en vacances. Et cette culture est née à l'Est. La loi avait beau être stricte, les gens surveillés la pornographie et la prostitution interdites, le nudisme était tout à fait légal, et même très pratiqué, puisqu'il ne s'agissait pas ici de sexualité à proprement parler. Cette culture de la vie simple s'est exportée à l'Ouest, où les Allemands ont mis du temps à s'y mettre, la pudeur y étant toujours la norme.
Mais cet "amour autrement", cette culture des plaisirs simples, a-t-elle aujourd'hui bien disparu ? Car, pendant qu'à l'Ouest, la libération sexuelle signifiait films X et prostituées, à l'Est, le gouvernement se chargeait d'éduquer les couples au plaisir. La sexualité n'était pas simplement taboue, elle contribuait à l'épanouissement des Allemands, et surtout des Allemandes, dont on décryptait les plaisirs. De telles initiatives n'existent plus, et aujourd'hui, si la sexualité fait largement partie de la sphère publique en Allemagne, c'est bien la sexualité ouest-allemande qui a eu le dernier mot.

Sur Flu :
- François le Français en Allemagne, suivez le Twitter de Fluctuat
- Diaporama : Berlin Est reste rebelle
- Diaporama : Quand l'Ouest l'emporte sur l'Est
- Livre : Les considérations de Jean-Yves Cendrey sur Berlin



Quizz des fesses people

Posté par Mon Missionnaire le 06.11.09 à 17:16 | tags : quizz, people, cul
Aujourd'hui c'est vendredi, et vendredi, c'est ravioli, c'est le jour où on se fait un pitit quizz de chez quizz. Donc, quelle canon sans rivales a pu laisser ainsi ses fesses et string à l'air, devant plein plein de photographes, à cause d'un zip qui s'est heureusement cassé ? La réponse doit inclure un lien vers la photo du moment gênant en intégralité.

Edit : c'était bien Noémie Lenoir, comme l'a trouvé GRDmngr. La prochaine fois, promis, ce sera beaucoup plus dur.



L'amour de la vulve

Posté par Mon Missionnaire le 05.11.09 à 13:47 | tags : décalé, gadget, chatte
Reineke nous envoie cette petite contribution :"Voici un lien vers un site que vous connaissez probablement déja qui vend toutes sortes d'objets, bijoux, coussins, boucles d'oreilles... tous inspirés des formes du sexes féminins. Ça donne lieux à des objets vraiment beaux, certains étonnants à tel point qu'on a du mal à voir la source d'inspiration. Je vous passe le lien, si jamais ça peut vous servir pour un article." Pour un article, je ne crois pas, mais le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils sont super kawaï, ces petits objets ! Bon, on n'est pas trop fans des vulves pleines de réalisme en collier :
Par contre, on adore l'utérus Frida Kahlo, fallait l'inventer, celui-là.
Merci Reineke ! 



Quand la France promouvait le tourisme sexuel

Posté par Mon Missionnaire le 04.11.09 à 14:53 | tags : fantasme, pute, politique
Voilà qui pourrait donner un peu de piment au débat sur l'identité nationale voulu par Eric Besson. Si l'histoire de la colonisation française est encore un sujet qui fâche, c'est aussi parce qu'on découvre tous les jours des histoires oubliées du passé, qui resurgissent grâce aux historiens et montrent combien la France a définitivement marqué les pays qu'elle a conquis. En bien comme en mal, certes, mais alors, , je dis chapeau.

Dans leur grande mission civilisatrice du monde sauvage, les autorités françaises décident, lorsque le Maroc devient le protectorat qu'elle domine en 1912, de faire de Rabat la capitale politique, et Casablanca le pôle économique du royaume. Les prostituées qui y vivent font peur, surtout à cause de la syphilis. Pour limiter les dégâts hygiéniques, on décide de les parquer grouper et contrôler dans un coin de la médina construit par le promoteur immobilier Prosper Ferrieu. Le quartier devient connu sous le nom de "Bousbir" et il a tendance à énerver le Résident général au Maroc, Hubert Lyautey, notamment parce qu'il se trouve juste à côté du centre-ville construit par les Français. Le quartier est déplacé loin des regards, mais il n'empêche, Bousbir devient un vrai bordel à ciel ouvert.

600 à 900 prostituées, 24 000 m², une ligne de bus directe depuis le centre : les Français semblent très bien se débrouiller en économie du sexe (la même chose existe à Alger depuis très longtemps). Arabes, Français expatriés et touristes européens s'y bousculent, dans un décor orientalisant qui a de quoi faire fantasmer les visiteurs sur des images dignes des Mille et une nuits. On écrit dans les guides de l'époque : "Les touristes amateurs d'études de moeurs (sont invités) à gagner la ville close de Bousbir, quartier neuf réservé aux femmes publiques (...) Un cadre qui ne manque pas de poésie." La vérité, c'est que les prostituées y vivent comme en prison, sont astreintes aux visites médicales régulières, peuvent commencer dès l'âge de 12 ans et finir usées à 25. Si elles sont surtout recrutées par les matrones qui gèrent les maisons de passe de Bousbir, la police met aussi la main à la pâte.

Devant un tel succès, les Bousbir se multiplient dans tout le Maroc, en même temps que la prostitution clandestine fleurit, remettant en cause la politique française de confinement du sexe marchand. En 1946, les maisons closes sont interdites en France, mais pas les Bousbir, sous prétexte de "l'état sous-développé de la civilisation sexuelle au Maroc" ! Bousbir sera finalement fermé en 1953 et complètement remanié après l'indépendance, pour devenir aujourd'hui méconaissable, lavé de son passé.

Via : Un très bon article de la revue marocaine Tel Quel, envoyé par Didier, que je remercie.



Femmes, arrêtez de faire c.... !

Posté par Mon Missionnaire le 03.11.09 à 15:22 | tags : femme, homme, micro-trottoir, drague
"Les hommes s'amusent de nos complexes. Ils nous aiment naturelles, bien dans notre peau, joliment vivantes." Figaro Madame a obtenu le scoop de la semaine, que dis-je, de l'année, avec cette révélation fracassante. En gros, il y aurait un malentendu hommes-femmes gros comme une maison, à savoir, "les hommes aiment les femmes comme elles sont, mais celles-ci font tout pour être différentes." Les normes de beauté ne plairaient pas tellement aux hommes, en fait, mais surtout, les complexes des femmes les saoûlent encore plus.

On ne peut qu'être d'accord, c'est vrai que des habitudes nées il y a très longtemps, comme ne pas dire son âge, ou celles nées depuis peu, comme l'obsession des régimes, peu importe, c'est toujours lourd. Il semble ici que les hommes mettent en valeur les initiatives plus positives, comme faire du sport, histoire d'avoir un plus beau corps et moins de complexes (ce que le régime ne semble pas provoquer.)

Bon, là, première c...... dans le potage. Ils ont beau dire, chez Figaro Madame, que les petits défauts des femmes attendrissent les hommes, il y en a peu qui se bousculent pour dire qu'ils aiment bien la petite brioche ou les petits seins de leur chérie. La "norme" se révèle finalement beaucoup plus contraignante pour les femmes, qui ne doivent se laisser aller à aucun relâchement. En lisant ce sondage, elles sauront au moins qu'elle doivent se maquiller pour cacher leurs cernes et s'épiler de la plus rigoureuse des façons.

Mais la norme, d'une certaine façon, ne va pas très très loin non plus. Beaucoup de femmes confondent les demandes masculines (peu de poils, du maquillage, des tenues sexy) avec du perfectionnisme. On sera soulagé d'apprendre donc que, finalement, ce que les femmes voudraient changer grâce à la chirurgie esthétique, ce sont aussi les défauts physiques que les hommes préfèrent chez elles. A oublier complètement : les injections de collagène dans la bouche.

Alors, celle-là, c'est ma préférée : la majorité des hommes avouent sans sourciller qu'ils matent (ils ne diront pas l'objet de leur attention, sûrement). Alors que la pratique n'est pas super bien considérée et que si leur copine savait, ils passeraient un mauvais quart d'heure. On voit tout de même que ça reste le péché mignon de beaucoup d'hommes. Quelques-uns sont même carrément des pervers, d'autres des saintes-nitouche.

Qu'est-ce qu'on apprend donc, par ce sondage ? Que pour une femme, prendre soin de soi est toujours la condition sine qua non pour plaire à un homme. Mais que les dérives de la beauté à tout prix, de la chirurgie à l'anorexie, ne servent pas plus les femmes dans la séduction, sinon à reprendre un peu plus de confiance en elles. Rien de nouveau sous le soleil, finalement, alors j'aimerais beaucoup voir le même sondage, mais fait avec des femmes. 





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