Masturbathon, le 26 mai
La journée mondiale de la masturbation a lieu ce week-end aux Etats-Unis. Près de deux mille personnes devraient participer à une branlette géante à San Francisco. Mais si vous êtes devant votre ordinateur, vous pouvez faire partie de la fête.
Vous avez une main, vous en avez envie ? Alors faîtes comme les deux mille participants de la journée mondiale de la branlette : passez en manuel ! Samedi 26 mai à partir de 16h (heure locale) débute à San Francisco la journée mondiale de la masturbation, plus connue sous le nom étrange de Masturbathon. Organisée par Good Vibrations, le temple des sex toys en Californie, et le « Center For Sex and Culture », une association de safe sexe qui entend lutter contre les partisans de l’abstinence face au Sida, le Masturbathon accueille ce week-end les branleurs de tous les pays dans les caves voûtées du Porn Palace, un boite située au 415 Jessie Street à San Francisco.
Trois pièces différentes (une mixte, une pour garçons, une pour filles), un DJ et deux chanteurs d’opéra attendent les candidats qui souhaitent se joindre à l’une des plus grandes séances de masturbation collective en public depuis la vague des « Jack-off Parties » (des soirées branlette entre mecs) au début des années Sida. On vient s’y branler en public et en musique pour le fun, pour l’excitation (les branleurs les plus exhibos peuvent monter sur scène), mais aussi pour récolter de l’argent au bénéfice du Center for Sex And Culture, qui souhaite à travers un tel événement « s’élever contre l’opinion, toujours très répandue, que la masturbation est une activité sexuelle égoïste, immature et misérable. » Des candidats sponsorisés tentent de battre les records des années précédentes : celui de la plus longue branlette, détenu par un participant de Hong Kong qui s’est masturbé pendant 8h30, et celui du plus grand nombre d’orgasmes, remporté en 2006 par une jeune américaine avec 49 orgasmes contre 6 pour son plus proche challenger masculin.
Nouvelle compétition cette année, le prix du la plus forte éjaculation aura lieu dans un pièce à part et mixte, avec des juges chargés de mesurer la distance parcourue par le sperme de chaque participant. Le système de parrainages fonctionne comme une émission de télé-réalité : plus les participants sont endurants, plus ils récoltent de l’argent. On peut également donner (www) en direct pour encourager les athlètes.
Un jury de personnalités, composé de la vétérante du porno Nina Hartley (présidente qui succède à Annie Sprinkle l'année dernière ndlr), du performer Tom Orr et du propriétaire d’une école de SM (ça ne s’invente pas), le professeur Robert Black, est chargé d’assurer les commentaires dans un webcast diffusé sur Kink.com. L’événement est filmé et diffusé en direct, même si les branleurs qui souhaitent conserver un peu d’imité dans des recoins sans caméras.
Créé à l’origine pour protester contre le renvoi de Jocelyn Elders, une responsable de l’administration Clinton, qui souhaitait enseigner la masturbation dans les écoles américaines, le Masturbathon rapporte chaque année plus de 20 0000 dollars à ses organisateurs. Un événement du même type a eu lieu l’année dernière à Londres, occasionnant une méchante polémique dans les médias et un documentaire sur la chaîne Channel 4.
Sur le Web :
- Le site du Masturbate-a-Thon (engl.)
- Le site du Center for Sex and Culture (engl.)
- Lire aussi le dossier éloge de la masturbation (pour elle, pour lui) sur Doc.
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